Rentrée académique : Elle débutera par les filières à petits effectifs
Le Coordinateur national du plan de riposte de la pandémie du COVID-19 par intérim, Brice Wilfried Bicaba, a fait le point de l’évolution du virus au Burkina ce vendredi 8 mai 2020. A sa suite, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, a expliqué le plan de son département pour la rentrée académique le 11 mai prochain et le projet « un étudiant, un ordinateur ».
A la date d’aujourd’hui, le Burkina Faso enregistre 8 nouveaux cas qui portent à 744 le nombre total de cas, 4 guérisons et 0 décès, a annoncé le Coordinateur national par intérim, Brice Wilfried Bicaba, lors du point hebdomadaire ce vendredi 08 mai 2020, sur l’évolution de la pandémie de coronavirus au Burkina Faso. Il a souligné que la région des Hauts-Bassins est la plus touchée avec 69 après celle du Centre. Il a déclaré qu’en termes de prise en charge, la Coordination prévoit de mettre en place des centres de tri. S’agissant de l’augmentation des cas, le premier responsable du Centre des Opérations de Réponse aux Urgences Sanitaires (CORUS) maintient qu’il est dû aux cas importés. D’après lui, la différence entre le nombre de tests journaliers s’explique par le nombre de cas suspects. « L’augmentation ces deux jours du nombre de tests effectué est due non seulement à l’arrivée de nos compatriotes venus du Niger mais aussi aux tests ciblés sur les hémodialysés que nous effectuons », a-t-il avancé. Il est revenu sur le non-respect des mesures de prévention du coronavirus, notamment dans les mosquées. « En termes de comportement individuel, nous devons travailler à respecter ces mesures. Nous appelons tous les leaders religieux et communautaires à la sensibilisation pour changer ces comportements », a-t-il lancé.
A la suite du Dr Bicaba, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, s’est exprimé sur la rentrée académique, prévue pour le 11 mai, et sur le projet « un étudiant, un ordinateur ».
« Nous commencerons la rentrée par les filières qui ont des effectifs réduits », a révélé d’entrée le ministre de l’Enseignement supérieur. Cela vise les étudiants en licences professionnelles où, selon lui, on n’a pas plus de 30 à 50 étudiants et les masters dont les effectifs sont réduits. Cette rentrée concerne également les universitaires de certaines régions où il existe des Centres universitaires polytechniques qui ont un nombre réduit d’apprenants. « La stratégie, c’est de faire en sorte que du point de vue du présentiel, ces effectifs puissent commencer les cours le 11 mai en tenant compte de la capacité des salles puisqu’il faut respecter la distanciation physique », a-t-il garanti. Les évaluations, a-t-il insisté, se dérouleront dans les mêmes conditions. Il déclare que les présidents de chaque université se sont organisés pour disposer des lave-mains, de la solution hydroalcoolique à l’entrée des salles de cours et autres amphithéâtres. Le ministre a laissé entendre qu’une commande de 15 000 à 20 000 masques a été faite pour que les petits effectifs puissent commencer. « En faisant cela, nous préparons la rentrée des gros effectifs. Cela va consister à faire en sorte que les supports physiques des cours soient mis à la disposition des étudiants et pendant ce temps, la version numérique de ces cours sera postée sur la plateforme de l’université virtuelle du Burkina », a-t-il expliqué. L‘avantage de cette méthode, à en croire le Pr Alkassoum, c’est que l’étudiant, au-delà de la version physique qu’il a, peut télécharger gratuitement la version numérique car le ministère négocié avec les compagnies de téléphonie mobile pour avoir un accompagnement.
Concernant le « projet un étudiant, un ordinateur », le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé que la subvention de l’Etat est de 60% et que le prix de l’ordinateur est plafonné à 100 000 francs CFA. L’étudiant n’aura donc que 40 000 francs CFA à débourser. « Cela peut non seulement se faire en cash, par la bourse ou encore le FONER. Les établissements concernés par ces transactions vont les aider à prendre des prêts pour solder », a-t-il dit. Pour la connectivité, le Pr Alkassoum assure que le contrat avec le prestataire sera signé très bientôt. « J’ai bonne foi qu’avec un peu de chance, tout cela sera effectif », a-t-il terminé.
Obissa
Ce jeudi 7 mai 2020 dans la matinée, l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et l’Union pour le progrès et le changement (UPC), le principal parti d’opposition, ont animé tour à tour des conférences de presse. L’APMP s’est penchée sur la pandémie du coronavirus, la question sécuritaire, les élections couplées de novembre 2020 et la fronde sociale. Pendant ce temps, au siège de l’UPC, des élus et responsables UPC de la région de l’Est sont préoccupés par la situation sociosécuritaire dans leur région. Ils proposent une opération dénommée « Ogapo» (Ndlr : dénouement final en langue locale) dans cette région du pays puisque « depuis le début du mois de janvier, il ne se passe pas une seule journée sans qu’on parle de viols (souvent collectifs), d’attaques armées, de tueries, d’enlèvements et de menaces ».
Sur le plan sécuritaire, selon les partis de la mouvance, malgré les énormes efforts faits dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, des foyers de tension existent toujours et demandent à être définitivement stabilisés. « L’APMP salue la forte mobilisation des volontaires pour la défense de la patrie et leur farouche détermination. Elle invite toutes les populations à faire corps avec les FDS en coopérant et en continuant à s’enrôler pour la défense de la patrie».
Un conseil ordinaire des ministres s'est tenu le mercredi 6 mai 2020 sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a adopté un décret portant levée de la suspension et prorogation des actions de révision des listes électorales au titre de l'année 2020.
Le point de presse sur l'évolution du Covid-19 au Burkina a été animé ce vendredi 1er mai par Brice Bicaba, coordonnateur par intérim du plan de riposte du coronavirus, en compagnie du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Le Dr Bicaba est revenu sur la méthode mise en place pour la collecte des données. Les données de ce jour seront mentionnées dans le communiqué habituel.
Contrairement à ce que pensent les uns et les autres, l’UPC n’est pas restée silencieuse sur les circonstances du décès de Dame Compaoré, foi du Poé Naba, membre du bureau politique de l’UPC. « Les députés sont astreints au respect du règlement de l’AN. Nous ne pouvons pas crier sur tous les toits pour réclamer certaines actions », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’à l’étape actuelle des choses, des actions sont engagées par l’AN à l’encontre de tout le gouvernement et qu’elles iront peut-être jusqu’à la motion de défiance, car il y va de la crédibilité de l’institution parlementaire.
Au titre du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un décret modificatif du décret 2018 N°097, portant création organisation, attributions et fonctionnement de la Brigade spéciale des investigations anti-terroristes et de lutte contre le crime organisé. « Dès 2019, il y avait le démarrage effectif de la brigade sur le terrain. Cependant, on s'est rendu compte que la brigade était confrontée à d'énormes difficultés, aussi bien au niveau de son organisation, de son fonctionnement que de ses attributions. Ce décret modificatif aborde les réponses clés liées à ces difficultés afin d'améliorer les investigations du terrorisme et la lutte contre la criminalité organisée », a expliqué M. Dandjinou.
Le chef de file de l'opposition politique, représenté par Mamoudou Hama Dicko, président de la NAFA, et Adama Séré, président du RDEBF, était face aux hommes de médias ce 28 avril à l'occasion de son traditionnel point de presse. Entre autres sujets abordés, les rencontres avec le gouvernement et certaines institutions, la « répression dans les médias publics » et le contentieux entre des magistrats et l’Etat.
Le point de presse du vendredi 24 avril 2020 sur le Covid-19 a été animé par le directeur du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires (CORUS), le Dr Brice Wilfried Bicaba. Il avait à ses côtés la ministre de la Santé, le Pr Léonie Claudine Lougué, et celui de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou. L’évolution de la pandémie connaît une baisse, selon le Dr Bicaba. A la suite du directeur du CORUS, le ministre de l’Education nationale a dévoilé le plan d’action de son département pour la reprise des cours dans les établissements.
Et c’est cela qu’ont retenu la plupart des citoyens. « Au début, on nous a dit que seuls les malades ou les personnes suspectées d’être malades devaient porter un masque. Même si la mesure semble un peu tardive, vu l’évolution de la situation sanitaire, je pense que c’était nécessaire », a affirmé Agathe Nanga, trésorière de l’association DIAFASO. Elle espère que cette mesure contribuera à stopper la propagation du virus. De l’avis du journaliste culturel et directeur de publication du magazine « Africa Stars », Tibiafouba Madiéga, cette mesure sera difficile à appliquer. En effet, il s’interroge sur la faisabilité de l’imposition du port du masque sans douter de son efficacité dans la maîtrise de la propagation du virus. « Est-ce que les masques seront distribués gratuitement à la population ? Le gouvernement a-t-il pensé aux personnes qui ont des difficultés respiratoires ? Que dire des personnes qui vivent dans les zones non loties et les villages ? » s’est-il interrogé. Pour lui, une chose est de prendre des décisions et une autre est de penser à son application tout en ne perdant pas de vue le contexte du Burkina Faso.










