mardi 18 juin 2024

SNC 2018: Compétition d'art culinaire, le couscous de néré de madame Monique SIRIMA/ BILA

29692953 598895677138505 640894853 oLa SNC, ce n'est pas seulement la foire artisanale et commerciale, le village des communautés, le Grand Prix National des Arts et des lettres, ou encore les compétitions en sports traditionnels. C'est aussi la compétition d'art culinaire qui permet aux femmes Burkinabé de rivaliser de talents pour présenter à un jury composé de fins gourmets et de spécialistes en matière de cuisine, des mets du terroir burkinabé. Madame Sirima de la Province des Cascade est présente à cette compétition avec son couscous de néré.

 

La cuisine à travers les mets locaux est une composante de la culture. Valoriser la culture implique de faire la promotion de la cuisine locale, un des éléments caractéristiques des différents groupes ethniques du Burkina Faso. C'est ce qui explique l'organisation à chaque édition de la SNC du concours d'art culinaire.

 Madame Sirima, pour la présente édition, propose à l'appréciation du Jury, du couscous de néré dont la préparation semble très simple selon ses explications : «  On mélange de la pulpe de néné avec de la farine de maïs et on ajoute un peu d'eau. On tamise le tout avec un tamis de couscous et on met à la vapeur pendant quinze (15) minutes. Après cela, on l'asperge avec un peu d'eau et on remet à la vapeur pendant quinze(15) autre minutes à l'issue desquelles, on sale, on ajoute du beurre de karité et c'est prêt pour la consommation ».

 29680939 598895770471829 1580060755 oLa particularité du couscous de néré selon elle, c’est qu'il est populaire et facile à préparer. « Tous les Burkinabè connaissent ce met. Je me souviens que quand j'étais enfant, nos grand-mères le préparaient, surtout quand on avait faim ou quand on revenait du champ trouver que le repas n'était pas prêt, elles faisaient rapidement le couscous de néré pour nous, en attendant que le repas cuise », se souvient-elle.

Elle a choisi de présenter ce met, car selon elle, avec le modernisme, il tend à disparaitre des habitudes alimentaires, si bien que de nombreux jeunes de nos jours  ne le connaissent pas. Et comme le thème de la présente édition de la SNC met en exergue la question épineuse de la sauvegarde des valeurs culturelles, il lui a paru opportun de mettre un coup de projecteur sur ce plat traditionnel afin de le remettre au goût du jour et qu'il ne disparaisse pas.

 

Yéssy BAKO (correspondant Bobo-Dioulasso)

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