Situation sécuritaire au Burkina Faso : « A ce jour, on peut observer que la situation reste globalement calme mais toujours imprévisible», Chériff Sy, ministre de la Défense
Le ministère de la Défense nationale et des Anciens combattants (MDNAC) a ouvert ce vendredi 23 octobre 2020 à Ouagadougou son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2020. Le département de la Défense va plancher sur les thèmes suivants : La Mutuelle des forces armées nationales (MUFAN) et son évolution en Caisse d’assurance-maladie des armées (CAMA), la comptabilité matière, la situation sécuritaire et la contribution des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
« Je me réjouis qu’à la faveur de la création et de la mise en place au niveau national de la Caisse nationale d’assurance-maladie universelle (CNAMU), la MUFAN ait évolué en Caisse d’assurance-maladie des armées (CAMA) », a affirmé le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Chériff Moumina Sy, dans son mot d’ouverture de ce CASEM. Il importe de le préciser, la MUFAN compte aujourd’hui 95% du personnel des Forces armées nationales (FAN) comme adhérents, les soldats PDL n’étant pas autorisés à en faire partie. Elle a mobilisé en 2019 environ un milliard de francs CFA et effectué des dépenses avoisinant huit cents millions de francs CFA. De 2008 à 2019, la MUFAN a assuré les soins à 141 683 militaires et enregistré 792 612 prescriptions.
A en croire le titulaire du maroquin de la Défense, avec cette nouvelle configuration, la CAMA pourra accroître ses recettes à travers les subventions de l’Etat et devrait envisager à moyen terme, pourquoi pas, la prise en charge des familles des militaires.
En ce qui concerne la comptabilité matière, elle vise à assurer une bonne gouvernance du patrimoine financier de l’Etat. Dans cette optique, un comptable principal des matières du MDNAC a même été nommé en Conseil des ministres et il s’agit de l’intendant colonel major Issa Compaoré. Jadis assumée par les directeurs des Affaires administratives et financières (DAAF) des ministères, la comptabilité matière fait désormais partie des prérogatives du comptable principal des matières.

Sur le plan sécuritaire, le ministre de la Défense a déclaré que la situation reste préoccupante. « A l’instar de l’année précédente, 2020, qui est en train de s’achever, a été aussi difficile sur le plan sécuritaire pour notre pays et particulièrement pour nos FAN », a-t-il dit. Et de rappeler que l’année 2019 a été particulièrement dure pour notre pays d’autant plus qu’elle a été marquée par l’intensification des attaques des groupes armés terroristes avec pour conséquence de nombreuses victimes, des blessés, tant civils que militaires, des déplacements de populations, d’importants dégâts matériels et des fermetures d’écoles et de centres de santé.
« Face à cette adversité, il y a les efforts conjugués des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour apporter une réponse conséquente et appropriée à ces attaques terroristes lâches et barbares, à l’extrémisme violent et aux trafics de tous genres ainsi que les efforts conséquents du gouvernement pour équiper et former les Forces de défense, depuis le début de la mise en œuvre de la loi de programmation militaire quinquennale 2018-2022, afin de leur permettre d’être à la hauteur des défis de défense de notre patrie », a-t-il poursuivi.
Sur le plan opérationnel, les FAN ont mené des actions majeures qui ont contribué à réduire la capacité de nuisance des groupes armés. Ce sont, entre autres, le relèvement du niveau du commandement avec le déploiement des états-majors tactiques qui a permis d’améliorer le maillage du territoire, la conduite de nombreuses opérations qui ont permis le démantèlement de plusieurs bases terroristes, l’encadrement réussi par les FAN des VDP, « dont il convient de saluer la création ».

« Depuis le dernier CASEM en décembre 2019, on peut noter que la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire a connu une légère amélioration », a soutenu Chériff Sy. Cette évolution positive a permis aux FAN de mener en 2020 plusieurs actions sur le terrain. Au nombre de celles-ci on peut citer la création du 14e RIA à Djibo, la contribution des FAN à la sécurisation de l’enrôlement biométrique ainsi qu’au bon déroulement des examens scolaires de 2020, le transport par les FAN et/ou la sécurisation du transport des vivres au profit des personnes déplacées internes (PDI), la sécurisation de la route nationale N°22 (axe Kongoussi-Djibo) avec la reprise effective du trafic, de même que les escortes au profit des structures étatiques ou privées.
Toutes ces actions ont permis le retour progressif de populations déplacées internes dans leurs villages.
« Les groupes armés terroristes, acculés, utilisent souvent des Engins explosifs improvisés (EEI), ce qui est source de dégâts importants aussi bien sur des civils que des FDS. A ce jour, on peut observer que la situation reste globalement calme mais toujours imprévisible», a relevé le ministre de la Défense.
Les défis majeurs à relever dans les jours à venir par les FAN, selon Chériff Sy, sont la mise en place à l’Ouest d’un état-major tactique, le redéploiement des forces sur les sites au-delà de la RN 23, la sécurisation du processus électoral, l’accompagnement et la réinstallation des personnes déplacées internes, la sécurisation des travaux de bitumage des routes dans les trois groupements de forces, la sécurisation des frontières, notamment celles des pays où se déroulent des élections.
A l’issue des échanges, des recommandations pertinentes sont attendues pour renforcer la gouvernance militaire.
«J’ai foi en la victoire du peuple burkinabè sur le terrorisme. Mais celle-ci ne se fera pas seulement sur le plan militaire. Chaque acteur est invité à jouer sa partition, car c’est ensemble que nous gagnerons cette guerre», a conclu Chériff Sy.
Aly Tinto
En prélude aux élections couplées du 22 novembre prochain, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé une formation de 48h au bénéfice de ses commissaires électoraux des 45 provinces chargés de la supervision des opérations électorales. Ce renforcement de capacités a débuté ce samedi 17 octobre à Ouagadougou.
Le 2e module, lui, porte sur la centralisation des résultats. Quant au module 3, qui sera présenté demain dimanche, il a trait à la gestion des difficultés. « Par exemple si nous devons saisir le Conseil constitutionnel, il montre comment procéder et quels sont les documents qu’on doit réunir », a poursuivi Alain Olé Kam.
Des anecdotes sur la vie de Sankara, il y en a à la pelle dans le film, lequel est ponctué également de musiques et de danses contemporaines.

RB : Dans son discours, Henri Konan Bédié a appelé l'ONU à « se saisir du dossier ivoirien » pour mettre en place « un organe électoral véritablement indépendant et crédible ». L'ouverture de la campagne électorale officielle est fixée au 15 octobre et le président Ouattara va débuter sa campagne le vendredi 16 octobre 2020 à Bouaké. Est-ce que le temps joue en faveur de l’opposition ?
ASK : Oui, il y a des dispositions légales pour reporter le scrutin comme par exemple le décès inattendu d’un candidat pendant la campagne électorale ou bien une crise majeure qui porte atteinte à l’intégrité du territoire. Mais ces dispositions légales ne sont pas celles qui existent aujourd’hui. Le retrait d’un candidat de la course n’est pas de nature à faire annuler ou reporter le scrutin.

Yehia : Dans ce genre de conflit, on ne peut pas parler de rapport de force. En effet, le propre même des conflits asymétriques, c’est qu’on a deux forces qu’on ne peut pas comparer. L’une est plus grande que l’autre de façon multiple. Maintenant la force faible utilise des moyens de ruse pour éviter une confrontation directe et attaquer l’autre pratiquement à la marge. Je crois que c’est ce qui va continuer. On ne risque pas d’avoir un affrontement direct entre GSIM et les armées nationales, il se ferait écraser immédiatement ; mais peut-être faut-il s’attendre à une multiplication des attaques, des poses de mines, etc.
Le 4 août 2018, Kéré Architecture a été désigné pour conduire le pool avec comme membres Cauris Architecture et la Soudanaise. A ce jour, plus de 3000 livres ont été collectés pour le Mémorial. Le 17 mai 2020, a eu lieu le dévoilement de la statue corrigée de Thomas Sankara et des 12 bustes de ses compagnons. « Aujourd’hui, la statue est vivante et attire du public. C’est le site touristique le plus visité au Burkina en quatre (4) mois avec 37 333 visites, soit en moyenne 216 visiteurs par jour », a déclaré Luc Damiba, secrétaire général du CIM-TS.


De mars 2020 à nos jours, le Burkina Faso totalise 2008 cas de coronavirus, dont 56 décès. Le nombre de cas confirmés, qui avait considérablement baissé, est remonté fin août, compte tenu du relâchement de la population en matière de respect des mesures barrières édictées par les professionnels de la santé. Radars Info Burkina a tendu son micro à la ministre de la Santé, le Pr Claudine Lougué. Objectifs : savoir ce qu’elle pense de l’engagement des agents de santé auprès de leurs patients dans ce contexte de pandémie de coronavirus, s’enquérir de ses motifs de satisfaction dans le cadre de la riposte à cette maladie et de l’engagement du président Roch Marc Christian Kaboré dans la lutte contre le virus à couronne.
« Nous nous préparons à saluer le mérite des agents de santé. Ils ont joué leur rôle malgré la psychose et nous ont ainsi aidés à sortir d’une mauvaise passe. C’est vrai qu’on n’en est pas encore totalement sorti, donc nous devons continuer à veiller au respect des mesures barrières », a-t-elle indiqué.
Il y a aussi le renforcement des capacités des agents pour les protéger. « Le chef de l’Etat n’a cessé de nous dire de protéger les agents de santé de première ligne. C’est ce que nous avons essayé de faire, bien qu’il y ait eu des insuffisances. Nous nous sommes efforcés de les corriger au fur et à mesure », a souligné le Pr Lougué.
« Ces inégalités, qui sont loin d’être exhaustives, risquent de s’amplifier avec les crises climatique, alimentaire, sanitaire liée à la COVID-19, sécuritaire et humanitaire dont notre pays est l’objet et si des réformes conséquentes dans nos politiques publiques ne sont pas entreprises par nos décideurs », a affirmé Sylvestre Tiemtoré, le coordonnateur du SPONG, membre de la coalition Agir contre les inégalités.
Il leur est demandé, entre autres, d’affecter 30% du budget national à l’éducation publique, d’appliquer les textes de l’Etat rendant l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, d’affecter au moins 15% du budget national au financement d’un service de santé publique gratuit, permanent, universel et de qualité, de rendre opérationnelle l’assurance maladie universelle en l’élargissant à toutes les régions du Burkina, d’avoir une attention sur les politiques fiscales plus progressives pour que l’effort budgétaire soit équitablement réparti, de renforcer la protection des droits du travail et l’adoption des politiques favorisant un marché du travail inclusif, digne et de qualité, en particulier aux femmes et aux jeunes, d’affecter au moins 10% du budget national au soutien du secteur agricole et d’injecter 18 milliards de francs CFA par an pendant 5 ans dans l’acquisition d’intrants et d’équipements agricoles et zootechniques, d’opérationnaliser la loi portant accès à l’information, de positionner les organisations de femmes et de jeunes dans les instances politiques et techniques des cadres sectoriels de dialogue du référentiel national public par la prise de décret et de nommer les femmes (30%) et les jeunes (30) à des postes stratégiques et de décision.










