dimanche 4 décembre 2022

Journée nationale de la liberté de la presse : Vanessa Diasso, icône de Burkina Info

vdiassoSon parcours n’est pas un fait du hasard ! Dès le lycée, elle évoquait son rêve ardent de devenir un jour journaliste. Fascinée par la prestance de son homonyme Vanessa Mariam Touré, ancienne présentatrice vedette de la télévision nationale, elle s’était éprise de cette profession d’Homme de médias. Radars Info Burkina rend en ce 20 octobre, Journée nationale de la liberté de la presse, hommage à l’une des rares rédactrices en chef d’une télévision privée burkinabè. Flash-back sur le parcours de Vanessa Cailly Diasso, journaliste de formation et de profession, chef de la rédaction de Burkina Info.  

Candide, d'un tempérament calme, derrière sa relative timidité se cache une journaliste sympathique, cultivée et ouverte aux critiques. Dévouée à sa profession, Vanessa Diasso est une fierté dans le paysage audiovisuel du Faso, selon de nombreux journalistes et des patrons de presse. Son itinéraire force l’admiration.  Après l’obtention de son baccalauréat série A4, elle dépose ses valises au Niger et suit une formation à l’IFTIC, l’Institut de formation aux techniques de l’information et de la communication. Elle y alliera théorie et pratique en faisant notamment ses armes à la radio-école.

En 2011 étudiante à l’ULB, l’Université libre du Burkina, au cours d’une visite académique dans une chaîne de télévision, Vanessa Diasso est émerveillée par les installations et l’ambiance au sein du personnel.

C’est en 2012, après plusieurs stages, que la passionnée du petit écran obtient son premier contrat professionnel à la radio Oméga à Ouagadougou. Elle n’en démord pas et estime qu’un journaliste peut et doit être polyvalent. Sur les ondes radiophoniques, elle se donne du temps pour parfaire son écriture journalistique et sa diction. Savoir se faire écouter, entendre et surtout comprendre requiert un apprentissage minutieux et pointu. Vanessa a une prédilection pour le terrain. Elle a encore en mémoire ses reportages dans les encablures de l’Assemblée nationale avant et après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 ayant renversé le président Blaise Compaoré.

La patience sourit aux ambitieux

Peu de temps après, elle fera partie des premières recrues en tant que journaliste reporter d’images (JRI) de la première et seule télévision d’information en continu à l’échelle nationale, Burkina Info. « Sur le plan professionnel, j’ai la chance d’avoir une franche et fructueuse collaboration avec mon Directeur général, Ismaël Ouédraogo, qui a un œil assez avisé sur le respect de notre ligne éditoriale. Il m’arrive par ailleurs de m’inspirer des productions académiques d’un aîné comme le Pr Serge Théophile Balima », affirme-t-elle. Maîtriser la caméra, réadapter l’écriture pour la conformer aux exigences des productions télévisuelles, elle y arrive avec dextérité. « Je devais également revoir ma garde-robe. Le code vestimentaire requis en radio n’est assurément pas le même en télé. L’apparence physique sur le petit écran est loin d’être un aspect à négliger», précise-t-elle.

A Burkina Info, elle reçoit en permanence le feedback des téléspectateurs. « Une fois j’ai présenté un journal et j’ai fait un petit commentaire avant de lancer un reportage relatif à des bébés siamois en difficulté. Un citoyen m’a confié qu’il a, par la suite, mobilisé spontanément son entourage pour une quête destinée à ces enfants », se remémore-t-elle. Des éloges, Vanessa en reçoit à la pelle, mais elle préfère humblement garder la tête sur les épaules.

Sa vie de journaliste n’est pas ponctuée que de journées heureuses. Elle doit affronter l’inattendu au gré du temps. Les risques liés au métier sont, de fait, quasi quotidiens. « Lors du putsch ayant porté le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba au pouvoir, le 24 janvier 2022, alors qu’avec un confrère nous filmions dans les environs du camp Sangoulé-Lamizana, des manifestants, dont des militaires en civil, nous ont interpellés sur un ton ferme et menaçant », se souvient-elle.

Rédactrice en chef et mère attentionnée

Depuis 2019, Vanessa Diasso est la rédactrice en chef de Burkina Info. Elle est au parfum de l’actualité et en quête permanente de scoops. Elle veille sur les productions de ses confrères et doit cumulativement présenter des sessions d’information et animer l’un des magazines phares de la télé, « 100% Info ». Ponctuée de reportages, d’entretiens et de débats parfois houleux, cette émission diffusée tous les dimanches de 19h à 20h30 sur Burkina Info est de plus en plus prisée par le public qui interagit avec la présentatrice sur sa page Facebook.

Mère de deux enfants, Vanessa Diasso nous a confié « Ma fille aînée me suit souvent en direct à la télé. Par contre elle s’étonne que je sois parfois à la fois sur le petit écran et à la maison auprès d’elle. Je lui explique alors le principe de la rediffusion. Elle est une grande fan de sa mère. » Et d'ajouter : « Mon plus grand rêve est de réaliser de grandes prouesses dans la presse burkinabè afin d’être à mon tour un exemple pour de futurs confrères et consœurs. »

Estimant être dans la dynamique de l’apprentissage, elle s’est inscrite cette année à l’École supérieure de journalisme de Lille en France.

Kandobi Yéda

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