Santé : « L’alimentation est un élément spécifique auquel il faut faire très attention en cas d’opération » (Dr Louis Bazimo, chef du service Acupuncture, département de médecine interne et spécialités médicales)
Le régime alimentaire est très important dans la vie de tout être humain. En cas d’intervention chirurgicale, il est crucial de savoir quel régime alimentaire suivre. Quels aliments un malade doit-il éviter avant ou après une intervention chirurgicale ? Le Dr Louis Bazimo, chef du service Acupuncture, département de médecine interne et spécialités médicales du centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHUYO), donne des éléments de réponse à ce sujet.
« Les aliments à éviter avant ou après une intervention chirurgicale dépendent du type d’intervention, car l’alimentation est un élément d’un grand groupe d’indications qu’il faut respecter avant, pendant et après l’opération », nous a précisé d’entrée de jeu le Dr Bazimo.
Selon lui, « avant toute opération chirurgicale, il y a un processus de suivi qui permet de détecter les contre-indications pour le patient. L’alimentation en est la dernière étape ».
Des explications du toubib, il ressort que « 8 h avant l’intervention, il est généralement demandé au patient d’être à jeun ou alors, il lui est recommandé d’éviter des repas copieux la veille de son intervention. Par exemple, une intervention au niveau de l’appendice nécessite que l’estomac du patient soit vide pour pouvoir réunir toutes les conditions optimales afin qu’il n’y ait pas d’interférences. Si c’est dans le cas de la gynécologie, par exemple une césarienne, il peut être demandé à la femme d’éviter des repas copieux qui peuvent peser sur l’utérus parce que quand on mange beaucoup, cela exerce une pression sur l’utérus. De plus, la future opérée doit éviter de boire de l’alcool, car la présence de cette substance dans le sang va créer une interférence avec les antibiotiques qui lui seront administrés pour pouvoir maximiser la réponse du point de vue immunitaire. Une intervention au niveau des poumons ne fait pas non plus l’objet des mêmes interdictions que si c’est au niveau du tube digestif ».
Tout compte fait, selon le médecin, quel que soit le type d’intervention, il est toujours conseillé au patient d’être à jeun avant l’acte chirurgical pour pouvoir maximiser l’effet des produits thérapeutiques.
Il a aussi précisé qu’il ne faut pas entendre par « aliments » uniquement ce qu’on consomme au quotidien dans les familles, car les produits administrés aux patients, par exemple lors d’une perfusion, sont aussi considérés comme des aliments.
Et le chef du département de médecine interne de Yalgado de spécifier que quelques aliments sont à éviter avant et après une intervention. Il s’agit des peaux et pelures de fruits, des légumes crus ainsi que des aliments riches en fibres comme les lentilles, les haricots, les petits pois, les tomates, les choux, le pain de blé, le riz et le to.
« Il est conseillé de manger ce qui est léger pour faciliter le transit afin que l’organisme se ressaisisse rapidement selon la spécificité de l’opération. L’alimentation est très importante pour tout être vivant. C’est encore plus délicat pour une personne qui doit subir une opération en ce sens qu’il faut y faire très attention. Une intervention chirurgicale peut entraîner des changements physiologiques : par exemple une accélération ou une décélération cardiaque que certains aliments peuvent influencer », a conclu le Dr Louis Bazimo.
Nombreuses sont certainement les personnes qui ont tendance à négliger ou à ne pas respecter toutes les consignes données par les spécialistes en matière de santé avant ou après une intervention chirurgicale, malgré les risques qui peuvent en découler.
S.P., un opéré de la hernie inguinale, confie n’avoir pas suivi normalement son régime alimentaire. « Je ne devais pas prendre certains repas comme le haricot et le to, mais ma mère me donnait de temps en temps le dernier repas cité. Conséquence : ma cicatrisation a pris plus de temps que prévu », a-t-il indiqué.
Il est donc crucial pour les opérés de suivre à la lettre les consignes des spécialistes en matière de santé pour éviter d’éventuelles complications.
Flora Sanou

Réunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.
« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.
De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».
À l'orée de la rentrée scolaire 2023-2024, l'heure est aux achats de fournitures scolaires. Une équipe de Radars Burkina a fait un constat dans quelques librairies et papeteries de la ville de Ouagadougou pour s'imprégner des réalités des coûts des kits scolaires.
"Mais les mêmes cahiers sont vendus cette année, respectivement à 150 FCFA et 300 FCFA. Les cahiers grand format qui étaient à 800 FCFA l'unité sont passés à 1000 F l'unité.
L'année passée à pareil moment, il y avait un peu plus de clients. Cette année nous sommes à presque une semaine de la rentrée pour ceux qui commencent le 15 septembre mais jusqu'à présent, il n'y a pas de clients.
Fondée à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun et de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, par l'homme d'affaires burkinabè Mahamadou BONKOUNGOU, à l'âge de vingt-trois (23) ans, "Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils" (EBOMAF) célèbre, en cette année 2023, le trente-quatrième (34e) anniversaire de sa création.
Grâce à une politique de croissance et d'expansion savamment mûrie et coordonnée avec maestria par le Fondateur et Président-Directeur Général, Mahamadou BONKOUNGOU, au cours des années 2000, EBOMAF a donné naissance à un grand Groupe économique et financier éponyme, à dimension planétaire, très actif dans les affaires en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.
Le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes depuis 2016. Cette crise sécuritaire affecte plusieurs secteurs dont l’éducation. Ainsi, plusieurs élèves et étudiants se retrouvent confrontés à des difficultés et pas des moindres. Certains étudiants de l’université de Ouahigouya nous en ont fait la confidence.
« Soutenir les victimes du terrorisme pour renforcer la résilience des communautés et consolider les actions de reconquête de l’intégrité du territoire ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce vendredi 1er septembre 2023 à Ouagadougou, la commémoration en différé de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme.
À l’occasion de cette cérémonie commémorative, la porte-parole des victimes du terrorisme, Anastasie Naré, a, tout en remerciant le gouvernement pour l’organisation de cette journée, souhaité au nom de toutes les victimes, avoir une audience avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour lui exprimer directement leurs doléances.
La représentation nationale a adopté une loi portant institution du Service national patriotique le 17 août dernier, service ayant existé auparavant sous la dénomination de Service national populaire (SNP), devenu plus tard le Service national de développement (SND). Est-ce la renaissance du Service national populaire de la Révolution ? Quel sort sera réservé au Service national patriotique après la lutte contre le terrorisme ? Serge Bayala, membre de la société civile, et Alouna Traoré, conseiller juridique de Thomas Sankara, ancien membre des Comités de défense de la révolution (CDR), donnent des éléments de réponse.
A l’en croire, le mal du service national populaire sous la révolution est qu’il était adressé à une certaine catégorie de gens. « C'était la préférence des instruits au lieu de prendre en compte toute la jeunesse instruite et non instruite ».
D’après elle, bien que concilier études et entrepreneuriat ne soit pas toujours aisé, « avec ce programme nous pensons pouvoir trouver le juste milieu car les avantages pourraient nous être bénéfiques à travers le développement d'un leadership, le partage d’expériences, etc. » Elle pense en outre que ce statut boostera de manière considérable ses différents projets d’entreprise. Toutefois, fait remarquer la jeune disciple d’Hippocrate, « l'obligation faite aux étudiants désireux de postuler en groupe d’être issus d’un même temple du savoir sera un frein pour certains d’entre nous et jouera en défaveur du brassage inter-universités ».
Il estime que cette initiative du gouvernement est une opportunité qui permettra aux étudiants qui ont des projets de transcender « leur peur et de se lancer, car ils savent qu’ils seront accompagnés comme le leur a promis le président Ibrahim Traoré ». Et notre interlocuteur d’ajouter que ce statut pourrait susciter de nouvelles idées dans le domaine de l'entrepreneuriat, parce qu’« on a souvent besoin d'un coup de pouce pour au moins commencer quelque ».










