Santé/Bien-être : Faut-il éviter de consommer certains fruits le soir au coucher ?
Il y a beaucoup de confusion quant à savoir si manger certains aliments avant le coucher est une bonne ou une mauvaise idée. C’est le cas des fruits, sur lesquels les idées reçues foisonnent quant à l’interdiction d’en consommer certains le soir avant d’aller dormir et aussi pour les femmes en début de grossesse. Faut-il éviter de consommer certains fruits le soir au coucher ? La consommation de certains fruits est-elle interdite pour les femmes en début de grossesse ? Sylvain Ouédraogo, nutritionniste, nous donne des éléments de réponse. Interview
Radars Burkina : Y a-t-il des fruits qu'il faut éviter de consommer le soir au coucher ?
Sylvain Ouédraogo : Dans la logique de diversification alimentaire, pour pouvoir répondre aux besoins nutritionnels de l'organisme ; le groupe “fruits” peut être réparti en deux sous-groupes, à savoir les fruits riches en vitamine A et les autres fruits qui sont importants et qui sont intégrés dans les groupes alimentaires qu'on doit consommer pour rester en bonne santé. De ce fait, jusqu'à présent, l'évolution de la science n'a pas établi d'évidence pour dire qu'il y a des fruits qu'il ne faut pas consommer la nuit.
Radars Burkina : Que répondez-vous à ceux qui disent que l’orange, le citron et le pamplemousse peuvent provoquer des reflux gastriques la nuit, parce qu'ils sont trop acides, que les pépins des fraises et du raisin peuvent irriter l’intestin ou que le melon et la pastèque favorisent des envies pressantes parce qu’ils sont riches en eau ?
Sylvain Ouédraogo : Il n'en est rien. Les fruits sont essentiels en ce sens qu'ils contiennent un certain nombre de nutriments, à savoir les vitamines, les sels minéraux, les fibres alimentaires, l'eau, les glucides, qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.
Actuellement, aucune recherche scientifique n'indique donc qu'il y a un fruit dont la consommation la nuit peut donner des malaises. Ces fruits cités sont des agrumes, riches en vitamine C. La vitamine C a des propriétés antioxydants, c'est-à-dire qu'elle protège l'organisme contre un certain nombre de dommages cellulaires provoqués par le stress.
Il y a également au niveau de l'organisme l'activité mitochondriale qui produit des radicaux libres qui agressent l'organisme. Ainsi, la vitamine C contribue à éliminer ces radicaux libres.
Et chez les femmes enceintes, le fer est crucial.
Radars Burkina : Y a-t-il des fruits qui peuvent provoquer l'avortement chez une femme en début de grossesse, en l'occurrence l'ananas ?
Sylvain Ouédraogo : C'est une étape de changement physiologique. Tous les besoins nutritionnels de la femme augmentent. Elle a plus besoin de macronutriments et de micronutriments. Dans ce sens, les légumes y contribuent. Les fruits peuvent être consommés à tous les cycles de la vie, sauf chez l'enfant de 0 à 6 mois où c'est l'allaitement exclusif. Donc ce n'est pas vrai. Il n'y a pas de fruits dans notre contrée ici qu'une femme enceinte ne puisse pas consommer. L'ananas est riche en vitamines C et K. La vitamine K est la vitamine anti-hémorragique. Elle entre dans la constitution des substances qui permettent, en cas d'hémorragie, la coagulation du sang. L'ananas n'a pas de substance qui puisse entraîner un avortement ou des fausses couches.
Radars Burkina : Les fruits peuvent donc être consommés sans modération ?
Sylvain Ouédraogo : Tout excès nuit. C'est tout au plus 5 portions de fruits et légumes par jour qu'il faut consommer. Il faut s'assurer également de la sécurité sanitaire des fruits qu'on mange, quelle que soit la période. Quand on parle de sécurité sanitaire, il faut voir la qualité des fruits qu'on consomme, surtout que plusieurs produits sont utilisés aujourd'hui pour faire mûrir les fruits. Il faut donc prendre le soin de bien se laver les mains et les fruits.
Propos recueillis par Flora Sanou
Le gouvernement a tenu une conférence de presse ce jeudi 19 octobre 2023 à Ouagadougou pour annoncer la couleur sur la 20e édition de la Semaine nationale de la citoyenneté (SENAC), qui se tiendra du 23 au 27 octobre 2023.
"La citoyenneté n'est pas une révolution, ce sont des actions concrètes, avoir la conscience d'agir au nom d'un ensemble d'une société, s'investir pour autrui", a-t-il déclaré.
« Ce n’est que justice qui est rendue à ce très grand homme pour ses hauts faits : le combat pour le respect des droits de la femme, l’autosuffisance alimentaire, la considération de l’homme noir à sa juste valeur comme ayant les mêmes droits et devoirs que les autres peuples, l’indépendance et l’intégrité du peuple burkinabè », a-t-il poursuivi.
S’agissant de Norbert Zongo, qui a aussi lutté, au prix de sa vie, pour la liberté d’expression et de presse au Burkina, le président de la COPA/BF estime que sa reconnaissance viendra aussi avec le temps, vu qu’il y a pour le moment un procès sur sa mort.
Nombreux sont ceux qui gardent trop longtemps leur éponge de bain puisqu’ils estiment que le fait d'ajouter du savon à son éponge la rend plus propre. Quelle est la durée d’utilisation raisonnable d'une éponge corporelle ? Radars Burkina a recueilli l’avis de quelques citoyens ainsi qu’un avis médical sur le sujet.
Cependant, dans les normes, les éponges ou filets de douche doivent être remplacés fréquemment. La durée d'utilisation moyenne d'une éponge corporelle est de 1 à 3 mois en fonction de l'utilisation et la qualité de l'éponge.
Doublement consacré, le roi de la musique Djongo est rentré de son récent séjour américain avec dans ses valises les clés de New York et un trophée. Bil Aka Kora a présenté ses deux distinctions honorifiques à des amis d'université, des proches et des professionnels des médias qui suivent sa carrière depuis de nombreuses années.






Les Organisations professionnelles des médias (OPM) ont tenu une conférence de presse ce jeudi 5 octobre 2023 pour dénoncer ce qu’elles qualifient de caractère dangereux des dispositions contenues dans le projet de loi portant modification de la loi organique sur le Conseil supérieur de la communication (CSC) adopté en Conseil des ministres le mercredi 4 octobre 2023.
Pour les OPM, « il est clair que la décision du gouvernement a un niveau de dangerosité élevé. Cette décision est de légaliser ce que lui était reproché. En réalité, c’est corriger ses fautes tout en continuant à avoir la mainmise sur le contenu des médias. Est-ce ce qu’il faut aux populations du Burkina Faso ? La pluralité du contenu des médias n’est pas à négocier », ont-elles martelé.
Déjà renvoyée le 18 septembre 2023, l'audience de l'affaire dite “charbon fin”, opposant la société IAMGOLD Essakane SA et l'Etat Burkinabè, a repris ce mardi 3 octobre 2023 au Tribunal de grande instance Ouaga I, avant d'être renvoyée de nouveau au jeudi 5 octobre 2023 pour non-comparution des témoins et de certains prévenus et en raison de l'absence de preuves de notification des actes de citation.
Dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou, après avoir fait le tour de nombreux supermarchés et boutiques, nous avons constaté dans les rayons de la plupart une quasi-absence du sucre de la Société nouvelle Société sucrière de la Comoé (SN Sosuco). Quelles en sont les raisons ? Non sans avoir effectué une incursion dans les locaux de la SN Sosuco pour mieux comprendre les raisons de cette pénurie, nous avons rencontré quelques commerçants mais aussi des consommateurs.
« La société a-t-elle arrêté d’en produire ? » s’est-elle interrogée.
Le gouvernement encourage et prône la consommation des produits locaux mais comment les Burkinabè peuvent-ils consommer les produits « made in Burkina » si ceux-ci ne sont pas en permanence disponibles sur le marché ?











