vendredi 24 mai 2024

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Affaire extradition de François Compaoré : "Si nous négligeons ce dossier, (...) demain ne sera jamais meilleur dans ce contexte » (Me Prosper Farama)

bbconf uneRéunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.

 

Selon les OPM et le CNPNZ, cette suspension est, à « tous points de vue, illégale » car « le gouvernement n’a aucune compétence pour connaître du respect ou non des règles d’éthique et de déontologie dans un média ».

« Loin de toutes considérations professionnelles, cette suspension est simplement politique pour ne pas dire politicienne. Le gouvernement n’a aucune compétence pour connaître du respect ou non des règles d’éthique et de déontologie dans un média. Cela relève des attributions du CSC [Conseil supérieur de la communication NDLR] », a affirmé Guézouma Sanogo, président de l’association des journalistes du Burkina Faso.

Pour l’avocat de la radio Oméga présent à la conférence de presse, « la décision illégale du gouvernement est la mise à mort du CSC ». D'après lui, une procédure avait été entamée au tribunal administratif et au Conseil supérieur de la communication et avec la levée de la suspension, une analyse sera faite sur les implications de cette décision.

En outre, concernant la décision de la Cour européenne des droits de l’homme sur l’extradition de François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo, le Centre national de presse Norbert Zongo et les Organisations professionnelles des médias disent s’inquiéter du silence du gouvernement de transition.

bbconf 2« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.

Selon eux, depuis la décision de la Cour européenne, il n’y a pas eu de réaction officielle du gouvernement de la transition et ce silence « est plus qu’inquiétant ».

 « Au moment où nous tenons cette conférence de presse, la décision de la Cour, qui est publique depuis le 7 septembre 2023, n’a malheureusement toujours pas reçu une réaction officielle et publique de la part du gouvernement de Transition. Pour un dossier aussi emblématique que celui Norbert Zongo, ce silence de nos autorités est plus qu’inquiétant », ont déclaré les conférenciers

bb conf 3De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».

Concernant les raisons avancées par la Cour européenne pour refuser l’extradition de François Compaoré, Me Prosper Farama, avocat de la famille Zongo, a indiqué que cela est ‘’malheureux’’ parce que « ce combat que nous menons depuis des années, ce n’est pas contre François Compaoré mais contre l’impunité, c’est pour la justice ».

C’est pourquoi, dit-il, « nous souhaiterions que François Compaoré puisse comparaître et qu’on sache ce qui a été reproché au journaliste Norbert Zongo pour l’assassiner aussi sauvagement avec ses compagnons et voir s’il est impliqué comme commanditaire parce qu’il est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire », a indiqué Me Prosper Farama.

Par ailleurs, Me Farama a indiqué que les avocats de la famille Zongo ne sont pas dans le dossier d’extradition de François Compaoré, mais c’est plutôt l’Etat burkinabè qui suit le dossier avec l’Etat français.

De ce fait, il dit interpeller le gouvernement pour qu’il assure à la famille Zongo et à tout le peuple burkinabè qu’il n’a pas négligé ce dossier, car si tel est le cas, « ce serait grave ».

« J’ose espérer que le gouvernement comprend le haut sens que ce dossier a pour l’avenir de ce pays. Si nous négligeons ce dossier, parce que aujourd'hui nous sommes au pouvoir, nous nous mettons tous en péril. Nous mettons tous en péril le peu de liberté individuelle et collective que nous avons conquis depuis de longues années au prix du sang de certains d'entre nous et demain ne sera jamais meilleur dans ce contexte », a-t-il conclu.

 

Flora Sanou

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