Justice : Issoufou Dem condamné pour diffamation à 2 mois de prison et 250 000 FCFA d’amende, le tout assorti de sursis
Le verdict du procès qui opposait Issoufou Dem au colonel Sita Sangaré, ancien président de la Fédération burkinabè de football (FB
F), est tombé ce jour 28 juin 2022 au Tribunal de grande instance Ouaga I. Reconnu coupable de diffamation, le premier cité a écopé de deux mois de prison et d’une amende de 250 000 FCFA, le tout assorti de sursis.
Le parquet avait requis contre le prévenu Issoufou Dem une peine d’emprisonnement de 3 mois et une amende d’un million de francs CFA, le tout assorti de sursis, dans l’affaire qui l’opposait à l’ancien président de la FBF, le colonel Sita Sangaré, mais ce 28 juin, en délibéré, le tribunal en a décidé autrement. Ainsi Issoufou Dem a écopé, en définitive, d’une peine d’emprisonnement de 2 mois et d’une amende de 250 000 F CFA, le tout assorti de sursis, pour avoir été reconnu coupable de diffamation sur la personne de Sita Sangaré, ci-devant président de la Fédération burkinabè de football (FBF).
A noter que les avocats des deux parties n’étaient pas présents à l’audience du jour. Après le verdict, le président du tribunal a notifié à Issoufou Dem qu’il a 15 jours pour faire appel s’il n’est pas satisfait du verdict.
Rappelons qu’Issoufou Dem avait été accusé par le colonel Sita Sangaré d’avoir tenu des propos diffamatoires sur sa personne par le truchement d’un enregistrement audio diffusé sur une station radio de la place.
A la barre le 14 juin dernier, M. Dem a reconnu avoir publié ledit audio dans un groupe WhatsApp des supporters de l’équipe nationale et non sur une station radio. Il avait soutenu que son acte était guidé par la bonne cause : préserver l’intérêt général de la fédération.
Selon ce dernier, M. Sangaré, le plaignant, serait celui-là même qui a fait parvenir Lazare Banssé à la tête de la fédération burkinabè de football. Et M. Banssé, dans l’exercice de ses fonctions, avait fait partir certaines têtes de la FBF.
Cette façon de faire de l’actuel président de la fédé n’aurait pas été du goût de M. Sangaré, selon l’accusé. Ainsi, l’objectif de Sita Sangaré, selon l’accusé, était de faire partir Lazare Banssé. «Il m’a demandé de m’impliquer pour faire partir Banssé car les idéaux de ce dernier sont loin d’être des idéaux de football», avait révélé l’accusé qui s’était expliqué devant le juge le 14 juin 2022.
Des explications que le ministère public avait rejetées, avançant qu’Issoufou Dem avait publié des allégations à l’égard de Sita Sangaré, notamment des propos diffamatoires qui portent atteinte à sa personne. Il avait réfuté également l’explication de M. Dem selon laquelle tout a été fait pour l’intérêt général. Pour le procureur, Issoufou Dem aurait dû interpeller M. Sangaré pendant leurs échanges, au lieu de faire une publication dans un groupe WhatsApp.
Me Prosper Farama, conseil d’Issoufou Dem, avait réclamé des preuves à la partie civile, preuves qui montreraient que son client était effectivement responsable de la diffusion de cet audio sur une station de radio.
La partie civile, lors des débats, avait réclamé à l’accusé 1 F symbolique pour fait de diffamation portant préjudice, un emprisonnement conformément aux textes en vigueur et le remboursement de la somme d’1 500 000 FCFA utilisée pour la procédure judiciaire.
Flora Sanou
Au Burkina, le secteur de la téléphonie mobile est un oligopole. Ce qui réduit la concurrence dans le secteur et contraint les clients à garder leurs abonnements, même en cas de préjudices. Radars Info Burkina s’est intéressé aux messages que ces réseaux envoient à leurs abonnés. Quels types de messages envoient-ils ? Comment les abonnés vivent cette situation ? Sont-ils d’accord avec la pratique ? Voilà les questions que nous avons adressées à nos interlocuteurs, dont la plupart sont du monde estudiantin.
En tentant de dénombrer avec eux, nous avons relevé le 888, Telecel et Clientèle comme canaux d’alertes messagerie pour Telecel Faso. Pour Moov Africa c’est le 1102, le 1100, Moov-Info, Moov Money, Nanan, le 1126, etc. Concernant Orange Burkina, l’on retrouve plus de vingt canaux. On peut citer le 3416, le 432, le 433, le 115, le 147, le 103, le 777, le 337, le 232, le 311, le 328, le 248, le 242, le 314, le 334, le 530, le 282, le 321, BONUS, ORANGE et CHOCO. Et journellement, c’est une dizaine d’entre ces canaux que le réseau emploie selon nos interlocuteurs
Autre chose qui révolte notre interlocutrice, ce sont les appels émis par ces réseaux. Elle confie en avoir été victime une fois. « C’était l'année dernière, raconte-t-elle. J'étais à la recherche d'emploi et j’avais mes dossiers déposés un peu partout. Un jour je reçois l’appel d’un 25. J'ai essayé de décrocher mais c'est vite coupé. J'ai commencé à paniquer et pendant une semaine j’ai tenté de les rappeler en vain. Heureusement pour moi, un autre jour je reçois l’appel du même numéro. Je m’empresse de décrocher et je constate que c'était le réseau. Sur place, je voulais gifler la personne qui était à l’autre bout du fil. Parce que pendant plus d’une semaine j’ai été dans le traumatisme à cause d’eux ». Pour Eustache Zoungrana, ce sont les heures et les fréquences d’envoi des messages qui lui portent préjudice. « Parfois à une heure tardive mon téléphone me réveille, juste à cause d’un message du réseau ». Madame Sawadogo, une fonctionnaire du public, ajoute qu’il y a des gens qui ratent des messages importants à cause de ce tapage publicitaire. Et Yarbanga Patinré, étudiant en deuxième Allemand, d’enfoncer le clou en ces termes : « Ils (les réseaux ndlr) dérangent trop. Ce sont eux qui n'ont pas une bonne qualité de réseau, c'est encore eux qui embêtent les gens. »
La plupart de nos interlocuteurs ont des griefs contre Moov Africa, mais encore plus contre Orange Burkina. La raison est toute simple : c’est, à leur avis, le réseau qui fait le plus de matraquage publicitaire. « Il faut qu’Orange et Moov diminuent le nombre de messages qu’ils envoient par jour », peste dame Sawadogo. Elle propose à ces derniers de cibler les centres d’intérêt des abonnés. « Lorsqu’on t'envoie le même message depuis plus d’un mois et que tu n’y réagis pas, c'est que ça ne t'intéresse pas. Et il faut arrêter de harceler la personne », a-t-elle soutenu. Sali Kaboré propose auxdits opérateurs téléphoniques de créer des applications ou des sites où ils mettront toutes leurs offres promotionnelles et publicitaires. Ce qui, selon elle, va permettre de réduire considérablement le nombre de messages envoyés aux abonnés.
Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a pris part ce samedi 25 juin 2022 à Ouagadougou à l’opération « mana mana ».
Par ailleurs, il a invité tous les citoyens à unir leurs forces pour le succès du pays. «Quand un peuple est uni, il est appelé à réussir. Nous réussirons en étant mobilisés», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «Nous savons que si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis qui se posent à la nation. »
La nuit du 21 juin 2022 a été troublée par des tirs au centre-ville de la capitale burkinabè. On a ensuite appris qu’il s’agissait d’un incident survenu à la base aérienne 511 et ayant entraîné la mort de deux personnes. Le lendemain 22 juin, un communiqué du parquet militaire situant l’opinion sur les faits a expliqué qu’un véhicule s’était retrouvé dans le dispositif des éléments de sécurité et malgré les tirs de sommation, celui-ci continuait à avancer vers le poste. La sentinelle a donc été obligée d’ouvrir le feu sur ledit véhicule. Les avis sont partagés sur ce drame. Pour certains, la logistique de protection des zones rouges doit être revue ; pour d’autres, les Ouagavillois doivent prendre conscience que la situation sécuritaire du pays est particulière et savoir se comporter en conséquence.
Il explique qu’il y a des zones rouges où quand quelqu’un décide de s’aventurer il verra les pneus de son engin détruits entièrement. « Nous ne savons pas ce qui s’est réellement passé, mais je me dis qu’il fallait viser les pneus du véhicule après les tirs de sommation. La dame a certainement paniqué et ne savait plus par où aller », a-t-il ajouté.
De l'avis de Berthé Famara, la présence des casernes militaires en ville doit être revue. Nicolas Nikiéma, quant à lui, pense que toute zone stratégique doit être protégée et c’est aux populations de tout faire pour respecter les mesures de sécurité, même si par moments de tels incidents peuvent survenir. « C’est une situation vraiment triste et déplorable, mais il faut garder à l'esprit que le pays fait face à une situation sécuritaire difficile et si on était à la place des militaires, on aurait très certainement eu la même réaction. Néanmoins, les forces de sécurité devraient essayer de revoir les choses et de trouver des moyens pour alerter les usagers qui se trompent d’itinéraire, car une telle méprise peut arriver à n’importe qui», a-t-il affirmé.
Comment sortir d’une actualité anxiogène comme les attaques terroristes pour parler d’autres sujets ? C’est à cet exercice que je voudrais me prêter. 2020, crise Covid ! 2022, crise en Ukraine ! Deux crises successives pour ouvrir les yeux aux Africains. Hélas, nous n'avons toujours pas compris. Ces deux crises ont un dénominateur commun. Elles révèlent la très forte fragilité des économies africaines. Elles nous montrent notre trop forte dépendance alimentaire vis-à-vis de la production agricole en provenance de l’étranger. Or, tous les indicateurs démontrent que l’Afrique peut bel et bien s’en sortir, si elle organise mieux son agriculture. Nous disposons des plus grandes superficies de terres arables. Selon la FAO, le continent africain compte près de 600 millions d’hectares de terres non cultivées, soit 60% du total mondial.
Si l’on s’en tient au rapport précité, le Burkina Faso a bel et bien la capacité de s’autosuffire au plan de la production rizicole. Selon le même rapport « le riz produit localement peut avoir une valeur nutritionnelle bien supérieure à celle du riz blanc importé, en termes de fibres, de vitamines, de minéraux et d’antioxydants […] ».
Pourquoi continuer de sous exploiter tous les aménagements hydroagricole acquis à coups de centaine de milliards sous forme de dette ? Je pense à Bagré, au Sourou, à Samandeni, pour ne citer que les plus célèbres.
Ouagadougou est une ville exigeante en matière d’obligations professionnelles. En plus du boulot, il faut trouver du temps pour la famille, particulièrement pour les enfants. C’est à cela que servent les garderies. Radars Info Burkina est allé à la rencontre de certains parents pour constater les palliatifs à la fermeture des garderies à Ouagadougou. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela constitue un véritable casse-tête pour certains géniteurs.
Contrairement à dame Bandré, Sibdou Évelyne Ilboudo est une ménagère. Comme activité rémunératrice, elle vend du jus de petit mil et du jus de gingembre à Balkuy. Elle est mère de cinq enfants qu’elle a scolarisés, à l’exception du benjamin qui est encore un nourrisson. Pour ces vacances, elle s’est débrouillée pour placer ses enfants en âge de travailler afin qu’ils apprennent chacun un métier. Quant aux tout-petits, elle les garde à ses côtés avec ce que cela comporte comme risques de perturbation de son marché. Sa voisine Alizéta Tapsoba, quant à elle, ne sait pas encore où mettre ses enfants. Elle dit être à la recherche d’une occupation au moins pour sa fille de 15 ans, nouvellement brevetée du premier cycle. Les vacances paraissent alors la période la plus difficile pour ces deux femmes. « Les enfants ne peuvent pas être laissés seuls à la maison, c’est risqué. Pourtant en période de cours, les parents n’ont pas à se faire de souci. En plus avec les cantines scolaires, c’est beaucoup plus économique parce que les enfants mangent à midi à l’école», explique Alizéta Tapsoba.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou le mercredi 22 juin 2022 en séance ordinaire de 09h00mn à 16h32mn sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Henri Sandaogo Damiba, président du Faso, président du Conseil des ministres. C’est à cette occasion que Mahamadé Amos Zong-Naba a été nommé Directeur général du Centre de gestion des cités au titre du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat (MUAFH).
En rappel, le Centre de gestion des cités (CEGECI) est une société d’État burkinabè de promotion immobilière avec un capital social de 5 350 000 000 FCFA.
« Nos clients apprécient nos produits. Je suis à côté du marché et quand certaines personnes sont épuisées d’avoir travaillé toute la journée, elles viennent prendre des remontants ici », affirme Amidou Ilboudo.
A la question de savoir pourquoi il préfère ces médicaments-là à ceux vendus en pharmacie, notre interlocuteur répond que c’est parce qu’il les trouve efficaces et moins chers. « Il y a des comprimés qui traitent plusieurs maux à la fois, donc on n’a pas besoin d’acheter beaucoup de produits différents », dit-il.
Au Burkina Faso, il y a un manque d’éducation routière. La manière dont les usagers circulent laisse percevoir une non-maîtrise ou une méconnaissance des règles de la circulation. Les conséquences de cette non-maîtrise sont désastreuses : accidents récurrents. Plus de 1 000 personnes perdent la vie par an à cause des accidents de la route, selon les statistiques de l'ONASER. 80% de ces accidents sont liés aux comportements des cyclistes, motocyclistes et automobilistes. Au regard de tout cela, l’association « Zéro goutte de sang sur la route » est née en vue de promouvoir la sécurité routière, le civisme et la citoyenneté responsable.
L’association, qui a eu deux ans le 21 juin 2022, donne des motifs de satisfaction eu égard à ses résultats, toujours selon son SG, qui précise : « Grâce à la sensibilisation que nous faisons sur la plateforme numérique dénommée ‘’circulation de Ouaga’’ et aux activités que nous menons sur le terrain, il y a un changement de mentalité. Le port du casque devient de plus en plus une habitude de la population. Sur 10 usagers, 3 ou 4 le portent et c’est une satisfaction morale pour les membres de l’association. »
Pour lui, la génération actuelle n’a pas une éducation routière conséquente, donc il faut travailler à ce que celle future soit une jeunesse plus consciente, civique et responsable. Les accidents de la route ne sont pas une fatalité car, souligne-t-il, « si les usagers respectaient le Code de la route, on éviterait beaucoup d’accidents».
Des pages sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, ont publié ou relayé ceci le mardi 21 juin 2022 : « Recevez le tout nouveau cargo de l'homme incontournable du Burkina Faso, le magnat du BTP d'Afrique de l'Ouest », avec en illustration des photos montrant le président-directeur général du Groupe EBOMAF à côté d'un avion-cargo.










