Massacre de civils à Solhan : L'Association des ressortissants du Yagha condamne cet acte odieux et supplie qu’on aide les déplacés internes
Ce jour 15 juin 2021, l’Association des ressortissants du Yagha (ARY) a tenu à Ouagadougou une conférence de presse sur « la situation sécuritaire et humanitaire de la province du Yagha au lendemain du drame de Solhan ». C’était en présence du maire de la commune de Sebba et du 1er adjoint de l'édile de Solhan.
Cette rencontre a été l’occasion pour l’ARY non seulement de revenir sur la tragédie survenue dans la nuit du 4 au 5 juin à Solhan, mais surtout de présenter aux hommes de médias les actions qu'elle mène pour venir en aide aux déplacés internes.
La situation sécuritaire et humanitaire dans la province du Yagha, en particulier dans la commune de Solhan, inquiète plus d'un. Elle s'est dégradée depuis l'attaque terroriste, dans la nuit du 4 au 5 juin 2021, qui a coûté la vie à 132 civils, selon le bilan officiel du gouvernement. L’ARY est montée au créneau pour condamner cet acte barbare et elle a sollicité une aide d'urgence pour les personnes déplacées de ladite province. Pour le président de cette association, Amadou Diallo, les besoins de ces personnes sont énormes et il y a urgence à agir. « Pour ces habitants, il est question de subsistance : manger, se soigner, dormir et retrouver leur terres », souligne-t-il. Toujours selon Amadou Diallo, il nous faut faire preuve d’unité et de solidarité afin de surmonter cette épreuve. Ce sont plus de 7 644 personnes qui ont afflué à Sebba après l’attaque de Solhan, a-t-il fait remarquer. « L’association a procédé à Sebba à la remise de dons en nature (riz, huile, sucre, savon) d’une valeur de 1 300 000 francs CFA au comité provincial d’urgence au profit d’une soixantaine de déplacés internes », précise le président de l’ARY. A cela s’ajoutent des visites aux blessés évacués dans les centres hospitaliers de Ouagadougou. 8 y sont d’ailleurs toujours internés.
Revenant sur le carnage du 4 juin, le 1er adjoint au maire de Solhan, Issoufou Sow, a affirmé que les terroristes sont revenus dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juin 2021, soit le lendemain du massacre. Il a précisé que cette fois, ils ont saccagé des boutiques, brûlé des structures administratives, notamment le CSPS, et massacré des animaux.
Amadou Diallo, pour sa part, salue les efforts du gouvernement et l’engagement des FDS et des VDP, ainsi que les actions de générosité des organisations humanitaires et des bonnes volontés, parmi lesquelles l’équipe nationale de football des Etalons. Son souhait le plus ardent est que soient déployées des forces de l’ordre dans toutes les 6 communes que compte le Yagha, à savoir Sebba, Mansila, Tankougounadié, Titabé, Boundoré et Solhan.
En rappel, l’Association des ressortissants du Yagha (ARY) a été créée le 20 avril 2014 pour susciter, promouvoir un esprit de solidarité et d’entraide entre les ressortissants du Yagha et participer au développement de cette province.
Pour le soutien et la solidarité, l’ARY a créé deux comptes mobile money pour recevoir les dons en nature et en espèces. Ce sont :
- Orange money : 06 81 20 82
- Moov money : 01 34 11 11.
Un compte RCPB (caisse populaire) a en outre été ouvert pour les dons en espèces. C'est le 3301B131053.
Sié Mathias Kam (Stagiaire)
Le ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, Zéphirin Diabré, a tenu un point de presse à Ouagadougou ce 1er juin 2021. Au cours de ce face-à-face avec les journalistes, il a procédé à une présentation générale des éléments de la feuille de route dont fait partie le Conseil national d’orientation et de suivi (CNOS) pour la réconciliation nationale. Cette conférence de presse a été l’occasion pour le ministre Diabré de se prononcer sur sa récente visite à Abidjan.
« En effet, toutes les demandes de transmission d’archives sur l’assassinat de Thomas Sankara ont été étudiées favorablement. Et elles ont toutes été transmises en toute transparence selon les termes de la partie burkinabè, c’est-à-dire dans le cadre d’une coopération entre les deux pays qui ont signé des accords d’entraide judiciaire », s’est-il réjoui.
On se rappelle qu’en novembre 2017, le président français, Emmanuel Macron, alors en visite officielle à Ouagadougou, avait promis la restitution des documents administratifs pendant le régime de Sankara et après son assassinat couverts par le « secret national », mais la lenteur que prend ladite restitution laisse à penser que tout n’a pas été fait du côté de l’Hexagone pour que soit élucidé cet assassinat. Les archives constituent donc un enjeu important pour faire la lumière sur l’affaire Thomas Sankara.
A l’occasion du bilan mensuel de la situation de la maladie à coronavirus au Burkina Faso, le Dr Brice Bicaba, directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), était face aux hommes de médias le vendredi 26 mars 2021 au Service d’information du gouvernement (SIG).
Il est plus compétitif que la route pour l’acheminement des produits pondéreux (céréales, engrais, ciment, hydrocarbures, fibres de coton) sur des distances relativement longues en raison de la forte dégressivité des coûts en fonction de la distance à parcourir. Exploité dans des conditions normales, il permet d’évacuer rapidement des tonnages plus importants, notamment par la composition de trains blocs il présente une fiabilité sécuritaire pour les personnes et les biens et est moins polluant.
Quant au tracé en territoire ghanéen, il débute au Port de Tema, longe la partie est du pays et chemine vers le port fluvial d'Akosombo pour desservir Ho et Yendi au nord. La ligne rejoint ensuite Tamale pour emprunter la colonne vertébrale centrale et continuer jusqu'à Paga en passant par Walewale, Bolgatanga et Navrongo, soit une distance totale de 782 km. Il faut noter qu’environ 90 km entre le Port de Tema et Akosombo sont déjà en construction sur fonds propres du gouvernement ghanéen.
Au Burkina Faso, le débat fait rage au sein de la population, qui est divisée sur le projet de réconciliation promis par le président Kaboré lors de la campagne électorale du scrutin couplé de novembre 2020. Réconcilier les Burkinabè et faire rentrer des exilés comme l’ancien président Blaise Compaoré et l’ancien Premier ministre de la Transition, Yacouba Isaac Zida, c’est ce à quoi ce processus est censé conduire. Des mouvements et partis politiques donnent de la voix en faveur de cette réconciliation. Parmi eux figure le parti de l’ex-président Blaise Compaoré, le CDP.
S’exprimant sur la question du retour de Blaise Compaoré au Burkina Faso, le président du CDP a affirmé que l’ex-président du Faso désire ardemment rentrer chez lui, se reposer et apporter son soutien dans la gouvernance politique du Burkina. « Parti suite aux événements des 30 et 31 octobre 2014, il souhaite rentrer chez lui. Les questions de réconciliation, de justice et de vérité seront mieux traitées s’il est présent. Mais si on dit qu’il ne rentre pas chez lui, comment mettre en application le triptyque Justice-Vérité-Réconciliation ?» s’est-il interrogé.
Le ministre de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale était face aux hommes de media ce jeudi 4 mars. Au cours de cette rencontre, Zéphirin Diabré a présenté sa stratégie de réconciliation nationale et fait le point des différentes rencontres avec les leaders religieux et coutumiers.
A ces problèmes s’ajoute la question du retour des exilés politiques. A ce sujet, le ministre de la Cohésion sociale assure que toutes les conditions sont en train d’être réunies afin d’y trouver une solution. « Nous allons les recenser (NDLR : Les exilés) et échanger avec eux pour voir les conditions de leur retour. S’il y a des gens qui veulent revenir au bercail, nous leur dirons les conditions dans lesquelles ils pourront le faire, conditions qui seront portées à leur connaissance à l’avance. Il faut être sûr que ce ne sera pas une prime à l’impunité, donc on discutera avec ces exilés d’abord, vu qu’ils sont hors du pays pour certaines raisons», a précisé celui qui fut chef de file de l’opposition politique dans une autre vie.
Tout en admettant que les guerres se terminent grâce à des négociations, Zeph s’est empressé d’ajouter que ce n’est pas pour autant que le Burkina Faso négociera avec les terroristes. « Je dis et je confirme que nous (le gouvernement) ne négocions ni ne négocierons avec les terroristes », a-t-il martelé avant de conclure que la réconciliation nationale ne saurait se limiter à la dimension sociopolitique, car il faut l’implication de tout le monde.
Dans le dernier rapport en date du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et l’Union pour le progrès et le changement (UPC) sont classés respectivement 1er, 2e et 3e en matière de corruption électorale lors du scrutin couplé de 2020. Mais les principaux partis mis à l’index dans ledit rapport réfutent les faits qui leur sont imputés.
On y relève également une distribution importante d’argent aux potentiels électeurs à hauteur de 43%, une distribution de carburant de l’ordre de 16%, la distribution de tee-shirts avec ou sans l’effigie du parti (14%). A cela se sont ajoutés les dons en nature (14%) et l’utilisation des biens de l’État à des fins de campagne électorale (5%). Selon ces résultats, en considérant l’ensemble des faits de corruption observés, le MPP est classé 1er avec 46,9% des cas de corruption électorale. Il est suivi du CDP et de l’UPC avec respectivement 10,3% et 7,3%.
D’après Moussa Zerbo de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), leur parti respecte le rapport fait par le REN-LAC mais ne s’y reconnaît pas. Pour lui, si l’UPC avait effectivement fraudé durant la campagne électorale, elle ne se serait pas classée 3e aux élections. « Est-ce que vous pensez qu’un parti qui a eu les moyens de corrompre des gens pourrait raisonnablement occuper un tel rang ? Nous, on ne reconnaît pas avoir usé de corruption. Si on avait les moyens de corrompre les gens, je pense que notre classement aux élections aurait été différent », a-t-il affirmé.
Selon le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), ce sont 4 354 811 505 FCFA qui ont été servis en moyenne comme rémunération salariale à l’ensemble des ministres des gouvernements de 2016 à 2020. Ainsi, le montant total du trop-perçu des salaires, au regard des dispositions du décret, est de 2 090 741 505 FCFA.
« Avec les avantages dont ils bénéficient, on pouvait demander aux ministres de ne conserver que leur salaire antérieur. Ils disent être disponibles pour servir le pays, pourtant…», a affirmé Me Kyelem.
Selon lui, on pouvait empêcher cette anomalie qui dure depuis des années par un contrôle de l’exécutif. A l’en croire, les structures de l’Etat chargées de contrôler le budget ne font que dénoncer et produire des rapports qui restent sans suite. « La Cour des comptes, le REN-LAC et l’ASCE-LC produisent chaque fois des rapports et dénoncent certaines pratiques des dirigeants, mais cela ne peut rien changer si l’exécutif lui-même ne contrôle rien », a indiqué l’homme de droit.










