Hygiène bucco-dentaire : « Il faut se brosser deux fois deux minutes par jour » (Dr Kadiguèta Kafando, chirurgienne-dentiste)
Chaque 20 mars est célébrée la Journée mondiale de la santé bucco-dentaire. Nombreux sont ceux qui souffrent de problèmes de dents dus parfois à un manque d’hygiène dentaire. L'hygiène bucco-dentaire est définie comme un ensemble de pratiques permettant d'éliminer les dépôts blanchâtres appelés plaque dentaire qui se forment à la surface des dents. Combien de fois faut-il se brosser par jour ? Quelques citoyens se sont confiés à Radars Burkina sur le nombre de brossages journaliers qu’ils effectuent. Comment préserver une bonne santé bucco-dentaire ? Quel type de brosse faut-il utiliser ? Quel choix faut-il opérer en matière d’usage des pâtes dentifrices ? Le Dr Kafando Kadiguèta épouse Nignan, chirurgienne-dentiste, apporte des éléments de réponses.
M. Ouédraogo, coursier dans une société privée, affirme se brosser deux fois par jour depuis son enfance après avoir été victime d’une carie dentaire (maladie de dents). Il confie utiliser la pâte dentifrice de couleur verte vendue dans le commerce mais aussi avoir recourt quelquefois à la ‘’pâte chinoise’’. « Je me brossais une seule fois par jour. J’ai eu un problème de carie dentaire, j’en ai beaucoup souffert et ma dent a été arrachée. Mon dentiste m’a dit que dormir le soir sans se brosser, les résidus d’aliments qui restent après les repas, provoquent des insectes et c’est ce qui perfore la dent. Au regard de la douleur que j’ai subie suite à cette maladie, je me brosse le matin au réveil et le soir avant d’aller me coucher. J’utilise close-up mais à défaut de ça j’utilise la pâte chinoise. Aujourd’hui, je me sens à l’aise et je ne peux même pas me coucher sans me brosser ».
A sa suite, M. Drabo soutient qu’il se brosse deux fois par jour, même s’il estime que la norme, c’est trois fois par jour. « Je me brosse les matins après le petit-déjeuner et les soirs après mon repas pour faire disparaître les différents résidus ».
Un peu plus loin, une employée d’une entreprise de communication confie qu’elle se brosse une seule fois par jour. Elle dit utiliser la pâte dentifrice communément appelée ‘’pâte chinoise’’ depuis très longtemps parce qu’elle la trouve moins cher. « Sincèrement je me brosse une fois par jour. Le matin quand je me brosse au réveil, j’attends le lendemain matin encore avant de me brosser. J’utilise il y a quelques jours maintenant la pâte aloe-charbon sinon avant j’utilisais la pâte des chinois parce que c’est moins cher que les autres pâtes ».
Myriam, étudiante, dit avoir l’habitude de se brosser trois fois par jour. « Depuis mon enfance, mes parents m’ont appris à me brosser les dents après chaque repas pour éviter d’avoir des maladies dentaires. Donc je me brosse trois fois par jour».
Concernant l’usage des dentifrices, le choix doit être opéré en fonction des besoins individuels car la chimie corporelle de chaque personne est différente, selon le Dr Kafando.
Il y a, entre autres, le dentifrice pour la santé des gencives, utilisé chez les patients qui souffrent de gingivite ou de parodontite, parce qu’il contient des antibactériens. Aussi, l’on note le dentifrice contre le tartre, recommandé aux personnes qui ont une forte accumulation de tartre dentaire, le dentifrice désensibilisant, conçu pour soulager la sensibilité des dents, qui va de la douleur légère à celle intense.
À cela s’ajoute le dentifrice au fluor, utile aux personnes sujettes aux caries et à la sécheresse de la bouche. Par ailleurs, il y a le dentifrice pour fumeurs. Il contient un matériau abrasif qui aide à éliminer les taches de nicotine et de goudron et aide à lutter contre la mauvaise haleine causée par le tabac.
Cependant, les dentifrices fortement sucrés, ceux contenant beaucoup d’abrasifs et ceux composés de laurylsulfate de sodium sont à éviter.
Concernant la question relative au type de brosse à dents, la dentiste indique que pour les personnes n’ayant pas de pathologie particulière, il est recommandé d’utiliser des brosses à dents aux poils souples, avec un diamètre de filaments très fin. Car les brosses dures provoquent une abrasion (usure) des dents et une rétractation des gencives qui peuvent conduire à des problèmes dentaires.
De plus, de l’avis de certains citoyens, le carré coloré en bas du tube de dentifrice renseigne sur la composition du produit (carré noir : dentifrice qui ne contient que des ingrédients chimiques ; rouge : dentifrice qui contient des ingrédients naturels et chimiques ; bleu : contient des ingrédients naturels et médicinaux ; vert : dentifrice qui ne contient que des ingrédients naturels.
Le Dr Kafando nous dira qu’il n’en est rien. En réalité, le choix relève du fabriquant. Ce sont des ‘’repères visuels’’ ou ‘’code couleur’’ nécessaires dans le processus de fabrication des emballages.
Certains pensent qu’aucun fondement scientifique ne prouve qu’il faut changer de brosse à dents tous les trois mois. « L’état de la brosse à dents dépend énormément de la façon dont elle est utilisée. Le bon moment pour changer, c’est quand les poils sont ébouriffés. Le reste est une question de marketing ».
Cependant la chirurgienne-dentiste apporte des précisions par des conseils pratiques pour une bonne hygiène bucco-dentaire et pour éviter les infections bucco-dentaires.
« Il faut consulter immédiatement un dentiste en cas de douleur ou d'inconfort et, mieux encore, faire une visite de routine tous les 6 mois, se brosser deux fois deux minutes par jour ; compléter le brossage par le nettoyage des espaces interdentaires avec du fil dentaire, changer de brosse à dents tous les 3 mois et mâcher du chewing-gum sans sucre après les repas », a-t-elle conseillé.
Flora Sanou
Mardi 21 Mars 2023
Dans une circulaire signée par le Premier ministre Me Apollinaire Kyélem de Tambéla et datant du 7 mars 2023, il est dit qu’il faut désormais l’autorisation du PM avant l'attribution des marchés publics et délégations de services publics. Objectif : renforcer le mécanisme de contrôle des résultats des appels à concurrence parce qu’il a été constaté des insuffisances majeures qui entravent la célérité, l'efficacité et la transparence du système de la commande publique au Burkina Faso. Dans cet entretien qu’il a bien voulu accorder à Radars Info Burkina, Youssouf Ouattara, administrateur civil et directeur exécutif du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), dit ce qu’il pense de cette nouvelle mesure.
Les avocats de l'ancien chef du Parlement Alassane Bala Sakandé ont tenu une conférence de presse ce jour 16 mars 2023 à Ouagadougou pour, disent-ils, donner un autre son de cloche sur ce qui est depuis longtemps dit sur la gestion de l’Assemblée nationale (AN) sous le magistère d’Alassane Bala Sakandé. Cette sortie médiatique fait suite à la restitution des résultats de l’audit comptable et de gestion financière de l’AN effectué par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) le jeudi 9 mars 2023, audit qui a révélé qu’un préjudice financier de plus de 13,6 milliards FCFA a été constaté à l’AN.
De ses explications on retient que lorsque la demande a été faite, toutes les pièces justificatives ont été réunies dans 4 cartons et remises à l’Assemblée législative de Transition, qui à son tour, les a transférées à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte Contre la corruption (ASCE-LC) le 28 septembre 2022.
Répondant aux questions des journalistes, Me Dieudonné Willy a indiqué que le conseil n’entend pas poursuivre l’ASCE-LC mais contester sa décision. « C’est un abus certes qui provient d’une autorité connue, mais la démarche légale qui s’offre à nous, c’est de contester sa décision et cela a été déjà fait », a soutenu Me Willy.
La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) a organisé une formation au profit de 20 femmes journalistes de différents médias (télé, radio, presse écrite et presse en ligne) sur « le journalisme de solutions (JOSO) et le journalisme sensible au genre », du 6 au 9 mars 2023 à Koudougou. Ce forum s’inscrit dans le cadre de la phase 2 du projet « Program for West Africa Women journalists empowerment, phase 2 ». Deux communications ont été données au cours de cet atelier.
Les participantes à la formation ont globalement apprécié l’approche JoSo mais une inquiétude a été relevée sur le risque que le journalisme d’investigation soit « étouffé », ce à quoi Marthe Akissi a répondu en assurant que le JoSo ne vient pas pour balayer de revers de la main le journalisme d’investigation car l’on peut faire à la fois du journalisme d’investigation et du journalisme de solution. Sa conviction est que le journaliste doit certes dénoncer, évoquer les problèmes existants mais qu’il ne doit pas se focaliser sur ce qui est mauvais. Donc il est encore mieux, à l’en croire, de parler des solutions qui ont été trouvées à des problèmes dont on ne parle pas.
Le coordonnateur de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation (CENOZO), Arnaud Ouédraogo, a justifié l’orientation de leur Cellule vers le journalisme de solution en ces termes : « Nous avons constaté que les journalistes révèlent les problèmes, dénoncent les situations et ces derniers sont vus comme des personnes qui se contentent chaque fois de dénoncer, de critiquer et qui ne proposent pas de solutions. On remarque aussi que le journalisme d’investigation, qui devrait mettre les problèmes en lumière afin que la société civile prenne le relais pour réclamer des comptes à qui de droit ou proposer des solutions, n’y parvient pas. C’est ce qui a amené la CENOZO à vouloir travailler sur ce genre journalistique, car cela permet d’atteindre un objectif que le journalisme classique ne permet pas ».
Le Centre national de presse Norbert Zongo (CENOZO) tient un atelier de formation sur le journalisme de solution/ sensible aux genres, au profit de femmes journalistes du lundi 6 mars 2023 au jeudi 9 mars 2023, à Koudougou. Il s'agit de leur apprendre les bases du Journalisme de solutions (JOSO) et de les outiller sur les techniques de ce type de journalisme afin qu'elles intègrent l'approche JOSO dans les rédactions. Pour cette première journée de formation, il a été question de définir le journalisme de solutions, pourquoi faire ce type de journalisme et comment s'y prendre. Un accent particulier a été mis sur ce qui justifie la nécessité de s'intéresser au journalisme de solution. A ce niveau, l'exemple a été pris sur le traitement de la question sécuritaire par les médias au Burkina Faso. Pourquoi faire du JOSO au Burkina ? Marthe Akissi, journaliste ivoirienne, spécialisée sur les questions de santé/environnement, formatrice en journalisme de solution, a apporté des éléments de réponse.
<< De plus en plus quand on ouvre nos médias, que ce soit à la presse écrite, celle en ligne, la radio ou la télévision, on a l’impression que le monde s’effondre et qu’on est à la fin des temps parce que tout est tensions, tout est guerre dans les ‘’Unes’’ des journaux et cela traumatise » a indiqué la formatrice.
De ce fait, la presse dans son ensemble doit faire attention à ce qu’elle donne aux populations comme infos parce que ces populations reçoivent beaucoup d’ondes négatives au point où on se dit que tout va mal au Burkina ; pourtant ce n’est pas le cas, d’où la nécessité de recourir au journalisme de solution afin de mettre fin à toute cette infobésité anxiogène.
Comme à l’accoutumée, des prix spéciaux sont décernés à des cinéastes à chaque édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En attendant de découvrir les lauréats, le comité d’organisation a tenu une conférence de presse sur les prix spéciaux de la 28e édition du Festival ce mardi 28 février 2023 à Ouagadougou. Objectifs : préciser les critères de sélection, communiquer le nombre et le type de prix spéciaux et dévoiler la valeur de ces prix spéciaux.
Selon la troisième vice-présidente de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, présidente du jury de la ville de Ouagadougou, Ouédraogo/Kiemtoré Mamounata, les critères de cette édition ont été bâtis sur quelques principes comme le développement socioculturel et économique des villes, la recherche de la paix, l’amitié et la solidarité entre les peuples, les grands fléaux urbains. De façon précise, le lauréat qui sera primé devra avoir réalisé un film qui traite des grands critères précédemment énumérés.
A cela s’ajoute le prix de paix et de sécurité de l’Union africaine. Ce prix vise à récompenser les films qui qui ont traité de l’intégration africaine, de la valorisation de la sécurité et de la paix en Afrique. Il est d’une valeur de 8 millions de FCFA.
Les ressortissants de la commune de Partiaga, région de l’Est, vivant à Ouagadougou ont tenu une conférence de presse le lundi 27 février 2023 à Ouagadougou pour demander aux autorités de se pencher sur la situation de leur commune qui a été la cible d’une attaque terroriste meurtrière le dimanche 26 février 2023.
Selon leurs explications, les terroristes qui sévissent dans cette zone sont aussi bien des Noirs que des individus à la peau blanche et ils contrôleraient toute la zone de Partiaga. Ils seraient même en train de se diriger vers Diapaga, d’où cette sonnette d’alarme que tirent les mécontents du jour. « Il ne faudrait pas dire après que vous n’avez pas été prévenues. Si Diapaga tombe, c’est toute la province de la Tapoa qui tombera », ont-ils prévenu.
Dans le cadre d'une visite de travail, le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a été reçu en audience par son homologue burkinabè de l’Energie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, ce jour 24 février 2023 à Ouagadougou. Objectif de cette rencontre : discuter des questions de l’énergie, des mines, de l'industrialisation et du commerce afin d'améliorer les activités des mines au profit des deux pays. Cette réunion d’échanges a connu également la participation du ministre burkinabè du Commerce, Serge Gnaniodem Poda. D’autres acteurs du secteur des mines étaient aussi présents.
Il a assuré que sur la question de l’énergie par exemple, ils comptent renforcer les connexions internes entre les deux pays tout en ayant comme partenaire la république de Guinée qui produit de « l'énergie saine ». Et d’ajouter : « Ensemble, nous allons penser des solutions qui permettront de mettre fin à la fraude de l'or et d'empêcher qu’elle soit une source de financement du terrorisme. En plus, nous allons réfléchir sur comment diversifier le secteur des mines, car il y a aussi le pétrole, l'l’uranium, etc. »
« Je pense que ça s'annonce bien dans la diversification qu'on cherche dans le secteur minier », a déclaré le ministre, qui invite les pays qui ont les mêmes réalités à mettre leurs efforts en commun pour une véritable lutte contre l'exploitation illégale de l'or.
Le 24 février 2022, une offensive générale aérienne, maritime et terrestre a été déclenchée sur l'ensemble du territoire ukrainien par les forces armées russes. Ce vendredi 24 février 2023 marque le premier anniversaire de cette invasion russe en Ukraine. Pourquoi cette guerre perdure ? En quoi est-elle une ‘’opération spéciale’’ comme l’a dit Vladimir Poutine ? Quelle est sa répercussion sur l’Afrique, particulièrement sur le Burkina ? Peut-on espérer la fin de la guerre dans un futur proche ? Sur ces questions, une équipe de Radarsburkina.net s’est entretenue avec Antoine Somdah, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina auprès de la Fédération de Russie, de 2014 à 2022, et Dr Kassem Salam Sourwéma, maître assistant en sciences politiques à l’université Thomas Sankara.












