vendredi 29 mai 2020

Journée anti-impérialiste : Des organisations de la société civile disent non à la présence des bases militaires étrangères en Afrique

ant uneQuoiqu’une partie du programme d’activité ait été interdite, à savoir la marche, la 4e édition des journées anti-impérialiste s’est déroulée cette année du 10 au 12 octobre. Etaient présents aux côtés de leurs organisations sœur les organisations du Niger, de la Côte d’Ivoire et même de la France  pour commémorer cette journée. Comme message principal, les manifestants exigent que les bases militaires étrangères quittent l’Afrique.

Pour le Dr Gabin Korbéogo, président de l’Organisation démocratique de la jeunesse  (OJD), depuis plusieurs années, la sous-région africaine connaît des attaques terroristes contre les populations tant civiles que militaires. Et selon lui, cette situation commande aux peuples africains en général et à celui du Burkina en particulier un véritable sursaut patriotique. De ce fait, il a indiqué que la manifestation d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de la dénonciation du terrorisme et de la présence de bases militaires étrangères en Afrique. Pour lui, malgré cette présence massive des plus grandes armées du monde, les groupes terroristes continuent de sévir et montent même en puissance. Cette situation est préoccupante, a fait savoir Docteur Korbéogo. Car, dit-il, «  en 2014, la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale française a indiqué que la restructuration de la présence militaire française en Afrique vise à permettre à la France de conserver son influence sur le continent ». Selon le président de l’OJD, c’est compte tenu des richesses minières et énergétiques telles que l’uranium, le pétrole, le gaz, l’or, le diamant, la bauxite le plutonium, le cobalt, le phosphate et le manganèse que la sous-région est victime de ces attaques terroristes. ant 2La stratégie de ces forces étrangères, selon lui, c’est d’occuper militairement les Etats africains afin de sécuriser leur accès aux richesses de ceux-ci. C’est pour cela qu’il invite la génération actuelle des pays africains à garder à l’esprit que le départ de l’armée française et des autres forces militaires étrangères est une condition indispensable pour la victoire sur le terrorisme dans toute la sous-région.

Pour le Français Démé de l’Union des jeunes révolutionnaires de France, venu soutenir ses camarades, « l’impérialisme prend du terrain et en Afrique et en Occident, mettant les masses populaires dans la souffrance, et il ne sert que l’intérêt d’une minorité ». Selon lui, la présence de son OSC témoin du combat commun que le peuple français et celui africain en général et burkinabè en particulier mènent.

Les organisateurs ont appelé les peuples africains à s’organiser davantage pour la prise en charge de leurs préoccupations, notamment celle liée à la sécurité, et au renforcement accru de la solidarité internationale dans la lutte contre le terrorisme et l’impérialisme.

Saâhar-Iyaon Christian Somé Békuoné

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