7e art au Burkina : Africasting forme une cinquantaine d'acteurs du 15 août au 15 septembre
Dans le but de développer le cinéma burkinabè, Africasting a entrepris depuis quelques années le renforcement des capacités des comédiens par la formation au « jeu d’acteur ». La session 2020 se tient du 15 août au 15 septembre à l’université Swiss UMEF Burkina. « Pour cette session, nous avons élaboré un programme plus performant en nous appuyant sur nos expériences passées », a affirmé Issaka Sawadogo, acteur-formateur burkinabè.
Selon Issaka Sawadogo, l’un des initiateurs de la formation, « le Burkina est le pays le connu dans le monde quand on parle du cinéma africain, du cinéma de l’homme noir. Malheureusement de nos jours, nous constatons qu’ici, en matière d’acquis du cinéma burkinabè on est un peu à la traîne. Par contre à l’extérieur, on voit du concret dans certains pays qui se sont appuyés sur l’exemple du Burkina. C’est à cette situation qui n’honore pas notre pays que nous avons voulu remédier. Et nous avons compris que le nœud de la bataille, c’est la formation. Nous, artistes, si nous ne nous mettons pas au travail, si nous ne cherchons à consolider et à renforcer nos capacités ainsi que nos connaissances par la formation et des échanges, nous n’irons nulle part ».
C’est pourquoi Africasting a décidé de se consacrer à la formation des acteurs. « Avec Oumar Dagnon, qui est un technicien derrière la caméra et moi qui suis un technicien devant la caméra, on s’est dit qu’on a quelque chose à partager avec nos frères et sœurs », a ajouté M. Sawadogo
S’agissant des participants à la formation, « nous avons demandé comme contribution la modique somme de 50 000 francs CFA à ceux qui vont être initiés, la somme de 75 000 F aux semi-professionnels et 100 000 F aux professionnels. Ces sommes représentent les frais que vont engendrer cette formation pendant toute la session. En réalité, nous dispensons la formation gratuitement. Ni moi, ni Dagnon, ni les techniciens, ni les maquilleurs, ni les décorateurs et tout les corps du métier du cinéma qui vont participer à cette formation ne sommes rémunérés. Pour cette session, nous avons élaboré un programme plus performant en nous appuyant sur nos expériences passées. Et pour cette édition, c’est l’université Swiss UMEF Burkina qui nous a ouvert ses portes. C’est un cadre agréable pour la formation en jeu d’acteur », a expliqué l’acteur-formateur.
Le ministre de la Culture, Abdoul Karim Sango, a répondu à l’invitation des initiateurs à l’occasion de la cérémonie officielle d’ouverture de la formation le lundi 17 août dans la soirée. « En tant que premier responsable du secteur de la Culture, je ne peux qu’être solidaire d’une initiative de ce genre. Vu l’état végétatif du cinéma burkinabè, je suis souvent peiné quand on dit que Ouagadougou est la capitale du cinéma africain. Il faut que nous nous remettions sérieusement en cause au Faso. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de mérite. Un certain nombre de nos compatriotes commencent à avoir une envergure internationale et il faut se réjouir qu’ils veuillent à leur retour mettre à la disposition des plus jeunes leur expérience afin que le cinéma du Burkina aille beaucoup plus loin. C’est un domaine très concurrentiel, donc il faut qu’on accepte de se former. Chaque fois qu’il y aura des initiatives visant à renforcer les capacités des acteurs, ils pourront compter sur l’accompagnement du gouvernement », a assuré le ministre, qui a signé le livre d’or.
Oumar Dagnon a informé le public qu’il vient d’apprendre ce jour 17 août « qu’un de nos étudiants qui a été formé à Africasting durant trois sessions vient de signer son premier contrat dans un film hollywoodien en partenariat avec l’Union européenne. Il s’agit de Moussa Yanogo. C’est une fierté pour nous. Nous espérons qu’à l’issue de cette formation, d’autres jeunes ici présents pourront faire du chemin sur des plateaux à l’international. »
Jessica Sawadogo, actrice, participe à cette session de formation. « On n’a jamais fini d’apprendre. C’est une occasion pour nous de nous perfectionner. A l'issue de cette formation, je voudrais être une actrice confirmée qui accède à l’international. C’est mon souhait », a-t-elle dit.
Aly Tinto

« Toutes les activités que nous avions programmées dans le cadre du cinéma ont été suspendues. Les trois plateaux de tournage sur lesquels j’étais ont connu des difficultés à cause des mesures de restriction édictées par le gouvernement burkinabè pour endiguer la propagation du virus. Pourtant en tant qu’acteurs, nous avons besoin de spectacles pour la promotion de nos activités », a regretté pour sa part Wendyam Fidèle Compaoré.
Il a en outre précisé que le ciné Burkina était à son troisième film depuis la reprise et que beaucoup de films suivraient.
Notre équipe de communication digitale a également fait un travail extraordinaire sur les réseaux sociaux. Comme toute exposition, sans être prétentieux, pour une première édition, on ne s’attendait pas à des ventes. Mais déjà devant l’AN il y a eu des ventes. Ensuite à Bangr-Weogo pour l’exposition-vente, à partir du 24 les affaires ont commencé à être florissantes. Le bilan des ventes est largement positif. Sur les trois derniers jours, il y a eu vraiment des ventes et des promesses en termes d’achat. Globalement le bilan de Wekré est positif », s’est réjoui l’entrepreneur et opérateur culturel.
Le showbiz burkinabè est en plein essor et ses acteurs sont de plus en plus professionnels. Il pourrait aller encore mieux si acteurs et Burkinabè acceptaient de se conformer aux normes internationales. Les réseaux sociaux, qui devaient être un tremplin pour se faire promouvoir, sont souvent mal utilisés. Alors, quelle attitude les « stars doivent-elles avoir sur les réseaux sociaux ?
Il est revenu sur l’épisode Ka Kora et sa photo plutôt « hot » sur les réseaux sociaux. « Tout ce que je peux dire sur ce point, vous pensez que si elle n’était pas sûre d’elle, elle allait le faire ? Vous pensez que si elle doutait de sa capacité elle allait poster cette photo ? Laissez les femmes s’exprimer. Dans tous les cas, elle n’était pas nue. On a imaginé, c’était une configuration. Nous, on n’y peut rien », s’est-t-il offusqué. Quand tu acceptes d’être sur les réseaux sociaux, a-t-il poursuivi, il y a des choses que tu ne dois pas commenter. Tu regardes et tu passes. « Moi aussi j’ai vu, mais je n’ai pas commenté. Cela veut dire que soit je suis indifférent, soit ça me plaît mais je garde cela pour moi, soit ça ne me plaît pas et dans ce cas aussi, je garde cela pour moi. On n’est pas obligé de parler tout le temps», a-t-il affirmé.

Elle a reçu de nombreuses distinctions au Burkina et de par le monde. On peut citer, entre autres, le « Kundé d’or » en 2001, Artiste de l’année par l’Union des radios et télévisions nationales d’Afrique en 2003, meilleure artiste d’Afrique de l’Ouest aux Koras 2004.
Les « homotokés » sont composés de deux jeunes humoristes. « Homo », parce qu’ils portent le même prénom, Yacouba, et « Tokés », qui signifie créatif. Le premier, Yacouba Nana, est garde de sécurité pénitentiaire (GSP) et l’autre, Yacouba Belem, titulaire d’une licence en lettres modernes, est formateur en théâtre. Radars Info Burkina les a rencontrés pour vous.
RB : Avez-vous suivi une formation en la matière ?
L’oralité au cœur de la cité ; un moment où l’écoute, le chant et la parole s’entremêlent, se heurtent, créent une énergie apaisante, celle de l’univers fantastique de la terre rouge du pays des hommes intègre : tel est le concept de « l’Atelier de la forge » initié par le conteur professionnel Pengdwendé Gérard, dit KPG. Nombre de thèmes y sont abordés par « Pakisd Naba kisk-rem de l’inamovible enclume ». Radars Info Burkina s’est entretenu avec lui le jeudi 14 mai 2020. Lisez plutôt.
«A l’occasion de la Journée mondiale du vivre-ensemble, célébrée le 16 mai 2020, le vivre-ensemble doit demeurer malgré la pandémie de coronavirus. Au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad, des crises perdurent. Je voudrais donc lancer un appel à l’humanité entière, en particulier aux Africains, à travailler pour la prospérité. Nous devons bannir les petites querelles intestines et éviter de nous entre-tuer. L’Afrique a besoin de tous ses fils aujourd’hui. Quand il y a crise, on doit se retrouver et discuter pour y trouver une solution. La solution, ce n’est pas le recours aux armes. En tant que parrain du vivre-ensemble, je me dois d’œuvrer pour la paix non seulement pour la présente génération, mais aussi pour celles à venir. Dès la fin de la pandémie de coronavirus, je vais donc reprendre mes actions en faveur du vivre-ensemble. Après avoir bouclé ma tournée à l’intérieur du pays, j’irai au niveau sous-régional. La clôture se fera au Burkina Faso lors d’une nuit spéciale à laquelle tous les diplomates en service au Burkina seront invités », a conclu l’artiste.
Dans le titre « Bass M’buuda », la jeune artiste sensibilise également les citoyens au respect des mesures barrières, encourage ceux qui sont souffrants et rend hommage aux personnes décédées des suites du Covid-19 et du terrorisme. « Bass M’buuda » est chanté en français et en mooré. En seulement une semaine, ledit titre est déjà à 16 000 vues. C’est la preuve, si besoin était, que le message de l’artiste passe bien. A travers cet opus, Tanya dit vouloir aussi rester en contact avec ses fans et rester présente sur la scène artistique. Son actualité, à l’en croire, est en stand-by pour le moment en attendant la reprise des activités culturelles. S’agissant de son programme après-Covid-19, l’artiste répond que la décision revient à son staff. « Avec mon Staff, on verra si on doit réaliser un single ou tout un album », dit-elle. Pour Miss Tanya, même si les activités culturelles sont suspendues, il ne faut pas baisser les bras mais continuer à vivre. Elle invite par ailleurs chaque citoyen au respect des mesures barrières.
« Ces concerts se sont déroulés dans une salle quasiment vide mais avec un décor féerique », a-t-il déclaré. A l’en croire, une dizaine d’artistes ont été associés à ce projet innovant au Burkina Faso. Des artistes comme Freeman Tapily, Nourat et bien d’autres sont déjà passés. Pour Kenzo, l’un des concepteurs de cette idée, le bilan est satisfaisant car, d’après lui, le concept avait pour but essentiel de répondre à un double besoin. « Premièrement il s’agissait de combler un vide et de poursuivre les créations et les expressions artistiques dans ces moments de confinement. Deuxièmement, il était aussi question de créer une large tribune pour sensibiliser les gens aux mesures préventives du coronavirus afin de limiter la propagation du virus », s’est-il réjoui.
Honorine Zoma, plus connue sous le sobriquet de Nourat, une des artistes ayant participé au Covid-Live, s’est dit honorée d’avoir été associée à cette expérience qui s’adapte au contexte. « C’est un grand coup dans le milieu artistique car il fallait développer de nouvelles idées pour que les artistes puissent rester en contact avec leur public », a-t-elle soutenu. Elle a souligné que c’était une belle initiative et a salué les initiateurs car le concept a permis de sensibiliser la population. Amza Gane, alias Amzy, et W. Timothée Arthium Soubeiga, alias Toksa sont en pleins préparatifs pour leur passage ce soir à partir de 20 h au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA). Pour eux, l’initiative est à saluer à sa juste valeur. « C’est un beau concept car il nous permet de retrouver nos habitudes, même si ce n’est pas totalement la même chose », a-t-il dit. « C’est une super idée », lance Toksa. Pour lui, il s’agit de divertir tout en sensibilisant. « C’est vraiment bien réfléchi », a-t-il terminé.










