4 août 1984 - 4 août 2021 : Voilà 37 ans que l’ex-Haute Volta est devenue Burkina Faso
L’histoire politique de l’actuel Burkina Faso est jalonnée d’évènements. Les dates marquant lesdits évènements sont restées gravées tant dans la mémoire individuelle que collective. Il en est ainsi du 4 août, une date historique et mémorable. Dans l’histoire politique du pays des hommes intègres, le 4 août marque un tournant sur lequel il convient de marquer un arrêt. Que constitue cette date aux yeux des citoyens ? Le Dr Ali Ouédraogo, historien, enseignant chercheur, nous fait l’historique de cette date combien importante.
Jadis Haute-Volta à la proclamation de la République le 11 décembre 1958 par Maurice Yaméogo, suivie de la proclamation solennelle de l’indépendance le 5 août 1960, l’appellation actuelle Burkina Faso intervient 24 ans après sous la Révolution démocratique et populaire (RDP) du capitaine Thomas Sankara en 1984.
Arrivé au pouvoir le 4 août 1983 suite à un coup de force contre le Comité de salut du peuple (CSP), alors dirigé par le médecin commandant Jean Baptiste Ouédraogo, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara va marquer de façon indélébile son passage à la tête de l’Etat par plusieurs actions révolutionnaires. 4 août 1983 : prise du pouvoir par le jeune capitaine avec ses frères d’armes Blaise Compaoré, Henry Zongo et Boukary Lingani. Le Conseil national de la révolution (CNR) est mis en place. Selon le Dr Ali Ouédraogo, ce qui a motivé Thomas Sankara à changer le nom du pays dès l’An 1 de son règne, c’était sa volonté de rupture : rompre avec la passé colonial, donner à la population une identité dans laquelle elle sentirait son appartenance.
« Le nom Burkina Faso est synonyme d’espoir. Ce nom redonnait la vraie fierté, le vrai honneur au peuple », dit-il. Et l’histoire ne s’arrête pas là puisque dans le souci de faire table rase du « passé néocolonial », Thomas Sankara change aussi à la même époque le drapeau national. Le drapeau de l’ancienne Haute-Volta, composé de trois bandes (noire, blanche et rouge), est remplacé. Le nouvel étendard national est désormais composé de deux bandes horizontales rouge et verte, frappées d’une étoile jaune à cinq branches au milieu, « le tout représentant la mémoire des hommes et femmes qui ont donné de leur vie pour la liberté », commente le Dr Ali Ouédraogo. Ce changement, précise-t-il, répondait aussi aux idéaux de Révolution démocratique et populaire, de travail de la terre par les fils et les filles de la Nation.
Autre transformation majeure intervenue le 4 août 1984 : le remplacement de l’hymne national d'alors, à savoir ‘’Fière Volta’’, par le Ditanyè ou ‘’chant de la victoire’’.
Une victoire multiforme comme le rappelle le Dr Ali Ouédraogo en ces termes : « La victoire sur le néocolonialisme, sur un passé douloureux et sur nos bourreaux d’hier.» Précédemment ‘’Unité-travail-justice’’, la devise nationale devient elle aussi ‘’La patrie ou la mort, nous vaincrons’’. Ces changements, l’enseignant chercheur Ali Ouédraogo les qualifie d’« audacieux et courageux » pour une république qui cherchait ses repères et qui était classée parmi les plus pauvres au monde, avec un pouvoir aux mains d’une armée « bicéphale » partagée entre la politique et la défense de la Nation. Thomas Sankara avait d’ailleurs souligné cela par ces mots : « Il fallait prendre des initiatives audacieuses et radicales, entre autres effacer les traces du colonialisme. À commencer par l’appellation donnée par le colon à notre pays. Le nom Haute-Volta ne répondait ni à des critères géographiques ni à des critères sociologiques ou culturels ».
Burkina est un terme moaga qui signifie « homme intègre » et Faso est un mot dioula qui veut dire « terre natale ». Le Burkina Faso, qui signifie donc de façon littérale « le pays des hommes intègres », est un pays de l’Afrique de l’Ouest indépendant depuis le 5 août 1960. Sa population est estimée à 20 487 979 habitants selon les chiffres du Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) 2020.
Sié Mathias Kam
L’ambassadeur de France au Burkina, Luc Hallade, a été reçu en audience ce lundi 2 août par le Premier ministre, Christophe Dabiré. Au menu des échanges, il y avait la sécurisation de l’axe Ouaga-Kaya-Dori en vue du retour de l’Etat dans les localités situées dans cette zone et le contrat de concession signé entre le gouvernement burkinabè le groupement français Méridian-AMP pour la réalisation et l’exploitation de l’aéroport international Ouagadougou-Donsin.
L’autre sujet évoqué par les deux hommes était celui des infrastructures, notamment aéroportuaires.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) burkinabè est depuis quelques jours sous le feu des projecteurs. La raison ? La récusation de certains commissaires proposés pour siéger dans l’institution chargée de l’organisation des élections. A ce propos, on peut citer le représentant de la chefferie coutumière, le Sao Naaba, et celui de l'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA).
Pour Tahirou Barry, président du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), à qui nous avons tendu notre micro après la prière de l'Aïd el kébir à la place de la Nation, quelle que soit la personne choisie, la priorité, c'est l'unité et l'entente entre Burkinabè. « Tout ce que je peux souhaiter, c'est de prier pour que Dieu sème l'entente dans le cœur des Burkinabè », a-t-il affirmé.
Et el hadj Salif Tassembédo, un autre fidèle musulman, de nous confier : « Je ne sais quoi dire. C'est la volonté de Dieu ».
Si certaines propositions du député français ont reçu l’approbation des étudiants de l’université Joseph Ki-Zerbo, sur d’autres sujets par contre, les avis de ces jeunes épris de liberté restent tranchés.
Pour Nebon Gérard Bado, dit « l’avocat du peuple », également étudiant, Mélenchon est juste venu battre campagne et ne pourra rien changer s’il accède au pouvoir en France. « Il ne pourra pas défendre les intérêts des Africains au détriment de ceux des Français », a-t-il martelé. L’étudiant apprécie néanmoins les propositions de Jean Luc Mélenchon en ce qui concerne la monnaie unique. « Il nous appartient, en tant qu’Africains, de nous libérer des griffes de nos oppresseurs. La France n'aidera pas l'Afrique à son propre détriment», a-t-il lancé.
Les partis politiques membres de l'Opposition non affiliée (ONA), au cours d'une conférence de presse, se sont prononcés le jeudi 15 juillet sur certains sujets brûlants de l'actualité nationale. Il s'agit notamment de la sécurité, de la réconciliation nationale, de la gouvernance et des grands dossiers d'importance nationale.
S’appuyant sur ce qui précède, l'ONA réclame sa prise en compte dans les grands dossiers d'importance nationale. Il propose à cet effet que la loi actuelle sur le statut de l'opposition politique soit modifiée ou que l'ONA soit appelée dans tous les débats et instances de représentation de l'opposition politique et de la classe politique au Burkina Faso. Abdoulaye Soma n'a pas manqué de préciser que l'ONA rejette le format du dialogue politique mené entre l’APMP et le CFOP, mais aussi la désignation unilatérale par le CFOP des commissaires représentant l'opposition à la CENI.
Dans ce sens, le Millennium Challenge Account II travaillera avec la Sonabel, l'Agence de régulation de l'électricité et surtout le ministère de l'Energie dans son ensemble, a-t-il précisé. « L'objectif, c'est de ne plus connaître de délestages, de coupures, de baisse de rendement dans les différentes unités industrielles et même dans les ateliers », a conclu Mamady Sanoh.
Selon le ministre Clément Sawadogo, il y aura une délibération sur la question de l’appartenance politique. De même, il rappelle les dispositions établies par la loi burkinabè dans le Code électoral. « La loi ne prévoit pas une validation de la désignation de chaque représentant par les autres composantes. Elle dit que chaque composante désigne son représentant », précise-t-il. Et d'ajouter : « Nous (Ndlr : le ministère de l’Administration) sommes chargés de recueillir les désignations, de faire un rapport au Conseil des ministres pour leur nomination », explique M. Sawadogo.
A ce sujet, le ministre Sawadogo a répondu ceci : « La loi ne dit pas qu'il est interdit à un commissaire à la CENI de continuer à être membre de son parti ».
Entamé le jeudi 17 juin 2021, le dialogue politique entre acteurs politiques burkinabè avait pour objectif, entre autres, de proposer des solutions au terrorisme qui hante le Burkina depuis maintenant 6 ans. Pour Abdoul Karim Sango, président du Parti de la renaissance nationale (PAREN), la sécurité est un sujet tellement sérieux qu'elle ne saurait être abordée exclusivement dans un environnement de « politique politicienne ».
« La Constitution du 2 juin 1991 face aux crises sociopolitiques de 1991 à 2020 », c'est le thème sur lequel a exposé à Ouagadougou le Dr Luc Marius Ibriga à l'occasion des 30 ans de la Constitution burkinabè du 2 juin 1991, célébrés par la Société burkinabè de droit constitutionnel (SBDC) le samedi 19 juin 2021 au cours d’un panel. Selon le Dr Ibriga, la Constitution de 1991 n'est pas sans mécanismes de résolution de crises sociopolitiques. Malheureusement, tous sont demeurés inefficaces à les juguler.










