Pandémie de dengue : « Il faut éviter l’automédication en cas de dengue parce qu’il y a des médicaments qui aggravent la maladie » (Dr Alice Nikiéma)
Au Burkina Faso, plus de 8 000 cas suspects de dengue ont été enregistrés depuis le début de l’année 2023, dont environ 3 000 cas probables avec 31 décès, selon le Comité national de gestion des épidémies (CNGE). Le ministère de la Santé a par ailleurs donné l’alerte sur une flambée anormale des cas de dengue ces dernières semaines, essentiellement dans les régions des Hauts-Bassins et du Centre. Les populations ont ainsi été invitées à observer des mesures individuelles et collectives de protection. Quelles sont ces mesures de prévention ? Le Dr Alice Nikiéma, médecin généraliste, apporte des éléments de réponse dans cette interview qu’elle a accordée à Radars Burkina.
Radars Burkina : Qu’est-ce que la dengue ?
Dr Alice Nikiéma : C’est une infection virale qu'on retrouve généralement dans les zones tropicales.
Radars Burkina : Qu’est-ce qui provoque cette maladie ?
Dr Alice Nikiéma : Elle est causée par un micro-organisme appelé virus de la dengue qui se transmet à l’être humain, principalement par la piqûre d'un moustique de genre Aedes albopictus, encore appelé « moustique tigre ». C'est un moustique qui pique généralement dans la journée, contrairement aux moustiques transmettant le paludisme qui, eux, piquent le plus souvent la nuit. Le virus peut, de manière plus rare, être transmis par transfusion ou lors d’une greffe (d’organes ou de cellules). Il n'y a pas de contamination d'humain à humain.
Radars Burkina : Quels sont les symptômes de la dengue ?
Dr Alice Nikiéma : On peut avoir la dengue pendant un temps donné sans manifester de symptômes. L’intervalle de temps entre la piqûre du moustique et la manifestation de la maladie dans l’organisme est généralement de 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne). Pendant cette période, l’on a le virus de la dengue dans l’organisme mais qui ne se manifeste pas encore.
Lorsque la dengue commence à se manifester, le premier élément, c’est la fièvre. C’est une forte fièvre accompagnée d’autres signes tels que les douleurs au niveau des yeux lorsqu’on fait des mouvements oculaires, des maux de tête intenses, des douleurs musculaires généralisées (courbatures, grande sensation de fatigue), des nausées, des vomissements et des saignements dans les cas extrêmes.
Radars Burkina : Il est conseillé d’éviter l’automédication. Qu’est-ce qu’il faut comprendre par là ? Est-ce à dire qu’il ne faut pas boire de décoctions (feuilles de papaye bouillies, citron), puisque certains s’en servent en cas de dengue ?
Dr Alice Nikiéma : Il faut éviter l’automédication en cas de dengue parce qu’il y a des médicaments qui aggravent la maladie. Dans ce cas, lorsque vous prenez les médicaments sans un avis médical et que ces produits contiennent des molécules qui aggravent la maladie, vous vous exposez à faire la forme grave de dengue. Il s’agit des anti-inflammatoires comme le diclofénac et toutes sortes de clofénac, de l’ibuprofène… En ce qui concerne les décoctions, cela peut dépendre puisqu’il s’agit d’un mélange de tout. Par exemple, le citron est composé majoritairement de vitamine C, donc on pourrait dire que ce n’est pas interdit d’en prendre. Mais on ne peut pas se baser sur le cas du citron pour généraliser.
Radars Burkina : Quelles sont les consignes à respecter par un malade affecté par le virus de la dengue ?
Dr Alice Nikiéma : Tout d’abord, il faut suivre le traitement prescrit par le médecin. Ensuite, il faut se reposer suffisamment, boire beaucoup d’eau, les jus naturels, la soupe. Enfin, il faut surtout continuer à se protéger contre les moustiques en utilisant des crèmes anti-moustiques, en dormant sous une moustiquaire imprégnée d’insecticides, en portant des vêtements à manches longues.
Radars Burkina : Quelles sont les mesures préventives en cette période de pandémie de dengue ?
Dr Alice Nikiéma : Il faut éliminer tout ce qui peut être source de moustiques : les eaux usées, stagnantes, les endroits insalubres, utiliser les mesures de protection telles que les moustiquaires, les vêtements à manches longues, les crèmes anti-moustiques, les aérosols. Toujours recueillir un avis médical lorsqu’on a l’un des signes susmentionnés pour être orienté sur la conduite à tenir.
Radars Burkina : Un malade guéri de la dengue peut-il la contracter de nouveau ?
Dr Alice Nikiéma : Bien sûr ! Lorsque vous faites la dengue une première fois, cela ne signifie pas que les années qui suivent ou pendant les périodes de forte pandémie de dengue vous en serez épargné. On peut recontracter la dengue, d’où justement la nécessité de respecter les mesures de prévention durant toute la période de forte pandémie.
Radars Burkina : Est-il possible que quelqu’un souffre à la fois de la dengue et du palu ? Si oui, en pareil cas comment doit-on procéder pour le traitement ?
Dr Alice Nikiéma : Souffrir de la dengue n’exclut pas qu’on souffre au même moment du paludisme. On peut être piqué par les moustiques qui transmettent le paludisme et également par les moustiques qui transmettent la dengue. Cela veut dire qu’une personne peut avoir dans le même temps et le palu et la dengue. Le traitement du paludisme est bien codifié et connu de tous ; par contre, celui de la dengue reste symptomatique, c’est-à-dire que les médicaments sont administrés en fonction des symptômes. J’en profite pour préciser que, contrairement à ce qu’on entend dire parfois, il n’y a pas de maladie appelée « paludengue ». Soit on souffre du palu, soit c'est de la dengue ou alors on a les deux maladies à la fois.
Propos recueillis par Flora Sanou
Ne pas avoir de diplôme ne constitue pas forcément un frein à l’apprentissage d’un métier. S’inscrivant dans cette logique, le Burkinabè Younoussa Sanfo, expert en cybersécurité et en investigation numérique, responsable du laboratoire HorusLabs, a décidé de redonner espoir aux jeunes qui n’ont pas de diplôme universitaire mais ont un niveau secondaire (de la troisième à la terminale) en leur offrant la possibilité d’être maîtres de leur destin. Cela, en dispensant des formations, entre autres, en pilotage de drones, en sécurité numérique et enquêteur web de courte durée (3 à 6 mois). Dans une interview accordée à Radars Burkina, il nous en dit plus.
Le régime alimentaire est très important dans la vie de tout être humain. En cas d’intervention chirurgicale, il est crucial de savoir quel régime alimentaire suivre. Quels aliments un malade doit-il éviter avant ou après une intervention chirurgicale ? Le Dr Louis Bazimo, chef du service Acupuncture, département de médecine interne et spécialités médicales du centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHUYO), donne des éléments de réponse à ce sujet.
Réunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.
« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.
De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».
À l'orée de la rentrée scolaire 2023-2024, l'heure est aux achats de fournitures scolaires. Une équipe de Radars Burkina a fait un constat dans quelques librairies et papeteries de la ville de Ouagadougou pour s'imprégner des réalités des coûts des kits scolaires.
"Mais les mêmes cahiers sont vendus cette année, respectivement à 150 FCFA et 300 FCFA. Les cahiers grand format qui étaient à 800 FCFA l'unité sont passés à 1000 F l'unité.
L'année passée à pareil moment, il y avait un peu plus de clients. Cette année nous sommes à presque une semaine de la rentrée pour ceux qui commencent le 15 septembre mais jusqu'à présent, il n'y a pas de clients.
Fondée à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun et de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso, par l'homme d'affaires burkinabè Mahamadou BONKOUNGOU, à l'âge de vingt-trois (23) ans, "Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils" (EBOMAF) célèbre, en cette année 2023, le trente-quatrième (34e) anniversaire de sa création.
Grâce à une politique de croissance et d'expansion savamment mûrie et coordonnée avec maestria par le Fondateur et Président-Directeur Général, Mahamadou BONKOUNGOU, au cours des années 2000, EBOMAF a donné naissance à un grand Groupe économique et financier éponyme, à dimension planétaire, très actif dans les affaires en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe.
Le Burkina Faso est en proie aux attaques terroristes depuis 2016. Cette crise sécuritaire affecte plusieurs secteurs dont l’éducation. Ainsi, plusieurs élèves et étudiants se retrouvent confrontés à des difficultés et pas des moindres. Certains étudiants de l’université de Ouahigouya nous en ont fait la confidence.
« Soutenir les victimes du terrorisme pour renforcer la résilience des communautés et consolider les actions de reconquête de l’intégrité du territoire ». C’est sous ce thème que s’est tenue ce vendredi 1er septembre 2023 à Ouagadougou, la commémoration en différé de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme.
À l’occasion de cette cérémonie commémorative, la porte-parole des victimes du terrorisme, Anastasie Naré, a, tout en remerciant le gouvernement pour l’organisation de cette journée, souhaité au nom de toutes les victimes, avoir une audience avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré, pour lui exprimer directement leurs doléances.











