Élections couplées du 22 novembre : 19 776 milliards de F CFA pour le nouveau projet de société du président sortant, Roch Marc Christian Kaboré
Au Burkina Faso, la campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives couplées du 22 novembre prochain a débuté ce 31 octobre. Au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir, la disparition du père du président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, le 27 octobre 2020 a obligé la direction du parti à réaménager son programme de campagne. Son grand meeting de lancement de la campagne aura lieu le jeudi 5 novembre à Bobo-Dioulasso. En attendant cette date, les premiers responsables du MPP ont jugé utile de convier les hommes des médias au siège national dudit parti en cette matinée du 31 octobre pour un déjeuner de presse afin le présenter le nouveau projet de société de leur candidat à la présidentielle.
Etaient au présidium ce matin Simon Compaoré, président du MPP, par ailleurs directeur national de campagne présidentielle, le vice-président Clément Sawadogo, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le Dr Mathias Somé, premier responsable du bureau de suivi du programme présidentiel, le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, pour ne citer que ces personnes.

C’est le Dr Mathias Somé qui a fait la présentation PowerPoint du nouveau projet de société du président Roch Marc Christian Kaboré, un document de 66 pages intitulé « Réformer l’Etat, l'administration publique pour garantir la sécurité, la stabilité et renforcer la résistance économique au Burkina Faso ».
C’est un référentiel subdivisé en 10 chapitres, lesquels constituent les 10 grands chantiers du prochain quinquennat du candidat Kaboré s’il est réélu. Ces chantiers sont : Gagner le pari de la sécurité et de la stabilité du pays ; renforcer la démocratie, réconcilier les Burkinabè, consolider la paix et la cohésion sociale ; réformer l'Etat, moderniser et professionnaliser l'administration publique ; renforcer le processus de décentralisation et ouvrir des horizons plus larges aux régions ; consolider l'investissement dans le bien-être social : asseoir l'économie du savoir et redonner à l'école son rôle d'ascenseur social ; gagner le pari de l'emploi des jeunes et des femmes ; améliorer le rendement du secteur privé et relever le niveau de compétitivité de l'économie ; assurer un développement durable et, dixièmement, relever les grands défis sectoriels.
Le coût de ce programme présidentiel quinquennal est de 19 776 milliards de F CFA et le MPP veut mettre l’accent sur les ressources mobilisées au niveau interne pour financer l’ensemble des réalisations de ce référentiel.

« La mobilisation des ressources internes va constituer l’élément clé en termes de financement du programme et représentera 73%. Pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers, elle sera de 27 % », a précisé le Dr Issa Larba Kobyagda, économiste et enseignant-chercheur, contre 60% de mobilisation de ressources internes et 40% de mobilisation externe pour le programme présidentiel qui s’achève.
« Cette fois-ci, nous avons augmenté le potentiel à mobiliser au niveau intérieur, ce qui répond au slogan « Savoir compter sur ses propres forces ». Qu’on lise à travers ce budget notre volonté de nous assumer, avec la contribution de ceux qui sont prêts à nous accompagner », a soutenu Simon Compaoré.
Au niveau sécuritaire, les 5 ans à venir, le président sortant s’engage, entre autres à : augmenter les effectifs de nos forces de défense et de sécurité, renforcer leurs moyens matériels et leurs compétences afin d’accroître leurs capacités opérationnelles, mobiliser des ressources nécessaires pour un financement conséquent de la politique de sécurité nationale, renforcer la formation et le déploiement des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour une meilleure implication des populations dans les actions de sécurisation du pays, intensifier la coopération au sein du G5 Sahel pour développer une approche plus cohérente et plus intégrée.
S’agissant de la fronde sociale et de la nécessité du dialogue social, « dans la mise en œuvre du nouveau programme, le président Kaboré réaffirme sa volonté du dialogue social avec l’ensemble des partenaires sociaux. Ce dialogue va mettre surtout l’accent sur la mise en œuvre d’une politique d’harmonisation des revenus », a fait savoir Clément Sawadogo.
Selon le Dr Somé, la particularité de leur candidat à la présidentielle est que s’il est réélu, il y aura plus de rigueur à tous les niveaux de l’Administration. « Des instructions ont été données pour que soit préparé un système de suivi avec des méthodes de suivi et de pilotage qui auront pour objectif de renforcer la culture de la redevabilité», a-t-il déclaré.
Pour cette campagne, « le MPP sera focus » sur 2 points qui sont : le bilan de ses 5 ans de gestion et les perspectives. «Il n’y aura pas de problèmes au niveau du MPP, car nous allons mener une campagne civilisée », a assuré Simon Compaoré, président de cette formation politique.
Aly Tinto

S’agissant du volet sensibilisation, la CODEL a sensibilisé les populations afin qu’elles se fassent enrôler. Au nombre des actions menées par cette structure, on peut citer une conférence de presse ainsi que la conception et la diffusion de spots télé et radio dans 4 langues nationales. La CODEL a aussi à son actif la production d’affiches qu’elle a fait mettre sur des panneaux en ville pour exhorter les populations à s’intéresser au processus électoral. « En plus de ces actions, on a participé à plusieurs émissions radio et télé, surtout sur la participation citoyenne des femmes et des jeunes au processus électoral », a-t-il ajouté.
Ce lundi 26 octobre 2020 dans l’après-midi, soit à 5 jours du début de la campagne pour les élections du 22 novembre, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a convié les candidats à la présidentielle, les partis ou formations politiques, les médias et organisations de la société civile (OSC) à la signature solennelle d’un pacte de bonne conduite pour que le discours politique électoral ne rompe pas l’harmonie de l’unité nationale. 
« Par ce pacte que nous signons, nous nous engageons à réaliser une campagne apaisée. Une campagne dans la courtoisie, dans le respect mutuel et la considération mutuelle. Notre pays a besoin de cela, la démocratie aussi », a indiqué Clément Sawadogo, premier responsable de l’APMP.


En prélude aux élections couplées du 22 novembre prochain, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé une formation de 48h au bénéfice de ses commissaires électoraux des 45 provinces chargés de la supervision des opérations électorales. Ce renforcement de capacités a débuté ce samedi 17 octobre à Ouagadougou.
Le 2e module, lui, porte sur la centralisation des résultats. Quant au module 3, qui sera présenté demain dimanche, il a trait à la gestion des difficultés. « Par exemple si nous devons saisir le Conseil constitutionnel, il montre comment procéder et quels sont les documents qu’on doit réunir », a poursuivi Alain Olé Kam.
Des anecdotes sur la vie de Sankara, il y en a à la pelle dans le film, lequel est ponctué également de musiques et de danses contemporaines.

RB : Dans son discours, Henri Konan Bédié a appelé l'ONU à « se saisir du dossier ivoirien » pour mettre en place « un organe électoral véritablement indépendant et crédible ». L'ouverture de la campagne électorale officielle est fixée au 15 octobre et le président Ouattara va débuter sa campagne le vendredi 16 octobre 2020 à Bouaké. Est-ce que le temps joue en faveur de l’opposition ?
ASK : Oui, il y a des dispositions légales pour reporter le scrutin comme par exemple le décès inattendu d’un candidat pendant la campagne électorale ou bien une crise majeure qui porte atteinte à l’intégrité du territoire. Mais ces dispositions légales ne sont pas celles qui existent aujourd’hui. Le retrait d’un candidat de la course n’est pas de nature à faire annuler ou reporter le scrutin.

Yehia : Dans ce genre de conflit, on ne peut pas parler de rapport de force. En effet, le propre même des conflits asymétriques, c’est qu’on a deux forces qu’on ne peut pas comparer. L’une est plus grande que l’autre de façon multiple. Maintenant la force faible utilise des moyens de ruse pour éviter une confrontation directe et attaquer l’autre pratiquement à la marge. Je crois que c’est ce qui va continuer. On ne risque pas d’avoir un affrontement direct entre GSIM et les armées nationales, il se ferait écraser immédiatement ; mais peut-être faut-il s’attendre à une multiplication des attaques, des poses de mines, etc.
Le 4 août 2018, Kéré Architecture a été désigné pour conduire le pool avec comme membres Cauris Architecture et la Soudanaise. A ce jour, plus de 3000 livres ont été collectés pour le Mémorial. Le 17 mai 2020, a eu lieu le dévoilement de la statue corrigée de Thomas Sankara et des 12 bustes de ses compagnons. « Aujourd’hui, la statue est vivante et attire du public. C’est le site touristique le plus visité au Burkina en quatre (4) mois avec 37 333 visites, soit en moyenne 216 visiteurs par jour », a déclaré Luc Damiba, secrétaire général du CIM-TS.













