Conseil des ministres : Le Conseil marque son accord pour la mise en œuvre du plan de riposte à l'épidémie de poliomyélite
Un Conseil ordinaire des ministres s'est tenu ce jour 10 juin 2020 sous la présidence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Il a été marqué par l'examen de certains dossiers de fond ainsi que des communications orales. Au titre du ministère de la Santé, le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre du plan de riposte à l'épidémie de poliomyélite après la détection de deux nouveaux cas dans deux villes.
« Le 5 janvier 2020, le Burkina Faso enregistrait son premier cas dans le district de Ouargaye, dans la région du Centre-Est. Des mesures ont été prises, notamment la vaccination à Ouargaye et à Bitou de plus de 170 000 enfants de 0 à 59 mois, le renforcement de la surveillance et la sensibilisation à la vaccination. Deux nouveaux cas ont été détectés, dont un dans le district de Kaya et le district sanitaire de Bogodogo. Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre du plan de riposte, ce qui va contribuer à interrompre la circulation et la transmission de la maladie sur le territoire national », a indiqué le ministre de la Communication, Rémi Fulgance Dandjinou.
Toujours au titre du ministère de la Santé, le Conseil a reçu un rapport sur l'exécution du marché d'acquisition de 300 ambulances au profit des formations sanitaires du Burkina.
« En rappel, le 12 septembre 2018 le Conseil des ministres avait marqué son accord pour l'acquisition de 300 véhicules. A la date d'aujourd'hui, 185 ambulances ont été réceptionnées depuis le 12 mars 2020. Le Conseil a décidé que les 185 ambulances déjà présentes seront réparties selon les critères de priorité qui seront, entre autres, les communes qui n'ont pas encore reçu d'ambulances, celles qui sont les plus distantes des centres de référence... Il reste 115 ambulances qui doivent être réceptionnées courant fin juillet 2020 », a expliqué le porte-parole du gouvernement.
Au titre du ministère de l'Economie et des Finances, le Conseil a examiné un rapport relatif à l'érection du bureau national des évaluations environnementales en Etablissement public administratif (EPA). « Le Conseil a donc marqué son accord pour cette proposition et adopté un décret portant érection du bureau national des évaluations environnementales en EPA qui va s'appeler désormais Agence nationale des évaluations environnementales (ANEE). L'objectif visé est de doter cette structure des véritables capacités et également d'une présence sur le territoire pour répondre au bien-être du travail dans ce cadre », a précisé le porte-parole du gouvernement.
Toujours dans cette idée, le Conseil a adopté au titre du ministère de l'Environnement un décret portant approbation des statuts de cette nouvelle agence.
Au titre du ministère de la Fonction publique, le gouvernement a fait la relecture du décret portant création, composition, attribution et organisation de la commission consultative relative aux normes internationales du travail.
« Cette relecture vise à corriger les insuffisances relevées, notamment la faible représentation du ministère du Travail au sein des structures, le manque de précision de la nature juridique de l'acte de désignation des membres suppléant, le vide juridique existant sur la présidence du cadre dans l'hypothèse où le directeur général du Travail venait à perdre sa qualité en cours de mandat », a expliqué M. Dandjinou.
Dans les communications orales, le Conseil a évoqué la situation de la maladie à COVID-19. Claudine Lougué, la ministre de la Santé, a présenté l'évolution des plateaux techniques, de la prise en charge, de la situation des tests, etc. Elle s'est penchée sur les efforts qui doivent être mis en place pour préparer le pays à une éventuelle ouverture des frontières.
Aly Tinto

En matière d’accueil dans les palais de justice, sur l’effectif des personnes ayant eu recours à un palais de justice, 53,3% jugent l’accueil satisfaisant contre 30,4% qui le jugent peu satisfaisant et 2,4% le jugent mauvais. Selon le milieu de résidence, 51% des enquêtés vivant en milieu rural sont satisfaits de l’accueil dans les palais de justice. En milieu urbain, cette proportion est de 56,8%.
Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique a entrepris en 2018, avec l’appui de ses partenaires, la réalisation d’un sondage en vue de disposer de données renseignant des indicateurs de la politique sectorielle justice et droits humains (PS-JDH). L’objectif général de l’étude était de mesurer le niveau de confiance de la population vis-à-vis de la justice ainsi que sa perception du respect des droits humains et des règles du civisme au Burkina Faso. L’enquête, réalisée aussi bien en milieu rural qu’Urbain, a concerné toutes les 13 régions du pays. L’un des aspects de ce rapport, c'est qu'il s’est penché sur la culture de la tolérance et de la paix au Burkina Faso. Il en ressort qu’une grande majorité de la population burkinabè, précisément 62,4%, déclare qu’elle fera recours à la chefferie traditionnelle en cas de conflits communautaires.
En effet, on peut observer que le recours à la chefferie traditionnelle est envisagé par 68,7% de la population vivant en milieu rural contre seulement 43,3% de ceux qui vivent en milieu urbain. La proportion de la population envisageant le recours à l’administration (autorité administrative et autorité judiciaire) comme solution est de 25,7% en milieu rural et un peu plus du double (40,9%) en milieu urbain ».
L’hebdomadaire point de presse sur la Covid-19 s’est tenu ce vendredi 05 juin 2020 à Ouagadougou. Le Coordinateur national par intérim du plan de riposte à la Covid-19, Dr Brice Wilfried Bicaba, a détaillé la situation de la pandémie au Burkina Faso. On retient de son exposé que la diminution du nombre de cas n’est pas forcément synonyme de fin de la pandémie. 
<<Après six mois de mise en œuvre, le bilan de cette mesure autorise raisonnablement à l'étendre donc à l'ensemble des régions du pays. Nous avons adopté la planification familiale pour capturer le dividende démographique et nous visons une incidence synthétique de la fécondité de 4,7% et une prévalence de la contraceptive de 32% en 2020>>, a indiqué le porte-parole du gouvernement.
Le point de presse hebdomadaire de la Coordination nationale du plan de riposte au Covid-19, s’est tenu ce vendredi 29 mai à Ouagadougou. Il a été animé par le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur par intérim de la riposte au Covid-19, et le ministre de la Santé, Pr Claudine Léonie Lougué.
Le point de presse hebdomadaire sur l’évolution de la maladie à coronavirus s’est tenu ce 22 mai à Ouagadougou. « Les étudiants burkinabè rentrés du Niger n’ont pas reçu l’ordre du ministère de la Santé de rentrer chez eux, contrairement à certaines informations », a affirmé le principal conférencier, le Dr Brice Wilfried Bicaba, coordinateur national par intérim du plan de riposte à la pandémie.
Pour soutenir et relancer les activités culturelles, le président Kaboré, dans sa deuxième adresse à la Nation le 2 avril 2020, a décidé de mettre à la disposition de ce secteur un fonds de 1 milliard 25 millions de francs CFA. Un comité a été installé le 6 avril 2020 pour déterminer les conditions d’une répartition judicieuse dudit fonds.










