Arbre de Noël : Les enfants du personnel de la BCEAO prennent un important engagement
Comme à l’accoutumée, la direction nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou a organisé cette année un arbre de Noël au profit des enfants du personnel. L’activité s’est déroulée ce samedi 23 décembre 2023.
Nul n’ignore le contexte d’insécurité qui caractérise notre pays depuis quelques années. Pour y faire face, l’unité, la solidarité, la promotion de la paix et la cohésion sont, entre autres, les valeurs prônées au quotidien. Les enfants du personnel de la BCEAO, à l’occasion de leur arbre de Noël, ont, dans un esprit de solidarité, formulé des prières pour leurs camarades vivant dans les zones à fort défi sécuritaire qui n’ont pas la chance d’avoir un arbre de Noël.
C’est d'une voix étreinte par l'émotion que la représentante des tout-petits, Oriane Kaboré, s’est adressée aux familles et enfants qui traversent des épreuves du fait de l’insécurité. « En ces temps difficiles où tant de familles et d’enfants près de nous traversent des épreuves, il nous tient à cœur de leur exprimer notre solidarité. Nous nous engageons à maintenir l’unité qui caractérise l'institution et à témoigner de l'harmonie, de l'amour et du partage qui font la force de la famille BCEAO », a-t-elle assuré.
Pour ces enfants, c'est dans l’union que résident la force et la capacité à avancer ensemble vers un meilleur avenir. Ainsi, à l’orée de l’année 2024, ils ont formulé des vœux d’union véritable et de solidarité à tous les Burkinabè, pour une vie paisible.
Dans cet ordre d’idées, ils ont pris un engagement fort pour assurer la relève. « Pour notre pays, le Burkina Faso, et toutes les personnes qui y vivent, nous espérons la paix. Nous promettons de profiter de toutes les opportunités qui se présentent à nous pour être une génération future solide », se sont-ils engagés.
« Que Dieu protège les enfants qui sont dans les zones d’insécurité et qui ne peuvent pas avoir d’arbre de Noël. Que ces derniers sachent que nous sommes solidaires d’eux. Nous prions que Dieu nous garde tous, qu’il veille sur notre pays et donne à nos FDS et à nos VDP le courage et la force de ramener la paix », a souhaité la porte-parole des enfants.
Le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, séduit par l’esprit de maturité des enfants, les a invités à cultiver davantage la solidarité, l’amour, la cohésion et la paix dans leur environnement.
Selon lui, au regard du difficile contexte du pays, « nous avons besoin d'offrir aux enfants un cadre pour qu'ils ne ressentent pas le poids que nous, les aînés, nous portons. Nous devons créer les conditions pour qu'ils s'épanouissent ».
Par ailleurs, il a souhaité que la paix et la stabilité reviennent dans notre pays, et « c’est un souhait qui doit être porté par tout Burkinabè patriote », a-t-il soutenu.
Pour prouver leur amour et leur joie de rencontrer pour la première fois le directeur national de la BCEAO, les enfants lui ont offert un cadeau spécial, à savoir une chemise Faso dan fani, une manière pour eux d'encourager la consommation de ce que « nous produisons dans notre pays ».

Ce geste a été fortement apprécié par le patron national de l’institution, qui a remercié les tout-petits pour leur marque d’attention. Les enfants ont dit leur joie d’avoir passé de merveilleux moments.
Les parents ne sont pas restés indifférents à ce temps de communion et d’ambiance passé avec leur progéniture. Mme Forgo/Barro Hamal Fatimata, agent de la banque centrale depuis 17 ans, confie par exemple être ravie que les enfants se soient bien amusés tout en ayant une pensée pour leurs camarades vivant dans les zones d’insécurité. « En tant que parents, nous sommes contents et nous félicitons le service GRH pour l’organisation de cette activité », a-t-elle affirmé. Et d’ajouter qu’elle est confiante que les enfants qui sont dans les zones à fort défi sécuritaire pourront bien fêter la Nativité l’année prochaine, car la « guerre va finir d’ici peu ».
La responsable des Ressources humaines de la direction nationale de la BCEAO, Mme Christelle Sanou, pour sa part, estime que l’organisation de cet événement est un pari réussi. « Chaque année, nous mettons les petits plats dans les grands pour le bonheur de nos enfants afin qu’ils soient davantage épanouis. C’est une activité sociale qui tient à cœur aux autorités de la BCEAO. C’est donc une satisfaction, voire un bonheur pour nous que l’arbre de Noël, édition 2023, se soit bien tenu », s’est réjouie Mme Sanou.
Discours, compétitions de danse et jeu-concours ont été les temps forts de cette fête des enfants. Cet arbre de Noël a également été coloré par des prestations d’artistes comme Elty, Miss Tanya, Dj Domi et Aïcha Trembler. Ce sont près de 500 enfants qui, tout joyeux, ont reçu des cadeaux du père Noël.
À noter que la BCEAO organise, en plus de l'arbre de Noël, une colonie de vacances tous les deux ans en faveur des enfants de son personnel.
Flora Sanou

« J’invite les populations civiles à respecter strictement les consignes de sécurité données par les forces de défense et de sécurité. Quand on vous dit qu’une voie est barrée pour des raisons de sécurité ou qu’on vous dit qu’à une certaine heure il y a des zones à éviter, ou quand on vous fait des injonctions de vous arrêter, vous devez respecter ces consignes. Si des agents laissent leurs familles et sortent patrouiller afin de renforcer le dispositif, c’est pour que les populations puissent fêter dans la quiétude », a affirmé le ministre délégué à la Sécurité, Mahamadou Sana.
Pour le renforcement de la sécurité des villes, une coordination complète de toutes les forces (police municipale, police nationale, gendarmerie nationale, eaux et forêts, garde de sécurité pénitentiaire, sapeurs-pompiers, etc.) a été mise en place le 15 décembre dernier. Ainsi, selon Le lieutenant-colonel Léonid Rakiswendé Diabri, commandant de la troisième légion de gendarmerie, par ailleurs coordonnateur de la coordination des forces de défense et de sécurité, les populations peuvent avoir affaire, par exemple, à la police municipale ou à l’armée de terre ou même à la garde de sécurité pénitentiaire lors des contrôles ou des patrouilles. De ce fait, il leur est demandé de se soumettre aux injonctions, a-t-il indiqué.
La plateforme e-timbre a été lancée le 20 novembre dernier par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective. Après près d’un mois d’utilisation, comment ce timbre fiscal numérique est-il apprécié des citoyens ? Une équipe de Radars Info Burkina a recueilli quelques avis ce lundi 18 décembre 2023, à Ouagadougou.
À quelques mètres de dame Ouédraogo se trouve le kiosque de madame Isabelle Zoundi. Elle relève les mêmes difficultés. « À cause de la poussière les clients refusent de s'asseoir pour manger. Donc je m'arrange à prévoir des kits. Cela me permet d'éviter les méventes », a-t-elle indiqué.
Quand bien même les consommateurs seraient conscients du risque sanitaire qu’ils encourent, ils avouent ne pas avoir le choix, en raison du prix accessible des repas vendus.
De nos jours, les réseaux sociaux servent de canaux de communication pour faire passer une information. Cependant, ces plateformes sont de plus en plus utilisées comme vecteurs de désinformation et de diffusion de discours de haine. Ainsi, dans un pays en crise comme le Burkina, lutter contre la désinformation et les discours haineux ne pourrait-il pas contribuer à lutter contre l’insécurité et favoriser la cohésion sociale ? C’est en réponse à cette question que l’Observatoire citoyen des réseaux sociaux (OCRS) a vu le jour. Dans une interview accordée à Radars Info Burkina, Cyrille GUEL, président d’Educommik, responsable de cet outil de veille, nous en dit plus.


Pour avoir l'autorisation, il faut :
Selon le coordonnateur national de cette structure, le Dr Yves Kafando, cette opération d'incinération publique se veut un message civique et patriotique envoyé à tous les Burkinabè. "C'est une action de salubrité, d'hygiène publiques. Ces produits saisis et incinérés ne sont pas homologués ; leur vente n’est pas autorisée. Ils ne répondent pas à toutes les conditions d'étiquetage et autres qui permettent leur commercialisation sur notre territoire ", a-t-il expliqué.
À en croire le Dr Kafando, ces produits consumés par les flammes proviennent aussi bien de pays frontaliers du Burkina que d'origine inconnue.
Dans la capitale burkinabè, depuis quelques mois, la police municipale procède à la saisie de boissons alcoolisées de marque Vody, Faxe, etc., dans les boutiques aux encablures des établissements scolaires. Comment certains commerçants apprécient-ils ces actions de salubrité publique ? Qu’en dit la ligue des consommateurs ?
« Quand on regarde, certains braquages à Ouagadougou sont l’œuvre d’enfants. En réalité, ce sont ces excitants qu'ils prennent. C'est vrai que je suis commerçant, mais je dirai que ce sont des commerçants qui sont à la base de la destruction de la vie des enfants simplement parce qu’ils veulent se faire de l’argent », indique-t-il. Et d’enfoncer le clou en ces termes : « Si ce sont ces enfants qui doivent diriger le pays demain, le Burkina n'ira nulle part ».
Après le départ du Mali en 2022, ce fut au tour du Burkina et du Niger de quitter tous deux la force anti-djihadiste G5 Sahel le 2 décembre dernier. Comment ce retrait est-il apprécié des Burkinabè ? Ce départ des 3 Etats sonne-t-il le glas du G5 ? Les 2 pays restants (la Mauritanie et le Tchad) pourront-ils assurer la mission initialement dévolue aux 5 ? Le retrait du Burkina et du Niger de cette institution n’est-il pas un signal fort sur la consolidation de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ? Radars Burkina a recueilli quelques avis de citoyens. Adama Kaboré, éditorialiste, et Atiana Serge Oulon, journaliste et écrivain, donnent également leur lecture de la situation.
Atiana Serge Oulon, journaliste et écrivain, lui, pense que le G5 Sahel était déjà dans une situation de léthargie depuis un bon moment.
« C’est une structure qui était censée regrouper un certain nombre de pays pour agir principalement au Mali. Dès lors que 3 pays, dont le Mali qui est considéré comme le cœur du problème, sont partis, je ne vois pas comment ça pourrait fonctionner encore.
En sus, "plus de 3 000 personnes dont l'activité dépend de l'activité ferroviaire, à savoir les manutentionnaires, les prestataires de services se retrouveront aussi sans emploi parce que le train ne circule plus. La survie de plus de 25 000 personnes vivant de l'activité ferroviaire est également menacée", ont-ils fait savoir.
"Le train transporte une très grande quantité de produits de première nécessité pour le Burkina Faso, comme l'essence, l'huile, le riz, les pâtes alimentaires, etc. Si la situation de blocage des trains de marchandises perdure, une pénurie ou inflation de produits alimentaires, pharmaceutiques et d'hydrocarbures sera inévitable", a prévenu Halidou Zallé, porte-parole des travailleurs de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) lors de la conférence.










