Sécurité routière : « Si chaque usager de la route respectait le feu rouge et le panneau Stop, il y aurait assurément moins d’accidents » (Ousmane Sawadogo, président de l’Association Faso One Village)
La circulation routière devient plus dangereuse en période de fin d’année, où la majorité de la population, notamment la jeunesse, semble avoir l’esprit aux fêtes. Cela a pour conséquence des accidents, parfois mortels. Etant donné qu’on n’est plus qu’à quelques jours des fêtes, Radars Info Burkina a tendu son micro à l’Association Faso One Village (AFOV) et à l’association Zéro goutte de sang sur la route, qui ont toutes les deux pour objectif de promouvoir la sécurité routière, pour qu’elles se prononcent sur la question.
« 95% des usagers déconnent dans la circulation », fulmine Ousmane Sawadogo, président-fondateur de l’Association Faso One Village (AFOV). « Si vous observez à chaque feu tricolore, vous constaterez que ce sont des personnes âgées qui se permettent de venir s’arrêter après le feu et qui sont prêtes à le brûler. Et la manière dont nous travaillons, certains d’entre elles nous détestent parce qu’elles se disent que nous n’avons aucune autorité pour leur donner des ordres. Cette mentalité fait que ces gens mettent en péril leur vie et celle des autres », a-t-il déclaré.
Pour lui, certains Burkinabè manquent d’esprit de responsabilité. « Un poteau avec un jeu de lumière vous dit de sauver votre vie et celle des autres en vous arrêtant lorsqu’il est rouge, mais cette mentalité manque parce que les gens refusent de respecter cela », a-t-il soutenu.
Sur la question de la fréquence des accidents, surtout en période de fin d’année, M. Sawadogo confie qu’il y a une réduction en 2022 par rapport aux années antérieures. « On a commencé à réguler il y a 11 ans maintenant. Il y avait beaucoup d’accidents mais on ne comptait pas. En cette année 2022, au carrefour de Katr-yaar, il n’y a pas d’accidents en tant que tels. Excepté la semaine surpassée où une femme a été percutée mortellement et son enfant gravement blessé par deux camions qui étaient en vitesse ; ce sont plus à des accrochages que nous assistons », a-t-il confié.
« De plus, il y a certains élèves qui s’adonnent à l’alcool et donc la sécurité routière n’est rien pour ces derniers quand ils sont sur leurs motos. Quand nous essayons de les sensibiliser, ils n’hésitent pas à nous insulter », a-t-il ajouté.
En guise de conseils, M. Sawadogo exhorte chacun à faire le bilan de son comportement dans la circulation, à corriger ses défauts et à être prudent.
« En cette fin d’année, chaque Burkinabè a la responsabilité de faire le bilan de son comportement dans la circulation. Qu’est-ce que j’ai fait et qui a été préjudiciable à ma vie ou à celle d’autrui ? Il faut être conscient de son comportement sur la route parce qu’en un clin d’œil, on peut quitter ce monde. Avant de sortir, chacun doit se dire qu’il est utile pour sa famille et la société, donc la prudence doit être de rigueur. Ta vie est ta vie, ta moto t’appartient, tu connais ta destination, personne ne t’empêchera d’y aller donc tu as tout le temps de t’organiser pour arriver sain et sauf sans mettre en danger la vie des autres. Si chaque usager de la route respectait le feu rouge (qui ne dure que 28 secondes) ainsi que le panneau Stop, il y aurait assurément moins d’accidents », a fait remarquer notre interlocuteur de l’Association Faso One Village (AFOV).
Selon les données de l'ONASER, indique Moumouni Koudougou, président de l'association Zéro goutte de sang, dans le seul mois de décembre 2021, il y a eu presque 200 victimes d'accidents de la route dans la ville de Ouagadougou. La majorité de ces accidentés étaient des jeunes. M. Koudougou invite donc les usagers de la route, en cette période de fêtes de fin d'année, à éviter l’excès de vitesse et à respecter le Code de la route, sans oublier le port du casque.
« Pendant les périodes de fête particulièrement, les gens doivent prendre leurs précautions en portant un casque (pour les motocyclistes), en roulant à une allure raisonnable et en respectant le Code de la route. Cela évitera énormément d'accidents », a-t-il conseillé.
Flora Sanou
La 3e édition du Mois du « Consommons local » se tient du 15 au 17 décembre 2022 à Ouagadougou sous le thème « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs, de développement et d’intégration régionale ». En trois ans d’organisation de l’événement, le ministère du Commerce non seulement a réalisé des avancées notables, mais également a relevé des défis. A cette édition, la 3e du genre, les producteurs et transformateurs ont encore pris d’assaut le site du SIAO pour exposer le génie burkinabè en matière de transformation des produits locaux.
En termes de bilan, en trois ans, ce sont environ 438 milliards de F CFA qui ont été engrangés par les producteurs et transformateurs de produits locaux. C’est en tout cas l’information qu’a livrée Seydou Ilboudo, directeur général du Commerce, à Radars Info Burkina, à l’occasion de cette 3e édition du Mois du « Consommons local ». Cette performance, selon lui, les producteurs et transformateurs de produits locaux la doivent à la décision des premières autorités du pays de contraindre les administrations publiques à acheter et consommer des produits locaux, d’une part et, d’autre part, à l’exhortation faite aux populations de consommer ces produits locaux. D’après le ministre du Commerce, en plus de ces mesures, le ministère qu’il dirige a mis en place une plateforme numérique appelée « site web made in Burkina » pour faire la promotion des produits locaux et aider les transformateurs ou producteurs à commercialiser leurs produits.
Le ministère a également décidé de créer le « Label made in Burkina », une marque protégée par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) et qui fait la labélisation des produits burkinabè. A ce jour, cinq produits locaux sont labélisés, selon le ministère du Commerce. Il s’agit du Faso danfani, du Kôkô Donda, du chapeau de Saponé, du beurre de karité et du poulet bicyclette.
Courant novembre, un groupe de personnes physiques et morales, en collaboration avec l’Association pour le développement communautaire et la promotion des droits de l’enfant (ADC/PDE), ont organisé une collecte à travers le réseau social WhatsApp pour venir en aide à des personnes déplacées internes de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord. Comment ledit groupe a-t-il pu mobiliser les ressources à travers WhatsApp ? Comment a-t-il réussi à avoir la confiance des volontaires pour que ceux-ci contribuent ? Combien de personnes ont bénéficié de cette aide ? Pour avoir des éléments de réponse, une équipe de Radars Info Burkina a échangé avec le responsable de l’ADC/PDE, Mahomed Ouédraogo.
Pour la prise en charge et l’équipement des 50 000 nouveaux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) récemment recrutés, le gouvernement burkinabè a besoin d’environ 104 milliards de F CFA. Au nombre des canaux proposés pour recouvrer ladite somme figure l’instauration d’une taxe sur les produits de grande consommation. Une idée que rejette le Réseau national des consommateurs du Faso (RENCOF), en raison des conséquences drastiques qu’elle pourrait avoir sur les conditions de vie des populations, déjà victimes d’une inflation record dans l’UEMOA. Pour en savoir davantage, une équipe de Radars Info Burkina a échangé avec le président dudit réseau, Adama Bayala. Pour lui, un tel prélèvement pourrait aggraver la situation des Burkinabè.
Sa famille, ses amis et partenaires ont été invités à partager la joie de cette décoration à travers une réception tenue à sa chocolaterie "Chez chef André" le 12 décembre. À cette occasion, a également eu lieu la dédicace de son ouvrage intitulé "le chocolat BEAN-TO-BAR", dans lequel il détaille les différentes étapes du processus de fabrication du chocolat. L'artisan chocolatier déclare que « cette médaille vient renforcer son engagement à faire évoluer le domaine des métiers de bouche au Burkina ». Comme projet, il souhaite renforcer la capacité d'accueil du centre de formation et l'étendre au niveau national.
Il est cordonnier, personne vivant avec un handicap. Il se déplace à l’aide d’un morceau de bois qui lui sert d’appui. Il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et écope d’une peine d’emprisonnement de 18 mois et d’une amende de 500 mille francs CFA, le tout assorti de sursis.
Dans la région du Centre, la cérémonie de décoration à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso (ex-Haute-Volta) s'est déroulée à la place de la Nation à Ouagadougou. L'abnégation au travail de 148 récipiendaires, dont Léopold Lounkiéné Jean-Rodrigue Bado, vice-président du Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des Carrières (CBMGC), a été reconnue et récompensée par la nation burkinabè.
Cette détermination au travail a valu à l’intéressé sa décoration par la nation burkinabè. « C'est avec une immense satisfaction que je reçois cette distinction honorifique de la nation burkinabè. Je la dédie non seulement à toute ma famille mais aussi à mes collaborateurs. Je la dédie également à la mémoire des Forces de défense et de la sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui sont tombés », a précisé le récipiendaire.
A noter que la fête de l'indépendance a été célébrée dans la sobriété sur toute l'étendue du territoire, cela en raison du contexte sécuritaire national, marqué par des attaques terroristes à répétition avec des morts, des blessés et des déplacés internes. A cela s'ajoutent des cas de personnes portées disparues et de villages occupés par des terroristes.
A l'occasion de la 17e édition des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC), le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé un panel, le vendredi 9 décembre 2022, sur le thème "Corruption et terrorisme : Quelles perspectives ?" Plusieurs couches socioprofessionnelles ont pris part à ce panel, qui été l'apothéose de la 17e édition des JNRC, entamée le 1er décembre 2022
Le panel a été coanimé par le Pr Abdoul Karim Saïdou, enseignant-chercheur à l'université Thomas Sankara, qui a démontré que la corruption prépare les conditions d'installation et de développement de l'insécurité. Il ajoute que la lutte contre l'insécurité et la corruption ne sont pas compatibles. En effet, explique-t-il, la corruption empêche la lutte contre l'insécurité et un Etat corrompu ne peut gagner aucune guerre. Il estime en outre que la capacité à mobiliser le peuple est fonction du crédit que les populations accordent à leurs gouvernants. Issouf Ouattara, secrétaire exécutif du Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), pour sa part, estime qu'il y a un déficit de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques, particulièrement pour les ministères investis de la mission de lutte contre l'insécurité. Même son de cloche pour Constant Tandaogo Ouédraogo, contrôleur à l'Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), pour qui le mystère que renferme le terme “secret-défense” contribue à alimenter ce manque de transparence et de redevabilité. "Pourtant, c'est cette redevabilité qui va contribuer à renforcer la symbiose entre les populations et les forces de défense et de sécurité", estime le contrôleur général de police à la retraite Paul Sondo, un autre panéliste. Attiana Serge Oullon a montré enfin que tous les corps de métiers des forces militaires et paramilitaires sont infestés par le phénomène de la corruption. Ce qui, pour lui, rend caduques les politiques publiques.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé à la remise des prix de la 3e édition du concours du meilleur reportage humanitaire le vendredi 9 décembre 2022. Quatre journalistes ont été primés à cette édition dont le thème était "Crise sécuritaire combinée aux effets des changements climatiques au Burkina Faso : quel impact pour l'accès à l'eau par les populations ?" En marge de la cérémonie de remise des prix, le chef de la délégation du CICR, Laurent Saugy, a tenu une conférence de presse sur le thème de cette troisième édition. Il a appelé à cesser les violences contre les populations vulnérables.
A cette occasion, celui-ci a, entre autres, signé un accord de coopération humanitaire en faveur des personnes privées de liberté au Burkina avec le gouvernement burkinabè. C'est dire donc que le CICR compte mettre un accent particulier sur ses actions humanitaires au Burkina Faso.
Ils remportent chacun un trophée, un certificat, des gadgets et la somme de 250 000F. Les deuxièmes prix ont été remportés par Madi Ouédraogo, correspondant des éditions Le Pays à Kaya, dans la catégorie presse écrite-presse en ligne, et par Bamoni Traoré de la télévision TVZ dans la catégorie presse audiovisuelle. Ces lauréats repartent chacun avec un trophée, un certificat, des gadgets et la somme de 150 000F.
Renvoyé le 22 septembre dernier pour manque de pièces, le procès de l’ancien directeur général des Douanes Ousmane Guiro a repris ce 08 décembre 2022 à la chambre criminelle du tribunal de grande instance Ouaga II à 9h20. Mais il faudra encore attendre la prochaine session de la chambre criminelle pour statuer car le dossier a été renvoyé pour « une bonne administration de la justice ».










