Conseil des ministres : Un avant-projet de loi modificatif de la loi 014-2001/AN portant Code électoral bientôt soumis à l'Assemblée nationale
Le traditionnel Conseil ordinaire hebdomadaire des ministres s'est tenu le mercredi 17 juin 2020 sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, chef de l’Etat burkinabè. Il a été marqué par l'examen de certains dossiers de fonds et des communications orales. Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a examiné un avant-projet de loi modificatif de la loi 014-2001/AN portant Code électoral. Il sera présenté à l'Assemblée nationale lors d'une session extraordinaire pour adoption afin que les élections se tiennent à bonne date le 22 novembre 2020.
Au titre du ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, le Conseil a examiné un avant-projet de loi portant modification de la loi 014-2001/AN portant Code électoral. Ce projet sera présenté à l'Assemblée nationale, lors d'une session extraordinaire, pour adoption afin que les élections se tiennent à bonne date le 22 novembre 2020.
<<L'apparition de la maladie à COVID-19 a occasionné un certain nombre de retards dans le déroulé de certaines opérations indispensables à la tenue des élections. Le 17 avril 2020, la majorité politique, l'opposition politique et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se sont réunies autour de la question de la tenue à bonne date le 22 novembre 2020 des échéances électorales. Le 2 juin 2020, les acteurs se sont réunis pour harmoniser un certain nombre de points de vue. Seuls les amendements consensuels ont été pris en compte dans ce projet de loi. Il s'agit, entre autres, de l'harmonisation de la durée de la campagne électorale, pour la présidentielle et les législative, de la réduction du délai de traitement des requêtes par la CENI, de la réduction des délais de déclaration de candidature à la présidentielle et aux législatives, des canaux d'acheminement des requêtes et de la révision de la liste électorale>>, a expliqué le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi de finances rectificative à la loi de finances initiale pour l'exécution du budget de l'Etat, exercice 2020. <<L'épidémie de COVID-19 va lourdement impacter l'économie nationale en général et le budget de l'Etat en particulier. Il y a la baisse des ressources propres de l'Etat et l'apparition de nouvelles priorités liées au traitement et à l'accompagnement de tout ce qui est lié à la riposte à la COVID-19 mais également aux conséquences économiques qu'elle a. A ce titre, les recettes totales de la loi de finances initiale étaient de 2 233 milliards, 316 662 000 francs CFA. La loi de finances rectificative sur laquelle nous avons planché aujourd'hui ramène ces ressources de l'Etat à 2 031 milliards, 350 136 000 FCFA. Quant aux dépenses, qui dans la loi de finances initiale étaient de 2 508 milliards 456 662 000 FCFA, elles sont dans la loi de finances rectificative de 2 508 milliards, 081 572 000 FCFA. Nous sommes passés d'un déficit budgétaire de 285, 140 milliards à un déficit de 469, 231 milliards, soit une dégradation de 64%. Dans le même temps le PIB nominal connaît un déficit de 5,31%. Ce budget va permettre de faire face aux mesures sociales, aux décisions d'appui à l'économie, le financement de plan de riposte à la COVID-19>>, a détaillé Monsieur Dandjinou.
Au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a adopté un rapport relatif à une autorisation de recrutement sur concours au titre de l'année 2020. << Il s'agit, au titre des concours professionnels, de 3 395 postes ouverts, au titre des concours directs de 4 721 postes ouverts et au titre des concours sur mesures nouvelles spéciales de 4 723 postes ouverts>>, a fait savoir Rémis Dandjinou.
Au titre du ministère de l'Eau et de l'Assainissement, le Conseil a donné son autorisation pour la conclusion par procédure d'entente directe de contrats pour la réalisation de travaux dans le cadre du Programme d'urgence pour le Sahel (PUS). Ce sont 14 lots d'un montant total de 2 350 049 105 FCFA TTC avec un délai maximum d'exécution de 180 jours. Le financement est assuré par le PUS. Il s'agit d'adduction d'eau potable simplifiée, de postes d'eau autonomes, de forages et de latrines.
Au niveau des communications orales, la ministre de la Santé a fait le point de la gestion de l'épidémie de coronavirus. Il y a le lancement très prochain du dépistage massif volontaire. Au titre de la solidarité nationale, au niveau du compte logé au Trésor public, à la date du 16 juin 2020, 2 409 065 197 FCFA ont été reçus. Toujours au titre des contributions, à la date du 16 juin 2020, le montant total des dons en nature se chiffrait à 2 894 176 573 FCFA.
Aly Tinto
Au Burkina Faso, la convocation du corps électoral est prévue pour le 22 novembre 2020 pour des élections couplées (présidentielle et législatives). Actuellement, prévaut le débat sur l’opportunité ou non de tenir ces élections. Pendant que des acteurs politiques appellent au respect de ce calendrier, d’autres par contre plaident pour le report des élections. Radars Info Burkina a approché WANEP-Burkina (West Africa Network for peacebuilding ou Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix, en français) pour savoir quelle attitude adopter pour des élections apaisées en 2020.
Au niveau des acteurs politiques, « il faut qu'ils puissent se départir de leurs intérêts personnels pour mettre en avant l'intérêt de la nation. Il faut écouter les difficultés que chaque parti sent venir pour qu'à travers un dialogue on puisse aboutir à une charte consensuelle », a-t-elle estimé.
Pour ce qui concerne la population dans son ensemble, il faut des sensibilisations sur le civisme électoral. « Pour les femmes, les groupements féminins ne sont pas contents de la loi quota genre (adoptée le 22 janvier 2020) pour le motif qu’elle n’est pas contraignante. Il faut que les différentes formations politiques respectent le quota genre. Ces partis doivent tenir compte des femmes et les jeunes dans l’établissement des listes électorales pour des élections apaisées. Pour que toutes les couches sociales puissent jouer leur rôle, la loi quota genre doit être révisée », a martelé, Mme Combary.
Le point de presse hebdomadaire du Chef de File de l’Opposition Politique (CFOP) s’est tenu ce mardi 16 juin 2020 à Ouagadougou. Il a été animé par le président du RDEBF, Adama Séré, et le 4e vice-président du l’UPC, Amadou Diemdioda Dicko. Les présumées tentatives de fraude lors de l’enrôlement des électeurs dans le Plateau central, le sondage du présimètre et l’affaire Armand Pierre Béouindé étaient, entre autres, au menu des échanges.
Le Dr Bicaba a indiqué que la sous-commission « gestion des appels » fait partie des quatre sous-commissions de surveillance. Elle assure quotidiennement la réception des appels téléphoniques, soit pour des informations sur le Covid-19, soit pour valider un cas suspect pour investigation. Cette supervision des téléopérateurs a révélé des insuffisances et la coordination nationale de la riposte en a fait une préoccupation majeure, d’où la nécessité d’une formation.
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution du coronavirus au Burkina Faso s’est tenu le vendredi 12 juin 2020 à Ouagadougou. Le coordinateur national par intérim du plan de riposte est revenu sur la tendance baissière de la pandémie. La stratégie qui sera mise en place les semaines à venir a été également dévoilée.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a examiné un rapport relatif à l'érection du bureau national des évaluations environnementales en Etablissement public administratif (EPA). « Le Conseil a donc marqué son accord pour cette proposition et adopté un décret portant érection du bureau national des évaluations environnementales en EPA qui va s'appeler désormais Agence nationale des évaluations environnementales (ANEE). L'objectif visé est de doter cette structure des véritables capacités et également d'une présence sur le territoire pour répondre au bien-être du travail dans ce cadre », a précisé le porte-parole du gouvernement.
En matière d’accueil dans les palais de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un palais de justice, 53,3% jugent l’accueil satisfaisant contre 30,4% qui le jugent peu satisfaisant et 2,4% le jugent mauvais. Selon le milieu de résidence, 51% des enquêtés vivant en milieu rural sont satisfaits de l’accueil dans les palais de justice. En milieu urbain, cette proportion est de 56,8%.
Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a entrepris en 2018, avec l’appui de ses partenaires, la réalisation d’un sondage en vue de disposer de données renseignant des indicateurs de la politique sectorielle justice et droits humains (PS-JDH). L’objectif général de l’étude était de mesurer le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice ainsi que sa perception du respect des droits humains et des règles du civisme au Burkina Faso. L’enquête, réalisée aussi bien en milieu rural qu’Urbain, a concerné toutes les 13 régions du pays. L’un des aspects de ce rapport, c'est qu'il s’est penché sur la culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso. Il en ressort qu’une grande majorité de la population burkinabè, précisément 62,4%, déclare qu’elle fera recours à la chefferie traditionnelle en cas de conflits communautaires.
En effet, on peut observer que le recours à la chefferie traditionnelle est envisagé par 68,7% de la population vivant en milieu rural contre seulement 43,3% de ceux qui vivent en milieu urbain. La proportion de la population envisageant le recours à l’administration (autorité administrative et autorité judiciaire) comme solution est de 25,7% en milieu rural et un peu plus du double (40,9%) en milieu urbain ».
L’hebdomadaire point de presse sur la Covid-19 s’est tenu ce vendredi 05 juin 2020 à Ouagadougou. Le Coordinateur national par intérim du plan de riposte à la Covid-19, Dr Brice Wilfried Bicaba, a détaillé la situation de la pandémie au Burkina Faso. On retient de son exposé que la diminution du nombre de cas n’est pas forcément synonyme de fin de la pandémie. 
<<Après six mois de mise en œuvre, le bilan de cette mesure autorise raisonnablement à l'étendre donc à l'ensemble des régions du pays. Nous avons adopté la planification familiale pour capturer le dividende démographique et nous visons une incidence synthétique de la fécondité de 4,7% et une prévalence de la contraceptive de 32% en 2020>>, a indiqué le porte-parole du gouvernement.










