mardi 25 juin 2024

Chargé de mission pour chacune des 13 régions : « Cela permettra de régler les problèmes urgemment et efficacement » (Moumouni Dialla, président CNJ)

chef uneLe chef de l'État, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé, à l’occasion de la Journée internationale

de la jeunesse, la désignation d'un point focal par région, qui aura pour principale tâche « de
prendre les préoccupations des jeunes de la région d'origine afin d'y apporter des solutions ». À ce
sujet, le président du conseil national de la jeunesse et certains citoyens ont exprimé leur point
vue au micro de Radars Burkina.

L’initiative est positivement appréciée par Clémence Millogo qui estime que c’est à la jeunesse de
savoir saisir cette opportunité en évitant de jouer à la méchanceté.
«Que chaque jeune qui est nommé travaille pour l’intérêt de toute la jeunesse du pays et ne travaille
pas pour ses propres intérêts. Ces représentants doivent savoir à qui écouter», indique t-elle.
Elle espère un changement des approches en matière d’aide à la jeunesse, car ce sont toujours « les
mêmes qui ont le monopole de la parole et des aides », a-t-elle souligné avant de lancer que
l’autorité devra surveiller ces jeunes qui seront responsabilisés.

« Les députés, les gouverneurs, les hauts-commissaires et les préfets ne sont-ils pas en phase avec la
jeunesse ? » s’interroge un citoyen ayant requis l’anonymat. Pour lui, les problèmes des jeunes sont
déjà connus de tous. Donc, avoir des représentants de jeunes à la présidence « ne sera que la
promotion de la corruption ».
En outre, selon le président du conseil national de la jeunesse, c’est une réalité qui existe. «  Depuis
longtemps, les jeunes se sentent en marge de la gestion des affaires publiques, surtout dans les
instances de prise de décision. C’est en se basant sur ce fait que l’autorité a décidé de prendre en
compte les problèmes des jeunes dès la base, notamment au niveau des régions. Cela lui permettra
d’avoir leur point de vue, leur appréciation des situations », a-t-il d’abord expliqué.
A son avis, c’est une bonne chose d’impliquer les jeunes dans les instances de prise de décision.
chef 2« Ce n’est pas un doublon parce que cela va permettre de faire une appréciation sans complaisance
des situations au niveau des régions. Cela permettra donc de résoudre les problèmes de façon
urgente et efficace, car avec le circuit normal, ce n’est évident » soutient-il.
À la question de savoir si la fin de la transition n’impactera pas la mission de ces points focaux, le
président du CNJ répond : « Si la transition arrive à mettre cela en pratique, ce sera un acquis. Mais
les bénéficiaires trouveront les arguments nécessaires pour le maintenir. Je pense qu’aucune
autorité ne voudra remettre en cause les acquis de la jeunesse ou aller en porte-à-faux avec les
aspirations ou les préoccupations des jeunes. Elle fera preuve de sagesse et de bonne
compréhension des préoccupations des jeunes pour ne pas avoir des velléités ou une intention de
remettre en cause les acquis ».
Selon son argumentation, le conseil national de la jeunesse ne fera que des suggestions à l’autorité
en ce qui concerne le choix des chargés de mission afin que ce soit des personnes en mesure
d’apporter des contributions.

Par ailleurs, le CNJ aura également un regard et fera un suivi sur l’effectivité des missions assignées
aux points focaux pour qu’ils jouent pleinement leur rôle, a précisé Moumouni Dialla.


Flora Sanou

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