Justice : Déclarant en douane, il établit une autorisation spéciale d’importation en imitant la signature du DG du guichet unique du commerce et de l’investissement
Ce 8 novembre 2022, K.A., déclarant en douane depuis 2016, a comparu devant le tribunal. Il est accusé de « faits de faux en écriture publique, contrefaçon de sceau de l’État ».
Courant juin 2022, K.A. a reçu 375 000 FCFA d’un particulier qui souhaitait avoir une autorisation spéciale d’importation, sa fonction de déclarant de douane lui permettant d’apporter les dossiers des particuliers au Guichet unique du commerce et de l’investissement (GUCI). Mais au lieu d’aller vers les services compétents pour se faire établir cet acte public, K.A. a préféré empocher l’argent et s’est lui-même mis à la tâche en délivrant un faux document.
D’après les détails donnés par le parquet, il s’est d’abord fait confectionner un cachet à 10 000 FCFA. Ensuite, il a procédé à la saisie du document en utilisant un faux numéro qui ne correspond pas au numéro d’ordre du guichet unique. Enfin, il a imité la signature du directeur général du guichet unique du commerce et de l’investissement pour délivrer l’autorisation spéciale.
Le DG lui-même, présent à l’audience, a expliqué que c’est grâce aux services techniques de Bobo qu’il a découvert le forfait de K.A. De ses explications il ressort que le particulier s’est rendu à Bobo-Dioulasso avec l’autorisation spéciale d’importation et c’est lors du contrôle que les services techniques de Bobo se sont rendu compte que la signature n’était pas de lui. C’est ainsi qu’ils lui ont envoyé par WhatsApp la photo du document. En vérifiant, le DG GUCI s’est rendu compte qu’outre l’imitation de sa signature, le numéro du dossier était également faux. C’est ainsi que des investigations ont été menées, lesquelles ont permis de mettre la main sur le sieur K.A.
À la barre, ce dernier a reconnu tous les faits reprochés et demandé pardon au tribunal en promettant qu’il ne recommencerait plus jamais.
Selon le procureur, les faits sont constitués et punis par la loi, conformément à l’article 372 de la Constitution. De ce fait, il a requis contre l’accusé une peine d’emprisonnement de 36 mois, dont 24 ferme, une amende d’un million de francs ferme et une peine complémentaire d’interdiction d’exercer sa fonction de déclarant en douane pendant deux ans.
Le conseil de l’accusé a plaidé l’indulgence du tribunal, mettant en avant le fait que son client a reconnu tous les faits et qu’il regrette son acte. Et de poursuivre : « C’est un repenti, donc il serait bien que le tribunal soit indulgent envers lui. »
Le tribunal, estimant les faits constitués, a condamné K.A. à 36 mois de prison, dont 6 ferme, et à une amende d’un million assortie de sursis. L’accusé a 15 jours pour interjeter appel de ce verdict s’il n’est pas satisfait.
Flora Sanou


Le 3 novembre 2022 à Ouagadougou, le Comité international mémorial Thomas-Sankara a tenu un panel dénommé « A la découverte de la Révolution démocratique et populaire (RDP). Objectif : faire une revue des programmes de développement mis en place par le président Thomas Sankara sous la révolution en vue d’inciter la jeunesse burkinabè à s’en servir pour participer au développement endogène du pays. C’était sous le thème « Le discours d’orientation politique du CNR et les fondements d’un développement endogène : économie, paysannerie, administration et organisation du territoire ». Deux panélistes ont exposé sur ce thème principal avec des sous-thèmes.
L’administrateur civil a en outre rappelé certains acquis de l’administration sous la révolution. « L’administration a servi à bâtir le socle d’un Etat nouveau dans lequel l’administration ne met pas l’administré à son service mais se met résolument au service de ce dernier, c’est-à-dire de chaque communauté et de l’ensemble des communautés », a-t-il fait savoir. Ainsi, cette « démarche à la fois philosophique, conceptuelle et technico-administrative très particulière aurait dû continuer » pour un bon fonctionnement de l’administration, a-t-il affirmé.
Dans son exposé, il a présenté l’état de la paysannerie au Burkina Faso avant la révolution. En effet, selon l’écrivain, la paysannerie était confrontée à des contraintes économiques, politiques, sociales, climatiques, de domination et de soumission ainsi que de spoliation par des forces sociales exploiteuses aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.
Les instruits de l’ancienne génération ont exercé tout dans leur domaine professionnel. C’est le cas du professeur titulaire en sciences de l’information à la retraite Serge Théophile Balima. De journaliste à la télévision nationale, où il a fait des reportages même pendant la guerre Burkina-Mali, il devint ministre de l’Information avant de passer à la recherche pour devenir Pr titulaire. Dans le monde du journalisme, ce sont des milliers de professionnels qui sont passés à son école. Septuagénaire aujourd’hui, l’homme semble avoir toujours la fougue de servir le milieu de la presse burkinabè. Portrait
La Fondation des Médias pour l’Afrique de l’Ouest (MFWA) a organisé la 6e édition de la conférence et la cérémonie de remise de prix d’excellence intitulée « Excellence Conférence and Awards (WAMECA) » du 20 au 22 octobre 2022 à Accra, au Ghana. A cette grand-messe, placée sous le thème « L’autonomisation des médias et des femmes en Afrique », plusieurs journalistes ont été récompensés, dont Ignace Ismaël Nabolé dans la catégorie entrepreneuriat féminin. Radars Info Burkina s’est entretenu avec le lauréat.
Cependant, l’heureux gagnant estime que ce prix est aussi pour lui une invite à redoubler d’effort pour hisser le drapeau burkinabè plus haut. « C'est aussi un appel pour moi à travailler plus, à fournir plus d'efforts afin que ma plume porte plus et que le nom du Burkina Faso résonne encore dans plusieurs autres cérémonies de récompenses à travers le monde », a reconnu le lauréat. Derrière ce prix se cache un travail acharné. Ignace Ismaël Nabolé n’a pas hésité à expliquer sa procédure pour parvenir au résultat final. « C'est un sujet que j'avais identifié depuis 2020 en remarquant des femmes en circulation très tôt les matins chargées de sacs et qui rejoignaient notamment le marché de Baskuy, lorsque je faisais mon sport matinal », souligne M. Nabolé, concernant l’identification de son sujet.
« Forces armées nationales et populations : synergie pour la reconquête de l’intégrité du territoire national» : c’est sous ce thème que s’est tenue la cérémonie commémorative du 62e anniversaire des Forces armées nationales (FAN) ce 1er novembre 2022 à Ouagadougou. Un événement présidé par le colonel major Kassoum Coulibaly, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, représentant le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré.
Par ailleurs, Kassoum Coulibaly n’a pas manqué de rappeler aux FAN qu’elles doivent travailler à renforcer l’esprit de cohésion, sans lequel il leur serait impossible d’entraîner les populations dans une bonne synergie à leurs côtés. Il a tenu à rappeler que cette guerre ne dépasse pas les FAN et qu’elles doivent travailler au renforcement de l’esprit de cohésion.
À cette cérémonie, le mérite de 46 éléments de nos Forces de défense et de sécurité, dont une femme, a été reconnu. Ainsi, 5 éléments des FAN ont reçu la médaille d’honneur militaire, 21 la médaille militaire et 7 la médaille de la croix du combattant. On compte aussi 6 sapeurs-pompiers médaillés d’honneur et 7 récipiendaires de médailles commémoratives avec agrafe Mali.
Chaque 1er novembre, les chrétiens catholiques célèbrent la vie des saints dans l’Eglise à travers des célébrations eucharistiques. Une dévotion particulière soumise aux fidèles, dira le Père Wenkuni Emmanuel Kientéga, religieux camillien et formateur au Juvénat Saint-Camille garçons, qui s’est confié au micro de Radars Info Burkina à l’issue de la célébration. Selon ce dernier, seul Dieu est saint et les hommes reflètent la lumière de Dieu. Interview
Le lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana ne sera pas mis en liberté provisoire. C’est en tout cas la décision rendue par la chambre criminelle de la Cour de cassation, la plus haute juridiction dans l’ordre juridique burkinabè, ce jeudi 27 octobre 2022 à Ouagadougou.
La faîtière régionale des organisations professionnelles de l'économie informelle du Centre qu’est le CREI-C a tenu une conférence de presse ce mercredi 26 octobre pour rejeter la nomination de Donatien Nagalo à la tête du ministère du Commerce. Pour Harouna Kaboré et ses camarades, ce n’est pas une personne à la probité morale irréprochable qui a été promue à la tête de ce département ministériel. Ils exhortent donc le président du Faso à vite « corriger cette erreur de casting ».










