Supposé retour de déplacés internes dans leurs localités d’origine : « Même si cela est vrai, est-ce que leur sécurité est assurée ?» (Zakaria Zongo, citoyen burkinabè)
Dans le compte rendu du Conseil des ministres du 7 septembre 2022, le gouvernement burkinabè annonçait une diminution du nombre de personnes déplacées internes (PDI). Ainsi, selon le ministre de l’Action humanitaire, le nombre de PDI est passé de 1 902 150 à 1 520 012, soit environ 382 138 personnes qui ne figurent plus dans la base de données du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) et cela, en raison de doublons et de retours spontanés. Ces propos de l’exécutif sont toutefois mis en doute par certains citoyens, qui pointent du doigt le hiatus entre certaines affirmations du gouvernement et la réalité sur le terrain.
« Si cela est avéré, c’est une bonne chose. Cependant, la question est de savoir comment ces PDI vivront là où elles sont retournées alors que l'administration n'y est plus. Car si elles sont retournées dans lesdites localités sans la présence de l’administration, c’est sûr qu’elles finiront par se plier au diktat des terroristes pour pouvoir vivre dans la quiétude », affirme Firmin Da.
Pour lui, le nombre de déplacés a diminué parce qu’à un moment donné certains, fatigués d’être dans les camps de déplacés internes, ont préféré aller se trouver des logements. « Si le gouvernement dit que le nombre de déplacés diminue dans les camps, je ne dis pas non, mais dire qu’ils repartent dans leurs villages d’origine, j’en doute ! En tout cas, dans ma région, je n’ai pas encore vu cela. Bien au contraire, les gens continuent de venir se réfugier en ville. Je passe devant l’Action sociale de la province et nous voyons des milliers de déplacés internes qui font la queue pour demander des vivres. Il y a également des déplacés qui ne sont pas habitués à être pris en charge par d’autres personnes dont les humanitaires. Ces derniers préfèrent donc repartir chez eux malgré la mort qui les y guette », a-t-il dit. M. Da poursuit : « Qui repart dans ces villages pour voir s’il y a vraiment des populations qui s'y sont réinstallées avec leur famille ? Si le gouvernement dit que les PDI repartent, qu’il nous précise dans quelles régions cela s’est fait. Au Nord, au Centre-Nord ou dans la Boucle du Mouhoun ? Si ce retour concerne un seul village, il n’y a pas lieu de parler de PDI. La réalité sur le terrain est carrément en déphasage avec ce qui est dit.»
De l’avis de Zakaria Zongo, il faut d’ores et déjà que le gouvernement donne concrètement le nombre de régions qui sont concernées par ce retour et les villages qui ont été récupérés des mains des terroristes pour favoriser le retour de ces PDI. « Même s’ils sont retournés, est-ce que leur sécurité est assurée ? Autant de questions qui nous laissent perplexes. S’il y avait des actions concrètes, je pense que ce gouvernement allait communiquer sincèrement les chiffres », argue-t-il.
« Il ne faut pas prendre le cas d’un groupuscule pour en faire une généralité »
Pour ces citoyens, il ne faut pas maquiller la réalité mais plutôt la présenter aux Burkinabè telle qu’elle est. « Il ne faut pas prendre le cas de Seytenga et le comparer à ceux de Bourasso et de Douroula ; ce sont des situations différentes », martèle Firmin Da.
Ce doute sur les chiffres donnés par le gouvernement est également exprimé par Alexandre Badini. « Je pense que chaque fois que le gouvernement communique, il y a un hiatus avec la réalité, ce qui laisse planer le doute sur toute action que ce dernier dit avoir menée. Par exemple le gouvernement a affirmé, concernant Thiou, que la population y est retournée et qu’il a même reconquis des localités, mais des gens ont démenti cette information », a-t-il déclaré.
Alexandre Badini indique qu’il reste beaucoup à faire de la part du gouvernement burkinabè en ce qui concerne le retour des déplacés et la consolidation des territoires reconquis . « Il faut aussi qu’il veille à ce que d’autres localités comme Solenzo, qui est en proie à des groupes armés terroristes ces derniers temps comme l’actualité nous le montre, et ses environs ne tombent pas. Autrement, ce serait comme une jarre percée qu’on veut remplir d’eau ; cela est quasiment impossible. »
Alexandre Badini conclut : « Les populations ne démentent pas certaines informations du gouvernement par plaisir ou simplement parce qu’elles veulent le faire ; elles souhaitent juste pouvoir retourner effectivement dans leurs localités d’origine.»
Nafisiatou Vébama
Ouvert ce vendredi 16 septembre 2022 à la chambre de comparution correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I, le jugement d’Ollo Mathias Kambou a été renvoyé au 23 septembre 2022. Les avocats du prévenu, après avoir demandé le renvoi dudit procès, ont plaidé une liberté provisoire pour leur client, placé sous mandat de dépôt à la MACO depuis le 6 septembre. Cependant, le tribunal a rejeté leur requête.
Ainsi, ce sont tous ces éléments jugés « objectifs » selon lui, mis ensemble, qui les amènent à demander une liberté provisoire pour celui qu'ils défendent.

Après son accouchement, combien de temps faut-il qu’une parturiente mette avant de reprendre toute activité sexuelle ? La question est souvent abordée sans plus de précisions. Alors que certaines personnes disent qu’il faut attendre trois mois, d’autres font remarquer que cette période est longue. Mais que disent les spécialistes du domaine ? Pour le Dr Eliane Kaboré, gynécologue obstétricienne, reprendre l’activité sexuelle varie en fonction du type d’accouchement (césarienne, épisiotomie) et des complications qu’il y a eu. Tout compte fait, il y a une période maximale conseillée par les spécialistes du domaine.
L’adolescence, on le sait, est une période parfois difficile à vivre pour les jeunes. De nombreux changements s’opèrent en eux et ils ne savent pas toujours comment s’y préparer. A cela s’ajoute la pression scolaire qui vient multiplier les questionnements des adolescents. De ce fait, comment les soutenir dans leurs moments de doutes, dans leurs prises de décisions scolaires et dans leur réussite globale ? Le coaching scolaire semble répondre à ces interrogations. Issiaka Kaboré, psycho-sociologue et coach en éducation scolaire, s’est exprimé à ce sujet au micro de Radars Info Burkina ce 15 septembre 2022 à Ouagadougou.
On les qualifie de territoires terroristes, une façon de traduire leur "appartenance" aux groupes armés terroristes, qui s’en sont rendus maîtres. Ces localités, qui sont des villages de la province de la Gnagna, comme tant d’autres au Burkina, ont échappé au contrôle de l’Etat burkinabè depuis environ quatre années. Capi (nom d’emprunt) nous a rappelé la situation qui prévaut dans son village, situé au sud-est de la province.
De nos jours, nous constatons une récurrence de l’hypertension artérielle chez les adultes dans le monde en général et au Burkina Faso en particulier. D’ailleurs, elle semble être la principale maladie chez cette catégorie de personne car près d'un tiers des adultes burkinabè souffrent d'hypertension selon l’Organisation mondiale de la Santé. Au regard de cela, Radars Info Burkina est allé à la rencontre du Dr Adama Ilboudo, cardiologue à la clinique médicale Oasis, pour échanger sur le sujet à travers quelques interrogations. Comment peut-on définir l’hypertension artérielle ? Quels en sont les facteurs ? Quels sont les signes et les symptômes de l’hypertension artérielle ? Quelles pourraient être les raisons de la récurrence de cette maladie au Burkina Faso ?












