Le point de presse hebdomadaire du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) a été animé ce mardi 02 juin par le président de la Convergence de l’espoir, Jean Hubert Bazié, et le président du Mouvement agir ensemble pour le Burkina Faso, Boubacar Diallo. La « distribution sélective » des CNIB par l’ONI, les décisions dans le secteur de l’éducation et l’incarcération de l’ancien ministre de la Défense Jean-Claude Bouda à la MACO étaient au menu des échanges.
L’opposition politique dit interpeller vivement et mettre en garde le directeur général de l’Office national d’identification (ONI) sur la grave menace que son « attitude partisane » fait peser sur le processus électoral. Car selon le président de la Convergence de l’espoir, Jean Hubert Bazié, lors du point de presse du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) de ce 2 juin, des actes de manipulation visant à empêcher certains votes ont été dûment constatés.
A titre d’exemple, M. Bazié a cité un « cas » à Garango. D’après ses explications, une dizaine de CNIB de personnes souhaitant se faire enrôler affichent des données de personnes résidant à Pouytenga. D’autres CNIB établies « récemment » n’apparaissent pas dans la base de données de l’ONI. En outre, il dit que dans d’autres provinces, des CNIB établies depuis quelques mois pour des personnes et des groupes réputés proches de l’Opposition sont bloquées.
L’incarcération à la MACO de l’ancien ministre de la Défense, Jean Claude Bouda, pour « blanchiment de capitaux » et « enrichissement illicite » sur la base de la loi sur le délit d’apparence est appréciée à sa juste valeur par le CFOP. Il n’a d’ailleurs pas manqué de féliciter le REN-LAC pour sa constance dans la lutte qui a abouti à cette « victoire d’étape » qui est aussi, à son avis, un symbole. L’opposition politique déclare être tout de même prudente et vigilante parce que convaincue que le régime en place « peut mettre la pression sur la justice et empêcher que se tienne un procès pédagogique ».
A en croire le CFOP, la décision gouvernementale de valider l’année scolaire des classes intermédiaires et de reprendre les cours dans les classes d’examen s’est faite sans concertation sincère avec les acteurs concernés. De toute évidence, le « régime Kaboré navigue à vue et gouverne sans logique », a martelé le CFOP, qui souligne que d’autres questions importantes liées à la reprise des cours se posent avec acuité : il s’agit notamment du cas des élèves des zones attaquées et de ceux qui sont des déplacés internes.
Le point de presse hebdomadaire de la Coordination nationale du plan de riposte au Covid-19, s’est tenu ce vendredi 29 mai à Ouagadougou. Il a été animé par le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur par intérim de la riposte au Covid-19, et le ministre de la Santé, Pr Claudine Léonie Lougué.
Le Burkina Faso est en train de prendre le dessus sur la pandémie de coronavirus. C’est du moins ce qui ressort du point de presse sur l’évolution de la maladie à coronavirus du vendredi 29 mai 2020. Selon le Dr Bicaba, un certain nombre d’échantillons ont été analysés mais aucun nouveau cas n’a été enregistré pendant que le nombre de guéris ne fait qu’augmenter. Le cumul de cas confirmés, a-t-il poursuivi, est de 847, à savoir 312 femmes et 535 hommes.
Le Burkina Faso ne comptait plus que 3 régions actives au lieu de 5, la semaine passée. Pour ce qui concerne ces régions, le Centre vient en tête avec 707 et 64 cas actifs, suivi des Hauts-Bassins avec 79 cas et 8 cas actifs. La Boucle du Mouhoun, elle, a 23 cas et 2 actifs. Il indique que des efforts sont faits par les populations, chose qui a permis d’engranger des résultats probants. « Mais nous devons garder le cap pour en finir définitivement avec cette pandémie », a-t-il conseillé.
D’après le Coordinateur national par intérim, le bilan des activités menées est satisfaisant. Il a cité, entre autres, l’inauguration du centre de traitement de Pissy, le briefing des agents de santé dans les régions, la réhabilitation du CMI de Pogbi, etc.
« Tous les malades du Covid-19 sont suivis et traitées avec le protocole de traitement de la chloroquine. Il y a aussi des gens qui prennent le Covid Organics venu de Madagascar sous forme préventive », a déclaré Claudine Lougué, ministre de la Santé. S’exprimant sur le maintien du couvre-feu, Pr Lougué a dit qu’il ne serait levé que lorsque le gouvernement serait assuré de la sécurité du contrôle de la transmission.
Il s’est tenu ce 27 mai 2020 un Conseil ordinaire des ministres sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, chef de l’État burkinabè. Au titre du ministère de l’Education nationale, le Conseil a décidé la validation de l’année scolaire 2019-2020 pour les élèves des classes intermédiaires. Au niveau du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil a décidé de révoquer de la Fonction publique trois agents pour des « actes d’indiscipline d’une extrême gravité ».
Au titre du ministre de l’Education nationale, le Conseil a adopté un rapport relatif aux modalités d’évaluation et de validation de l’année scolaire 2019-2020 en vue de son achèvement. « La reprise des activités pédagogiques des classes d’examens est prévue pour le 1er juin prochain. Pour les classes intermédiaires et le préscolaire, le gouvernement a décidé, à l’issue du point qui a été fait sur l’état d’exécution de l’année scolaire, que pour le préscolaire, l’année scolaire 2019-2020 est validée. Pour le primaire, on considère que le CP2 est une consolidation des acquis du CE1, que le CE2 est une consolidation des acquis du CE1 et que le CM2 est une consolidation des acquis du CM1. Donc les élèves de CP1, de CE1 et de CM1 peuvent passer en classe supérieure, quelle que soit la moyenne obtenue. Les élèves des classes de CP2 et CE2 feront l’objet d’appréciation d’une moyenne. Comme au postprimaire et au secondaire pour toutes les classes intermédiaires, l’année scolaire est considérée comme validée et pour l’appréciation du passage des élèves, le gouvernement a décidé que la meilleure moyenne obtenue dans l’ensemble des trimestres serait utilisée pour le passage », a précisé le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro.
Le gouvernement a, en outre, décidé que pour cette année exceptionnelle aucun élève ne serait renvoyé pour insuffisance de résultats.
Il a également adopté un décret portant réquisition collective à titre exceptionnel pour cette année de l’ensemble des enseignants de classes intermédiaires de tous les niveaux d’enseignement, du 1er juin au 15 juillet, pour apporter un appui aux classes d’examen qui seront en cours, dans l’optique de faire respecter les mesures barrières et autres.
Au titre du ministère de l’Economie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif à des « faits d’indiscipline d’une extrême gravité » commis par des agents dudit ministère.
« Sur le motif d’avoir été reconnus responsables d’actes d’indiscipline d’une extrême gravité conformément à l’article 158 de la Fonction publique, le Conseil a décidé de la sanction de révocation de la Fonction publique, sans préjudices de poursuites pénales, des agents ci-après : Madame Bamogo née Sodré Fatimata, contrôleur des impôts en service à la recette des impôts à la direction du Centre des impôts de Ouaga I ; Monsieur Yonli Jean Pierre, contrôleur des impôts en service à la Brigade de la vérification de la direction du Centre des impôts de Ouaga I ; Monsieur Traoré Ardjima Tibga, contrôleur des impôts en service à la Brigade de vérification de la direction du Centre des impôts Ouaga I », a fait savoir le ministre porte-parole du gouvernement, Remi Fulgance Dandjinou.
Pour la campagne cotonnière 2019-2020, la production est de 464 000 tonnes contre une prévision de 657 000 t. Selon le ministre du Commerce, Harouna Kaboré, cette baisse de la production s’explique par le fait qu’il y a eu une sous-exploitation des superficies cultivables du fait de l’insécurité. « Pour cette saison 2020-2021, le gouvernement a pris deux décisions importantes. La première, c’est de maintenir la subvention des prix de cession des intrants au même niveau que la saison dernière. La deuxième décision, c’est que le Conseil a bien voulu concéder 10 francs CFA par kilogramme de coton graine qui sera vendu au titre de campagne 2020-2021 aux producteurs », a précisé Harouna Kaboré.
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution de la maladie à coronavirus s’est tenu ce 22 mai à Ouagadougou. « Les étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’ordre du ministère de la Santé de rentrer chez eux, contrairement à certaines informations », a affirmé le principal conférencier, le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur national par intérim du plan de riposte à la pandémie.
La dizaine d’étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’autorisation du ministère de la Santé de rentrer chez eux, foi du coordinateur national par intérim du plan de riposte au Covid-19, le Dr Brice Wilfried Bicaba. Il l’a affirmé ce vendredi 22 mai 2020 lors de l’hebdomadaire point de presse sur l’évolution de la pandémie.
Les apprenants burkinabè venus du Niger ont reçu des fiches les informant des conditions de confinement. Dans ladite fiche, ils sont soumis à trois tests pendant les 14 jours de confinement. « Un le premier jour, le deuxième au jour 7 et le troisième au dernier jour du confinement », a-t-il précisé. A en croire le Dr Bicaba, ils ont déserté leur lieu de confinement sans l'approbation du ministère de la Santé. « Ces derniers n'ont pas eu leur troisième prélèvement. Il n’est pas question que le ministère de la Santé leur donne l’ordre de rentrer chez eux », a indiqué le Dr Bicaba. Pour ce qui concerne le décalage des communiqués sur le point journalier de la maladie, le premier responsable de la Coordination répond qu’il en est conscient et que tout est mis en œuvre pour relever le défi à ce niveau.
La tendance baissière constatée depuis des semaines se confirme au fur et à mesure. Selon le médecin, la plupart des modèles qui ont été présentés ont montré que nous avons effectivement dépassé le premier pic. « Nous espérons qu’avec l’implication des uns et des autres, la pandémie pourra être jugulée plus tôt que possible », a-t-il espéré.
Pour les prochaines semaines, la Coordination prévoit de poursuivre les dépistages avec son élargissement aux autres groupes vulnérables. En plus de cela, le nombre de tests sera augmenté et atteindra au moins 500. Une autre mesure et non des moindres, c’est la recherche active des cas et la mise en œuvre de la surveillance communautaire. « Les voyageurs qui arriveront au Burkina seront systématiquement confinés », a-t-il précisé.
Pour soutenir et relancer les activités culturelles, le président Kaboré, dans sa deuxième adresse à la Nation le 2 avril 2020, a décidé de mettre à la disposition de ce secteur un fonds de 1 milliard 25 millions de francs CFA. Un comité a été installé le 6 avril 2020 pour déterminer les conditions d’une répartition judicieuse dudit fonds.
La culture est l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire liée au coronavirus. C’est pourquoi, lors de sa deuxième adresse à la Nation, le 2 avril 2020, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décidé d’octroyer aux acteurs culturels plus de 1 milliard 25 millions de francs CFA.
Plusieurs semaines après, Radars Info Burkina est allé au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme pour s’imprégner de l’état d’avancement du processus. Selon le ministère, le comité installé le 6 avril 2020 a réfléchi et déterminé les formes de préjudices que les acteurs culturels ont subis durant cette crise. L’étape suivante de la réflexion a consisté à déterminer les conditions d’accompagnement.
Joint au téléphone, le premier responsable du comité, par ailleurs conseiller technique au ministère de la Culture, Rasmané Kamba, a indiqué qu’un rapport comportant toutes les modalités d’accompagnement des acteurs culturels ayant subi des préjudices liés à la pandémie a été transmis, il y a plusieurs jours, au ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, pour avis et validation.
Après avis et validation du ministre, le plan d’accompagnement sera définitivement adopté. Une fois qu’il l’aura été, l’étape suivante pour le comité consistera à passer à l’action, c'est-à-dire à procéder à l’accompagnement proprement dit. « Rassurez-vous, le processus est en bonne voie », a-t-il affirmé.
En rappel, le fonds du président du Faso, selon le ministre de la Culture, n’a pas pour objet d’être distribué comme des « beignets » mais devra surtout servir à relancer le secteur culturel. Ce n’est pas non plus un dédommagement parce que, dit-il, le gouvernement n’est pas responsable d’autant plus qu’il s’agit d’un cas de force majeure qui s’est imposé à l’ensemble du peuple burkinabè.
Aux termes des dispositions de l’article 109, alinéas 2 et 3 de la Constitution du Burkina Faso, le Premier ministre expose directement aux députés la situation de la Nation lors de l’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale. Cet exposé est suivi de débats. C’est ainsi que pour la 2e fois depuis sa nomination en janvier 2019, le Premier ministre Christophe Dabiré s’est livré à cet exercice ce mardi 19 mai 2020 à l’hémicycle. En matière de lutte contre le terrorisme, le PM a relevé la montée en puissance de l’armée nationale qui a été rendue possible « grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation ».
Le Burkina, à l’instar d’autres pays de la planète, est confronté actuellement à une crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus. Le Premier ministre a salué la mobilisation générale de la population, son adhésion « aux mesures difficiles prises par le président du Faso ». « Par ailleurs, j’apprécie à sa juste valeur la chaîne de solidarité qui s’est créée à cette occasion, dans un élan de sursaut national et dans un esprit de coopération internationale », a-t-il poursuivi.
Au niveau sécuritaire, « avec courage, notre pays a fait face à des épreuves souvent graves telles que les attaques terroristes de plus en plus complexes et les conflits communautaires », a reconnu le chef du Gouvernement.
« En ce qui concerne les attaques terroristes, les décisions politiques et militaires prises ont permis à nos Forces de défense et de sécurité (FDS), d’adopter de nouvelles stratégies face aux groupes armés terroristes. La montée en puissance de notre armée nationale a été rendue possible grâce aux efforts d’équipement, de formation et de réorganisation. Ces efforts ont été grandement facilités par l’expertise et le soutien logistique de la coopération internationale », a-t-il soutenu.
S’agissant du respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme, le locataire de la primature a assuré que les FDS interviennent en « ayant à l’esprit le respect des droits humains et la sécurité des personnes qui ont trouvé refuge au Burkina Faso ». Et de préciser : « En tout état de cause, chaque fois qu’il y a des présomptions d’exactions, d’incidents graves ou de manquements, des procédures administratives et judiciaires sont diligentées pour faire la lumière sur la situation ».
« Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réponse humanitaire élaboré à l’effet de prendre en charge les besoins de première nécessité de ces personnes déplacées internes, les interventions du gouvernement sont évaluées à plus de 3,9 milliards de FCFA en 2019 », a souligné Christophe Dabiré.
Pour ce qui concerne le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) au Burkina Faso, élargi depuis 2018 à toutes les régions à défi sécuritaire, en 2019 le gouvernement a financé la réalisation de 224 projets d’investissement à hauteur de 134,5 milliards de FCFA, dont certains sont toujours en cours d’exécution.
Sur le plan du front social, « le président du Faso a instruit le gouvernement de reprendre et d’achever le dossier de la réforme du système de rémunération dans une optique d’équité et de justice. En attendant la conclusion des travaux engagés, j’invite tous les acteurs à s’investir pour l’apaisement du climat social afin d’aboutir à des résultats durablement satisfaisants pour tous », a exhorté le PM.
En 2019, le taux de croissance économique a été de 5,7%. « Ce taux, en léger recul par rapport à 2018, reste l’un des plus élevé de la sous-région. Il traduit la compétitivité de notre économie et justifie à souhait la confiance que les partenaires et le secteur privé continuent de placer en notre pays », a souligné Christophe Dabiré.
Au titre des infrastructures de soutien à la transformation de l’économie, le gouvernement a porté à 771 km la longueur totale des routes bitumées ou ayant reçu un entretien de 2016 à 2019. 960 autres km sont en travaux. Pour 2020, l’objectif est d’engager la réalisation de 614 km. Au cours de la même période, sur 2 323 km de pistes rurales, dont les travaux ont été engagés, 1928 km sont achevés.
Le renforcement des investissements dans le secteur de l’énergie a permis de porter la puissance électrique installée à 410 mégawatts en 2019 contre 359,5 mégawatts en 2018.
«Dans le secteur agricole, la production céréalière de la campagne agricole 2019/2020 s’est stabilisée à 4,94 millions de tonnes. Elle est en hausse de 9,9% par rapport à la moyenne des 5 années précédentes », a-t-il indiqué.
En matière de santé, le gouvernement burkinabè a réalisé 59 CSPS, normalisé 67 autres, lancé les travaux du CHR de Manga et inauguré le CHR de Ziniaré. Il a entamé la mise en œuvre de la loi sur la fonction publique hospitalière en vue d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé. En outre, il a renforcé les effectifs du personnel soignant avec la mise à disposition de 150 médecins spécialistes, 500 médecins généralistes, 50 pharmaciens généralistes et 10 pharmaciens spécialistes.
Dans le domaine de l’éducation, « un autre acquis de l’école burkinabè en fin 2019 a été la réalisation de 2 578 salles de classe dont 1 167 sont en cours de finition, en vue de résorber celles sous paillotes initialement identifiées ; de 1405 salles de classe en vue notamment de la normalisation des écoles de moins de 6 classes ; de 5 lycées professionnels dont 1 en finition ; de 2 lycées techniques ; de 8 lycées scientifiques dont 2 en finition ; de 5 Collèges d’enseignement et de formation technique et professionnelle dont 2 au stade de finition », a fait savoir le chef du gouvernement.
Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA, et Abdoulaye Arba, président du PMP, étaient face aux hommes et femmes de médias ce 19 mai à l’occasion du traditionnel point de presse hebdomadaire de l’opposition politique burkinabè. Au menu des échanges, les points ci-après : la mort de douze présumés terroristes à la gendarmerie de Tanwalbougou la tension sociale consécutive à la succession à la tête du Gulmu, le couvre-feu instauré dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 ainsi que le don fait par la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement.
Douze personnes interpellées et détenues dans les locaux de la gendarmerie de Tanwalbougou pour suspicion de terrorisme ont perdu la vie dans la nuit du 11 au 12 mai 2020. Si les causes troubles de leur mort ont conduit à l’ouverture d’une enquête par le procureur, le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés (CICS) allègue, lui, qu’il s’agit ni plus ni moins que d’exécutions sommaires. Tout en réaffirmant son soutien aux FDS, l’opposition politique condamne fermement les exécutions sommaires, car elles peuvent être source d’élimination d’innocents ou être une occasion pour certains d’accuser et de faire éliminer leurs ennemis, leurs rivaux, leurs adversaires politiques, etc. « Si nous tuons des innocents, nous créons de nouvelles vagues d’ennemis internes assoiffés de vengeance qui travailleront contre l’Etat, donc en faveur de l’ennemi… Les exécutions sommaires font courir d’énormes risques à nos vaillantes FDS. En effet, l’armée et les institutions sécuritaires regroupant les enfants de toutes les communautés et de toutes les régions, elles peuvent connaître des divisions internes si certaines de leurs composantes se sentent victimes d’exécutions sommaires », a affirmé le CFOP. Elle exige donc que la lumière soit faite sur la mort des douze personnes à Tanwalbougou et que les éventuels coupables soient punis conformément à la loi.
Abordant par la suite la question de la montée du mercure social à Fada en raison de la succession au roi du Gulmu Sa Majesté le Koupiendieli, décédé le 17 août 2019, le CFOP a souhaité que les parties en conflit trouvent une issue pacifique à la crise grâce au dialogue, afin que la paix et la cohésion reviennent dans la famille royale. « Déjà que le Gulmu vit les affres du terrorisme, cette crise de la royauté n’est pas une bonne nouvelle», ont fait remarquer les conférenciers du jour. Ils ont par ailleurs recommandé à l’Administration de jouer pleinement son rôle, « dans un esprit neutre », pour éviter que ces tensions débouchent sur des affrontements.
Instauré le 21 mars 2020 en vue de lutter contre la propagation du coronavirus, le couvre-feu ne revêt actuellement plus une grande utilité, de l’avis de l’opposition politique, au regard d’un certain nombre de faits tels la reprise du transport des personnes, la réouverture des débits de boissons et restaurants qui, pour la plupart, rentabilisent la nuit, l’instauration de nouvelles mesures comme le port obligatoire du masque ainsi que la tendance à l’amélioration de la situation de la pandémie au Burkina Faso. Face à ces différents constats, l’opposition propose une levée du couvre-feu afin de permettre « non seulement aux entreprises de se refaire une santé après la crise, mais aussi aux citoyens de souffler après que leurs libertés ont été exceptionnellement réduites pour endiguer la propagation de la pandémie ».
Le 15 avril dernier, la cellule MPP du ministère de l’Eau et de l’Assainissement a procédé à un don de matériel de lutte contre la Covid-19 au premier responsable dudit ministère. Un acte décrié par l’opposition politique, qui voit là « une politisation à outrance de l’administration publique». Cette politisation, selon elle, constitue un frein à l’efficacité, à la cohésion et à la neutralité de l’Administration et est une « source de nominations par copinage, de laisser-faire et de corruption dans la fonction publique ». Pour le CFOP, ces cellules sont d’ailleurs illégales, car la loi N°081-2015 / CNT, portant statut général de la Fonction publique d’Etat, dispose en son article 44 ce qui suit : « … il est interdit notamment d’organiser des activités politiques ou d’installer dans l’administration publique, de manière formelle ou informelle, des cellules ou toutes formes de représentation à caractère politique ». C’est d’ailleurs à ce titre que le CFOP réclame le démantèlement de toutes les cellules MPP mises sur pied dans les ministères et autres structures étatiques.
Le dévoilement de la statue corrigée et des 12 bustes des compagnons d’infortune de Thomas Sankara est intervenu le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial du père de la Révolution burkinabè, l’ex-Conseil de l’Entente. Cette cérémonie symbolique s’est tenue en présence de plusieurs membres de l’exécutif burkinabè.
Suite à de nombreuses remarques et observations « pertinentes » après la première cérémonie d’inauguration officielle le 03 mars 2019, il avait été décidé d’entamer une procédure de « correction » de l’œuvre. C’est désormais chose faite ; la statue corrigée a été dévoilée le dimanche 17 mai 2020 sur le site du mémorial Thomas-Sankara, l’ex-Conseil de l’Entente, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
La statue géante du père de la Révolution burkinabè a 5 mètres en « ronde bosse » symbolisant le Capitaine Thomas Isidore Noël Sankara entièrement réalisée en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue, a expliqué Serge Bayala, membre du comité du mémorial Thomas-Sankara.
La statue géante, a-t-il poursuivi, est montée sur un socle en béton de trois mètres de haut en forme pyramidale à quatre faces comportant sur chacune trois des douze bustes en « haut relief » symbolisant ses douze camarades d’infortune, fauchés avec le Capitaine Sankara le 15 octobre 1987. La hauteur finale, a-t-il précisé, est de 8 mètres pour un poids total estimé à 13 tonnes.
L’œuvre a été entièrement réalisée au Burkina Faso par l’entreprise culturelle BARSO avec une équipe estimée à 57 personnes. Le chef de l’entreprise BARSO, Jean Luc Bambara, a tenu à présenter ses excuses, au nom de toutes son équipe, pour les imperfections relevées lors de la première phase. « Surtout pour le choc que cela a causé aux camarades convaincus et convaincants », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « J’assume tout ce qui s’est passé ».
Selon M. Bambara, il a reçu les encouragements et le soutien du président du Faso himself et des membres de son gouvernement, qui lui ont adressé leurs encouragements. « Ils m’ont adressé leurs encouragements parce que c’était un défi national. Et il fallait le relever », a-t-il souligné.
En rappel, la réalisation de cette œuvre artistique, les bustes y compris, a fait l’objet d’un appel d’offres public. Les travaux ont coûté la somme de 150 millions de francs CFA. Le ministère de la Culture, en novembre 2018, a fait don de cette œuvre au Comité international du mémorial Thomas-Sankara dans le but de faire vivre le site du Conseil de l’Entente, en attendant le démarrage des travaux d’érection de l’infrastructure devant constituer le mémorial.
Le Conseil des ministres s’est tenu en séance ordinaire le mercredi 13 mai 2020 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. La question de la pandémie de coronavirus a été largement abordée à cette occasion. Au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a, en outre, adopté un décret portant conditions d'organisation et d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels de même que des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.
La ministre de la Santé, Claudine Lougué, a fait au Conseil des ministres le point de l'évolution de la pandémie de COVID-19 ainsi que celui de la mise en œuvre du plan de riposte. « Le Conseil a instruit une poursuite des efforts dans le domaine de l'accélération des tests, dans le domaine de l'opérationnalisation des plans de ripostes régionaux et dans la prise en charge des différents cas positifs et des personnes mises en quarantaine. Les ministres en charge des enseignements et ceux de la formation professionnelle ont fait le point des rentrées administrative et pédagogique. Le Conseil a instruit un respect strict des mesures obligatoires pour la reprise des activités pédagogiques et administratives », a indiqué le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou.
En ce qui concerne le point de l'expression de la solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, à la date du 13 mai 2020, le relevé du compte au niveau du Trésor public était de 1 832 833 989 francs CFA.
Quant aux autres dossiers examinés par le Conseil, au titre du ministère de la Fonction publique, le Conseil a adopté un décret portant conditions d'organisation, d'administration des épreuves et de publication des résultats des examens professionnels et des concours de la Fonction publique. Il va permettre l'expérimentation en ligne de quelques concours professionnels.
« Il s'agit de faciliter et de simplifier les dépôts des dossiers de candidature, l'administration des épreuves, la correction des épreuves et la proclamation des résultats », a expliqué le porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de réalisation de l'enquête d'utilité publique et de l'enquête parcellaire. « C'est un décret d'application de la loi N°09/2018 AN portant expropriation pour cause d'utilité publique et indemnisation des personnes affectées par les aménagements et projets d'utilité publique. Ce décret va contribuer à l'instauration d'un environnement social apaisé favorable à la réalisation des grands travaux d'investissement et de développement », a précisé Remis Dandjinou.
Toujours au titre du ministère de l'Economie, le Conseil a pris une ordonnance portant autorisation de ratification de l'accord de crédit N°6573-BF et du don N°D581-bf conclu le 4 mai 2020 à Ouagadougou entre le Burkina Faso et l'Association internationale de développement (IDA). « Ces crédits et dons doivent servir au financement des projets d'harmonisation et d'amélioration des notions de statistiques. Le montant du prêt est de 16,5 milliards FCFA. Le montant du don est également de 16,5 milliards de FCFA », a fait savoir Monsieur le ministre.
Au titre du ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, le Conseil a adopté un décret portant réglementation des prix de biens et services soumis au contrôle. Ce décret entre en application de la loi N°016-2017AN portant organisation de la concurrence au Burkina Faso.
« L'adoption de ce décret permettra de renforcer les dispositifs juridiques en matière de concurrence et de protection des consommateurs. Cela permettra également de maîtriser la flambée des prix de certains produits que nous constatons », a dit le porte-parole du gouvernement.
En matière de communications orales, le ministre de l'Agriculture a fait au Conseil une communication relative au lancement officiel de la campagne agricole de saison humide 2020-2021. Ledit lancement est fixé au vendredi 22 mai et le thème retenu est : « Quelle stratégie pour s'assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de pandémie du coronavirus ? ». Les productions attendues sont de 5 670 615 tonnes de céréales, 1 585 724 tonnes de cultures de rente et 941 tonnes d'autres produits vivriers.
Ce sont Carlos Toé du MCR et Alain Zoubga de L’Autre Burkina/PSR qui étaient face aux hommes et femmes des médias aujourd’hui 12 mai pour le traditionnel point de presse du chef de file de l’opposition politique. Au menu des échanges avec les pisse-copies, les décisions du gouvernement allégeant les restrictions relatives au COVID-19, les tergiversations sur la réouverture des classes et la reprise de l’enrôlement des électeurs par la CENI.
Dans la gestion de la pandémie de coronavirus, au lieu d’indiquer aux citoyens le chemin à suivre, l’Etat semble se laisser dicter par les citoyens la conduite à tenir, foi du CFOP. Il en veut pour preuves le fonctionnement, malgré les restrictions, des débits de boissons, les lieux de loisirs ainsi que la réouverture forcée par les commerçants de certains marchés et yaars. Des situations qui, selon l’opposition politique, ont contraint l’Etat et les collectivités territoriales à se précipiter pour rattraper les choses par des décrets et arrêtés. « Un Etat aussi impuissant représente un danger pour tout le peuple, parce qu’en cas de situation de catastrophe naturelle, sanitaire, de conflit généralisé ou d’invasion ennemie, les citoyens seront abandonnés à leur propre sort », a déploré l’opposition politique. Elle ajoute : « A cause des contre-vérités répétées du gouvernement et des manipulations qui entourent la gestion de la pandémie, la majorité des citoyens ne croient plus en l’existence du Covid-19. » Or, cela pourrait entraîner une négligence des gestes barrières et conduire à un rebond de la maladie dans notre pays.
Réagissant à la reprise des activités pédagogiques dans les classes d’examen initialement prévue pour le 11 mai et reportée au 1er juin, l’opposition politique voit en ce nouveau report l’incapacité des autorités en place à négocier une trêve avec les partenaires sociaux ainsi qu’une désorganisation au sommet de l’Etat. De plus, cette nouvelle date qui coïncide avec le début de la saison pluvieuse n’a pas été bien pensée, car « de nombreux villages et communes sont enclavés pendant l’hivernage». Pour le CFOP, il faut impérativement rouvrir les classes d’examen au plus tôt et prendre une décision définitive en ce qui concerne les classes intermédiaires, en concertation avec l’ensemble des acteurs du système éducatif. Il juge par ailleurs les cours à distance initiés par le MENAPLN totalement inadaptés, surtout pour l’écrasante majorité des élèves qui n’ont pas accès à Internet, à la télévision et à la radio. Afin de sauver l’année scolaire, il est demandé au gouvernement la réparation des injustices commises sur le personnel de l’éducation ainsi que la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux à qui l’opposition demande de faire preuve de solidarité et de sacrifices dans le but de sauver l’avenir des élèves qui, autrement, risque d’être compromis.
Tout en se réjouissant de la reprise, depuis le 08 mai 2020, de l’enrôlement des électeurs, le CFOP a noté des difficultés. Il s’agit, à titre illustratif, de l’état défectueux des appareils de la CENI dans les communes de Tougouri et Yalgo dans le Namentenga où à peine une dizaine de personnes ont pu être enrôlées depuis le début de l’opération. Dans la province du Gourma, sur 101 sites d’enrôlement initialement prévus, seulement 51 sont fonctionnels du fait de l’insécurité. De plus, beaucoup d’électeurs qui avaient fait établir leur CNIB avant la quarantaine ne l’ont pas encore reçue et de nombreux déplacés souhaitant se faire enrôler ne disposent pas de CNIB. L’opposition politique invite la CENI à combler au plus vite ces lacunes afin que l’enrôlement des électeurs puisse se poursuivre sereinement.