lundi 4 juillet 2022

Entreprenariat au Burkina : Tigme Zamna, le jeune entrepreneur à triple casquettes

IMG 20180820 WA0011Ces derniers temps, il force l’admiration sur les réseaux sociaux pour la hardiesse qu’il a eu d’entreprendre. Etudiant en année de licence en  communication et journalisme à l’université Joseph Ki Zerbo, Atobine Ibrahim Pingwendé NEBIE, allias Tigme Zanma, excelle dans la commercialisation du bétail et de la volaille sur pieds ou dépiécés. Ce jeune entrepreneur qui a su user de ses connaissances acquises sur les bancs pour se faire un nom dans cet univers de l’auto-emploi, a le vent en poupe.

 

La réussite et l’épanouissement professionnels ne sont pas seulement l’apanage des bureaucrates. Cela, Atobine Ibrahim Pingwendé NEBIE, plus connu sous le nom de Tigme Zanma, l’a compris depuis l’âge de 14 ans où il a commencé à s’essayer à la commercialisation de quelques volailles qu’il acquérait grâce à la générosité de voisins américains qui étaient dans l’humanitaire. Ces voisins à qui il doit ce succès aujourd’hui, lui donnaient moyennant quelques pièces la volaille que leur offraient les populations rurales à qui ils venaient en aide. Le jeune NEBIE au lieu de consommer sa transaction les gardait comme la prunelle de ses yeux pour les revendre pendant les fêtes.

IMG 20180820 WA0001Aujourd’hui étudiant en année de licence et manager d’artistes, (notamment Sa Majesté Askoy qui grâce au featuring avec le rappeur Smarty a eu le Kundé du meilleur featuring, édition 2018), Tigme Zanma « le rassembleur », continue son amour d’enfance avec passion et sans embûche. Avec une dextérité dont lui seul a le secret, il arrive à porter convenablement aujourd’hui ses trois casquettes. Mieux, grâce à la communication qu’il étudie depuis trois (03) ans, Tigme Zanma arrive a davantage porter ses deux vestes ; celles d’entrepreneur et de manager. En effet, très vite il a compris que le commerçant du 21e siècle, pour être à l’heure de son temps et faire véritablement de bonnes affaires doit savoir user des réseaux sociaux pour se faire vendre et faire connaître ses services.

A chaque fête, il est débordé de commandes, tant la qualité de son travail fidélise sa clientèle. Et cette fête de la Tabaski ne fait pas l’exception. A la veille du sacrifice du mouton à Allah, l’homme à trois casquettes a déjà écoulé une trentaine de moutons et plus de deux cents volailles. Un chiffre impressionnant qui n’est pas à la hauteur de ses attentes. « Je suis sûr que je vais vendre plus, car d’autres croyants ont fait des commandes qu’ils n’ont pas encore confirmé, mais je suis persuadé que d’ici demain, mon chiffre d’affaires va augmenter », nous confie t-il. Et pour lui, les moutons qu’il commercialise sont à la portée de toutes les bourses, car les prix varient entre trente mille (30 000) francs et deux cent vingt cinq mille (225 000) francs CFA.

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                                               Tigme Zamna en compagnie de son artiste Sa Majesté Askoy

 

Tigme Zamna a sa marque de fabrique. Il ne fait pas comme les autres vendeurs de bétails et volailles. En effet, selon le besoin du client il livre sur bétail sur pieds ou dépiécés. « Je n’élève pas en tant que tel. Je pars faire une sélection des bonnes bêtes. Je fais l’embouche pendant au moins trois mois avant de revendre l’animal. Je fais de telle sorte qu’à chaque période j’ai des moutons et de la volaille à vendre, même si pendant les périodes de fêtes toutes mes productions s’écoulent », explique t-il.

IMG 20180820 WA0006A côté des périodes de fortes demandes comme les fêtes, Tigme Zamna s’est fait un réseau de familles à qui il livre chaque fin du mois de la carcasse de mouton et de volailles pour leur consommation mensuelle. Le rêve de ce jeune entrepreneur, c’est de pouvoir agrandir ce réseau de familles et faire de son petit business, une véritable industrie.

Grâce à son activité, Tigme Zamna, emploie occasionnellement plus d’une dizaine de jeunes qui l’aident à livrer, à tuer et dépiécer ses animaux pour ses clients. Aujourd’hui, du haut de ses vingt-huit (28) ans c’est avec fierté qu’il montre son indépendance financière. Cette indépendance financière ne le fait pas non plus perdre de vu l’autre objectif de sa vie : celui de graver aussi son nom en lettres d’or dans l’univers de la communication au Burkina Faso.

Au décès de ces deux géniteurs en 2004, c’est grâce à cet esprit entrepreneurial que ce jeune hardi a su vaincre l’adversité pour être un homme et ne pas tomber dans la bassesse. Pour lui, l’idée de l’Etat providence est révolue et chacun peut tirer son épingle du jeu au Burkina Faso, en partant de rien et surtout en sachant se saisir des opportunités et en se battant pour forcer la vie à le sourire.

 

Candys Solange PILABRE/ YARO

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