Lutte contre le terrorisme : « Cette guerre n’est pas hors de notre portée… Il nous faut seulement mieux nous organiser » (Colonel major Kassoum Coulibaly, ministre de la Défense et des Anciens Combattants)
« Forces armées nationales et populations : synergie pour la reconquête de l’intégrité du territoire national» : c’est sous ce thème que s’est tenue la cérémonie commémorative du 62e anniversaire des Forces armées nationales (FAN) ce 1er novembre 2022 à Ouagadougou. Un événement présidé par le colonel major Kassoum Coulibaly, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, représentant le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Selon le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel major Kassoum Coulibaly, le choix de ce thème se justifie par l’indispensable collaboration entre citoyens et Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de constituer un bloc offensif, ou tout au moins défensif, contre tout ennemi de la patrie car sans le concours de tous les Burkinabè, cette lutte ne pourrait être gagnée. Le ministre, représentant le chef d’Etat, a rappelé les objectifs assignés aux FAN, notamment la reconquête, militairement parlant et dans les meilleurs délais, des parties du territoire national sous influence terroriste. A cet effet, l’officier supérieur de l’armée a invité les FAN et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à voler au secours des populations civiles en proie à la crise sécuritaire et humanitaire en leur assurant protection, voire assistance. Et de leur faire remarquer qu’ils ont une obligation de résultats.
Par ailleurs, Kassoum Coulibaly n’a pas manqué de rappeler aux FAN qu’elles doivent travailler à renforcer l’esprit de cohésion, sans lequel il leur serait impossible d’entraîner les populations dans une bonne synergie à leurs côtés. Il a tenu à rappeler que cette guerre ne dépasse pas les FAN et qu’elles doivent travailler au renforcement de l’esprit de cohésion.
« Cette guerre, faut-il le rappeler, n’est pas hors de notre portée, car je ne doute point du potentiel guerrier reconnu aux soldats burkinabè. Il nous faut seulement mieux nous organiser en nous ressourçant régulièrement dans les valeurs fondamentales qui organisent et cimentent la vie au sein des armées. Je vous invite donc à travailler au plus vite au renforcement de l’esprit de cohésion et à recentrer notre action sur les missions qui sont les nôtres et ce, avec professionnalisme », a-t-il martelé.
À cette cérémonie, le mérite de 46 éléments de nos Forces de défense et de sécurité, dont une femme, a été reconnu. Ainsi, 5 éléments des FAN ont reçu la médaille d’honneur militaire, 21 la médaille militaire et 7 la médaille de la croix du combattant. On compte aussi 6 sapeurs-pompiers médaillés d’honneur et 7 récipiendaires de médailles commémoratives avec agrafe Mali.
Il faut savoir que la médaille d’honneur militaire récompense les officiers des armées de terre, de l’air et de la gendarmerie nationale qui se sont distingués par leur dévouement à la nation. Quant à la médaille militaire, elle récompense les militaires non officiers des armées de terre, de l’air et de la gendarmerie nationale dans l’exercice de leurs fonctions qui se sont distingués par la qualité de leurs services et leur dévouement à la nation. Elle peut être décernée à titre normal, exceptionnel ou posthume. La croix du commandant, elle, est destinée à récompenser les personnels et les unités militaires des forces armées nationales qui se sont particulièrement illustrés par leur bravoure au cours des opérations nationales ou qui se sont grièvement blessés, ou ont été portés disparus au moment du combat sur le territoire national ou au plan international. Concernant la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers, elle récompense les personnels qui se seraient distingués par la durée et la qualité de leur travail à travers les actes ou services exceptionnels dans le corps des sapeurs-pompiers.
La médaille commémorative avec agrafe récompense les éléments des forces de défense et de sécurité ayant passé au moins 45 jours sur un théâtre d’opérations de maintien de la paix.
A noter également que parmi les récipiendaires, il y avait un soldat atteint de cécité, handicap survenu suite à des blessures au cours d’une opération militaire sur l’axe Ganzourgou-Djibo.
Flora Sanou
Chaque 1er novembre, les chrétiens catholiques célèbrent la vie des saints dans l’Eglise à travers des célébrations eucharistiques. Une dévotion particulière soumise aux fidèles, dira le Père Wenkuni Emmanuel Kientéga, religieux camillien et formateur au Juvénat Saint-Camille garçons, qui s’est confié au micro de Radars Info Burkina à l’issue de la célébration. Selon ce dernier, seul Dieu est saint et les hommes reflètent la lumière de Dieu. Interview
Le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana ne sera pas mis en liberté provisoire. C’est en tout cas la décision rendue par la chambre criminelle de la Cour de cassation, la plus haute juridiction dans l’ordre juridique burkinabè, ce jeudi 27 octobre 2022 à Ouagadougou.
La faîtière régionale des organisations professionnelles de l'économie informelle du Centre qu’est le CREI-C a tenu une conférence de presse ce mercredi 26 octobre pour rejeter la nomination de Donatien Nagalo à la tête du ministère du Commerce. Pour Harouna Kaboré et ses camarades, ce n’est pas une personne à la probité morale irréprochable qui a été promue à la tête de ce département ministériel. Ils exhortent donc le président du Faso à vite « corriger cette erreur de casting ».
Après le coup d’Etat du 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a été désigné président de la transition à l’unanimité le vendredi 14 octobre dernier par les forces vives lors des assises nationales. Il a prêté serment ce vendredi 21 octobre 2022. Radars Info Burkina a recueilli les avis de quelques citoyens sur la question. Pour la plupart de ceux que nous avons interrogés, cette investiture n’avait pas lieu d’être.
« Les spécialistes en droit sont unanimes que c'est un forcing que les militaires font aux grands juges du Conseil constitutionnel. Vu le contexte, l'officier Traoré aurait dû faire l'économie de ce cinéma », a soutenu Ibrahima Traoré.
A son avis, cette prestation de serment de présidents issus de coups d’Etat est une manière de légaliser les coups d'État et c'est exactement pour ça qu'un coup d'Etat en appelle un autre. La loi fondamentale n'a de force que lorsqu'elle est loin des kalachnikovs. Ainsi, selon lui, l'armée burkinabè a besoin d'aller à l'école de l'armée sénégalaise. Car, dit-il, « on ne peut pas continuer à tolérer que la présidence continue à être le terrain de compétition du soldat le mieux entraîné ou le mieux équipé. Le véritable problème du Burkina Faso, c'est son armée qui pense que le pouvoir ne doit rester que dans les mains de ceux qui ont les armes parce que depuis les indépendances, elle ne cesse de traumatiser la Constitution, même si le politique civil aussi a failli », a longuement expliqué notre interlocuteur.
Le monde des médias au Burkina Faso a célébré le jeudi 20 octobre 2022 la Journée nationale de la liberté de la presse. Pour le Professeur Serge Théophile Balima, outre des défis comme ceux relatifs à l’éthique, à la déontologie et au professionnalisme, il y a celui même de la sécurité du métier de journaliste qui est de taille. Faisant un rappel historique, le professeur titulaire de sciences de l’information et de la communication admis à la retraite depuis près de 8 ans raconte dans les lignes qui suivent les péripéties de la lutte pour la liberté de la presse au Burkina Faso.
La célébration de la 24e édition de la Journée nationale de la liberté de presse (JNLP) s’est tenue ce jeudi 20 octobre 2022 à Ouagadougou. Certains acteurs du secteur de l’information se sont prononcés sur l’état de la liberté de la presse. Un rapport a également été présenté sur l’état de la liberté de la presse en 2021.
Malheureusement, il se trouve que le constat est qu’il y a une précarité qui met les journalistes dans une situation où l’exercice de la liberté de la presse se trouve un peu dévoyée. Face au contexte actuel du pays, il sied d’améliorer les textes et lois pour faciliter l’exercice du métier de journalisme, selon Abdoulaye Diallo. « Les nouvelles autorités disent qu’elles veulent aller vite et nous leur demander d’aller vite pour faire adopter ces textes et lois que nous avons relues pour empêcher les lourdeurs administratives dont elles parlent afin que les journalistes ne soient plus bloqués et qu’ils aient plus facilement accès à l’information pour faire leur travail ; car, la matière première du journaliste, c’est l’information. Donc il a besoin d’y avoir accès », soutient Abdoulaye Diallo.
Enfin, il y a l’ensemble des contraintes liées à notre société où jusqu’à présent, nombreux sont des Burkinabè qui n’ont pas encore compris ce qu’est un journaliste, quels sont son rôle et son utilité. Ainsi, ils ont une tendance à vouloir régenter ces journalistes, à les menacer comme ce à quoi nous assistons ces derniers temps dans notre pays. Outre ces contraintes, d’autres facteurs entrent en jeu. En effet, selon Boureima Salouka, la situation est rendue difficile pour les journalistes en ce sens que la pratique journalistique au Burkina est beaucoup plus du journalisme institutionnel où malheureusement les hommes de médias sont à la remorque des autorités où les organisations de la société civile qui organisent à longueur de journée des conférences de presse où généralement il n’y a pas grand-chose à dire. Au regard de cela, « il faut que les journalistes se disent eux-mêmes que ce n’est pas aux autres de tenir le micro et la plume et d’écrire à leur place. C’est à eux de pouvoir déterminer c’est quoi une information, qu’est-ce qui est important, qu’est-ce qui mérite d’être sur la place publique », a-t-il souligné.
Son parcours n’est pas un fait du hasard ! Dès le lycée, elle évoquait son rêve ardent de devenir un jour journaliste. Fascinée par la prestance de son homonyme Vanessa Mariam Touré, ancienne présentatrice vedette de la télévision nationale, elle s’était éprise de cette profession d’Homme de médias. Radars Info Burkina rend en ce 20 octobre, Journée nationale de la liberté de la presse, hommage à l’une des rares rédactrices en chef d’une télévision privée burkinabè. Flash-back sur le parcours de Vanessa Cailly Diasso, journaliste de formation et de profession, chef de la rédaction de Burkina Info.
La 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a été reportée à une date ultérieure, selon un communiqué émanant du ministère de l’Artisanat, juste à une dizaine de jours de l’évènement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce report n’est pas sans conséquences pour les acteurs de cet évènement, lesquels le voient d’ailleurs d’un mauvais œil. Ceux à qui la rédaction de Radars Info Burkina a tendu son micro au lendemain de cette décision ministérielle disent espérer qu’une nouvelle date non éloignée sera rapidement trouvée afin de limiter le préjudice des exposants qui ont engagé de lourds investissements dans le cadre de cette biennale.
Pendant que nous échangeons, un membre de l’administration du SIAO, reçoit un message vocal d’un acheteur allemand. Ce dernier lui confie que ses boutiques étaient vides et qu’elle comptait sur le SIAO pour se ravitailler. Avec le report elle n’était plus certaine de pouvoir y prendre part parce que son programme jusqu’en 2023 est déjà tracé. Selon le membre de l’administration qui a reçu le vocal, c’est un acheteur fidèle des différentes éditions du SIAO et à chaque SIAO, elle arrive avec plusieurs centaines de millions pour ses achats. Un autre membre de cette même administration abonde dans le même sens en ajoutant que les clients des artisans viennent en majorité de l’extérieur. Beaucoup d’acheteurs potentiels profitent du SIAO pour faire de gros ravitaillements, selon notre.
Les sympathisants du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana, en détention depuis janvier 2022, ont tenu une conférence de presse aujourd’hui, mercredi 19 octobre 2022, à Ouagadougou. Objectifs : attirer de nouveau l’attention des autorités politiques et judiciaires pour un traitement diligent du dossier Emmanuel Zoungrana et inviter la population à la solidarité morale envers l’accusé. Me Paul Kéré, membre du conseil de l’officier militaire, a pris part à cette conférence. En raison de la réaction peu courtoise de l’avocat à la question d’un journaliste, la conférence s’est terminée en queue de poisson.
L’avocat a répondu à ces deux questions. Ainsi, il a dit attendre une décision favorable de la Cour de cassation le 27 octobre prochain qui, nécessairement, va « casser la décision de la chambre de contrôle du tribunal militaire » sur la question de la liberté provisoire de son client. Il entend donc saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja si jamais la Cour venait à donner un avis défavorable à la requête de mise en liberté provisoire de son client car, selon lui, un certain nombre de moyens ont été soulevés et lorsqu’une juridiction de fond ne répond pas à des prétentions, c’est un moyen de cassation.










