Reprise post COVID des projections cinématographiques dans les salles : « Que le retour financier soit bon ou mauvais, pour moi cela donne déjà un coup de pouce à cette reprise », Abdoul Bagué, réalisateur
C’est un truisme de le dire, la pandémie de coronavirus a eu un impact désastreux sur beaucoup de secteurs d’activités au nombre desquels le 7e art, les projections ayant été suspendues pendant des mois. Fort heureusement, il y a actuellement une reprise des projections dans les salles de cinéma. Radars Info Burkina a pris langue avec Abdoul Bagué et Wendyam Fidèle Compaoré, respectivement réalisateur et acteur burkinabè, afin de s’enquérir de l’impact de la pandémie sur leurs activités et de leur appréciation de cette reprise.
Selon le jeune réalisateur de cinéma Abdoul Bagué, la pandémie du virus à couronne a eu à la fois un impact positif et négatif sur son activité professionnelle, même s’il s’empresse d’ajouter que les inconvénients dépassent évidemment les avantages. « De façon générale, l’activité cinématographique a été impactée par les mesures restrictives afférentes à la pandémie qui ont été prises dans notre pays. On a ainsi été financièrement et psychologiquement touchés. Cependant, en tant que réalisateur je dois aussi avouer que j’ai eu du temps pour travailler, écrire et préparer beaucoup de projets », a-t-il affirmé.
« Toutes les activités que nous avions programmées dans le cadre du cinéma ont été suspendues. Les trois plateaux de tournage sur lesquels j’étais ont connu des difficultés à cause des mesures de restriction édictées par le gouvernement burkinabè pour endiguer la propagation du virus. Pourtant en tant qu’acteurs, nous avons besoin de spectacles pour la promotion de nos activités », a regretté pour sa part Wendyam Fidèle Compaoré.
En ce qui concerne la reprise des projections filmiques, le film « Djandjou » d’Abdoul Bagué est programmé au ciné Burkina. « Beaucoup ont dit que c’était un risque. Le gouvernement nous a permis de reprendre nos activités à condition que nous respections les mesures barrières. En prêtant mon film à la relance de ces activités, c’est ma façon d’accompagner les activités cinématographiques. Que le retour financier soit bon ou mauvais, pour moi cela donne déjà un coup de pouce à cette reprise. C’est vrai qu’il n’y a pas eu d’affluence comme d’habitude, mais beaucoup de cinéphiles apprécient le film. C’est cela qui est positif. Je suis satisfait du retour de la part du public après avoir suivi le film. En donnant ce top de départ aux gens, nous voulons leur dire que les activités reprennent et que nous sommes toujours prêts à faire de beaux films pour eux », a-t-il soutenu.
Il a en outre précisé que le ciné Burkina était à son troisième film depuis la reprise et que beaucoup de films suivraient.
Pour Wendyam Fidèle Compaoré, cette reprise de leurs activités est un ouf de soulagement mais des inquiétudes demeurent. « Quand on a commencé sur un plateau, 3 à 4 mois après beaucoup de choses peuvent changer physiquement ou moralement chez les acteurs. Par exemple, certains vont perdre du poids tandis que d’autres vont en prendre. Avec la reprise, on arrive à rattraper certaines choses mais avec des difficultés. En cette période il y a beaucoup de castings et de tournages si bien que si on doit rattraper tout le temps perdu, le programme est forcément chamboulé », a-t-il précisé.
Par conséquent, « on est obligé de raccrocher certains projets et de se rattraper sur d’autres. Cela crée des désagréments : soit à l’acteur, soit au producteur ou encore au cinéaste », a conclu l’acteur.
Aly Tinto

Notre équipe de communication digitale a également fait un travail extraordinaire sur les réseaux sociaux. Comme toute exposition, sans être prétentieux, pour une première édition, on ne s’attendait pas à des ventes. Mais déjà devant l’AN il y a eu des ventes. Ensuite à Bangr-Weogo pour l’exposition-vente, à partir du 24 les affaires ont commencé à être florissantes. Le bilan des ventes est largement positif. Sur les trois derniers jours, il y a eu vraiment des ventes et des promesses en termes d’achat. Globalement le bilan de Wekré est positif », s’est réjoui l’entrepreneur et opérateur culturel.
Le showbiz burkinabè est en plein essor et ses acteurs sont de plus en plus professionnels. Il pourrait aller encore mieux si acteurs et Burkinabè acceptaient de se conformer aux normes internationales. Les réseaux sociaux, qui devaient être un tremplin pour se faire promouvoir, sont souvent mal utilisés. Alors, quelle attitude les « stars doivent-elles avoir sur les réseaux sociaux ?
Il est revenu sur l’épisode Ka Kora et sa photo plutôt « hot » sur les réseaux sociaux. « Tout ce que je peux dire sur ce point, vous pensez que si elle n’était pas sûre d’elle, elle allait le faire ? Vous pensez que si elle doutait de sa capacité elle allait poster cette photo ? Laissez les femmes s’exprimer. Dans tous les cas, elle n’était pas nue. On a imaginé, c’était une configuration. Nous, on n’y peut rien », s’est-t-il offusqué. Quand tu acceptes d’être sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi, il y a des choses que tu ne dois pas commenter. Tu regardes et tu passes. « Moi aussi j’ai vu, mais je n’ai pas commenté. Cela veut dire que soit je suis indifférent, soit ça me plaît mais je garde cela pour moi, soit ça ne me plaît pas et dans ce cas aussi, je garde cela pour moi. On n’est pas obligé de parler tout le temps», a-t-il affirmé.

Elle a reçu de nombreuses distinctions au Burkina et de par le monde. On peut citer, entre autres, le « Kundé d’or » en 2001, Artiste de l’année par l’Union des radios et télévisions nationales d’Afrique en 2003, meilleure artiste d’Afrique de l’Ouest aux Koras 2004.
Les « homotokés » sont composés de deux jeunes humoristes. « Homo », parce qu’ils portent le même prénom, Yacouba, et « Tokés », qui signifie créatif. Le premier, Yacouba Nana, est garde de sécurité pénitentiaire (GSP) et l’autre, Yacouba Belem, titulaire d’une licence en lettres modernes, est formateur en théâtre. Radars Info Burkina les a rencontrés pour vous.
RB : Avez-vous suivi une formation en la matière ?
L’oralité au cœur de la cité ; un moment où l’écoute, le chant et la parole s’entremêlent, se heurtent, créent une énergie apaisante, celle de l’univers fantastique de la terre rouge du pays des hommes intègre : tel est le concept de « l’Atelier de la forge » initié par le conteur professionnel Pengdwendé Gérard, dit KPG. Nombre de thèmes y sont abordés par « Pakisd Naba kisk-rem de l’inamovible enclume ». Radars Info Burkina s’est entretenu avec lui le jeudi 14 mai 2020. Lisez plutôt.
«A l’occasion de la Journée mondiale du vivre-ensemble, célébrée le 16 mai 2020, le vivre-ensemble doit demeurer malgré la pandémie de coronavirus. Au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad, des crises perdurent. Je voudrais donc lancer un appel à l’humanité entière, en particulier aux Africains, à travailler pour la prospérité. Nous devons bannir les petites querelles intestines et éviter de nous entre-tuer. L’Afrique a besoin de tous ses fils aujourd’hui. Quand il y a crise, on doit se retrouver et discuter pour y trouver une solution. La solution, ce n’est pas le recours aux armes. En tant que parrain du vivre-ensemble, je me dois d’œuvrer pour la paix non seulement pour la présente génération, mais aussi pour celles à venir. Dès la fin de la pandémie de coronavirus, je vais donc reprendre mes actions en faveur du vivre-ensemble. Après avoir bouclé ma tournée à l’intérieur du pays, j’irai au niveau sous-régional. La clôture se fera au Burkina Faso lors d’une nuit spéciale à laquelle tous les diplomates en service au Burkina seront invités », a conclu l’artiste.
Dans le titre « Bass M’buuda », la jeune artiste sensibilise également les citoyens au respect des mesures barrières, encourage ceux qui sont souffrants et rend hommage aux personnes décédées des suites du Covid-19 et du terrorisme. « Bass M’buuda » est chanté en français et en mooré. En seulement une semaine, ledit titre est déjà à 16 000 vues. C’est la preuve, si besoin était, que le message de l’artiste passe bien. A travers cet opus, Tanya dit vouloir aussi rester en contact avec ses fans et rester présente sur la scène artistique. Son actualité, à l’en croire, est en stand-by pour le moment en attendant la reprise des activités culturelles. S’agissant de son programme après-Covid-19, l’artiste répond que la décision revient à son staff. « Avec mon Staff, on verra si on doit réaliser un single ou tout un album », dit-elle. Pour Miss Tanya, même si les activités culturelles sont suspendues, il ne faut pas baisser les bras mais continuer à vivre. Elle invite par ailleurs chaque citoyen au respect des mesures barrières.
« Ces concerts se sont déroulés dans une salle quasiment vide mais avec un décor féerique », a-t-il déclaré. A l’en croire, une dizaine d’artistes ont été associés à ce projet innovant au Burkina Faso. Des artistes comme Freeman Tapily, Nourat et bien d’autres sont déjà passés. Pour Kenzo, l’un des concepteurs de cette idée, le bilan est satisfaisant car, d’après lui, le concept avait pour but essentiel de répondre à un double besoin. « Premièrement il s’agissait de combler un vide et de poursuivre les créations et les expressions artistiques dans ces moments de confinement. Deuxièmement, il était aussi question de créer une large tribune pour sensibiliser les gens aux mesures préventives du coronavirus afin de limiter la propagation du virus », s’est-il réjoui.
Honorine Zoma, plus connue sous le sobriquet de Nourat, une des artistes ayant participé au Covid-Live, s’est dit honorée d’avoir été associée à cette expérience qui s’adapte au contexte. « C’est un grand coup dans le milieu artistique car il fallait développer de nouvelles idées pour que les artistes puissent rester en contact avec leur public », a-t-elle soutenu. Elle a souligné que c’était une belle initiative et a salué les initiateurs car le concept a permis de sensibiliser la population. Amza Gane, alias Amzy, et W. Timothée Arthium Soubeiga, alias Toksa sont en pleins préparatifs pour leur passage ce soir à partir de 20 h au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). Pour eux, l’initiative est à saluer à sa juste valeur. « C’est un beau concept car il nous permet de retrouver nos habitudes, même si ce n’est pas totalement la même chose », a-t-il dit. « C’est une super idée », lance Toksa. Pour lui, il s’agit de divertir tout en sensibilisant. « C’est vraiment bien réfléchi », a-t-il terminé.
Dez Altino, à l’état civil Tiga Wendwaoga Désiré Ouédraogo, et son personnel entretiennent une relation d’équipe. C’est du moins ce qu’il a confié à radarsburkina.net au cours d’une interview qu’il a bien voulu nous accorder le mercredi 06 mai 2020 à son domicile, au quartier Cissin de Ouagadougou. L’homme du « Wend ya Wendé », sans langue de bois, est aussi revenu sur le début de sa carrière et le fameux épisode de son admissibilité au concours d’entrée à l’école nationale de douane.
RB : Avez-vous conscience que la vidéo est susceptible de leur ouvrir des portes. Quel a été votre intention en réalisant cette vidéo avec eux ?










