samedi 11 juillet 2020

Circonstances du décès de l’honorable députée Rose Marie Compaoré : L’UPC exige la démission de la ministre de la Santé

roz uneL’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu une conférence de presse ce jeudi 30 avril 2020 à Ouagadougou pour, a-t-elle dit, donner sa lecture de la gestion de la crise sanitaire née de la maladie à coronavirus au Burkina Faso. Les circonstances du décès, le 17 mars 2020, de l’élue nationale Rose Marie Compaoré, 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale, ont été aussi abordées lors de ce point de presse.

C’est le deuil à observer suite à la mort de la députée Rose Marie Compaoré et de Mariam Sirima, autre militante de ce parti décédé, qui a contraint l’Union pour le progrès et le changement (UPC) au silence et au recueillement. C’est du moins ce qu’a affirmé Adama Sosso, vice-président du « parti du lion », lors de ce point de presse le jeudi 30 avril 2020 à Ouagadougou.

Selon l’honorable député Sosso, les circonstances de la disparition de la 2e vice-présidente de l’Assemblée nationale ont suscité une polémique qui n’a cessé d’enfler. Les informations fournies par le centre de coordination et le doute que cela a suscité sur les circonstances du décès de l’élue nationale ont amené les députés de l’UPC à interroger le gouvernement lors de la session de l’Assemblée nationale du 21 avril dernier. « Les informations données par madame le ministre de la Santé devant la représentation nationale ont poussé la famille de la défunte à apporter un démenti », a indiqué le vice-président de l’UPC. roz 2Contrairement à ce que pensent les uns et les autres, l’UPC n’est pas restée silencieuse sur les circonstances du décès de Dame Compaoré, foi du Poé Naba, membre du bureau politique de l’UPC. « Les députés sont astreints au respect du règlement de l’AN. Nous ne pouvons pas crier sur tous les toits pour réclamer certaines actions », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’à l’étape actuelle des choses, des actions sont engagées par l’AN à l’encontre de tout le gouvernement et qu’elles iront peut-être jusqu’à la motion de défiance, car il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.

En attendant, l’UPC exige la démission de la ministre de la Santé et que le gouvernement présente des excuses officielles à la représentation nationale et à tout le peuple burkinabè. En effet, selon le parti de Zéphirin Diabré, la ministre de la Santé tout comme ses collègues et collaborateurs ayant manipulé les faits dans l’affaire Rose Marie Compaoré, ils n’ont plus aucune légitimité pour traiter de la santé des Burkinabè. Et de faire remarquer que le gouvernement n’est pas à sa première « forfaiture » à l’AN. Selon M. Sosso, les « multiples mensonges de l’actuel gouvernement » l’ont tellement discrédité qu’à ce jour, un grand nombre de Burkinabè ne croient plus en l’existence de la maladie à coronavirus au Burkina, ce qui est extrêmement dangereux. En plus de ces mensonges, a-t-il poursuivi, des malades du Covid-19 ont été l’objet de traitements inhumains. Il a, à titre illustratif, cité les cas de Marvin Sawadogo, du vieux Maurice Dipama et d’Aboubacary Kiendrébéogo, le dernier cité ayant été déclaré malade du Covid-19 par erreur. Au regard de « tous ces manquements », l’Union pour le progrès et le changement qualifie de façon globale de chaotique la gestion du Covid-19 par le gouvernement burkinabè. De l’avis de M. Sosso, il y a un déficit de concertation entre l’exécutif et les syndicats, les leaders religieux, les coutumiers, etc. « Nous resterons vigilants sur la mise en œuvre des mesures de relance économique pour que l’occasion ne soit pas donnée à des gens de distribuer des milliards à leurs militants ou leurs familles. Ces fonds doivent aller à leurs véritables destinataires sans discrimination », a-t-il terminé.

Obissa

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