1er mai : « Les attaques contre les libertés démocratiques et syndicales ont pris un relief particulier en 2020 », selon l'Unité d'action syndicale
C'est dans un contexte de pandémie du coronavirus que les travailleurs du Burkina Faso et du reste du monde célèbrent cette année le 1er mai. Compte tenu de cette situation, l'Unité d'action syndicale (UAS) n'a pas voulu organiser une manifestation de grande envergure à l'occasion de cette fête du Travail. Elle s'est contentée de s'adresser à ses militants et aux autorités à travers une déclaration. Pour l'UAS, les attaques contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au départ par la tentative des autorités d’adopter des lois liberticides, se sont poursuivies et ont même pris un relief particulier en 2020.
« En cette période de pandémie, il nous plaît de rendre hommage aux personnels de la santé et des autres secteurs d’activité en première ligne qui se dévouent et même se sacrifient pour sauver des vies et fournir des services essentiels aux populations », a introduit la coalition syndicale.
L’UAS a, à la date du 26 mars 2020, rédigé une déclaration dans laquelle elle a fait au gouvernement un ensemble de propositions. « Si nous pouvons nous réjouir de la prise en compte de celle relative à la suspension des factures d’eau et d’électricité, nous observons que bien d’autres propositions sont jusque-là ignorées.

Il s’agit, en l’occurrence, de la suspension des loyers, de la baisse des prix des produits de première nécessité, de la mise à disposition des tests du Covid-19 et de l’augmentation de la capacité d’accueil des structures sanitaires », a tenu à rappeler l'UAS.
Selon ce mouvement syndical, outre la pandémie et ses effets, la situation nationale reste marquée par une recrudescence des attaques terroristes avec leurs lots de victimes et de déplacements des populations et par la poursuite des attaques contre les libertés démocratiques et syndicales.
« Contre les libertés démocratiques et syndicales, marquées au début par la tentative d’adopter des lois liberticides, elles se sont poursuivies et ont pris un relief particulier en 2020 avec l’interdiction et/ou la répression de marches-meetings malgré la contestation des travailleurs, la saisine et l’avis de la commission des experts pour l’application des conventions et recommandations (CEACR) en 2014, le blocage de la révision du Code du travail, livrant les travailleurs du privé pieds et poings liés au patronat, la révision par l’Assemblée nationale du Code pénal intégrant de nouvelles dispositions visant en fait à museler la presse et la liberté d’expression et les agressions contre les droits des travailleurs comme c’est le cas des mesures prises contre l’Alliance police nationale (APN), en violation non seulement des textes nationaux et internationaux sur la liberté syndicale mais aussi des décisions de justice prononcées par le tribunal administratif et le Conseil d’Etat », a dénoncé l'UAS.
Bien avant que la crise sanitaire liée au coronavirus ne s'installe au Burkina, le mouvement syndical avait engagé un bras de fer avec le gouvernement. « Comme l’an passé, nous réitérons notre appel aux travailleurs du public et du privé à maintenir et à développer l’unité d’action à la base autour des préoccupations communes, qui s’accumulent malheureusement », a dit l'UAS.
Dans son message à l'occasion du 1er mai, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a déclaré : « Je réaffirme l'attachement du gouvernement et sa disponibilité au dialogue avec tous les partenaires sociaux ».
Aly Tinto
Selon Wikipédia, la tontine est une association collective d’épargne qui réunit des épargnants pour investir en commun dans un actif financier ou dans un bien dont la propriété revient à une partie seulement des souscripteurs. En français facile, c’est un regroupement de plusieurs personnes qui décident d’épargner ensemble dans l’objectif de réaliser leurs projets. Au Burkina Faso, le système de tontine connaît un succès. Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Comment elle fonctionne ? Des réponses dans cet article.
Un groupe de 13 avocats burkinabè provenant de divers barreaux a lancé l’initiative « Avocats face au COVID » (Avovid-19) pour un audit juridique de la riposte au coronavirus au Burkina. Ce jeudi 30 avril 2020, des membres de ce Think Tank étaient face aux hommes de médias pour présenter leur rapport déjà rendu public intitulé « Initiative sur la gestion de la pandémie au Burkina Faso ». Il en ressort que le décret présidentiel du 21 mars 2020 instaurant le couvre-feu ne trouve aucun fondement juridique solide dans la législation de crise en vigueur au Burkina Faso et que la plupart des mesures prises sortent du champ d'application de l'état d'alerte sanitaire tel que prévu par le Code de santé publique.
En ce qui concerne la gestion juridique de la crise, les avocats ont fait savoir que les différents actes juridiques ainsi que les mesures prises par les pouvoirs publics souffrent d'un véritable problème de fondement juridique.
Il y a aussi la lecture de la température. A l’en croire, les caméras seront disposées de sorte que la température lue soit vraiment la température du corps de la personne. Roland Tougma précise que ce dispositif est accessible et disponible pour tous. La plateforme tient compte du contexte qui est le nôtre actuellement, assure-t-il.
RB : Trouvez-vous le plan de riposte adapté ?
Au Burkina Faso, dans le cadre de la lutte contre la propagation du COVID-19, le port du masque est obligatoire, depuis le 27 avril 2020, sur toute l'étendue du territoire national. Des gens qui disent être allergiques au masque ne le portent pas. Radars Info Burkina, dans le but d'avoir des explications en la matière, a contacté le Professeur Georges Ouédraogo, pneumologue.
En guise de conseils, le Pr Ouédraogo invite les gens à surmonter leur peur et à supporter le port pendant une certaine durée ainsi qu’à apprendre à bien ajuster le masque et à « adapter» sa respiration et son expression orale.
Le mois du jeûne musulman, débuté le vendredi 27 avril, tombe cette année sur une période où sévit la pandémie de coronavirus. Cette situation, c’est le moins qu’on puisse dire, perturbe le déroulement du ramadan. Beaucoup de fidèles musulmans sont mécontents parce qu’ils ne peuvent pas avoir accès aux mosquées pour les séances de prière. Quels sont les interdits, les consignes et les recommandations pour les fidèles musulmans dans ce contexte de coronavirus ? El hadj Mahamoudou Korogo, chargé de communication du bureau exécutif de la communauté musulmane et directeur de la radio Al-FADJR, nous donne des réponses dans cet article.
« Pour la prière de 19h, les fidèles musulmans se retrouvaient à la mosquée les années passées mais cette année, la donne a changé », fait-il remarquer.
Cette année, le jeûne musulman s’effectue dans un contexte difficile caractérisé par une crise sanitaire sans précédent. Selon l’imam, toutes les fois où un regroupement de musulmans sera susceptible d’entraîner une propagation du virus et d’exposer des personnes à la maladie, l’islam recommande de faire attention. Le jeûne doit se faire dans des conditions de préservation de la vie humaine parce que, à l’en croire, le principe général de l’islam est que la nécessité lève l’interdit. Chaque fois qu’il y a nécessité de préserver sa vie et celle d’autrui, l’interdit ou le devoir religieux est suspendu. Du reste, l’imam Tiendrébéogo ne manque pas de donner des conseils aux fidèles musulmans pour réussir leur jeûne malgré les difficiles conditions. « Dans toute situation, il y a une sagesse derrière. Ce contexte particulier va faire le tri des musulmans suivistes et de ceux excellents », a-t-il relevé. Il invite ses coreligionnaires à être jaloux de leur relation avec Dieu au point que quelles que soit les conditions dans lesquelles ils s’adresseront à Lui, ils ne marchandent pas leur proximité. En plus, il les appelle à ne pas être des suivistes. En effet, pour lui cette situation est un test pour la foi, pour le degré d’attachement divin. « A la sortie de cette crise sanitaire, chacun de nous pourra se poser les bonnes questions sur son rapport à Dieu », a ajouté l’imam du Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) pour clore son propos.
D’habitude au mois d’avril, la demande en eau de boisson est tellement forte que les usines d’ensachage d’eau se frottent les mains. Mais cette année, la donne a changé en raison de la pandémie de coronavirus. Comment ces unités d’ensachage s’adaptent-elles à cette situation peu reluisante ? Quelles précautions prennent-elles pour endiguer la propagation du virus à couronne ? Eléments de réponse.
Par exemple, tous ses employés sont tenus de porter un masque de protection lorsqu’ils arrivent, pendant de même qu’après le travail. Un lave-mains est mis à leur disposition à l’entrée. Les employés portent des chaussures désinfectées, des chapeaux ou des foulards avant d’entrer en contact avec les machines et les sachets d’eau. « Nous avons acheté des masques de protection à nos livreurs et ils sont tenus de les porter lors des livraisons », précise par ailleurs M. Bakieka.










