Augmentation des frais de commission des démarcheurs à Ouagadougou : « C’est parce que dans tout travail on cherche de l’amélioration », René Legma, démarcheur
Au Burkina Faso, chercher une maison à louer se fait avec l'aide d’un démarcheur moyennant une somme de 2000 F comme frais de déplacement. Cependant l’acquisition de la maison est conditionnée par le paiement d’un certain nombre de frais par le locataire parmi lesquels une commission équivalant auparavant à 50% du loyer. Mais de nos jours, tout locataire doit payer auprès du démarcheur, comme frais de commission, l’équivalent d’un mois entier de loyer. En plus de cela, il doit verser deux mois de caution et deux mois de loyer au bailleur. Pourquoi cette augmentation de frais de commission ? Qu’en pensent les locataires ? Que disent les bailleurs ? Reportage.
Entendez par « démarcheur", une personne qui, en sa qualité d'intermédiaire, propose ses services pour la réalisation d'un contrat.
Au départ, à Ouagadougou tout comme ailleurs, le locataire n'avait aucun frais de commission à verser au démarcheur. La négociation se faisait entre le bailleur et ce dernier. Mais aujourd'hui le locataire doit obligatoirement donner un mois de loyer au démarcheur.
En effet, selon René Legma, démarcheur à Ouagadougou, pour la location des maisons « c'est 100% du loyer que le locataire doit payer au démarcheur. Le bailleur quant à lui, donne selon son bon vouloir ». Pourquoi le paiement de 100% du loyer par le locataire ? « C’est parce qu’on estime lui avoir rendu service. Avant c'était 50% mais comme dans tout travail on cherche de l’amélioration c'est pourquoi les frais de commission sont passés à 100% ».
En outre, il réfute l’idée que des démarcheurs augmenteraient le loyer. « « Il y a toujours des brebis galeuses, sinon c'est inadmissible qu'un démarcheur puisse augmenter le loyer sans l'accord du bailleur » a-t-il soutenu.
Sur la question de la cherté du loyer, un bailleur qui a requis l'anonymat justifie cela par la cherté des agrégats et les matériaux de construction. "Cela fait suite à l'augmentation tous azimuts des prix" a-t-il fait savoir, ajoutant qu'il y a un déficit de l'offre car "on remarque une demande croissante dû au déplacement des populations des campagnes vers la ville", dit-il.
Pour Yannick Sanou, citoyen à la recherche d’une maison, c’est la mer à boire pour les locataires. « Cette affaire de commission n'arrange pas la population. A mon avis il ne revient pas au citoyen qui est à la recherche de payer jusqu'à un mois de loyer comme commission et pendant ce temps le bailleur de son côté réclame l'argent de deux mois comme caution et une avance de deux mois. C'est insupportable pour la population au regard du coût élevé des loyers ».
Ainsi, il invite les autorités à se pencher sur cette affaire.
« Je pense qu'il faut recadrer les acteurs de ce domaine car il y a trop de désordre. J'appelle donc l'autorité à porter un regard critique sur cette activité afin de soulager la population », a-t-il souhaité.
Notons que le gouvernement a adopté un texte plafonnant les loyers. Il s’agit notamment de la loi n°103/2015 portant bail d’habitation privé au Burkina Faso, qui indique en son article 6 que le loyer est fixé en fonction de la valeur locative plafonnée à 7 % du coût de réalisation du local à louer. Cependant, cette loi semble ne pas être encore entrée en vigueur à la lumière des loyers qui ne cessent de grimper.
Flora Sanou
Développer le partenariat économique entre la Guinée et le Burkina Faso pour une meilleure intégration, améliorer le climat des affaires. C’est dans ce cadre que des chefs d’entreprises burkinabè, parmi lesquels figurent des représentants de Road Energie, et guinéens se sont réunis à Conakry pour discuter et explorer les opportunités d’investissements en Guinée.
« Je crois fermement que l’avenir de l’Afrique réside dans notre unité, notre solidarité et notre détermination à relever les défis qui se dressent devant nous. Le panafricanisme est plus qu’une idée ; c’est un appel à l’action et nous sommes prêts aujourd’hui à y répondre », a-t-il soutenu.
De plus, Elola Céline a fait des suggestions aux responsables des médias et aux journalistes. Ainsi, elle demande aux responsables des médias de faire un plaidoyer auprès du ministère chargé de l’Action humanitaire pour lever les lourdeurs administratives, faciliter le respect de la liberté d’expression, assurer la formation continue des journalistes au traitement de l’information en situation de crise humanitaire, et favoriser la production d’articles d’initiative. En ce qui concerne les journalistes, elle leur propose de s’intéresser davantage au traitement de l’information sur les PDI en donnant la priorité aux articles d’initiative et aux articles d’opinion, de respecter davantage le pluralisme et l’équilibre de l’information ainsi que la dignité des PDI dans les reportages.
Pour Issouf Tapsoba, par contre, il faut proposer un système de lotissement complètement différent de ceux appliqués jusque-là, car « toutes ces lois ne vont pas permettre aux citoyens lambda d'avoir un logement décent… Elles risquent de promouvoir plutôt les non-lotis, qui sont en train de pousser un peu partout ».
De plus en plus, le commerce semble devenir une pratique de presque tous les citoyens burkinabè. Sur les réseaux sociaux, pour les ventes en ligne, dans les villes, les boutiques de vente poussent un peu partout, les mini-marchés se créent çà et là. Salariés du public ou du privé, étudiants, ils sont nombreux à vendre quelque chose à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du Burkina. Le commerce est-il devenu la mode pour les Ouagavillois ou plus généralement pour les Burkinabè ? Une équipe de Radars Burkina a échangé avec quelques citoyens à ce propos.
Selon Yacouba Kaboré, étudiant entrepreneur dans la vente de compléments alimentaires, c’est le commerce qui fait le monde aujourd’hui au regard des réalités qui s’imposent. Donc, il estime que c’est normal pour un fonctionnaire de pratiquer cette activité connexe, car « ce n’est pas facile de joindre les deux bouts avec le salaire. De nos jours, tout a augmenté alors qu’il n’y a pas mal de responsabilités à gérer ».
Nafisiatou Kaboré, secrétaire dans une structure privée de la place, abonde dans le même sens que Mme Tapsoba. « Le salaire seul ne peut pas couvrir mes besoins donc je vends les boucles d’oreilles et d’autres accessoires pour compenser », a-t-elle indiqué.
Au Burkina Faso, plus de 8 000 cas suspects de dengue ont été enregistrés depuis le début de l’année 2023, dont environ 3 000 cas probables avec 31 décès, selon le Comité national de gestion des épidémies (CNGE). Le ministère de la Santé a par ailleurs donné l’alerte sur une flambée anormale des cas de dengue ces dernières semaines, essentiellement dans les régions des Hauts-Bassins et du Centre. Les populations ont ainsi été invitées à observer des mesures individuelles et collectives de protection. Quelles sont ces mesures de prévention ? Le Dr Alice Nikiéma, médecin généraliste, apporte des éléments de réponse dans cette interview qu’elle a accordée à Radars Burkina.
Ne pas avoir de diplôme ne constitue pas forcément un frein à l’apprentissage d’un métier. S’inscrivant dans cette logique, le Burkinabè Younoussa Sanfo, expert en cybersécurité et en investigation numérique, responsable du laboratoire HorusLabs, a décidé de redonner espoir aux jeunes qui n’ont pas de diplôme universitaire mais ont un niveau secondaire (de la troisième à la terminale) en leur offrant la possibilité d’être maîtres de leur destin. Cela, en dispensant des formations, entre autres, en pilotage de drones, en sécurité numérique et enquêteur web de courte durée (3 à 6 mois). Dans une interview accordée à Radars Burkina, il nous en dit plus.
Le régime alimentaire est très important dans la vie de tout être humain. En cas d’intervention chirurgicale, il est crucial de savoir quel régime alimentaire suivre. Quels aliments un malade doit-il éviter avant ou après une intervention chirurgicale ? Le Dr Louis Bazimo, chef du service Acupuncture, département de médecine interne et spécialités médicales du centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHUYO), donne des éléments de réponse à ce sujet.
Réunis en conférence de presse ce lundi 11 septembre 2023, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNPNZ) et les Organisations professionnelles des médias (OPM) se sont exprimés sur la suspension de la Radio Oméga par les autorités actuelles et le refus de la Cour européenne d’extrader François Compaoré dans le cadre du dossier Norbert Zongo.
« A la lecture de cette décision (décision de la Cour européenne), il ressort en des termes simples que la Cour s’oppose, au stade actuel, à l’extradition de M. François Compaoré de la France vers le Burkina Faso. La Cour motive sa décision par le fait que le « second gouvernement de transition », c’est-à-dire le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, n'a pas réitéré les garanties d’une bonne justice au cas où François Compaoré serait extradé vers le Burkina Faso », a expliqué Guézouma Sanogo au nom des OPM.
De ce fait, ils exhortent le gouvernement « à éclairer les Burkinabè sur les nouveaux développements intervenus dans le dossier Norbert Zongo et ses trois compagnons d’infortune ».










