La « garangose », de nombreux Burkinabè s’en souviennent encore. Ce néologisme typiquement voltaïque apparu en 1966 désignait à la fois la politique de rigueur financière et d’austérité instaurée par le ministre Tiémoko Marc Garango, alors « grand argentier » du gouvernement du général Sangoulé Lamizana, et l’initiateur de ladite politique.
Après le soulèvement populaire de janvier 1966 qui a renversé le régime du président Maurice Yaméogo, le Burkina Faso (ex-Haute-Volta) était en proie à des difficultés économiques. Tiémoko Marc Garango, intendant général de 1re classe des Forces armées nationales (FAN) du Burkina Faso, est alors appelé au gouvernement pour y occuper le poste de ministre des Finances.
Pour l’Institut général Tiémoko Marc Garango pour la gouvernance et le développement (IGD), qui porte d’ailleurs son nom, ce dernier « était un brillant gestionnaire très apprécié pour sa rigueur et son sens du travail bien fait et a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire économique et financière du Burkina Faso ».
Comment procéder pour relever l’économie voltaïque, alors complètement à terre ?
Le général Tiémoko Marc Garango, alors ministre des Finances et du Commerce, adopte une rigueur budgétaire et crée de nouveaux mécanismes de perception de fonds pour relever le défi de la relance de l’économie du pays.
Dans ce sens, le « grand argentier » engage plusieurs réformes dans la fonction publique afin de remettre sur les rails l’économie nationale. Au nombre de celles-ci, on peut citer la retenue à la source de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) et la réduction des bourses d’études.
Les pertes blanches sont un sujet tabou dans nos sociétés et nombreuses sont les femmes qui ignorent l’utilité ou la dangerosité desdites pertes. Radars Info Burkina s’est entretenu sur ce sujet qui touche à l’intimité féminine avec Solange Gouba, sage-femme d’Etat et responsable du service de Santé maternelle et infantile (SMI) du centre médical urbain de Ouagadougou.
Les pertes blanches, désignées par le terme médical « leucorrhées », sont des sécrétions naturelles qui surviennent généralement après les menstrues. De couleur blanche, voire jaunâtre, elles sont produites par le vagin et l’utérus. De plus, elles varient selon les périodes, d’après la sage-femme d’Etat Solange Gouba.
L’importance des pertes blanches
Toujours selon Mme Gouba, les pertes blanches permettent au vagin de s’auto-nettoyer en évacuant les cellules mortes de sa surface (muqueuse vaginale), mais aussi la sueur ou encore la « mouille » liée au désir sexuel. Elles permettent également une hydratation permanente ainsi qu’une lubrification vaginale.
La variation des pertes blanches
Les leucorrhées (terme médical employé pour désigner les pertes blanches) peuvent être physiologiques ou pathologiques. Elles sont dites physiologiques ou normales lorsqu’elles sont inodores, fluides, épaisses ou légèrement laiteuses, blanches ou jaune clair et d’aspect transparent. Elles changent d’aspect juste avant les règles. À cette période, elles ont tendance à s’épaissir, à être plus abondantes et peuvent même foncer légèrement ou devenir jaunes. Elles deviennent transparentes, fluides et abondantes 4 jours avant l’ovulation et 24h après celle-ci.
Lorsqu’une femme est enceinte, ses pertes blanches augmentent en raison du taux élevé d’hormones produites par son corps puis par le placenta. Elles sont très abondantes et fluides, si bien que certaines femmes peuvent même avoir la sensation de « mouiller » en permanence. Ces sécrétions forment un enduit blanchâtre, parfois grumeleux et souvent glaireux.
Les pertes blanches sont en revanche qualifiées de pathologiques lorsqu’il s’agit d’une infection. Dans ce cas, il est urgent pour la femme de consulter un spécialiste en matière de santé.
La nécessité d’aller en consultation
A en croire la sage-femme, des pertes blanches qui ne répondent pas aux normes susmentionnées requièrent une consultation. « Lors d’une infection vaginale (comme une mycose), les pertes blanches changent totalement d’aspect. Elles peuvent devenir très jaunâtres, rosées, voire verdâtres. Elles dégagent alors une désagréable odeur de poisson, deviennent grumeleuses, mousseuses ou crémeuses et peuvent s’accompagner de démangeaisons, de brûlures, d’irritations de l’appareil génital ou de fièvre. Si de tels symptômes apparaissent, la personne doit consulter un gynécologue afin d’être située sur la raison de ce changement d’aspect », précise-t-elle.
Quelques recommandations
Selon dame Gouba, il ne faut pas traîner avec des pertes blanches qui sont abondantes et sentent mauvais car si elles ne sont pas traitées, elles peuvent être source de stérilité. En outre, il est recommandé d’éviter de nettoyer l’intérieur du vagin, que ce soit avec de l’eau, du savon ou un gel intime. « C’est une partie fragile du corps de la femme qui n’a pas besoin d’être nettoyée, puisque l’organisme le fait lui-même. Il faut donc bannir les douches vaginales, inutiles et néfastes pour la flore vaginale. Chaque femme doit normalement consulter après chaque cycle menstruel parce que certaines ont de mauvaises pratiques d’hygiène », a conclu l’agent de santé.
L’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM) a organisé une sortie détente ce 5 août à l’espace culturel Lounga de Koubri, à la périphérie sud de la capitale. C’était aussi une occasion pour les membres de ce regroupement d’échanger sur l'apport qui peut être le leur en matière de promotion de la cohésion sociale, cela d'autant plus que le tissu social burkinabè est fragilisé.
« Notre pays est en quête de paix et de cohésion sociale ; notre association a donc pensé qu’elle pouvait apporter sa contribution à la résolution de la crise. Nous avons créé ce cadre pour déterminer le rôle de la femme dans le retour de la paix au Burkina Faso », a précisé Maïmounata Lingani, alias Maï Lingani, présidente de l’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM).
Selon ces musiciennes, même si elles ne peuvent pas prendre les armes pour aller au front comme les Forces de défense et de sécurité (FDS), à travers leurs voix elles peuvent au moins contribuer à la cohésion sociale.
Pour le Dr Guy Brou, qui a entretenu les membres de l’ABFAM sur le thème « Burkina Faso, crise sécuritaire, quel apport de l’artiste femme burkinabè ? », celles-ci, outre leurs voix, peuvent apporter leur contribution au renforcement du tissu social à travers des œuvres sociales par exemple. Le conférencier a, par conséquent, invité les artistes féminins burkinabè à l’union, chose qui leur permettra, d’après lui, d’être efficaces dans leur contribution à la paix au Burkina Faso.
La chanteuse Amity Meria, venue pour un partage d’expérience avec ses « sœurs », a, elle, soutenu que l’artiste musicienne qui s’inscrit comme défenseur d'un pays a le devoir d’être un modèle. S’inscrivant dans la même logique que le Dr Brou, elle a expliqué que sans unité, elles ne pourront rien faire de constructif. « Il faut réaliser cette vraie unité avant de vouloir contribuer à la paix dans la nation », a-t-elle affirmé. Et selon elle, le Dr Guy Brou, en agissant ainsi, pose des bases pour amener les artistes féminins à comprendre quelle peut être leur contribution à une sortie de la crise dans laquelle le pays est.
Cette sortie détente à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou a aussi été l’occasion pour l’ABFAM de mettre en terre des plants, précisément à l’espace culturel Lounga. Au nombre des essences plantées figure le colatier, un arbre qui symbolise la paix à travers ses fruits, les noix de cola.
Portée sur les fonts baptismaux en 2015, l’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM) compte près de 200 membres.
Sur le territoire burkinabè vivent plusieurs communautés étrangères. Au nombre de celles-ci figure celle ivoirienne, qui vit en parfaite harmonie avec les populations de son pays d’accueil. Certains Ivoiriens estiment que le Burkina Faso est un pays de formation, tant sur le plan social que sur celui éducatif. La Côte d’Ivoire célèbre 62 ans d’indépendance le 7 août 2022 et pour ses ressortissants, la vraie indépendance est encore loin.
« Cela fait maintenant 5 ans que je vis au Burkina Faso. C’est un pays très accueillant. Depuis mon arrivée dans ce pays avec mon époux, qui est Burkinabè, je me suis sentie chez moi », affirme Mariama Ouattara, ressortissante ivoirienne.
D’après Ezéchiel Kouassi, étudiant ivoirien, son intégration a été facilitée par ses camarades. « Nous cohabitons parfaitement avec les Burkinabè parce que nous apprenons les uns des autres. Le Burkina Faso est un pays hospitalier où la diversité culturelle est prônée », indique-t-il. Le jeune Kouassi ajoute que pour lui, la vie au Burkina Faso est une sorte de formation, tant sur le plan éducatif que sur celui social. « Ici, on gagne en maturité et en formation. Je me sens bien dans ce pays d’accueil et il y a des possibilités que je m’y installe », dit-il.
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62 ans d’indépendance de la Côte d’Ivoire, que retenir ?
De l’avis de certains ressortissants du pays d’Houphouët-Boigny, 62 ans après l’accession de leur patrie à la souveraineté internationale, le constat est triste : la terre d’Eburnie, à l’instar d’autres pays africains, n’est pas véritablement indépendante. Selon Mariama Ouattara par exemple, Ivoirienne, quand un pays est dans la dépendance économique, c’est qu’il est aussi dépendant dans les autres domaines. « Nous pouvons exploiter nos propres richesses et financer les projets du pays. Au lieu de cela, on laisse des étrangers venir piller nos richesses et nous laisser seulement des miettes. Et ce sont eux qui imposent leur volonté. Ce n’est pas cela, être un pays indépendant », fulmine-t-elle.
Au Burkina Faso, on ne peut plus nier l’existence de la société civile. Depuis l’insurrection de 2014, on assiste à la création d’Organisations de la société civile en continu. Ces OSC sont le plus souvent composées de jeunes qui sont engagés dans leurs communautés. Réunies en collectif, elles ont décidé de s’impliquer dans la lutte contre l’hydre terroriste. Pour le secrétaire adjoint du Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso », les jeunes sont prêts à aller sur le terrain, mais ils attendent une autorisation des autorités et une formation adéquate.
« Nous sommes prêts à aller sur le terrain et à soutenir les FDS dans tous les domaines », a affirmé Souleymane Zongo, secrétaire adjoint du Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso». Le Collectif confie que les jeunes des 13 régions sont déjà mobilisés et n’attendent que le quitus du gouvernement pour s’engager pleinement dans la lutte contre le terrorisme. « Nous sommes disposés à nous déployer sur le terrain pour évaluer les besoins des FDS. Même si c’est pour aller aider à cirer les chaussures des militaires, nous pensons que c’est de l’aide », a indiqué Souleymane Zongo, secrétaire adjoint du Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso».
Il ajoute : « Si les FDS manquent de ressources humaines pour lutter contre le terrorisme, nous devons les appuyer. Aller aider les militaires au front, ce n’est pas seulement prendre les armes, mais si notre implication nécessite qu’on prenne les armes, on le fera. »
S’engager avec l’approbation des autorités
Pour sa participation légale à la lutte contre le terrorisme, le Collectif a entrepris des démarches auprès des autorités pour obtenir leur approbation.
Souleymane Zongo a fait savoir qu'ils « peuvent s’engager comme les VDP l’ont déjà fait, mais n’oublions pas que c’est suite à un appel qu’ils sont allés se faire s’enrôler. Donc si le gouvernement lance un appel à s’enrôler, nous pensons que beaucoup seront volontaires. On ne peut pas s’engager sans autorisation préalablement parce que sur le terrain, l’armée pourrait nous confondre à l’ennemi».
D’après le Collectif national des organisations de la société civile « Sauvons le Burkina Faso», ses structures dans les 13 régions du pays ont déjà mobilisé des jeunes et ces derniers n’attendent plus que leur formation.
Le directeur régional de l’ONEA du Centre, Barnabé Millogo, a tenu un point de presse ce mercredi 3 août 2022, au cours duquel il a donné des explications sur les perturbations en matière d'approvisionnement en eau potable qui affectent certains quartiers de Ouagadougou. Selon le DR, cela est imputable à un problème technique survenu à l’usine de traitement d’eau de Ziga. Toutefois, il assure que cette difficulté est prise en charge pour une solution rapide.
« Depuis quelques jours, des abonnés de l'ONEA (NDLR : l’Office national de l’eau et de l’assainissement) comme les résidents de Bassinko, Yagma, Rimkiéta, Nagrin, etc., ressentent des perturbations dans l'approvisionnement en eau potable », a déclaré d’entrée de jeu le directeur régional du Centre. Et de poursuivre : « Ce sont des impératifs techniques que nous avons eus à la station de traitement de Ziga, malgré les opérations de maintenance préventive, qui sont à l’origine de ces désagréments. »
Pour comprendre le problème et tenter d’y remédier, des équipes ont été immédiatement déployées, à en croire le DR, qui ajoute que c’est justement le travail desdites équipes qui permet d'envoyer de l'eau à Ouagadougou pour assurer le minimum en matière de distribution d'eau potable, surtout dans les zones sensibles telles que les hôpitaux et les quartiers qui sont les plus défavorablement desservis. Il a précisé que compte tenu des nombreux déficits enregistrés, l'eau n’arrive pas à monter dans les châteaux. C’est pourquoi ceux qui résident dans des zones un peu élevées n'ont pas d'eau. « Ce que nous faisons, c'est aller manœuvrer dans le réseau pour permettre de prendre l'eau dans les zones basses et de la canaliser avec le peu qui entre dans les châteaux pour pouvoir la réorienter vers les zones élevées », a-t-il expliqué.Le traitement de l'eau consiste à prélever ledit liquide dans le barrage et à lui faire subir un traitement pour le rendre potable. Après quoi, l’or bleu est convoyé vers Ouagadougou et c'est la station de dispatching qui dessert les différentes zones. Le directeur régional a précisé que la station de dispatching n'a pas de problème et que c'est à l'usine de traitement d'eau qu'il y a le souci technique. Il déplore aussi que ceux qui sont dans des zones favorables fassent des provisions parce que, selon lui, c’est au détriment de ceux qui sont dans les zones défavorables. « Mais, assure-t-il, les premiers résultats de l’équipe d'experts commise au niveau des stations ont permis d'envisager une amélioration notable de la situation d'ici la fin de la semaine. »
Le directeur régional du Centre a, une fois de plus, présenté les excuses de l'ONEA pour les désagréments que cette fâcheuse situation occasionne aux consommateurs et invité ceux qui sont dans les zones défavorables à avoir le réflexe de faire des provisions d'eau en attendant un retour de la situation à la normale.
I.M. a attrait S.I. en justice pour abus de confiance. L’affaire a été jugée par le tribunal de grande instance Ouaga I ce 2 août 2022. D'après le plaignant, lui et S.I. auraient conclu un marché de livraison d’un camion de marque Mercedes Benz d’un montant de 11 millions F CFA. Il aurait versé 8 millions de francs FCFA comme avance et le camion devait lui être livré dans un délai de 40 jours. Mais jusqu’à présent, ni ledit camion ne lui a été livré ni l’acompte versé ne lui a été restitué.
I.M. a contacté S.I. pour l’achat d’un camion Mercedes Benz mais tout ne s’est pas passé comme prévu.
S.I., devant le tribunal, reconnaît avoir conclu le marché d’achat du véhicule. Il soutien que l’argent a été perçu en son nom par M.O. devant un huissier et transféré à S.D. qui vit hors du pays. Ce dernier était chargé d’envoyer le camion.
A la barre S.I. explique que S.D. lui a envoyé une photo disant que le véhicule était à Lomé et qu’il aurait des difficultés pour le transit. « Il m’a dont dit qu’il avait besoin d’argent et qu’on pouvait prendre encore 1 million chez I.M. et j’ai pris cet argent et l’ai remis au cousin de S.D. qui s’est chargé de transférer la somme », dit-il.
Malgré ce nouveau transfert d’argent, le véhicule n’est pas encore arrivé alors que Derra assure qu’il est bien à Lomé. Pour en avoir le cœur net, S.I. s’est rendu à Lomé. Au port, il a montré les vidéos et l’immatriculation que S.D. lui avait envoyées mais ils n’ont pas trouvé de véhicule de ce type.
L’accusé porté plainte à son tour
Il a donc, à son tour, porté plainte contre S.D. et l’huissier qui était témoin de l’encaissement des 8 millions par le cousin de S.D.
Pris au piège dans cette affaire, S.I. se propose de rembourser I.M. en commençant par lui verser la somme de 2 millions de francs FCFA. Pour l’avocat du plaignant I.M., si S.I. n’avait pas pris les 8 millions, il ne se serait pas mis à rembourser 2 millions. Il estime que le camion devait rapporter par jour 85 mille. De ce fait, il réclame, en plus des 6 millions, 1 millions 500 mille francs au titre des dommages et intérêts.
Pour le procureur, il y a effectivement eu un contrat de vente entre I.M. et S.I. et M.O. également a reconnu avoir transféré les 8 millions à S.D., qui se trouve en Allemagne mais, S.I. n’a encaissé aucun kopeck sur les 8 millions de F CFA. « C’est vrai qu’il a pris l’engagement de livrer le camion et de faire encaisser l’argent par M.O. en son nom parce qu’il avait l’assurance que le camion allait être livré avant les 40 jours et même que des photos du véhicule lui ont été envoyées. Si le camion n’a pas été livré jusqu’à ce jour, on peut dire que S.I. est une victime parce qu’on lui a envoyé des photos disant que le camion était à Lomé. Ce dernier a raison d’avoir déposé plainte contre S.D.», a-t-il affirmé.
Le procureur a conclu qu’aucun fait de dissipation ne pouvait être requis contre S.I. et demandé aux juges de le relâcher pour infraction non constituée.
Pour l’avocat de l’accusé S.I., il est vrai que ce dernier n’a pas agi en professionnel et cela ne fait pas de lui un délinquant. Il était un intermédiaire de commerce. De ce fait, d’après lui l’infraction d’abus de confiance n'est pas constituée.
S.I., lui, a demandé pardon et invité le tribunal à se saisir de l’affaire, précisant que S.D. est aussi recherché par Interpol pour avoir détourné plus de 85 millions de francs F CFA. « Il y a plus de 6 véhicules qu’il n’a pas livrés et je suis en train de rembourser pour deux véhicules », a indiqué S.I.
Le délibéré a été renvoyé à une date ultérieure par le tribunal.
Le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à Bamako par les autorités de la transition malienne. Cette arrestation semble créer une tension diplomatique entre les deux pays, si bien qu’on ne peut s’empêcher de se demander si cette situation n’aura pas des répercussions sur l’économie de ces deux pays. A ce sujet, Radars Info Burkina a rencontré le directeur de publication du journal L’Economiste du Faso, Abdoulaye Tao, le vendredi 29 juillet 2022 à Ouagadougou. Il donne sa lecture de la situation.
Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire entretient d’importantes relations commerciales, de transit et sur le plan du transport routier avec le Mali. En effet, la Côte d’Ivoire reçoit par mois plusieurs centaines de camions chargés de moutons et de petits ruminants.
Selon le DP de L’Economiste du Faso, le Mali est un grand importateur et il n'a pas de port, donc en cas de crise cela créera forcément des préjudices. Pour la terre d’Eburnie, ce sera sans doute un coup dur pour ce qui est du transit sur son corridor ou concernant tout le fret afférent au transit des marchandises, le magasinage…
Pour Abdoulaye Tao, c’est un incident diplomatique mais aucun des deux pays n’a intérêt à ce que cette crise s'accentue et débouche, par exemple, sur une fermeture des frontières car si cela arrivait, ce sont tous les deux Etats qui seraient pénalisés.
<<Le Mali vient de sortir d’une crise de sanctions de la CEDEAO et s’il doit refermer une de ses frontières à peine ouverte, ça ne l'arrangera pas. Il a besoin de souffler. Les sanctions économiques n'arrangent aucun des deux pays. Le Mali a beaucoup à perdre car la Côte d’Ivoire est son important partenaire en termes d’échange. En effet, elle absorbe 35,9% des exportations d’animaux vivants. En ce qui concerne les importations dans l’espace UEMOA, celles communautaires du Mali mettent en évidence le Sénégal et la Côte d’Ivoire comme principaux fournisseurs. Les parts respectives de ces deux pays dans les importations communautaires du Mali sont de 45,5% et 35,4% en 2020, après 51,7% et 30,8% en 2019, précise le document de la BCEAO>>, souligne notre interlocuteur.
Toute la CEDEAO avait fermé les frontières et la Côte d’Ivoire était un des grands corridors du Mali au moment où la CEDEAO avait demandé de fermer les frontières mais le Mali a survécu. Ainsi, peut-il craindre de tenir face à la Côte d’Ivoire seule ?
<<S’il y a fermeture de route ça va coûter au Mali car ça va lui revenir cher avec le corridor pour transporter ses marchandises. Tous ceux qui se sont précipités sur le corridor Abidjan-Bamako vont se réorienter ailleurs alors, des frais supplémentaires s’ajouteront, chose qui n’arrangera aucun des deux pays, surtout pas la Côte d’Ivoire qui est un pays côtier. Elle irrigue le Burkina Faso et le Mali donc ils ont intérêt à ce que les camions de ces deux pays viennent chercher les marchandises et créent des frais de route et de douane où il y a un certain nombre de taxes à payer. Théoriquement, les échanges profitent à deux pays. Maintenant, ce sont des volontés politiques, un des deux pays peut accepter de perdre et fermer ses frontières pour faire mal à l’autre de sorte qu’il accepte les conditions. Cependant ces deux pays n’en ont pas besoin mais comme c’est politique, les pays préfèrent souvent assumer les conséquences>>.
Au regard de toutes ces conséquences que cette tension pourrait créer sur l’économie des deux pays, M. Tao pense qu'ils éviteront d'en arriver là et que c’est même une aubaine pour clarifier les missions de la MINUSMA.
<<En réalité, le Mali tient une occasion de clarifier un certain nombre de choses au sein de l’armée, notamment les missions et les contingents de la MINUSMA. Ses dirigeants ont saisi l’occasion pour essayer d’avoir le maximum de clarté possible parce que c’est un pays en guerre et on sait qu’il y a beaucoup d’intérêts en jeu. Ce n’est pas que le Mali soupçonne la Côte d’Ivoire d’un coup d’Etat mais je pense qu’ils ont là un moyen de pression sur les Ivoiriens pour que et l’ONU et la Côte d’Ivoire clarifient un peu de ce qu’elles font au sein de la MINUSMA>>, a-t-il conclu.
L’année scolaire 2021-2022 a été marquée par des perturbations sécuritaires ayant fait environ 4 mille écoles fermées, 7 cent mille élèves impactés et plus de 20 mille enseignants touchés. Malgré ces difficultés, les examens scolaires se sont déroulés et on enregistre un taux global élevé de réussite.
Pour Souleymane Badiel, secrétaire général de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l'éducation et de la recherche (F-SYNTER), le corps enseignant et les élèves sont restés résilients durant l’année scolaire 2021-2022. La preuve en est que les taux nationaux de réussite aux examens ont connu une hausse par rapport à ceux de l’année scolaire 2020-2021. Ainsi, le BEPC connaît le taux de croissance le plus élevé qui est de 13,78%, suivi du CAP et du BEP avec une hausse de 6,34%. Le CEP, lui, enregistre un taux de croissance de 3,84% et le baccalauréat une augmentation de 3,33% du taux de réussite.
Selon le SG de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l'éducation et de la recherche (F-SYNTER), « les taux de succès sont meilleurs que ceux de l’année précédente et il faut s’en réjouir car cela est à l’honneur de l’ensemble des acteurs du système éducatif ; c’est le fruit du travail à la fois des apprenants, de leurs formateurs et de la gestion qui a été faite du système éducatif. »
Il ajoute que de façon générale, cette année scolaire est totalement différente de celle de 2020-2021, car il y a eu moins de perturbations et beaucoup plus de sérénité de l’ensemble des acteurs qui ont été présents de bout en bout pour faire leur travail d’éducateurs.
Ces taux élevés de réussite, toujours selon M. Badiel, sont le fruit d’un travail constant. « Il faut retenir que ces résultats montrent que dans l’ensemble, les acteurs ont travaillé à ce que les examens se fassent malgré ce contexte et c’est une bonne chose qu’on ait atteint ce résultat », a-t-il souligné.
Ces résultats sont meilleurs par rapport à ceux de la précédente année scolaire, certes, mais des efforts doivent être faits à tous les niveaux pour améliorer ces performances scolaires.
« On peut atteindre de meilleurs résultats, mais cela passe par la prise de mesures pour l’amélioration des conditions de travail, de vie à tous les niveaux et de la gouvernance de notre système éducatif », a conclu le SG de la F-SYNTER, Souleymane Badiel.
Des braquages ont eu lieu les 22 avril, 7 juin, 24 juin et 14 juillet 2022 sur la route nationale 1 (RN1), c’est-à-dire celle reliant Ouaga à Bobo. Ce phénomène inquiète plus d’un. Radars Info Burkina est allé à la rencontre du directeur des opérations des sociétés Transport continent Afrique (TCA) et Transport confort voyageurs (TCV) ce 28 juillet 2022 pour s’imprégner des mesures qui ont été prises par ces sociétés pour sécuriser leurs passagers.
Le Burkina Faso, comme plusieurs autres pays de la sous-région, est confronté à une insécurité depuis quelques années. Cette insécurité se matérialise par des attaques terroristes, ainsi que des attaques à main armée. Ces braquages se multiplient sur les routes, notamment la Route nationale no1 du Burkina Faso, l’axe reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, créant la psychose chez les voyageurs.
Cette situation n’est pas sans conséquences sur les sociétés de transport. En effet, selon le directeur des opérations des sociétés Transport continent Afrique (TCA) et Transport confort voyageurs (TCV), le taux de remplissage des cars a chuté. Cela se justifie par le fait que ce sont les élèves et les étudiants qui voyagent le plus en cette période de vacances et au regard de l’insécurité routière, nombreux sont les parents qui ne laissent plus partir en voyage leurs enfants pendant les vacances.
En outre, les intentions de voyage ont baissé, chose qui joue sur les départs du matin. « Le nombre de voyages a diminué. Par jour, nous perdons un voyage dans la matinée. Comme jusque-là les braquages ont eu lieu dans la matinée, les passagers ont peur d’emprunter les cars du matin », a indiqué M. Coulibaly.
Pour sécuriser les usagers face à ce phénomène, des patrouilles sont faites par les forces de défense et de sécurité sur ce tronçon. La compagnie Transport confort voyageurs (TCV), quant à elle, a pris des mesures de renforcement des contrôles. Il s’agit de connaître les identités complètes de tous les voyageurs avant tout voyage. « Tous les passagers sont enregistrés sur présentation de la CNIB, du passeport ou de la carte consulaire afin qu’en cas de problème, nous puissions repérer les concernés », informe le directeur des opérations de TCA et TCV. A cela s’ajoutent la fouille des bagages avant l’embarquement ainsi que celle des passagers avant l’accès au bus. Par ailleurs, les bus qui prennent cet axe la nuit sont accompagnés par un service de sécurité. Des mesures sont toujours en cours pour davantage sécuriser les passagers, à en croire ce dernier.