Crise alimentaire au Burkina : « 52% des ménages agricoles ont des difficultés pour couvrir leurs besoins céréaliers » (Victor Bonogo, président du CT-CNSA)
Le Comité technique du Conseil national de sécurité alimentaire (CT-CNSA) a tenu une conférence de presse, le mardi 28 juin 2022, sur la gestion de la situation alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso. Il a, à cette occasion, dressé le bilan de cette situation et cité les mesures adoptées par l’Etat et ses partenaires pour faire face à la crise.
Selon Wendné Victor Bonogo, président du CT-CNSA, la production céréalière nationale, qui s’est établie à 4 661 140 tonnes, est en baisse de 10% par rapport à celle de 2020-2021 et de 2,61% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, chose qui a mis 52% des ménages agricoles dans la difficulté pour couvrir leurs besoins céréaliers sur la base de leur propre production. Le marché qui devait être le recours est à son tour confronté à une baisse des approvisionnements en denrées alimentaires, à des hausses de prix et à des dysfonctionnements liés à l’insécurité. « En outre, au moins 15 provinces font face à un déficit fourrager », a précisé M. Bonogo. Face à ces difficultés, les analyses établissent que 2 366 447 personnes avaient besoin d’assistance alimentaire immédiate entre mars et mai 2022. Une situation, selon le président du CT-CNSA, qui pourrait se dégrader sur la période de juin à août et toucher 3 453 000 personnes. Sur le plan pastoral, la menace plane sur le cheptel du fait de l’indisponibilité du fourrage dans certaines localités, de l’assèchement des points d’eau et de l’apparition de la grippe aviaire, entre autres.
Face à cette préoccupante situation, l’Etat et ses partenaires ont élaboré un plan, dont le coût s’élève à 237 milliards 780 millions de F CFA, pour venir en aide aux populations vulnérables, selon Victor Bonogo. Une task force mise en place à cet effet a permis de mobiliser environ 164 milliards de F CFA, grâce à l’appui des partenaires, à en croire le représentant de la FAO, Abdoul Nasser Ibrahim. Le président du CT-CNSA a par ailleurs indiqué que les points de vente de céréales de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) ont également été réactivés depuis le 8 avril 2022. « Au total, 100 000 tonnes de céréales y sont vendues à prix réduit, soit 6 000 F CFA le sac de 50 kg, dans environ 400 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire national », a-t-il précisé. Plusieurs autres actions ont également été engagées ou sont en cours, selon lui. Ainsi, 5 000 tonnes de semences améliorées et environ 30 000 tonnes d’engrais seront fournies aux producteurs. Un appui en semences fourragères sera aussi apporté pour la production du fourrage. La Centrale d’approvisionnement en intrants et matériel agricoles (CAIMA) s’emploie également à mettre à la disposition des acteurs 73 000 tonnes d’engrais. En matière de production animale, 8 000 tonnes d’aliment pour bétail et 2 400 tonnes d’aliments pour volaille seront mises à la disposition des producteurs. Environ 10 250 vaches seront inséminées et 2 000 biodigesteurs réalisés. Il est aussi prévu la construction de 73 parcs de vaccination et de 74 forages pastoraux.
« Toutes ces actions ont été possibles grâce à la volonté des partenaires techniques et financiers d’accompagner le gouvernement. Ainsi, le gap en matière de financement se réduit de jour en jour et il est important de remercier tous ces acteurs », a-t-il conclu. La conférence de ce jour a été conjointement animée par les co-présidents du CT-CNSA, Victor Bonogo, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales, et Abdoul Nasser Ibrahim, représentant le principal partenaire, la FAO.
Etienne Lankoandé
F), est tombé ce jour 28 juin 2022 au Tribunal de grande instance Ouaga I. Reconnu coupable de diffamation, le premier cité a écopé de deux mois de prison et d’une amende de 250 000 FCFA, le tout assorti de sursis.
Au Burkina, le secteur de la téléphonie mobile est un oligopole. Ce qui réduit la concurrence dans le secteur et contraint les clients à garder leurs abonnements, même en cas de préjudices. Radars Info Burkina s’est intéressé aux messages que ces réseaux envoient à leurs abonnés. Quels types de messages envoient-ils ? Comment les abonnés vivent cette situation ? Sont-ils d’accord avec la pratique ? Voilà les questions que nous avons adressées à nos interlocuteurs, dont la plupart sont du monde estudiantin.
En tentant de dénombrer avec eux, nous avons relevé le 888, Telecel et Clientèle comme canaux d’alertes messagerie pour Telecel Faso. Pour Moov Africa c’est le 1102, le 1100, Moov-Info, Moov Money, Nanan, le 1126, etc. Concernant Orange Burkina, l’on retrouve plus de vingt canaux. On peut citer le 3416, le 432, le 433, le 115, le 147, le 103, le 777, le 337, le 232, le 311, le 328, le 248, le 242, le 314, le 334, le 530, le 282, le 321, BONUS, ORANGE et CHOCO. Et journellement, c’est une dizaine d’entre ces canaux que le réseau emploie selon nos interlocuteurs
Autre chose qui révolte notre interlocutrice, ce sont les appels émis par ces réseaux. Elle confie en avoir été victime une fois. « C’était l'année dernière, raconte-t-elle. J'étais à la recherche d'emploi et j’avais mes dossiers déposés un peu partout. Un jour je reçois l’appel d’un 25. J'ai essayé de décrocher mais c'est vite coupé. J'ai commencé à paniquer et pendant une semaine j’ai tenté de les rappeler en vain. Heureusement pour moi, un autre jour je reçois l’appel du même numéro. Je m’empresse de décrocher et je constate que c'était le réseau. Sur place, je voulais gifler la personne qui était à l’autre bout du fil. Parce que pendant plus d’une semaine j’ai été dans le traumatisme à cause d’eux ». Pour Eustache Zoungrana, ce sont les heures et les fréquences d’envoi des messages qui lui portent préjudice. « Parfois à une heure tardive mon téléphone me réveille, juste à cause d’un message du réseau ». Madame Sawadogo, une fonctionnaire du public, ajoute qu’il y a des gens qui ratent des messages importants à cause de ce tapage publicitaire. Et Yarbanga Patinré, étudiant en deuxième Allemand, d’enfoncer le clou en ces termes : « Ils (les réseaux ndlr) dérangent trop. Ce sont eux qui n'ont pas une bonne qualité de réseau, c'est encore eux qui embêtent les gens. »
La plupart de nos interlocuteurs ont des griefs contre Moov Africa, mais encore plus contre Orange Burkina. La raison est toute simple : c’est, à leur avis, le réseau qui fait le plus de matraquage publicitaire. « Il faut qu’Orange et Moov diminuent le nombre de messages qu’ils envoient par jour », peste dame Sawadogo. Elle propose à ces derniers de cibler les centres d’intérêt des abonnés. « Lorsqu’on t'envoie le même message depuis plus d’un mois et que tu n’y réagis pas, c'est que ça ne t'intéresse pas. Et il faut arrêter de harceler la personne », a-t-elle soutenu. Sali Kaboré propose auxdits opérateurs téléphoniques de créer des applications ou des sites où ils mettront toutes leurs offres promotionnelles et publicitaires. Ce qui, selon elle, va permettre de réduire considérablement le nombre de messages envoyés aux abonnés.
Le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a pris part ce samedi 25 juin 2022 à Ouagadougou à l’opération « mana mana ».
Par ailleurs, il a invité tous les citoyens à unir leurs forces pour le succès du pays. «Quand un peuple est uni, il est appelé à réussir. Nous réussirons en étant mobilisés», a-t-il affirmé. Et d’ajouter : «Nous savons que si nous pouvons nous mettre ensemble pour rendre nos villes propres, nous pouvons également nous mettre ensemble pour relever les autres défis qui se posent à la nation. »
La nuit du 21 juin 2022 a été troublée par des tirs au centre-ville de la capitale burkinabè. On a ensuite appris qu’il s’agissait d’un incident survenu à la base aérienne 511 et ayant entraîné la mort de deux personnes. Le lendemain 22 juin, un communiqué du parquet militaire situant l’opinion sur les faits a expliqué qu’un véhicule s’était retrouvé dans le dispositif des éléments de sécurité et malgré les tirs de sommation, celui-ci continuait à avancer vers le poste. La sentinelle a donc été obligée d’ouvrir le feu sur ledit véhicule. Les avis sont partagés sur ce drame. Pour certains, la logistique de protection des zones rouges doit être revue ; pour d’autres, les Ouagavillois doivent prendre conscience que la situation sécuritaire du pays est particulière et savoir se comporter en conséquence.
Il explique qu’il y a des zones rouges où quand quelqu’un décide de s’aventurer il verra les pneus de son engin détruits entièrement. « Nous ne savons pas ce qui s’est réellement passé, mais je me dis qu’il fallait viser les pneus du véhicule après les tirs de sommation. La dame a certainement paniqué et ne savait plus par où aller », a-t-il ajouté.
De l'avis de Berthé Famara, la présence des casernes militaires en ville doit être revue. Nicolas Nikiéma, quant à lui, pense que toute zone stratégique doit être protégée et c’est aux populations de tout faire pour respecter les mesures de sécurité, même si par moments de tels incidents peuvent survenir. « C’est une situation vraiment triste et déplorable, mais il faut garder à l'esprit que le pays fait face à une situation sécuritaire difficile et si on était à la place des militaires, on aurait très certainement eu la même réaction. Néanmoins, les forces de sécurité devraient essayer de revoir les choses et de trouver des moyens pour alerter les usagers qui se trompent d’itinéraire, car une telle méprise peut arriver à n’importe qui», a-t-il affirmé.
Comment sortir d’une actualité anxiogène comme les attaques terroristes pour parler d’autres sujets ? C’est à cet exercice que je voudrais me prêter. 2020, crise Covid ! 2022, crise en Ukraine ! Deux crises successives pour ouvrir les yeux aux Africains. Hélas, nous n'avons toujours pas compris. Ces deux crises ont un dénominateur commun. Elles révèlent la très forte fragilité des économies africaines. Elles nous montrent notre trop forte dépendance alimentaire vis-à-vis de la production agricole en provenance de l’étranger. Or, tous les indicateurs démontrent que l’Afrique peut bel et bien s’en sortir, si elle organise mieux son agriculture. Nous disposons des plus grandes superficies de terres arables. Selon la FAO, le continent africain compte près de 600 millions d’hectares de terres non cultivées, soit 60% du total mondial.
Si l’on s’en tient au rapport précité, le Burkina Faso a bel et bien la capacité de s’autosuffire au plan de la production rizicole. Selon le même rapport « le riz produit localement peut avoir une valeur nutritionnelle bien supérieure à celle du riz blanc importé, en termes de fibres, de vitamines, de minéraux et d’antioxydants […] ».
Pourquoi continuer de sous exploiter tous les aménagements hydroagricole acquis à coups de centaine de milliards sous forme de dette ? Je pense à Bagré, au Sourou, à Samandeni, pour ne citer que les plus célèbres.
Ouagadougou est une ville exigeante en matière d’obligations professionnelles. En plus du boulot, il faut trouver du temps pour la famille, particulièrement pour les enfants. C’est à cela que servent les garderies. Radars Info Burkina est allé à la rencontre de certains parents pour constater les palliatifs à la fermeture des garderies à Ouagadougou. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela constitue un véritable casse-tête pour certains géniteurs.
Contrairement à dame Bandré, Sibdou Évelyne Ilboudo est une ménagère. Comme activité rémunératrice, elle vend du jus de petit mil et du jus de gingembre à Balkuy. Elle est mère de cinq enfants qu’elle a scolarisés, à l’exception du benjamin qui est encore un nourrisson. Pour ces vacances, elle s’est débrouillée pour placer ses enfants en âge de travailler afin qu’ils apprennent chacun un métier. Quant aux tout-petits, elle les garde à ses côtés avec ce que cela comporte comme risques de perturbation de son marché. Sa voisine Alizéta Tapsoba, quant à elle, ne sait pas encore où mettre ses enfants. Elle dit être à la recherche d’une occupation au moins pour sa fille de 15 ans, nouvellement brevetée du premier cycle. Les vacances paraissent alors la période la plus difficile pour ces deux femmes. « Les enfants ne peuvent pas être laissés seuls à la maison, c’est risqué. Pourtant en période de cours, les parents n’ont pas à se faire de souci. En plus avec les cantines scolaires, c’est beaucoup plus économique parce que les enfants mangent à midi à l’école», explique Alizéta Tapsoba.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou le mercredi 22 juin 2022 en séance ordinaire de 09h00mn à 16h32mn sous la présidence de Son Excellence Monsieur Paul Henri Sandaogo Damiba, président du Faso, président du Conseil des ministres. C’est à cette occasion que Mahamadé Amos Zong-Naba a été nommé Directeur général du Centre de gestion des cités au titre du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat (MUAFH).
En rappel, le Centre de gestion des cités (CEGECI) est une société d’État burkinabè de promotion immobilière avec un capital social de 5 350 000 000 FCFA.
« Nos clients apprécient nos produits. Je suis à côté du marché et quand certaines personnes sont épuisées d’avoir travaillé toute la journée, elles viennent prendre des remontants ici », affirme Amidou Ilboudo.
A la question de savoir pourquoi il préfère ces médicaments-là à ceux vendus en pharmacie, notre interlocuteur répond que c’est parce qu’il les trouve efficaces et moins chers. « Il y a des comprimés qui traitent plusieurs maux à la fois, donc on n’a pas besoin d’acheter beaucoup de produits différents », dit-il.
Au Burkina Faso, il y a un manque d’éducation routière. La manière dont les usagers circulent laisse percevoir une non-maîtrise ou une méconnaissance des règles de la circulation. Les conséquences de cette non-maîtrise sont désastreuses : accidents récurrents. Plus de 1 000 personnes perdent la vie par an à cause des accidents de la route, selon les statistiques de l'ONASER. 80% de ces accidents sont liés aux comportements des cyclistes, motocyclistes et automobilistes. Au regard de tout cela, l’association « Zéro goutte de sang sur la route » est née en vue de promouvoir la sécurité routière, le civisme et la citoyenneté responsable.
L’association, qui a eu deux ans le 21 juin 2022, donne des motifs de satisfaction eu égard à ses résultats, toujours selon son SG, qui précise : « Grâce à la sensibilisation que nous faisons sur la plateforme numérique dénommée ‘’circulation de Ouaga’’ et aux activités que nous menons sur le terrain, il y a un changement de mentalité. Le port du casque devient de plus en plus une habitude de la population. Sur 10 usagers, 3 ou 4 le portent et c’est une satisfaction morale pour les membres de l’association. »
Pour lui, la génération actuelle n’a pas une éducation routière conséquente, donc il faut travailler à ce que celle future soit une jeunesse plus consciente, civique et responsable. Les accidents de la route ne sont pas une fatalité car, souligne-t-il, « si les usagers respectaient le Code de la route, on éviterait beaucoup d’accidents».










