Saison pluvieuse : « On peut s’attendre à de fortes pluies jusqu’au 2 octobre 2022 » (Rayimwendé Zoungrana, prévisionniste à l’ANAM)
La dernière semaine du mois d’août 2022 a été marquée par de fortes pluies sur une grande partie du territoire ayant occasionné d’énormes dégâts dont des inondations. Ces averses ont amené Radars Info Burkina à se poser certaines questions : Etant donné que nous sommes au seuil de la rentrée scolaire, est-ce que la population doit toujours s’attendre à de grandes pluies au Burkina Faso ? A combien de millimètres la quantité d’eau attendue est-elle estimée ? Quelles précautions la population doit-elle prendre en cas de fortes pluies ? Rayimwendé Zoungrana, prévisionniste à l’Agence nationale de la météorologie (ANAM), nous a donné des éléments de réponse ce 7 septembre 2022 à Ouagadougou.
Selon lui, le bulletin mensuel de la météorologie indique clairement que courant le mois de septembre jusqu’au 2 octobre, la situation reste très favorable à de fortes pluies sur toute l’étendue du territoire national.
En effet, la période à venir sera marquée par le maintien de l'activité pluvieuse de la mousson sur le pays. Les deux premières semaines, c’est-à-dire ceux de la semaine, seront relativement humides avec une évolution vers une situation très humides à la fin de la saison pluvieuse. Des orages isolés accompagnés de pluies seront observés par moments, principalement au cours des après-midi et en début de nuit. Les cumuls pluviométriques seront excédentaires à tendance normale sur la majeure partie du territoire.
D’abord, pour la prévision hebdomadaire de cette semaine du 5 au 11 septembre 2022, on notera un épisode pluvieux majeur sur une bonne partie du pays, entre le 7 et le 9, a indiqué Rayimwendé Zoungrana. En effet, en ce qui concerne cette semaine, à partir d’aujourd’hui 7 septembre 2022 et ce, jusqu’au 9 septembre, on peut s’attendre à des perturbations pouvant occasionner des pluies assez importantes. De façon plus précise, à partir d’aujourd’hui dans la soirée jusqu’au 9 septembre, la situation météorologique sera très favorable à des manifestations pluvio-orageuses de grandes étendues sur la majeure partie du pays.
Ensuite, la semaine prochaine, c’est-à-dire celle du 12 au 18 septembre, reste favorable également à de grandes pluies. En effet, des orages parfois accompagnés de pluie pourraient intéresser la majeure partie du territoire au début de cette période. Les quantités de pluie sur la semaine seront également semblables à celles de la semaine du 5 au 11 septembre.
De plus, la semaine du 19 au 25 septembre connaîtra une situation plus humide que les deux premières. Les cumuls hebdomadaires de pluies sont prévus excédentaires sur le pays.
Enfin, la semaine du 26 septembre au 2 octobre restera très humide avec des quantités de pluie hebdomadaires également excédentaires sur le territoire.
Bref, des cumuls hebdomadaires de pluies excédentaires à tendances normales sont attendus sur une bonne partie du pays les semaines à venir.
Sur la question de la quantité d’eau attendue, il n’y a pas d’éléments précis pour la prévision de tout le mois de septembre, a en croire M. Zoungrana. Néanmoins, les cumuls pluviométriques sur toute la semaine peuvent aller jusqu’à 50 mm, surtout dans les régions des Hauts Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest (des pluies assez importantes seront enregistrées dans ces localités).
En ce qui concerne la température minimale au cours des matinées, il y aura une variation de 20 à 26o C. Les températures maximales, quant à elles, enregistrées dans les après-midis, vont varier entre 30 et 37o C.
Au regard de tout cela, la population doit prendre des précautions pour faire face à cette situation, a souhaité Rayimwendé Zoungrana.
« Les conseils que nous pouvons donner à notre niveau afin que la population puisse observer, c’est que les pluies sont souvent accompagnées d’orages. Et ces orages peuvent foudroyer les animaux, les êtres humains. Ainsi, nous demandons aux uns et aux autres de se mettre à l’abri de l’orage. Dès que la pluie commence à se préparer, il est demandé à chacun de regagner son domicile si possible ».
« Il arrive que certaines personnes veuillent coûte que coûte sortir sous la pluie pour regagner leur domicile et parfois avec une grande quantité d’eau sur la chaussée. Pourtant, la pluie peut occasionner des ruissellements importants sur les routes qui perturbent la circulation, mais aussi des inondations ou d’autres dégâts connexes. A ce moment-là, la circulation n’est pas conseillée. Donc il faut attendre, si possible, que le niveau des eaux baisse avant de s’engager dans la circulation », a-t-il ajouté.
Et de conclure : « Les manifestations pluvio-orageuses sont accompagnées souvent de vents violents. Et lorsqu’on tire vers la fin de la saison pluvieuse, les vents deviennent de plus en plus violents. Ainsi, il faut de la prudence parce que les vents peuvent décoiffer les toits et créer des dégâts en circulation. »
Flora Sanou
Le Balai citoyen a convoqué une manifestation pour montrer son mécontentement face à l’arrestation de son militant Ollo Kambou. Pendant que ses membres étaient réunis devant la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité pour exiger la libération de leur camarade, ils ont été interrompus par des individus se réclamant du mouvement Sauvons le Burkina. Une altercation s’en est suivie entre les deux OSC. Pour certains citoyens, le comportement des deux mouvements n’est pas responsable. Ils estiment qu’il n’appartient pas à une Organisation de la société civile (OSC) de défendre le pouvoir d’autant plus que ce dernier a les moyens légaux de le faire.
M.Z, dans sa volonté de vendre son terrain pour financer son projet, a été mis en contact avec A.B. Ce dernier lui promet de payer mais ne possède pas de liquidité. Il explique avoir un projet de financement avec une structure financière de la place et qu'il faut des documents pour que la somme soit débloquée. A.B lui présente donc des documents. Il les a signés sans avoir bien lu et il a remis les documents de sa parcelle pour débloquer ladite somme. Il s'est rendu compte par la suite que le document dit que le terrain est vendu alors qu'il n'a pas perçu un kopeck. La victime M.Z et l'accusé A.B étaient au tribunal de grande instance Ouaga I le 5 septembre 2022 pour s'expliquer sur les faits.
Le monde ne vit plus sans médias. Ces médias sont une arme de communication de masse. Mais ils (médias) sont parfois confrontés à d’énormes défis, notamment la restriction de la liberté d’expression, les violences, les discours de haine et bien d’autres. Aujourd’hui, ces défis sont de plus en plus récurrents dans un contexte de guerre, d’insécurité à travers le monde dont le Burkina Faso. Ainsi, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a échangé avec les journalistes ce 6 septembre 2022 à Ouagadougou sur les questions autour des droits humains, des discours de haine, notamment comment détecter les discours de haine, comment les combattre. Il s’est agi d’outiller les journalistes sur comment promouvoir dans leurs écrits, face à des situations sensibles, les valeurs d’humanité, les valeurs de morale dont le monde a besoin. La question sur la liberté de la presse en droit international a également été au cœur des échanges.
La deuxième communication, donnée par Renaud Gautin De Vilaine, a également porté sur le droit international des droits de l’homme et les défis auxquels les journalistes sont confrontés.
La rentrée scolaire 2022-2023 approche à grands pas. Les parents d'élèves doivent prévoir un budget pour l’achat des fournitures scolaires de leurs enfants. Un constat saute tout de suite aux yeux : les prix dans les différentes librairies connaissent une augmentation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont de plus en plus intenables.
« J'avais prévu 15 mille francs pour les achats, mais je me retrouve à devoir dépenser plus. Sans les fournitures, l'enfant ne peut pas aller à l'école », affirme un parent d'élève venu acheter les fournitures de son enfant de CE1.
Le samedi 3 septembre 2022, s’est tenue à Ouagadougou une conférence sur le thème « Et pourtant cette guerre ne nous dépasse pas ». Elle a été animée par le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, directeur général de l’institut Free Afrik. Selon lui, face à cette crise, toutes les couches sociales doivent s’impliquer et c’est ainsi que le Burkina sortira victorieux. Il reste convaincu que la guerre contre le terrorisme « ne dépasse pas le Burkina ».
Selon le DG de Free Afrik, la guerre n’a commencé que pour ceux qui gisent au cimetière, ceux qui sont en errance sur les routes, les familles des victimes, ou ceux qui sont dans la situation où ils sont amputés, ceux qui sont en train de défendre le pays au quotidien sous la pluie, notamment les volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les soldats .
Selon le Dr Ouédraogo, cette guerre ne sera pas gagnée inconditionnellement. C’est pourquoi, explique-t-il, pour mener cette guerre, il faut réunir l’ensemble de la société. « Si nous avons une société fragmentée comme celle-là, nous n’allons pas y arriver. Si nous avons une société dans laquelle les gens veulent que ce soit d’autres qui soient responsables de la situation et fassent le travail à leur place, on n’y arrivera pas. Si nous avons une société où les gens sont divisés par un faux agenda de la réconciliation, nous ne pouvons pas créer une unité à 100 pour 100. L’unité nationale, ce n’est pas l’unité des corrompus ou des corrupteurs. C’est l’unité autour de grandes valeurs, ce qui nous permettra de nous mettre ensemble pour donner le meilleur de nous-mêmes face au drame. Chacun a une responsabilité à assumer. Celle des autorités est fondamentale mais ne dispense pas les autres citoyens. Le chantier dans cette guerre, c’est la construction d’un Etat solidaire. Mais nous ne sommes pas constitués », affirme-t-il.
Les jeunes, de nos jours, banalisent la sexualité. Internet et le flux d’informations qui leur tombe dessus semblent leur avoir fait perdre leurs repères. C’est devenu presque un phénomène de mode pour eux. Ils s’adonnent alors à plusieurs pratiques sexuelles néfastes qui impactent négativement leur santé. Face à cette situation, les responsabilités doivent être situées. Simon Yaméogo, responsable du centre d’écoute des jeunes de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) pense que les parents doivent reprendre leur rôle d’éducateurs et que les autorités doivent les appuyer en recadrant certaines pratiques.
La cérémonie de commémoration de la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme s’est tenue à la place du monument aux Héros nationaux à Ouaga 2000 ce 1er septembre 2022. C’est le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a présidé cette cérémonie. Les parents des victimes ont profité de l'occasion pour présenter leurs doléances.
« J’ai un cri du cœur à lancer au président du Faso et au ministre de la Fonction publique, Bassolma Bazié. Qu’ils aient un regard sur les familles des victimes qui résident toujours dans les zones rouges. Mon traumatisme ne finit pas. Ça m’a conduite à la dépression et présentement je suis une thérapie psychologique et psychiatrique. Je prends des cachets ». Pour elle, il est préférable que les familles quittent les zones rouges. «Aidez-nous, aidez-nous ! Ça ne va pas ! On souffre actuellement, ça ne va pas. L’aide ne nous parvient pas quand il y a une personne intermédiaire. C’est mieux de nous appeler directement », plaide Dame Ina Yabré, veuve aussi d'un soldat tombé.
Le 18 août 2022 le gouvernement burkinabè a, dans un décret, annoncé l’augmentation des prix des hydrocarbures de 35F pour le super 91 et de 30F pour le gas-oil. Suite à cette hausse, l’Unité d’action syndicale (UAS) a, dans une déclaration en date du 25 août 2022, exigé du gouvernement l’annulation de cette augmentation et le retour immédiat aux prix d’avant-19 août. Cependant, cette déclaration semble être passée comme du vent car jusqu’à présent il n’y a pas eu de changement. Ainsi, Radars Info Burkina s’est posé certaines questions : Le gouvernement est il en mesure d’annuler l’augmentation comme l’exige l’UAS ? Ne serait-il pas de trop pour le budget de l’Etat qui a d’autres priorités et pas des moindres ? L’UAS peut-elle obtenir gain de cause ? Comment ? La baisse des prix des céréales n’est-elle pas plus urgente que celle des hydrocarbures ? Dans cette interview, le Secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), Moussa Diallo, s’est prononcé sur les questions susmentionnées.











