Retard dans la délibération des concours 2022 : Des difficultés de scannage de certaines copies et des difficultés opérationnelles de la plateforme « e-concours »
Le 15 novembre 2022 à Ouagadougou, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Bassolma Bazié, était face à la presse. Objectif : faire le point d’étape sur l’organisation des concours et examens, session 2022, et dévoiler les décisions qui ont été prises suite au retard dans la proclamation des résultats.
De manière spécifique, il s’est agi d’évoquer les différentes difficultés rencontrées, mais aussi d’indiquer des mesures envisagées pour une meilleure organisation des examens et concours lors des sessions à venir.
Selon le ministre Bassolma Bazié, les difficultés majeures qui ont occasionné le retard dans la publication des résultats sont l’insuffisance des ressources financières, les difficultés de scannage de certaines copies et des difficultés opérationnelles de la plateforme « e-concours ».
En effet, d’après lui, le ministère a été confronté à une augmentation extrême des prix proposés par le prestataire. « Le montant initial proposé était de 1 500 000 000 de F, hors taxes, alors qu’en 2019 il était de 595 000 000 de FCFA et de 377 000 000 de FCFA en 2021. Il a fallu des négociations âpres pour arrêter le montant à 390 000 000 de FCFA, hors taxes. Cette négociation et la conclusion nous ont aussi pris au moins deux mois », a-t-il expliqué.
Pour ce qui est des difficultés de scannage de certaines copies, le secrétaire technique du Guichet virtuel unique de l’administration publique, Abou Bakary Sawadogo, a souligné que certaines copies ont été mal scannées et qu’il a donc fallu reprendre l’opération.
Quant aux difficultés opérationnelles de la plateforme, cela relève du prestataire Moïse Wenkouni Konvolbo, qui est au Japon et assure la gestion de la plateforme.
Le ministre a aussi fait cas de la disparition de 11 ordinateurs de scannage des copies de la salle de traitement des résultats à l’ENAM.
À ce sujet, le directeur général de l’Agence générale de recrutement de l’État (AGRE), Oumarou Toé, a signifié que la disparition de ces ordinateurs ne va pas impacter les concours de 2022 parce qu’ils contenaient des données des concours 2020 et 2021.
Toutefois, le ministre a assuré que les responsabilités seraient situées dans cette affaire. Pour ce faire, plusieurs actions sont en vue pour rassurer l’opinion nationale et préserver les droits des candidats. Dans cette logique, une plainte a déjà été déposée le 11 novembre 2022 auprès du procureur.
De plus, un bilan sans complaisance des moyens matériels, financiers et organisationnels de tous les concours ainsi que des ressources humaines sera fait au cours du mois de novembre. A cela s’ajoute un audit complet de la plateforme e-concours.
Par ailleurs, dans le but d’une amélioration de l’organisation des sessions prochaines, une réflexion urgente est en cours sur la réappropriation de la plateforme et sa gestion par des techniciens nationaux, l’accroissement du parc informatique et la valorisation de l’expertise publique nationale pour gérer les ressources informatiques internes.
Pour terminer, le ministre a affirmé que toutes les dispositions étaient prises pour parer à toute éventualité et faire prévaloir la justice et la crédibilité dans les résultats des examens et concours.
Tous les résultats des concours seront finalisés d’ici la fin du mois de novembre, a assuré le Secrétaire technique du ministère, Abou Bakary Sawadogo.
Flora Sanou

Le dossier du recrutement dit frauduleux de 85 agents à la Caisse nationale de sécurité sociale(CNSS) en appel, dont le jugement était attendu ce vendredi 11 novembre 2022, a été finalement renvoyé au 13 janvier 2023.
Malgré ce sombre tableau, pour la FMP/BF l'espoir est permis avec l'avènement du MPSR II, qui s'active à relancer l'économie nationale à travers de grandes décisions mais aussi sur le plan de l'organisation de la défense nationale. C'est pourquoi ces membres exhortent l'ensemble des Burkinabè à un sursaut patriotique dans le recrutement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Pour sa part, la FMP/BF, qui compte en son sein plusieurs enrôlés, se dit prête à défendre la patrie à n'importe quel prix. Selon elle, c'est enfin l'occasion de montrer son patriotisme car, affirme-t-elle, toute personne qui jouit de ses facultés physiques et intellectuelles et qui n'a pas d'empêchement professionnel ne devrait pas rester en marge de ce recrutement.



Le 3 novembre 2022 à Ouagadougou, le Comité international mémorial Thomas-Sankara a tenu un panel dénommé « A la découverte de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Objectif : faire une revue des programmes de développement mis en place par le président Thomas Sankara sous la révolution en vue d’inciter la jeunesse burkinabè à s’en servir pour participer au développement endogène du pays. C’était sous le thème « Le discours d’orientation politique du CNR et les fondements d’un développement endogène : économie, paysannerie, administration et organisation du territoire ». Deux panélistes ont exposé sur ce thème principal avec des sous-thèmes.
L’administrateur civil a en outre rappelé certains acquis de l’administration sous la révolution. « L’administration a servi à bâtir le socle d’un Etat nouveau dans lequel l’administration ne met pas l’administré à son service mais se met résolument au service de ce dernier, c’est-à-dire de chaque communauté et de l’ensemble des communautés », a-t-il fait savoir. Ainsi, cette « démarche à la fois philosophique, conceptuelle et technico-administrative très particulière aurait dû continuer » pour un bon fonctionnement de l’administration, a-t-il affirmé.
Dans son exposé, il a présenté l’état de la paysannerie au Burkina Faso avant la révolution. En effet, selon l’écrivain, la paysannerie était confrontée à des contraintes économiques, politiques, sociales, climatiques, de domination et de soumission ainsi que de spoliation par des forces sociales exploiteuses aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.
Les instruits de l’ancienne génération ont exercé tout dans leur domaine professionnel. C’est le cas du professeur titulaire en sciences de l’information à la retraite Serge Théophile Balima. De journaliste à la télévision nationale, où il a fait des reportages même pendant la guerre Burkina-Mali, il devint ministre de l’Information avant de passer à la recherche pour devenir Pr titulaire. Dans le monde du journalisme, ce sont des milliers de professionnels qui sont passés à son école. Septuagénaire aujourd’hui, l’homme semble avoir toujours la fougue de servir le milieu de la presse burkinabè. Portrait










