Elections couplées du 22 novembre : Les 10 commissaires de la CENI décident de poursuivre la publication des résultats malgré l’absence des 5 autres
Après avoir suspendu hier 23 novembre 2020 la publication des premiers résultats commune par commue de la présidentielle à cause du retrait de cinq commissaires, Newton Ahmed Barry, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a invité les hommes de médias cet après-midi du mardi 24 novembre, pour faire une déclaration sur la situation post-électorale au sein de sa structure. Jusqu’à 15h, les 5 commissaires n’étant toujours pas présents, les 10 autres ont décidé de poursuivre la proclamation des résultats car le quorum était atteint.
Hier 23 novembre à 9h, conformément à la lettre de convocation de la plénière du 22 novembre, les quinze commissaires se sont retrouvés pour commencer la validation et la proclamation des résultats de la présidentielle.
Selon Newton Ahmed Barry, avant le début des travaux, le constat était qu’à côté de la compilation manuelle et conformément à l’article 97 du Code électoral, certains Centres de compilation des résultats (CCR) n’avaient pas fait de compilation manuelle.
Alors, ils ont échangé et délibéré au sein de la commission pour voir si ce facteur pouvait empêcher le début des travaux.
« Nous avons dit que nous allions instruire tous les CCR qui ne l’avaient pas fait afin que dans la diligence ils nous fassent parvenir les compilations manuelles. De façon unanime, nous avons commencé la délibération et la proclamation des premiers résultats des communes », a-t-il expliqué.
Mais vers 16h, alors qu’ils avaient fait deux à trois tours de proclamation des résultats, cinq des commissaires (ceux de l’opposition politique) sont revenus sur la question de la compilation manuelle des résultats.

« Ils ont dit que comme ils n’avaient pas une vue très précise sur le fait que cela a été fait dans la majorité des cas ou pas, il était préférable que nous suspendions la proclamation et que nous nous donnions toute la nuit pour instruire les CCR pour que dans la diligence les compilations manuelles nous parviennent jusqu’à 8h ce mardi pour nous permettre de rependre nos travaux », a précisé M. Barry.
Ce matin à 8h, les dix commissaires étaient présents. L’absence des cinq autres a pu être constatée. « Nous avons pris l’initiative de savoir pourquoi ils n’étaient pas au rendez-vous. Ils nous ont répondu que c’est parce qu’ils n’étaient pas sûrs que la compilation manuelle a pu être faite sur l’ensemble des CCR. Que pour s’en convaincre, c’était mieux de reporter l’heure de la reprise des travaux », a-t-il confié.
Après concertation, les 10 commissaires ont accepté le report pour 10h. A cette heure, les 5 autres n’étaient toujours pas présents.
« Une fois de plus nous sommes entrés en contact avec eux. La question leur avait été posée de savoir éventuellement si le fait de ne pas venir constituait une suspension de leur participation aux travaux de délibération et de proclamation des résultats. Ils nous ont tous assurés qu’il n’en était pas ainsi et que si on se donnait suffisamment de temps on pouvait avoir toutes les compilations manuelles et commencer. Nous avons dit que dans ce cas nous allons proroger les délais de reprise et nous donner comme deadline 14h de ce jour », a poursuivi le président de la CENI.
A 15h, les 5 commissaires n’étaient toujours pas revenus. « Les 10 commissaires ici présents, en application du règlement intérieur de la CENI sur la question du quorum, ont décidé de la reprise de l’examen de la validation et de la publication des résultats », a indiqué Newton Ahmed Barry.
Selon lui, la CENI est tenue par les délais et c’est sa responsabilité de proclamer les résultats provisoires.
« Il appartiendra au Conseil constitutionnel d’en décider en dernier ressort », a conclu Newton Ahmed Barry.
En rappel, hier lundi dans la soirée, 6 candidats de l’opposition politique ont prévenu qu’ils n’accepteraient pas des résultats entachés d’irrégularités.
Aly Tinto
On a constaté depuis hier, lundi 23 novembre, l’arrêt de la publication des résultats du double scrutin du 22 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Pourtant, de nombreux Burkinabè étaient impatients d’avoir les résultats finaux de cette élection couplée. Radars Info Burkina a promené son micro dans la ville de Ouagadougou pour recueillir les impressions des citoyens sur cette situation. Lisez plutôt.
« Nous ne sommes pas sans savoir qu’ils ont également injecté de l’argent dans leur campagne comme tout autre parti et que le Code électoral sanctionne la fraude », lance M. Ziba.
Selon Cédric Bazié, il n’y a pas eu de magouilles à ces élections. « Si le MPP a gagné, l’opposition doit l’accepter et ceux qui ont perdu devront s’armer de patience et de courage et attendre les prochaines échéances électorales». Pour lui, les membres de l’opposition ne sont que de mauvais perdants.
Au lendemain de la tenue des élections couplées, pendant que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) publiait les premiers résultats de la présidentielle commune par commune, les candidats signataires de l’accord politique de l’opposition se sont réunis au siège du CFOP. Objectif : Fustiger la « mauvaise organisation des élections » par la CENI. Ils ont, dans la foulée, prévenu qu’ils « n’accepteront pas des résultats entachés d’irrégularités et qui ne reflètent pas la volonté du peuple burkinabé ».
Pour ces candidats, l’ensemble du processus a été fortement émaillé de fraudes. Comme autres irrégularités et insuffisances qu’ils ont relevées, on peut citer la modification, à la dernier minute et de manière informelle, du nombre et de la cartographie des bureaux de vote retenus pour les élections ; l’ouverture tardive et même la non-ouverture de plusieurs dizaines de bureaux sur l’ensemble du territoire national ; le fait que des électeurs détenteurs de cartes d’électeur ont été refoulés des bureaux de vote du fait de l’absence de leurs noms sur les listes imprimées ; le non-affichage des listes des électeurs devant les bureaux de vote comme cela est prescrit par les textes ; la non-prise en charge des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote contrairement aux dispositions de la loi électorale.
Au lendemain du scrutin du 22 novembre, l’heure est à l’attente des résultats des élections, marquée par une atmosphère plutôt morose au siège du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
Par ailleurs, ils polémiquent sur certaines tendances données par quelques médias de la place. « La télévision nationale a publié des résultats de Kaya et il ressort que sur 100 votants, le MPP a obtenu 109 voix ; il y a donc quelque chose qui ne va pas », s'exclament-ils, exigeant des explications de la part de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Le QG du Mouvement du peuple pour progrès (MPP) se prépare à fêter son « coup K.-O. Notre victoire est en téléchargement », affirment d’ores et déjà des militants du parti au pouvoir réunis à son siège national. A l’inverse, le siège national de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est désert.
S’agissant de la fraude, il dit que les auteurs seront sanctionnés, qu’ils soient du parti au pouvoir ou de l’opposition. « Le MPP est un parti assez fort pour aller convaincre et mériter ses résultats plutôt que de passer par la petite porte. Je ne crois pas auxdites fraudes, certains candidats, par endroits, ont sûrement vu leurs faiblesses face au MPP, donc ils ont décidé de porter ces accusations. »
Au siège national du l’Union pour le progrès et le changement (UPC), les lieux étaient déserts ; aucune animation. A en croire un militant rencontré sur place, les membres dudit parti, qui dénoncent de multiples « irrégularités ayant entaché le double scrutin », étaient en route pour le CFOP et ont prévenu qu’ils n’accepteraient pas des résultats frauduleux.

« Nous sommes convaincu que nous allons gagner ces élections parce que le peuple a eu le temps de faire la comparaison entre la gestion du CDP d’avant et la gouvernance actuelle, très négative. Et comme je l’ai promis, si le CDP remporte la présidentielle, nous travaillerons afin que la paix revienne au Burkina, non pas par les armes mais par l’intelligence et la voie diplomatique», a précisé M. Komboïgo.
Débutée le 31 octobre dernier, la campagne électorale pour les élections couplées du dimanche 22 novembre prend fin ce vendredi à minuit. Radars Info Burkina a pris langue avec Mathias Tankoano, président du Conseil supérieur de la communication (CSC), pour savoir son appréciation de la couverture médiatique de cette campagne.
MT : En ce qui concerne les contenus des sessions d’information, nous avons procédé de la même façon. Tous les candidats à la présidentielle ont eu droit à 13 reportages de leurs meetings et activités. Donc au niveau de la présidentielle, tous les candidats ont eu droit au même nombre de reportages pendant les sessions d’information de la télévision et de la radio publiques. Concernant les législatives, nous avons 126 listes en compétition. Nous étions obligés donc de faire une répartition proportionnellement aux circonscriptions électorales où ces listes se présentaient. Il y a eu des listes ou partis politiques qui ont eu droit à 6 reportages et les plus grands partis qui couvraient les 45 provinces ont eu droit à 16 reportages. Même lors des sessions d’information pendant les journaux parlés et pendant les émissions spéciales, l’équilibre a été respecté.
Nous sommes à trois jours des élections couplées du 22 novembre au Burkina Faso. La campagne électorale à cet effet prend fin vendredi 19 à minuit. Au niveau des législatives Sylvain Bouma Thiéné est candidat sur la liste du Kadiogo en tant que premier suppléant pour le compte de la formation politique Coalition rupture pour un Burkina meilleur. Juriste de formation il a été candidat tête de liste dans le Sanguié aux élections législatives de 2015 sous la bannière du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEBF).
Ainsi donc il a créé une association dénommée Union des jeunes Africains pour la paix et le développement (UJAPD) en 2017. Une association dont le but est de réunir toute la jeunesse africaine autour d’un même idéal.
Pour cette campagne électorale qui s’achève, il est allé sur le terrain convaincre les électeurs. Il a procédé par le porte-à-porte pour leur expliquer sa vision.
Nous sommes à 5 jours des élections présidentielle et législatives au Burkina Faso. Ils sont treize au total à vouloir s'installer au palais présidentiel de Kosyam. Outre les médias classiques, les réseaux sociaux sont exploités tant par les politiciens que par les activistes, chacun à sa manière.
Par la suite, les internautes ont beaucoup commenté les options opposées entre le président sortant Roch Marc Christian Kaboré et deux adversaires Eddie Komboïgo et Zéphirin Diabré de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), quant à la lutte contre le terrorisme.
En ce qui concerne les préparatifs de ces élections, la CENI est à la phase de finalisation des équipes qui vont se charger de la gestion des bureaux de vote. Les membres desdits bureaux sont en train d’être formés. « S'agissant de la logistique, on est en train de préparer les plis qui vont, dès le mardi 17 novembre, commercer à être acheminés dans les communes en attendant que 24 h avant ils puissent être déposés dans les bureaux de vote », a-t-il assuré.










