Coopération-Burkina : « La France doit partir ou pas, est-ce pour autant qu’il faut faire rentrer la Russie ?» (Andrien Poussou, ancien ministre centrafricain de la Communication)
"L'Afrique n'a pas besoin de Poutine : contre le 'poutinisme', un poison pour le continent''. Tel est le titre de l’œuvre d’Adrien Poussou, ancien ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale en République centrafricaine, expert en géopolitique, éditeur et patron de média. Il a présenté l’œuvre ce 30 novembre 2022 à Ouagadougou. L'auteur y dénonce à la fois la dangerosité et la vacuité de la stratégie militariste de Poutine sur le continent ainsi que la tendance des Africains à se mêler des querelles de circonstances de certains acteurs occidentaux. Dans l'intervalle, il dresse un véritable réquisitoire contre l'incapacité de Paris à changer son logiciel sur l'Afrique, resté figé dans les rapports fixés par le Code noir : de maîtres à esclaves.
Le choix du Burkina pour la présentation de cet ouvrage pour la toute première fois s’explique d’abord par le fait que des Burkinabè ont versé leur sang en 1997 pour que la paix et la stabilité reviennent en République centrafricaine, selon l’auteur.
Ensuite, il dit être panafricaniste convaincu, croit sincèrement en l’unité africaine et se réclame de Thomas Sankara. Enfin, la troisième raison est subjective car c’est une manière pour lui d’aider le capitaine Ibrahim Traoré à réussir sa mission afin qu’on puisse reconnaître qu’en Afrique, les jeunes peuvent être compétents et réussir là où les vieux ont échoué.
L’un des sujets de l’ouvrage est la dénonciation des méthodes Poutine car l’Afrique occupe une place de choix dans la stratégie de la nouvelle Russie, explique l’auteur.
En effet, celui-ci pense que c’est pour les ressources de l’Afrique que Vladimir Poutine veut coopérer avec les Etats africains. « La France doit partir ou pas, est-ce pour autant qu’il faut faire venir la Russie ? » s’interroge-t-il.
Selon lui, ceux qui demandent à la France de partir voudraient que la Russie la remplace mais la substitution des allégeances ne pourra pas changer les problèmes que nous avons sur le continent.
Or, « nous sommes encore trop nombreux en Afrique à donner foi aux balivernes de ceux qui prétendent nous libérer du joug néocolonial alors que ces supposés libérateurs cherchent eux aussi à nous dominer », a-t-il déploré. La seule manière pour le Burkina de réussir cette lutte contre le terrorisme donc, c’est de compter sur ses propres forces au lieu de faire appel à une puissance étrangère, a-t-il déclaré. Car, « nulle ne vient relever une nation qui s’abandonne si ce n’est de la mettre à son service », a-t-il ajouté, citant Michel Joubert.
Disant être un homme averti sur le partenariat russe en fonction des expériences de son pays, Adrien Poussou entend tirer la sonnette d’alarme car, fait-il remarquer, « entre le chien qui a vu le lion et celui qui ne l’a pas vu, il y a une différence dans leur manière de courir ».
Ces mercenaires russes ne sont pas la solution, dit-il, et c’est pourquoi « il faut que les autorités burkinabè prennent toute la mesure de ce danger et qu’elles y mettent un terme » car ce n’est pas à Paris, ni à Moscou encore moins à Washington de ramener la sécurité au Burkina.
L’autre sujet abordé est « la Constitution ici et maintenant de l’Etat fédéral panafricain ».
Le dernier chapitre du livre, intitulé « Le temps est venu de changer radicalement » y est consacré. Dans ce chapitre, on peut lire : « Voici donc venu le temps des actions pour une Afrique unie et prospère. Voici venu le temps des bâtisseurs. Voici venu le temps des grandes réalisations qui changeront la vie de tous les jours des populations africaines.
Voici venu le temps des pionniers de l’avancée économique, scientifique, technologique, culturelle du continent à la suite repensée de la philosophie sociale des pères du panafricanisme. Voici venu le temps de l’action par l’intégration africaine.
Le temps pour mettre en œuvre la véritable unité africaine dans une démarche déterminée, irréversible, vers l'instauration de l'État fédéral panafricain.
Voici venue la séquence des dirigeants clairement au fait des enjeux d'un monde devenu global et qui croient fermement que la construction de l'État fédéral panafricain est une question de survie pour les populations africaines.
Voici venus pour nous, citoyens africains, d'ici et d'ailleurs (les dirigeants politiques en tête), le temps et la responsabilité de verser au débat et à l'action nos idées, nos convictions, nos moyens et notre adhésion totale aux valeurs d'entraide ainsi que de solidarité…
Voici venu enfin, et plus que jamais, le temps des dirigeants rassembleurs, intègres, imaginatifs, conscients de la nécessité de bâtir un continent économiquement fort, socialement solidaire et ouvert sur le monde ».
Par ailleurs, « il faut qu’on soit prêt à se sacrifier pour que les choses changent », a insisté Adrien Poussou.
Flora Sanou
Le 24 novembre dernier, le gouvernement a annoncé le report de la Semaine nationale de la culture (SNC) en raison du difficile contexte sécuritaire actuel du pays, de la nécessité d’une remise en état des infrastructures et des équipements, ainsi que des contraintes budgétaires actuelles. Cette décision fait suite à une évaluation de l’état des préparatifs de l’événement ainsi qu’à une rencontre entre le ministère de la Communication et les acteurs culturels le 14 novembre 2022. Suite à ce report, une équipe de Radars Info Burkina s’est entretenue avec quelques acteurs du domaine de la culture, en l’occurrence Sayouba Guiré, fondateur de la troupe Naaba Abga, et le Dr Lassina Simporé, archéologue et gestionnaire de patrimoines culturels. Ils se prononcent sur le sujet.
Le vendredi 25 novembre 2022, l’Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique-Burkina Faso (ARGA-BF) et l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite ont tenu la 2e édition du Café politique à Ouagadougou. Trois personnalités, en l’occurrence Kalifara Séré, Aboubacar Sango et Me Guy Hervé Kam, ont communiqué au cours de ce débat politique sur le thème « Quelles priorités et quelles contributions pour un retour serein à l’ordre constitutionnel ?» Il s’est agi pour ces panélistes d’identifier les priorités actuelles du Burkina en relevant les enjeux et les défis de la transition actuelle et de proposer des solutions pour un retour à l’ordre constitutionnel normal.
Il faut également faire des réformes pour que les gouvernants soient davantage responsables. « Je pense que la démocratie ne peut pas s'accommoder de présidents qui ont les pleins pouvoirs et sont malheureusement irresponsables », a-t-il affirmé.

L’évènement s’est déroulé à Liptougou, une commune de la province de la Gnagna, où une accoucheuse auxiliaire a reçu la visite d’hommes armés non identifiés, dans la soirée du 20 novembre 2022. Après l’avoir extorquée, l’un des visiteurs a agressé sexuellement la bonne dame. Joint au téléphone par Radars Info Burkina, le major du CSPS est revenu sur l’incident et l’expérience que lui et ses hommes vivent dans cette localité. Il a aussi exprimé son mécontentement du traitement que leur a réservé l’autorité, quand lui et ses collègues ont décidé de quitter les lieux.
Le dépistage comporte deux volets et concerne les femmes de 45 ans et plus, selon le professeur Madina Napon.
Au dire de cette dernière, un accompagnement est prévu sur tous les plans pour les femmes qui viendraient à être dépistées porteuses de lésions cancéreuses. « D’abord on est en rapport avec les médecins qui prennent en charge les atteintes morales du cancer. Donc il s’agira de mettre les patientes en contact avec ces médecins pour qu’ils les préparent psychologiquement. En plus de ce service psychologique, il y a le service social qui va les accompagner pour les soins éventuels si les examens confirment la présence du cancer. Nous allons intervenir après cela dans le suivi en matière d’imagerie de ces patientes », a-t-elle expliqué.
Si le dépistage révèle des lésions, la prise en charge sera précoce puisqu’elle sera faite avant la manifestation clinique du cancer, a fait remarquer le professeur Madina Napon
Ce mardi 22 novembre 2022, a comparu à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance Ouaga I, D.S., un homme âgé de 64 ans, père de 15 enfants, cultivateur en saison pluvieuse et marabout en saison sèche. Il lui est reproché des faits d’escroquerie et d’artifices avec des manœuvres frauduleuses.
Le Conseil burkinabè des mines, de la géologie et des carrières ainsi que le journal en ligne MinesActu.net ont tenu une conférence publique ce vendredi 18 novembre 2022 à Ouagadougou. Réunissant plusieurs acteurs du secteur des mines, les deux structures se sont, à cette occasion, penchées sur ce qui pourrait être des solutions aux problèmes qui assaillent le secteur des mines au Burkina Faso en raison du terrorisme.
Les guerres fratricides entre hommes politiques dans des collectivités, qui ont reçu une part énorme des ressources alors que les projets de développement n’ont pas été à la hauteur, sont des situations qui impactent le secteur. Car pour le Pr Ouaro, les conflits miniers, classés 4e au Burkina Faso et particulièrement dommageables d’après le panéliste Harouna Bambara, sont en partie liés au fait que les populations ne ressentent pas les effets de la contrepartie de l’exploitation minière sur leur développement. Le professeur trouve qu’il faut également prendre en compte les emplois indirects, qui sont 10 fois plus élevés que les emplois directs, d’après lui. « La perte d’un emploi dans le secteur minier a un impact 4 à 5 fois plus élevé que la perte d’un emploi dans le public en raison de l’importance de la différence salariale », a-t-il soutenu. Ce point de vue a été soutenu par Elie Kaboré, qui estime que le drame survenu à Inata en novembre 2021 est en partie lié à la fermeture de la mine de cette localité en 2016. Cette fermeture, selon lui, a mis au chômage plusieurs acteurs qui y intervenaient comme les sous-traitants et les employés, chose qui les expose au recrutement des terroristes. Le commissaire général de police Harouna Gildas Bambara, co-panéliste, a quant à lui indiqué que les sites miniers, source de financement pour les terroristes, sont considérés comme des points de retranchement pour ces derniers.
Le mardi 15 novembre 2022, le ministre de la Fonction publique, Bassolma Bazié, et ses collaborateurs ont tenu une conférence de presse à Ouagadougou pour donner les raisons du retard observé dans la publication des résultats des examens et concours de la Fonction publique, session de 2022. Il en était ressorti, d’une part, que la faute incombait au prestataire qui assure la gestion de la plateforme e-concours et, d’autre part, que des difficultés de scannage de certaines copies dont le ministère a la charge expliquaient cette situation.










