lundi 4 juillet 2022

Crise dans le secteur des transports : Un bras de fer entre l'OTRAF et l'UCRB qui ralentit le pays

essenceUne dissension oppose, depuis le 24 août 2018, l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) à l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).  Les chauffeurs membres de l’UCRB réclament la tête d’Issoufou Maïga, président de l’OTRAF, car lui imputant la mauvaise gestion du fret burkinabè au niveau des ports et l’accaparement total du fret au niveau national et international. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est le licenciement de Moussa TRAORE de l’UCRB, demandé par le président de l’OTRAF à travers une lettre datée du 16 août dernier, pour un coup que celui-ci a donné à Mamadou TRAORE représentant de l’OTRAF au poste de contrôle , dans la nuit du 03 août 2018. Cette situation a créé de longues files sur certains corridors et voie d’entrée de Ouagadougou et dans les différentes stations à essence.

 

Le 03 avril 2018, l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) et l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) accordaient leurs violons à travers la signature d’un protocole d’accord de partenariat. A travers ces « fiançailles », les deux parties s’engageaient à se porter assistance dans l’exécution de leurs missions respectives pour une fluidité du fret.

Mais, le 03 août dernier cet « amour » a été mis à rudes épreuves après que Moussa TRAORE, membre de l’UCRB ait porté un coup sur Mamadou TRAORE, un des représentants de l’OTRAF au contrôle.  Cet acte désobligeant lui a valu son licenciement sur demande d’Issoufou MAÏGA, président de l’OTRAF, et ce, en vertu de l’article 9 alinéa 3 du protocole d’accord de partenariat.ess

Ce licenciement est considéré comme la goutte de trop par les chauffeurs de l’UCRB qui critiquaient déjà la mauvaise gestion du fret par ISSOUFOU MAÏGA. Conséquences, un arrêt de travail est observé depuis le 24 août dernier et la reprise du volant n’est conditionnée que par le départ d’ISSOUFOU MAÏGA à la tâte de l’OTRAF. Dans les différentes pompes à essence de la ville de Ouagadougou et dans certains corridors et voies d’entrée de la capitale, de longues files d’attente sont observées.

essDepuis ce matin du 27 août 2018, des pourparlers sont engagés entre les protagonistes et le gouvernement représenté par le ministre en charge des transports, Vincent DABILGOU et le ministre de la sécurité, Clément SAWADOGO. Mais si les membres de l’UCRB ont promis de faire comprendre à leur base de lever le blocus, ils reconnaissent tout de même qu’il faut du temps pour leur faire entendre raison, d’autant plus que les routiers sont convaincus que le président de l'OTRAF, Issoufou MAÏGA gère la majorité du fret avec ses nombreux camions. Pour eux, il est difficile de décréter la fin de la crise, car l’épicentre du problème vient de la base précisément les chauffeurs de Lomé. Mais le gouvernement, notamment Clément SAWADOGO est persuadé que la clé de cette crise réside dans les mains des leaders de l'UCRB, qui selon lui, sont les seuls à pouvoir faire bouger les lignes en exigeant la levée du blocus.

 

 

 

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