Éducation/CEP 2022 : Les candidats du centre de Wayalghin « A » vont à la conquête de leur premier diplôme
C’est ce mardi 7 juin 2022 qu’ont débuté sur le territoire burkinabè les épreuves du Certificat d’études primaires (CEP). Ce sont des milliers d’élèves du Cours moyen deuxième année (CM2) qui vont à la conquête du premier diplôme de l’enseignement primaire. Dans la capitale Ouagadougou, le centre de Wayalghin « A » est l’un de ceux composant le jury 5, avec un effectif de 388 candidats. Pour ce premier jour de composition, certains enfants étaient accompagnés de leurs parents. On remarquait aussi la présence de certains fondateurs d’écoles, venus soutenir leurs élèves.
Plus tôt, avant l’accès aux salles de classe, la plupart des élèves affichaient leur sérénité. Ils nous ont confié que les dernières révisions ont été faites et qu’ils sont prêts à « affronter » les épreuves. « Avec les parents, nous avons fait beaucoup d’exercices ; je pense que je suis prête pour les épreuves et je n’ai pas peur », nous assure Leila Sawadogo, une jeune candidate. Certains parents ayant accompagné leur enfant se disent confiants quant à sa réussite.
Arnaud Sawadogo est venu accompagné de sa mère, Awa Sawadogo. Elle affirme avoir suivi le jeune écolier tout au long de l’année et affiche son optimisme. « Pendant l’année scolaire, je l’assistais dans ses exercices et ses devoirs. Je connais son niveau et je peux dire que pour le CEP, c’est une simple formalité. L’enjeu, c’est surtout l’entrée en 6e», affirme Dame Sawadogo.
Vincent Samanté, un autre parent d’élève, affiche la même assurance : « Je suivais ses moyennes au cours de l’année et il n’a pas eu de difficultés aux différents examens de sa classe. Il a toujours fait partie des 10 premiers. Je pense qu’il est prêt pour l’examen et je suis confiant. »
Jean Georges Sanogoh, fondateur de l’école primaire Annie Simone Sanogoh, est présent aux côtés de ses élèves pour superviser et s’assurer que tous sont présents. « Nous avons suivi de façon rigoureuse les élèves et j’avoue que nous sommes plus anxieux qu’eux. Ces 15 derniers jours nous avons fait du bachotage pour combler les dernières lacunes », a-t-il confié.
Dès 6h30, les différents candidats sont soumis à l’appel, suivi de la vérification dans les différentes salles. Une fois dans les salles, des instructions et des conseils sont donnés par les enseignants surveillants. « Évitez de regarder chez le voisin, évitez les ratures et soyez patients et attentifs à chaque épreuve », conseillent-ils aux jeunes candidats.
C’est la présidente du jury 5 du centre de Wayalghin « A », Salamata Weda, qui a procédé à l’ouverture de l’enveloppe contenant la première épreuve, à savoir la rédaction. Le moins qu’on puisse dire, c’est que chaque candidat était concentré sur sa feuille pour cette « entrée en matière ». Selon la présidente dudit jury, le centre de Wayalghin « A » n’a pas enregistré d’absence ce premier jour.
Pour cette session, ce sont au total 431 761 candidats qui vont à la conquête du premier diplôme de l’enseignement primaire.
Marthe Vébama


« Ensuite, on a échangé sur l’avenir, sur ce qui peut être fait pour la jeunesse de cette Nation qui regorge de talents, lesquels manquent malheureusement d’opportunités. Nous avons essayé de voir comment dans mon domaine, qui est l’architecture, on peut créer des débouchés ou comment le gouvernement pourra s’occuper des jeunes talents pour leur créer des opportunités. Parce qu’il y a des milliers de jeunes Burkinabè qui ont du talent et qui oeuvrent dans un domaine mais ils ne sont pas suivis », a déclaré l’architecte.
A l’en croire, lorsqu’il y a à peine une vingtaine d’années il a décidé d’utiliser de la simple terre pour construire une école, il ne savait pas où cela le mènerait. Mais grâce aux encouragements de certaines personnes qui l’ont convaincu que ce qu’il faisait n’était pas inutile, le fruit de sa détermination est visible aujourd’hui. Et c’est ce genre d’encouragements qu’il souhaite que le gouvernement fasse à la jeunesse. A la question de savoir si la construction du futur siège de l’Assemblée nationale burkinabè, dont il est le concepteur, a été abordée, Francis Kéré a répondu que cette question n’était pas à l’ordre du jour.
« A Ouagadougou, rien qu’au cours du mois de mai 2022, deux Burkinabè interpellés ont trouvé la mort dans des locaux de la gendarmerie dans des conditions très suspectes, sans aucune explication de la part des autorités à ce jour. Il s’agit du jeune Hamadoun Dicko dit Bouda, mort le 14 mai 2022, et du prince de l’émirat de Barani, Hampathé Sidibé, enlevé par des éléments du GARSI depuis le 6 mai 2022 et qui a trouvé la mort dans la nuit du 15 au 16 mai 2022 à la brigade de gendarmerie de Kosyam mais sa famille n’en a été informée que le 20 mai », déclare Daouda Diallo.
Pour Abdoulaye Hoefi Dicko, président du MBDHP-Dori, il faut que les Burkinabè apprennent à reconnaître leurs erreurs. Et dans ce contexte de lutte contre le terrorisme, il ne faut pas dissimuler les fautes de certains. « Une guerre sans bavures c’est très difficile certes mais il faut avoir le courage de reconnaître ces bavures. (…) S’il y a une bavure, c’est entre nous Burkinabè. C’est quelqu’un est en faute dans son travail, on le fait amener à la justice et on va le juger », a-t-il affirmé. Pour le collectif, il doit y avoir de la cohérence entre le discours officiel et les actes. Cette cohérence doit s’observer aussi bien au niveau central qu’au niveau communautaire.
Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), en collaboration avec les ONG Diakonia, NDI et PAX, a organisé un dialogue démocratique ce mardi 24 mai 2022 à Ouagadougou. L'objectif de cet échange, c’est de faire une évaluation des 100 premiers jours du président de la Transition, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, sur les plans politique, sécuritaire et économique. On retiendra de ces différents panélistes que le Burkina Faso connaît un recul dans ces domaines.
Le coup d'Etat est venu mettre un coup d'arrêt à un certain nombre de choses, et la Transition était obligée de redéfinir les priorités pour pouvoir continuer. Il y a eu l'élaboration de certaines valeurs qui devaient conduire la Transition, mais dans la pratique on s'est rendu compte qu'il y avait un écart entre ce qui est prévu dans l'agenda, dans le plan de travail, les valeurs et ce qui se mène sur le terrain. Nous avons relevé deux points essentiellement. Il avait été dit de recruter des DG par appel à candidatures, ça n'a jamais été fait ; les DG qui sont nommés on ne sait pas sur quel critère cela est fait. Il avait été aussi dit qu’en termes d'exemplarité, les dirigeants devaient donner l'exemple afin de pouvoir fédérer les énergies pour que les uns et les autres puissent participer à l'effort de guerre. Et avec ces débats sur les questions de remunération des membres des organes de la Transition, cela remet en cause ces principes", a déclaré Élie Kaboré.
Pour ce journaliste spécialiste de l'économie, il est grand temps pour la Transition de repartir sur l'activation psychique de ce qu’elle-même a défini comme priorités. Car les attentes étaient plus nombreuses que ce qui a été mis en oeuvre sur le terrain. "On peut considérer qu'à partir de la Transition, on a eu un recul sur le plan économique", a déclaré le panéliste.
Radars Info Burkina: Est-ce que la raison invoquée par les responsables est valable?
A en croire Me Sankara, les avocats vont se concerter avec la famille de Thom Sank pour voir s'il y a lieu de faire appel. Pour l'instant, la Chambre n'a pas donné les motifs de son rejet.
Dans ce procès, l'État avait demandé à se constituer partie civile et victime. La Chambre a accepté qu’il se constitue partie civile mais, dans le fond, a rejeté sa demande de se considérer comme victime, car l'État est civilement responsable et appelé en garantie en cas de non-exécution. « Ça veut dire qu'il faut que les accusés ne soient pas en mesure de payer les sommes mises à leur charge avant que l'État éventuellement ne puisse d'être appelé à exécuter ou à payer ces sommes-là. Or si l'État avait été tenu civilement responsable et condamné solidairement, ça voudrait dire qu'on pourrait venir prendre ça sur le patrimoine directement de l'État sans tenir compte des personnes condamnées. Quitte à ce que l'État essaie de récupérer quelques sommes d'argent avec les personnes condamnées », a expliqué Kalifa Gnoumou, agent judiciaire de l’État (AJE).
«’’L’Opération Mana Mana’’, que certains d'entre vous ont connue à une époque de l'histoire de notre pays, avait suscité beaucoup d'engouement en raison de l'adhésion massive de la population à cette initiative, consciente de la nécessité d'assainir son cadre de vie. En la rééditant sous le leadership du président du Faso, nous voulons que les Burkinabè renouent avec cette bonne pratique pour débarrasser notre environnement de ses nombreux déchets », a expliqué le chef de la primature.
Débutée ce samedi 30 avril, cette activité s'inscrira dans la durée et sera réalisée chaque dernier samedi du mois, de 8h à 10h, sur toute l'étendue du territoire national. Pour le ministre de la Jeunesse, Abdoul Wabou Drabo, cette opération est une fierté, une réhabilitation d'une de nos valeurs, à savoir la solidarité née du patriotisme et de l'engagement citoyen. « Cette opération vise à promouvoir les travaux d'intérêt commun, la solidarité entre les habitants qui vivent dans un même environnement et à anticiper sur la saison pluvieuse qui commencera bientôt, car si on ne le fait pas, l'eau de pluie pourrait drainer ces saletés en surface dans les caniveaux et ainsi causer des maladies liées à l'insalubrité », a précisé le chef du département de la Jeunesse.
C'est pourquoi le gouvernement veut, par le truchement de la stratégie en cours d'élaboration, qui couvrira la période 2023-2032, donner des orientations, définir les actions prioritaires à moyen et long terme et jeter de meilleures bases pour cette filière. L'objectif visé par cette stratégie, selon le représentant du ministre des Ressources animales, c’est qu'à l'horizon 2032 la filière avicole soit productive, compétitive et portée par des organisations professionnelles dynamiques. Elle doit également être en mesure de garantir durablement la couverture des besoins nationaux en produits avicoles et améliorer les revenus des acteurs.
« Les principaux axes d'intervention sont définis : il s'agit, entre autres, de l'amélioration de la production, de la productivité et de la compétitivité, ainsi que de la gouvernance. L'élaboration des prochains projets devrait pouvoir s'appuyer sur ce document», a déclaré le Dr Seydou Ouattara, directeur du centre de promotion de l'aviculture villageoise.
Au tribunal de grande instance Ouaga I ce mardi 26 avril 2022, Radars Info Burkina a assisté au jugement d’une affaire de vol d’argent. En effet, une dame ayant perdu 625 000 F CFA dans sa voiture a attrait en justice Moussa, un garagiste (nom d'emprunt), qu’elle accuse d’être l’auteur dudit vol. Mais le tribunal a relaxé le prévenu pour infraction non constituée.
Moussa ajoute qu’avant de remettre la voiture à l’un de ses employés pour qu’il refasse effectivement la tôlerie, il a demandé à la dame s’il n’y avait rien dans son véhicule qu’elle devait prendre. Celle-ci lui aurait répondu par la négative. Lorsque la tôlerie fut terminée, Moussa remit le véhicule à une autre personne pour faire la peinture. C’est alors que Sita débarqua en trombe au garage et affirma qu’elle avait oublié quelque chose dans le véhicule, sans dire quoi. Moussa lui fait comprendre que la voiture est chez le peintre et qu’il a d’ailleurs appelé ce dernier qui lui a fait savoir que le travail était terminé et qu’il était en train de ramener ladite voiture. Mais Sita ne veut rien savoir et répond qu’elle préfère aller elle-même vérifier. Alors, Moussa lui indique chez le peintre et lui donne également son numéro.
Lors de sa déposition à la gendarmerie, Sita a déclaré qu’elle a appelé le peintre mais ça ne passait pas et que quand elle s’est rendue chez lui, il n’y était pas. C’est chez le garagiste qu’elle l’a retrouvé. Et comme ses 625 000 F s'étaient volatilisés, elle a décidé de porté plainte contre Moussa et son employé tôlier.










