1xbet : Jeu de hasard à haut risque ?
De nos jours, il est rare qu’un adepte du football n'ait pas l’application 1xbet sur son smartphone. A quoi sert-elle ? Quel est son mode de fonctionnement ? Y a-t-il des avantages à l’utiliser ? Quels sont les risques que courent les utilisateurs de cette appli ? Pour apporter des éléments de réponse à ces interrogations, Radars Info Burkina s’est entretenu avec un gérant et parieur de 1xbet et recueilli l'avis d’un simple parieur sur le sujet.
« 1xbet est une plateforme de pari en ligne, un jeu de hasard sur différents évènements sportifs et toute personne âgée de 18 ans, sans distinction de genre, peut y jouer », nous informe Salif Ouédraogo, actif depuis janvier 2022 dans ce domaine.
À l’en croire, la plateforme a un fonctionnement simple et il suffit d’avoir un compte pour en profiter. La création d’un compte 1xbet se fait de plusieurs manières : à partir d’un compte Google, par la méthode en clic et celle par téléphone. La dernière méthode citée est celle utilisée par notre interlocuteur. Il explique le processus : « Il faut télécharger l'application sur Play store et créer un compte avec la méthode par téléphone en utilisant la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB). Il y a un code promo qui peut être utilisé. Le code promo permet d'obtenir des bonus de première recharge jusqu'à 200%. Ces bonus peuvent être utilisés pour parier. Dès lors, un numéro Identifiant suivi d'un code est donné. Cela permettra d'accéder au compte, même en cas de perte du téléphone de l’utilisateur. L'identifiant et le code vous permettront d'avoir accès à votre compte».
S’agissant du fonctionnement, il existe plusieurs manières de parier. D'après Salif Ouédraogo, le pari peut se faire sur plusieurs événements sportifs comme le football, le tennis, le basketball et le volley-ball, et cela consiste à faire une combinaison à l’aide de coupons.
En outre, le pari peut être fait en misant de l’argent sur un match, un seul joueur ou les fautes, notamment les penalties, les corners, les cartons jaunes ou rouges, etc.
« Par exemple si Barcelone et Real Madrid s’affrontent, tu peux décider de miser 1000 F ou 200 000 FCFA, mais la mise minimale, c’est 90 F. Ainsi, en cas de victoire, l’argent gagné peut être retiré en fonction de la méthode de paiement utilisée pour le pari. Si un parieur dépose de l’argent via Orange Money par exemple, il devra nécessairement retirer son gain par Orange Money », détaille M. Ouédraogo.
Concernant les avantages et les inconvénients, Salif Ouédraogo n’a pas voulu se prononcer. Mais de nos recherches il ressort que 1xbet possède un programme d’affiliation qui présente plusieurs avantages. Parmi ces avantages, il y a une commission de 40% pour chaque partenaire de 1xbet et les paiements sont automatiques.
Par ailleurs, les joueurs ont la chance de gagner de l’argent grâce aux paris sur le sport en ligne et il suffit de créer un compte.
Mais les risques, il n’en manque pas. En effet, 1xbet est un jeu de hasard, donc comportant des risques de pertes, selon Moumouni Traoré, parieur, qui a affirmé : « Ce qu’un parieur peut gagner dépend en réalité de sa mise et surtout de sa chance car c’est un jeu de hasard. On peut miser 500 000 F et perdre tout, comme on peut miser 1000 F et obtenir 10 000 F».
Le pire, selon lui, est le caractère virtuel du pari, ce qui fait qu’en cas d’incompréhension ou d’autres problèmes, il n’y a aucune représentation au Burkina qui peut résoudre le problème.
1xbet est un jeu de hasard, donc lorsque le parieur s’y engage, c'est à ses risques et périls. Mais cela n’empêche pas qu'on tente sa chance car quoi qu’on dise, c’est un moyen de se faire de l’argent.
Flora Sanou
A quelques semaines de la rentrée scolaire, pas besoin d'être devin pour savoir que de nombreux parents d’élèves ont le sommeil troublé par la stressante "équation" des frais de scolarité. Radars Info Burkina est allé à la rencontre du président de l’Association des parents d’élèves (APE) du lycée privé Wend-Manegda de Ouaga 2000, Assamiyou Compaoré. Pour ce dernier, les frais de scolarité sont excessivement élevés pour les parents d’élèves. Par conséquent, il estime que l’État doit prendre ses responsabilités, mettre de l’ordre dans tout cela et accompagner tous les établissements privés, qui sont d’un grand appui au système éducatif national.
Un réseau de 8 personnes accusées de vol, de vol aggravé, de détention illégale d'armes et d’usage de faux en écriture a comparu ce 30 août au tribunal de grande instance Ouaga I. Ce groupe de malfaiteurs a pu être alpagué et déféré au parquet suite à l'interpellation d'un prévenu, D.A., pour vol de moto.

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a lancé, le samedi 27 août 2022, son opération de salubrité dite « ONEA mana-mana ». Ce coup d’envoi marque le début des opérations de salubrité de la nationale de l’eau et de l’assainissement, qui entend se conformer à cet exercice chaque dernier samedi du mois afin d’offrir à son personnel un cadre convivial de travail. Le lancement de cette opération citoyenne a été marqué par la présence du ministre de l’Eau et de l’Assainissement.
A ce lancement étaient présentes plusieurs structures et associations locales, chose saluée tour à tour par le directeur général et la ministre Maminata Traoré. « Nous ne travaillons pas seuls. Nous avons des voisins, qui sont des sociétés publiques, privées, des structures du secteur informel. Vous avez vu la forte mobilisation des femmes de la carrière de Pissy. C'est un exemple de collaboration, de synergie et de bonne entente qu'il faut promouvoir », s'est réjoui le DG de l’ONEA. A sa suite, la ministre de l’Environnement a salué la mobilisation et la structure à l’origine de l’activité. « Cette opération de salubrité est en train de devenir une activité qui fait la fierté de chacun de nous. Sortir, se donner la main, nettoyer comme le commun des citoyens, il n'y a rien de tel », a-t-elle affirmé. Elle a rappelé qu’il y a toute une avenue qui a été dédiée au ministère, des villes et communes qui font la même opération et que cela est à l’honneur de tous les Burkinabè.
« Pour l'assainissement, nous avons des stations de traitement des eaux de vidange où le contenu des latrines vidangées, les eaux usées, les excreta, etc., sont collectées et amenées dans les stations de traitement des eaux de vidange. Actuellement, il y a trois qui sont en service, et nous avons-nous en projet en construire deux autres. Les études sont pratiquement bouclées et il reste la recherche des financements », a expliqué le patron de la nationale de l’eau et de l’assainissement. Et de poursuivre : « Nous avons aussi, au niveau central, le réseau d'égouts. Toutes les grandes entreprises, le grand marché, les ministères, l'hôpital Yalgado, les industries, etc., sont raccordés au réseau d'égouts et toutes les eaux usées sont drainées vers la station de Kossodo, où nous cherchons à valoriser ces eaux en produisant du biogaz pour produire de l'électricité. Donc il y a tout un cycle de transformation de la matière. » Pour l’activité du jour, il informe que les ordures seront transportées par les groupes de femmes qui s'occupent de l'entretien et du nettoyage quotidien du siège avec des camions et du matériel composite, puis dépotées à la décharge.
Les services de mobile money facilitent les envois d’argent, évitent la détention de fortes sommes par-devers soi, etc. Même si au Burkina ce secteur d’activité n'est que moyennement développé, force est de reconnaître qu’il a amélioré la qualité du « traitement » de l’argent. Cependant, les boutiques de transfert qui proposent ces services font aussi face à de multiples risques : cambriolages, transferts sur un compte autre que celui visé, etc. Quelques commerciaux nous ont confié leur quotidien.
Selon Guy Marc Bationo, un autre propriétaire de boutique de transfert d’argent, en 2017, pour un retrait de 5 000 F, c’est 35 F que l’opérateur de téléphonie donnait comme commission. Aujourd’hui, pour le même montant, c’est 20 F que l’opérateur propose comme commission avec une taxe de 3 F. « Beaucoup de choses ont changé. Mais nous ne sommes ni gagnants ni perdants », explique Martine, gérante de boutique à Ouaga 2000. A l'en croire, les montants des transactions journalières ont beaucoup augmenté avec la réduction des frais de transfert. Et pour certains comme elle qui se retrouvent dans des zones où il y a de l’affluence, les gains peuvent augmenter considérablement. En effet, confie-t-elle, c’est 3 à 5 millions de francs de transferts qu’elle peut faire en une journée. Mais, ajoute-t-elle, ce sont les propriétaires de boutiques et les opérateurs de téléphonie qui sont gagnants. Les employés, eux, tirent le diable par la queue.
Le Syndicat national des professeurs d’école (SYNAPEC) était face aux hommes de médias ce 25 août 2022 à Ouagadougou. L’objectif était « d’interpeller le gouvernement sur les inégalités que contient le nouveau statut particulier de l’enseignant et d’exiger la réparation de ces inégalités » à travers le reversement automatique et sans condition de tous les anciens Instituteurs adjoints certifiés (IAC) en catégorie B1 et de tous les Instituteurs certifiés (IC) en catégorie A3.
De plus, les enseignants recrutés sur la base du baccalauréat pour deux ans de formation seront classés en catégorie B1 et seront les supérieurs hiérarchiques d’enseignants plus anciens et expérimentés qu’eux à la fin de leur formation.
À ce propos, le coordonnateur du SYNAPEC, région du Sud-Ouest, Salifou Josias Dondassé, a même déclaré : « Cette année, nous sommes déterminés à fermer les classes, même si c’est pour faire une année blanche, si toutefois l’injustice n’est pas réparée. »
L’activiste Anaïs Drabo a trouvé la mort dans un accident de la circulation sur la nationale n°1, le mercredi 6 juillet 2022. Son association Hope Isis, née quelques mois avant, se retrouve ainsi orpheline. Pour savoir ce que devient cette association, nous sommes allés à la rencontre de son président par intérim, Youssoufou Sombié, par ailleurs trésorier de l’association. Il assure que leur structure est certes éprouvée, mais continue ses activités la tête haute.










