Multiplicité d’OSC : « Si c’est l’œuvre du gouvernement de Transition pour barrer la route aux opposants, c’est une mauvaise inspiration » (Issaka Ouédraogo)
Depuis l’avènement du MPSR (le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration), plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques de toutes les tendances ont vu le jour ; certains soutenant le gouvernement de Transition et d’autres s’y opposant ouvertement. Au cours d’une interview accordée à Radars Info Burkina, Issaka Ouédraogo, président du Centre d’information et de suivi des actions du gouvernement (CISAG), nous a livré son point de vue sur l’avènement de tous ces mouvements sur l’échiquier politique national.
Radars Info Burkina : Veuillez nous rappeler l’historique du CISAG.
Issaka Ouédraogo : Le CISAG, au départ, était le Conseil d’information et de soutien aux actions du gouvernement. Quand il a été créé en 1998, son objectif, je vous le dis en toute franchise, était d’appuyer le gouvernement dans sa démarche communicationnelle et de défendre l’image de marque du régime Compaoré et du Burkina Faso à l’extérieur.
Radars Info Burkina : On assiste, depuis la prise du pouvoir par le MPSR, à une floraison de mouvements de veille citoyenne, toutes tendances confondues. Certains soutiennent la Transition tandis que d’autres la pourfendent. Quelle lecture faites-vous de tout cela ?
IO : Cette floraison de mouvements aujourd’hui n’est pas forcément la preuve que le Burkina Faso est sur le bon chemin sur le plan démocratique. Cela ne veut pas dire que nos acquis démocratiques sont en train de s’améliorer. Je dirai même que c’est plutôt le signe d’un recul démocratique. Est-ce que vous pensez que dans ce désordre, on peut distinguer le bon grain de l'ivraie ? C’est très difficile. Il faut avouer que les organisations de la société civile sont même en train de perdre leur crédibilité, eu égard justement à leur coloration politique. Or, les organisations de la société civile sont des structures de veille citoyenne. Ce sont elles qui doivent être des arbitres entre les gouvernants en place et les partis politiques opposés au gouvernement. Mais si aujourd’hui des organisations de la société civile se muent en partis politiques, il y a maldonne quelque part. Et si cela est l’œuvre du gouvernement de Transition pour barrer la route aux partis politiques qui s’opposent à sa gouvernance, je pense que c’est une mauvaise inspiration. Le rôle du gouvernement de Transition, c’est de trouver des remèdes aux problèmes des Burkinabè aujourd’hui. Lorsqu’il y a eu le coup d’Etat, la déclaration qui a été faite par le président Damiba était que la prise du pouvoir était justifiée par l’insécurité grandissante, par le fait que le président Roch Marc Christian Kaboré n’arrivait pas à régler le problème du terrorisme. Mais aujourd’hui, nous voyons que le président Damiba n’est pas mieux que le président Roch Marc Christian Kaboré. La situation sécuritaire est même pire qu’au temps du président Roch Marc Christian Kaboré. Et je pense que c’est à cela que le président actuel et son gouvernement de transition doivent s’atteler : apporter la sécurité aux Burkinabè et non créer des mouvements pour contrer ceux-là qui critiquent leur gouvernance.
Radars Info Burkina : Tous ces mouvements étaient-ils nécessaires ?
IO : Non. En réalité, il faut qu’au Burkina Faso nous changions de comportement. Pendant l’avènement de l’insurrection et sous la transition en 2014-2015, il y a eu des mouvements qui se sont créés et on ne sait pas à quel dessein. Et nous avons vu que les bras armés même de la transition étaient les OSC. Nous sommes encore à une telle transition. Il faut que la loi s’applique pour mettre de l’ordre dans notre vie politique.
Radars Info Burkina : Vous déplorez la situation, mais y a-t-il des indicateurs qui montrent réellement que la situation s’est plus dégradée aujourd’hui qu’au temps de Roch Marc Christian Kaboré ?
IO : Les indices parlent d’eux-mêmes dans la mesure où le MPSR même a reconnu que pendant sa prise du pouvoir, le territoire n’était pas aussi affecté. De nos jours nous avons 65% de notre territoire totalement occupé ou incontrôlé par nos forces de défense et de sécurité. Plusieurs zones sont infestées par les terroristes. Bien avant la prise du pouvoir par le MPSR, toutes ces zones n’étaient pas autant infestées. Le Nord aujourd’hui, personne ne veut y aller. C’est une incertitude totale d’emprunter l’axe du Nord. La seule voie aujourd’hui qu’on puisse emprunter avec plus de sécurité c’est celle Ouaga-Koubri-Ghana. Est-ce qu’on peut alors dire que la situation s’est améliorée ?
Radars Info Burkina : Y a-t-il, à votre avis, des raisons d’être optimiste ?
IO : Oui, car nous avons le droit et l’obligation d’espérer. Il y a de l’espoir dans la mesure où nous pensons que les Burkinabè, femmes comme hommes, se battront comme il faut. Aujourd’hui il est certain qu’on ne peut pas compter seulement sur l’armée ; il faut appeler tous les Burkinabè à la lutte pour cette noble cause. C’est vrai qu’aujourd’hui, le MPSR doit être accompagné pour qu’ensemble nous réussissions cette mission car si le Burkina n’arrive pas à bouter le terrorisme hors de son territoire, c’est nous tous qui allons pâtir de cette situation.
Propos recueillis par Etienne Lankoandé
De nos jours, il est rare qu’un adepte du football n'ait pas l’application 1xbet sur son smartphone. A quoi sert-elle ? Quel est son mode de fonctionnement ? Y a-t-il des avantages à l’utiliser ? Quels sont les risques que courent les utilisateurs de cette appli ? Pour apporter des éléments de réponse à ces interrogations, Radars Info Burkina s’est entretenu avec un gérant et parieur de 1xbet et recueilli l'avis d’un simple parieur sur le sujet.
A quelques semaines de la rentrée scolaire, pas besoin d'être devin pour savoir que de nombreux parents d’élèves ont le sommeil troublé par la stressante "équation" des frais de scolarité. Radars Info Burkina est allé à la rencontre du président de l’Association des parents d’élèves (APE) du lycée privé Wend-Manegda de Ouaga 2000, Assamiyou Compaoré. Pour ce dernier, les frais de scolarité sont excessivement élevés pour les parents d’élèves. Par conséquent, il estime que l’État doit prendre ses responsabilités, mettre de l’ordre dans tout cela et accompagner tous les établissements privés, qui sont d’un grand appui au système éducatif national.
Un réseau de 8 personnes accusées de vol, de vol aggravé, de détention illégale d'armes et d’usage de faux en écriture a comparu ce 30 août au tribunal de grande instance Ouaga I. Ce groupe de malfaiteurs a pu être alpagué et déféré au parquet suite à l'interpellation d'un prévenu, D.A., pour vol de moto.

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a lancé, le samedi 27 août 2022, son opération de salubrité dite « ONEA mana-mana ». Ce coup d’envoi marque le début des opérations de salubrité de la nationale de l’eau et de l’assainissement, qui entend se conformer à cet exercice chaque dernier samedi du mois afin d’offrir à son personnel un cadre convivial de travail. Le lancement de cette opération citoyenne a été marqué par la présence du ministre de l’Eau et de l’Assainissement.
A ce lancement étaient présentes plusieurs structures et associations locales, chose saluée tour à tour par le directeur général et la ministre Maminata Traoré. « Nous ne travaillons pas seuls. Nous avons des voisins, qui sont des sociétés publiques, privées, des structures du secteur informel. Vous avez vu la forte mobilisation des femmes de la carrière de Pissy. C'est un exemple de collaboration, de synergie et de bonne entente qu'il faut promouvoir », s'est réjoui le DG de l’ONEA. A sa suite, la ministre de l’Environnement a salué la mobilisation et la structure à l’origine de l’activité. « Cette opération de salubrité est en train de devenir une activité qui fait la fierté de chacun de nous. Sortir, se donner la main, nettoyer comme le commun des citoyens, il n'y a rien de tel », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé qu’il y a toute une avenue qui a été dédiée au ministère, des villes et communes qui font la même opération et que cela est à l’honneur de tous les Burkinabè.
« Pour l'assainissement, nous avons des stations de traitement des eaux de vidange où le contenu des latrines vidangées, les eaux usées, les excreta, etc., sont collectées et amenées dans les stations de traitement des eaux de vidange. Actuellement, il y a trois qui sont en service, et nous avons-nous en projet en construire deux autres. Les études sont pratiquement bouclées et il reste la recherche des financements », a expliqué le patron de la nationale de l’eau et de l’assainissement. Et de poursuivre : « Nous avons aussi, au niveau central, le réseau d'égouts. Toutes les grandes entreprises, le grand marché, les ministères, l'hôpital Yalgado, les industries, etc., sont raccordés au réseau d'égouts et toutes les eaux usées sont drainées vers la station de Kossodo, où nous cherchons à valoriser ces eaux en produisant du biogaz pour produire de l'électricité. Donc il y a tout un cycle de transformation de la matière. » Pour l’activité du jour, il informe que les ordures seront transportées par les groupes de femmes qui s'occupent de l'entretien et du nettoyage quotidien du siège avec des camions et du matériel composite, puis dépotées à la décharge.
Les services de mobile money facilitent les envois d’argent, évitent la détention de fortes sommes par-devers soi, etc. Même si au Burkina ce secteur d’activité n'est que moyennement développé, force est de reconnaître qu’il a amélioré la qualité du « traitement » de l’argent. Cependant, les boutiques de transfert qui proposent ces services font aussi face à de multiples risques : cambriolages, transferts sur un compte autre que celui visé, etc. Quelques commerciaux nous ont confié leur quotidien.
Selon Guy Marc Bationo, un autre propriétaire de boutique de transfert d’argent, en 2017, pour un retrait de 5 000 F, c’est 35 F que l’opérateur de téléphonie donnait comme commission. Aujourd’hui, pour le même montant, c’est 20 F que l’opérateur propose comme commission avec une taxe de 3 F. « Beaucoup de choses ont changé. Mais nous ne sommes ni gagnants ni perdants », explique Martine, gérante de boutique à Ouaga 2000. A l'en croire, les montants des transactions journalières ont beaucoup augmenté avec la réduction des frais de transfert. Et pour certains comme elle qui se retrouvent dans des zones où il y a de l’affluence, les gains peuvent augmenter considérablement. En effet, confie-t-elle, c’est 3 à 5 millions de francs de transferts qu’elle peut faire en une journée. Mais, ajoute-t-elle, ce sont les propriétaires de boutiques et les opérateurs de téléphonie qui sont gagnants. Les employés, eux, tirent le diable par la queue.
Le Syndicat national des professeurs d’école (SYNAPEC) était face aux hommes de médias ce 25 août 2022 à Ouagadougou. L’objectif était « d’interpeller le gouvernement sur les inégalités que contient le nouveau statut particulier de l’enseignant et d’exiger la réparation de ces inégalités » à travers le reversement automatique et sans condition de tous les anciens Instituteurs adjoints certifiés (IAC) en catégorie B1 et de tous les Instituteurs certifiés (IC) en catégorie A3.
De plus, les enseignants recrutés sur la base du baccalauréat pour deux ans de formation seront classés en catégorie B1 et seront les supérieurs hiérarchiques d’enseignants plus anciens et expérimentés qu’eux à la fin de leur formation.
À ce propos, le coordonnateur du SYNAPEC, région du Sud-Ouest, Salifou Josias Dondassé, a même déclaré : « Cette année, nous sommes déterminés à fermer les classes, même si c’est pour faire une année blanche, si toutefois l’injustice n’est pas réparée. »










