Création de Burkina Yîn-wisgr Meta (B.Y.M.) : Bientôt une police des infrastructures sportives ?
Le Conseil des ministres du mercredi 19 juillet 2023 a adopté un projet de décret portant création, attributions et fonctionnement de Burkina Yîn-wisgr Meta (B.Y.M.), une structure visant à optimiser la gestion des infrastructures sportives pour plus d’efficacité et d’efficience. A ce sujet, une équipe de Radars Burkina a recueilli les avis de quelques acteurs du monde sportif.
Selon le gouvernement, cette structure est une fusion de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS), de l’Office de gestion du Palais des sports de Ouaga 2000 (OGPSO 2000), du Centre national médico-sportif (CNMS) et du Secrétariat technique des infrastructures sportives et de loisirs (ST/ISL) pense que cela posera problème. Drissa Ouédraogo, ancien footballeur international, ex-coach de l’association sportive des Douanes (AS Douanes), soutient que c’est une bonne initiative car il y va du développement du sport au Burkina en l’occurrence le Football. Cependant, il dit être inquiet de la composition de la structure. « Je ne sais sur quel critère les autorités vont désigner les responsables de cette structure, mais il faut des gens qui s’y connaissent car le sport est beaucoup complexe et ne ressemble à aucun métier au monde », s’est-il exprimé.
Ainsi, de sa conviction, il faut d’abord définir les rôles et mettre des gens capables de gérer les infrastructures. « Ces personnes doivent connaître le football et le sport en général pour que la gestion ne pose pas de problème car pour gérer une infrastructure sportive, il faut à la fois combiner la pratique et l’administration » fait-il comprendre avant de suggérer qu’il faudrait peut-être intégrer un ancien footballeur dans l’équipe dirigeante de la structure qui pourrait certainement servir de guide pour une gestion réussie.
En outre pour Kader Traoré, journaliste sportif, la fusion de ces structures est un avantage, parce qu’elle permettra d’avoir un regard sur tout ce qui se fait en matière de construction des stades, des aires de jeux pour les loisirs.
« L’idéale c’est qu’il y ait une gestion beaucoup plus responsable des différentes infrastructures sportives au regard des réalités sur le terrain. En effet, tous les stades qui ont été construits d’infrastructures entrant dans le cadre du 11 décembre dans les 13 régions du Burkina, excepté celui de Banfora, aucun stade n’est fonctionnel à la date d’aujourd’hui. Cela montre la difficulté non seulement dans la gestion mais également dans la passation ainsi que l’exécution de ces infrastructures sportives », a-t-il révélé. Donc pour lui, la nouvelle structure aura l’œil sur ces aspects et pourra faire remonter l’information au plus haut niveau pour qu’enfin, des décisions soient prises en cas de manquements.
En sus, de son point de vue, la structure veillera sur les infrastructures qui sont déjà réalisées avant de se projeter sur de nouvelles constructions. À la question de savoir si cette structure pourra permettre au Burkina d’abriter un jour la Coupe d’Afrique des nations (CAN), il indique que l’organisation de la CAN exige un ensemble d’infrastructures routières, sanitaires, hôtelières, sportives, etc., pour présenter un cahier de charge en vue d’organiser la CAN. Or pour l’instant, le Burkina n’est pas à ce stade dit-il. « On n’a même pas un stade homologué pour abriter les compétitions de nos équipes nationales et de nos clubs » insinue-t-il. Donc, il va falloir commencer par ça, avoir d’abord un ou deux stades aux normes pour pouvoir accueillir nos équipes nationales et clubs avant de se projeter sur une CAN, a-t-il conclu.
Par ailleurs, Lassina Sawadogo, journaliste sportif également, souligne que le bien-fondé de la création de cette structure repose certainement sur la base des constats sans doute de l'inefficacité des structures existantes. Ainsi, il espère que cette structure permettra la construction de bonnes infrastructures pour le développement du sport en général au Burkina.
Flora Sanou

Selon le président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), lorsqu’il s’agit d’opérations allant dans le sens de la sécurisation du territoire, la question est très délicate. Et à ce titre, « nous ne nous opposons pas à ces augmentations, nous apprécions la mesure à sa juste valeur ».
Le mercredi 12 juillet 2023 à Ouagadougou, a vu le jour l’Observatoire burkinabè de la publicité (OBPub), dont l’objectif principal est de promouvoir le respect des règles qui encadrent les pratiques publicitaires au Burkina Faso. À quoi faut-il s’attendre avec cette structure d’auto-régulation ? Est-ce un organe de censure ou plutôt une structure de rappel à l’ordre ? Dans cette interview accordée à Radars Burkina, Bessolé Jean Pierre Somda, président du bureau exécutif de l'OBPub, donne des éléments de réponse.
Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Boubacar Sawadogo, a annoncé au Conseil des ministres du mercredi 12 juillet la mise en place d’un Comité national d’organisation de la participation des Etalons à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Côte d’Ivoire 2023 « pour éviter les dysfonctionnements constatés par le passé ». À ce sujet, Radars Burkina a recueilli les avis du citoyen lambda et celui d’un acteur du monde sportif.
De l’avis du journaliste sportif Moussavou Billa, à qui nous avons aussi tendu notre micro, la mise en place d’un comité national d’organisation est tout à fait compréhensible, car « pour aller à une compétition il faut, avant tout, s'organiser ». Selon lui, c'est bien réfléchi et ce n'est d’ailleurs pas la première fois que le Burkina Faso met en place un comité d'organisation pour une CAN.
Ce jour samedi 15 juillet, est célébrée la 5e édition de la Journée nationale de l’arbre au Burkina. A cette occasion, il y a eu le lancement d’une campagne de reforestation. Quel est l’état de la déforestation aujourd’hui au Burkina malgré les multiples actions de plantation d’arbres ? Lazare Doulcom, coordonnateur national de l’association « Héritiers et continuateurs de l’œuvre de Thomas Sankara pour l’environnement », dans cette interview accordée à Radars Burkina, donne des éléments de réponse.
La plateforme e-contravention a été lancée par le ministère de la Sécurité, le 11 juillet 2023, pour permettre aux usagers de la route au Burkina de payer rapidement leur contravention en cas d’infraction. L’objectif est de lutter contre la corruption sur la voie publique. Sur la question, le secrétaire exécutif adjoint du REN-LAC et certains citoyens ont donné leur avis à une équipe de Radars Burkina.
Pissyamba Ouédraogo, secrétaire exécutif adjoint du réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), estime que cette plate-forme s’inscrit dans le cadre d’une recommandation faite par le REN-LAC dans son rapport 2021 sur l’état de la corruption au Burkina, notamment la digitalisation d’un certain nombre d’actes dans les services dans l’optique de réduire les contacts interhumains qui créent les conditions de la corruption.
Le gouvernement a décidé de la réglementation des interventions des agents publics de santé dans les structures sanitaires privées au Burkina. Ainsi, il ressort que ces agents ont l’autorisation d’intervenir dans les structures privées sur une durée de 2 ans maximum pour les spécialistes et d’un an pour les autres corps de la santé au bout desquels, tous doivent choisir entre le privé et le public. Interrogés par Radars Burkina, certains acteurs donnent leurs avis sur la question.
En rappel, celui à qui les acteurs de l’économie et des finances disent au revoir a intégré l’institution financière internationale en 1991 après avoir été analyste financier de 1985 à 1989 à la société financière sénégalaise pour le développement de l’industrie et du tourisme au Sénégal. Il a gravi les échelons jusqu’au poste de Directeur national de la BECEAO pour le Burkina en 2012. En effet, il a occupé respectivement, les postes d’inspecteur à la Commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 1991 à 1995, de Chef du département de la supervision et des études bancaires de 1995 à 2005, de Directeur du crédit de 2006 à 2009 et de Secrétaire général de la Commission bancaire de l’UEMOA de 2009 à 2011.
Par son leadership à la tête de la Direction nationale de la BCEAO du 12 janvier 2012 au 30 juin 2023, le Burkina Faso a pu réaliser de nombreux progrès dans le domaine bancaire avec des réformes institutionnelles majeures. À cet effet, le nombre d’acteurs du système bancaire est passé de 17 à 23 dont 16 banques, 5 établissements financiers et 2 compagnies financières en dix ans. Ainsi, le secteur bancaire burkinabè s’est positionné comme le troisième marché de l’UEMOA avec une part de marché qui est passée de 13,2 % en 2012 à 14,5% en 2021, selon le rapport annuel de la Commission bancaire de l’UEMOA.
« Le souci de la mesure, quelles que soient les circonstances, la continuité et la prudence. Ce sont là des exigences minimales lorsque l’on est dépositaire de la confiance ». Tels sont les principes sur lesquels Armand Badiel, le nouveau Directeur national pour le Burkina de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), fonde sa mission. Mais qui est Armand Badiel ?
Le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 30 684 FCFA à 45 000 FCFA au Burkina. Le SMIG concerne, en principe, les travailleurs du public et ceux du privé. Cependant, on a l'impression qu’il ne s’applique pas aux aides-ménagères, leur rémunération étant extrêmement faible. À Ouagadougou, la capitale, Radars Infos Burkina s’est entretenu avec quelques-unes d'entre elles. Leurs témoignages sont aussi effarants que pathétiques.
Les premières à se réveiller le matin et les dernières à se coucher la nuit, les aides-ménagères ont un quotidien chargé, voire surchargé. La plupart d’entre elles dorment chez leurs patronnes. C'est notamment le cas d’E.O., 17 ans, orpheline de père. Elle a dû arrêter ses études au Cours moyen 2e année (CM2) par manque de moyens financiers.










