mardi 3 mars 2026

pleurote uneConsidérée généralement comme impossible au Burkina Faso en raison de la nature du sol, la culture des champignons est une réalité depuis 2018. Ce défi est relevé par la caverne burkinabè des champignons comestibles qui produit les pleurotes.

On la croyait seulement possible dans les pays côtiers ayant des milieux sombres et humides. Mais aujourd’hui, la myciculture est effective au Burkina Faso. Cette initiative consistant à cultiver les champignons est l’œuvre de la caverne burkinabè des champignons. Selon la productrice Aïcha Déborah Traoré, les pleurotes peuvent être cultivés sur le sol burkinabè. Il s’agit d’une espèce dont la culture est particulièrement simple et rapide. Pour le faire, il suffit de créer des milieux sombres et humides. « La myciculture ou culture du champignon est possible au Burkina Faso si on respecte les conditions de forçage idéales pour le développement des champignons », a-t-elle indiqué.

pleurote 2Les conditions climatiques étant remplies, il sera assez facile de réussir cette culture grâce à un kit de culture « prêt à pousser » qui contient un substrat de déchets végétaux (sciure de bois, paille…) ensemencé de mycélium de pleurotes, dans une boîte en polystyrène ou un emballage en plastique noir. Dans une pièce fraîche (12 à 20°C maximum), l’on peut récolter ses propres champignons en quelques jours. « Cette espèce est la mieux indiquée vu que le Burkina est un pays sahélien. Il faut beaucoup d’efforts pour avoir un rendement mais tout comme les autres activités, la culture des champignons est génératrice de revenus », a-t-elle insisté.

Avec son chapeau de 5 à 15 cm de diamètre, en forme d’éventail, lisse, de couleur blanc crème à chamois, les pleurotes sont des lames blanches ou crème, serrées, qui se prolongent en filet sur toute la longueur du pied. Ceux-ci sont excentrés, placés légèrement sur le bord du chapeau et n’excèdent pas 1 à 3 cm de large. Les pleurotes ne dépassent pas les 3 à 7 cm de hauteur. pleurote 3La chair est blanche, élastique, dégageant une bonne odeur de champignon et un petit goût de noisette. « Malgré toutes ces caractéristiques, les pleurotes sont absents malheureusement des habitudes alimentaires des populations burkinabè alors que leur consommation prévient des maladies telles que le diabète, l’hypertension artérielle et le cancer », a-t-elle souligné.

Les pleurotes sont le troisième champignon le plus cultivé dans le monde après le champignon de Paris et le shiitake. Ils sont appréciés pour leur chair douce délicatement saumurée. La culture de ce type de champignon est possible à la maison grâce à l'offre de kits de culture ou simplement de « chevilles » ensemencées avec du mycélium de pleurote que l'on enfonce dans un billot de bois placé au jardin. La caverne burkinabè des champignons comestibles invite les populations à la consommation des pleurotes qui peut, à l'en croire, réguler la santé des diabétiques et prévenir d’autres maladies.

Bruno Bayala

municip uneLa police municipale de Ouagadougou procède depuis quelques semaines à la fermeture de débits de boissons dans certains quartiers de la capitale. Une opération qui fait suite aux plaintes récurrentes de résidents dont la quiétude est troublée par les nuisances sonores occasionnées par  lesdits débits de boissons.

Selon l’arrêté n° 97-031/MATS/PKAD/CO prescrivant la lutte contre les bruits, « les occupants des locaux d’habitation ou de leurs dépendances sont tenus de prendre toutes précautions pour éviter que la tranquillité du voisinage soit troublée, notamment par l’utilisation d’appareils audiovisuels, de musique, ménagers ou de tout autre moyen acoustique ». Malheureusement, ce texte juridique est constamment violé par des  tenanciers de ces lieux de réjouissances, a affirmé Paul Kobyagda de la police municipale. municip 2« C’est pourquoi, suite aux plaintes récurrentes de certains résidents, nous avons pris des mesures. Nous avons tout d’abord procédé à une convocation des mis en cause puis vérifié les documents qui autorisent leur installation dans ces lieux. C'est alors que nous avons constaté que les tenanciers de ces débits de boissons ne disposaient d’aucune autorisation d’occupation des lieux », a-t-il expliqué.  

La mission de la police municipale a aussi révélé que certains débits de boissons ont été transformés, tenez-vous bien, en chambres de passes. Lesdits établissements ont donc été purement et simplement fermés pour atteinte aux bonnes mœurs. municip 3« En janvier dernier, la police municipale a fermé 5 débits de boissons et pas plus tard que la semaine dernière, nous avons fermé un lieu de réjouissances qui avait été transformé en chambres de passes », a dit le directeur de la police de salubrité et de la tranquillité urbaine.

La police municipale, faut-il le rappeler, ne peut procéder à la fermeture d’un lieu que si elle dispose d’un acte administratif l’y autorisant. Toutefois, des mesures d’urgence lui permettent de faire cesser certaines infractions. Elle invite donc la population à la collaboration et rappelle aux tenanciers de débits de boissons que l'exercice de leur activité est subordonné à la détention d'une autorisation.

Bruno Bayala   

dbk uneOn constate de nos jours que plusieurs couples, après quelques années de mariage,  décident de divorcer pour diverses raisons. Et le moins qu’on puisse dire est que cela a des répercussions sur les enfants, qui en sont des victimes.

Le divorce, c’est la dissolution judiciaire du mariage. Selon le conseiller conjugal Don Jean Bosco Kaboré, cet acte a atteint une proportion pandémique.  Il y a à peu près 1400 divorces par an à Ouagadougou, ce qui révèle que c’est une crise sociale et quand une situation devient une crise sociale, cela signifie qu’il y a une urgence et quand il y a urgence il faut rentrer en réflexion et se poser beaucoup de questions ». Il ajoute : « Quand les familles sont équilibrées, la société est équilibrée ; quand la famille est déséquilibrée, la société se disloque et nous constatons aujourd’hui que notre société s’est disloquée par manque de repères et d’indicateurs ».

Plusieurs raisons expliquent le divorce et le conseiller conjugal explique que « la principale cause des divorces, ce n’est pas l’infidélité, mais l’ignorance, l’immaturité et l’inconscience de certains couples. On ne se marie pas juste parce qu’on aime ; le mariage va au-delà de cela ». Il renchérit : « Le mariage est le signe de la maturité, d’une amitié authentique, mature et responsable qui a donné naissance à un amour inconditionnel et tant qu’il n’y a pas d’amitié entre un homme et une femme, il n’y aura pas d’amour, parce que l’amour est le fruit de l’amitié, une amitié où il y a quelqu’un qui nous écoute pour comprendre nos besoins, nos attentes et nos aspirations ».

dbk 2Après un divorce, les premiers qui souffrent de la situation sont les enfants issus du couple, sur qui le divorce a de réelles répercussions. «Après un divorce, les enfants grandiront sans repère, c’est comme si vous conduisez une voiture sans tableau de bord ; vous ne savez pas à quel moment l’essence finira, c’est donc pareil pour les enfants », a indiqué Don Jean Bosco Kaboré, qui ajoute que le manque de confiance en soi  est aussi une conséquence du divorce car « un enfant dont les parents ont divorcé peut grandir avec un manque de confiance en soi parce qu’il n’a pas eu ses parents à ses côtés». L’aspect éducationnel est aussi touché car l’enfant n’étant pas équilibré sur le plan affectif, il ne voit plus de raison valable de développer son coefficient intellectuel. La difficulté d’adaptation, la dépendance affective, la prostitution, le banditisme, la drogue sont autant de conséquences que peuvent subir les enfants suite au divorce de leurs parents.

Former des spécialistes en psychothérapie conjugale pour accompagner les couples avant et pendant le mariage, ouvrir des centres de formation pour former les futurs couples et des centres matrimoniaux pour accompagner les couples en difficultés, voilà les propositions faites par le conseiller matrimonial pour réduire les cas de divorce au Burkina. Toutefois, même en cas de divorce, les parents doivent continuer à prendre soin de leurs enfants et garder de bonnes relations pour le bien-être de ces derniers.

Stéphanie W. Lallogo

cantineaero uneAu sein de la cantine de l’aéroport, se trouvent des vendeurs de riz au soumbala et de boissons. La particularité de ce lieu de restauration qui attire aussi bien les Ouagavillois que les stars étrangères est son délicieux poulet servi aux clients.

Le poulet de la cantine est très apprécié de la clientèle qui en demande toujours mais aussi par les étrangers, qui une fois à Ouagadougou ne peuvent s’empêcher d’y faire un tour. « Notre poulet est très apprécié de la clientèle et chaque jour que Dieu fait, il y a de nouveaux clients », nous a confié Zacharia Zoungrana, chef de cuisine, qui ajoute que par jour, lui et ses collaborateurs, qui sont au nombre de 11, peuvent vendre 100 à 120 poulets et que quand la cantine déborde de monde, ils atteignent le nombre de 300 poulets par jour.

La préparation du poulet se fait en différentes étapes. « Nous achetons les poulets vivants, nous les égorgeons, ensuite nous les lavons au savon puis ils passent au feu pour la cuisson », a expliqué le chef cuisinier qui ajoute que pour le bon goût du poulet, ils n’utilisent que du sel, de l’huile et du piment en poudre pour les amateurs. Ces ingrédients permettent au poulet d’être à la fois bon et tendre.

cantineaero 2Zacharia Zoungrana nous confirme que les stars de la musique d’ici et d’ailleurs sont fréquentes à la cantine. « Le poulet est tellement bon que même nos artistes viennent presque tous les jours en manger : Imilo Lechanceux, Floby et tous les autres. Même les autres stars quand elles viennentau Burkina,  c’est ici leur coin. Arafat de son vivant, lorsqu’il était de passage à Ouagadougou, venait toujours manger ici. Il y a Ariel Sheney aussi et plein d’autres artistes », a-t-il dit en ajoutant que récemment, l’humoriste Zongo y était.

Baisse des recettes en raison de la pandémie de COVID-19

Mais à cause de la maladie à coronavirus, les recettes sont en baisse, nous a informé le chef cuisinier. « Au début de l’apparition de la maladie au Burkina, on ne vendait plus assez de poulets et par la suite nous avons fait des mois sans rien vendre, ce qui était difficile pour nous ». Il espère que la maladie prendra fin pour que les visiteurs soient encore plus nombreux.

cantineaero 3Selon Bob, l’un des cuisiniers, la vente se passe très bien et les clients sont toujours satisfaits. Il travaille là depuis l’ouverture de la cantine et affirme qu’aucun client ne s’est jamais plaint.

Alidou Tassembedo, un autre cuisinier, dit travailler à la cantine depuis 10 ans maintenant et selon lui, tout va bien. Il ajoute qu’il est comblé lorsqu’il aperçoit le monde qui vient manger tous les jours et surtout les stars. Son souhait est qu’il en soit toujours ainsi.

Stagiaire à l’aéroport international de Ouagadougou, Zalissa Dianou déclare qu’elle fréquente la cantine non seulement en raison de sa proximité avec son lieu de travail mais aussi pour le poulet qui y est vendu : « Je viens manger ici à l’heure de ma pause parce que c’est proche de mon service et que le poulet qui est vraiment bien fait. Quand tu en manges aujourd’hui, demain tu en veux encore ». Elle a connu la cantine grâce à une amie et depuis y vient régulièrement. Selon ses dires, le poulet de la cantine est le meilleur de toute la ville.

Un autre client nous confie qu’il y vient depuis très longtemps. « Cela vaut une décennie que je fréquente la cantine pour le poulet qu’ils y font. Il est vraiment tendre et le piment aussi qui est bien. Je recommande le poulet de la cantine à tous ceux qui aiment manger du poulet ». 

Espérons que cet endroit continuera à être un lieu de rencontres et d’échanges pour la population d’ici et d’ailleurs.

Stéphanie W. Lallogo

wateroneaEn vue d’améliorer la satisfaction de sa clientèle, l’ONEA vous informe qu’il poursuit et renforce le traitement des préoccupations de ses abonnés dans ses agences de la ville de Ouagadougou.

Du lundi 8 au mercredi 24 février 2021, des équipes supplémentaires seront déployées dans les agences pour répondre à toutes vos préoccupations et réclamations selon le programme suivant :

- AGENCE GOUNGHIN

du lundi 08/02/2021 au mercredi  10/02/2021

- AGENCE CENTRALE

du jeudi 11/02/2021 au samedi 13/02/2021

- AGENCE TAMPOUY

du lundi 15/02/2021 au mercredi 17/02/2021

- AGENCE 1200 LGTS

du jeudi 18/02/2021 au  samedi 20/02/2021

- AGENCE ZAD

du lundi  22/02/2021 au mercredi 24/02/2021

Notre Centre d’appels « Vénégré » reste toujours accessible 24H/24 au 80 00 11 11.

L’ONEA vous assure que toutes vos préoccupations seront prises en charge car notre défi quotidien est de travailler continuellement à améliorer la qualité du service rendu.
ONEA, toujours au service du Client !
Département Communication
220, Avenue de l’ONEA, Secteur 12 (Pissy)
Centre d’appels ONEA VENEGRE : 80 00 11 11

essnDes réparateurs de véhicules disent constater avec amertume que les pannes des engins sont majoritairement dues à la mauvaise qualité du carburant vendu dans certaines stations de la capitale burkinabè. C’est ce qu’a également remarqué la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), qui reconnaît que ce phénomène a la vie dure. Mais, rassure-t-elle, des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cette pratique malveillante.

Abdoul Traoré a acheté sa moto il y a environ 6 mois. Mais quelques jours seulement après la première révision de sa monture, celle-ci tombe en panne. Il se rend donc chez son mécanicien, à qui il explique que sa moto tombe sans cesse en panne, puisque ce n’était pas la première avarie. Après vérification, son mécanicien, Moussa Kinda, affirme que les pièces sont en bon état et ne sauraient être à l’origine des pannes récurrentes de la moto. Pour en avoir le cœur net, M. Traoré décide donc d’acheter le carburant dans la même station sur une longue période chaque fois que le besoin se fait ressentir. A sa grande surprise, il découvre que toutes les pannes de son engin depuis la première fois jusqu’à ce jour seraient dues à la qualité douteuse de l’essence qui lui a été vendue.

Informée de cette situation, la Rédaction de Radars Info Burkina a entrepris de cerner le problème. Rendez-vous est donc pris avec la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) pour savoir si elle est informée d’une éventuelle vente de carburant de piètre qualité. Sans langue de bois, Dasmané Traoré répond que du carburant de mauvaise qualité est  bel et bien vendu aux consommateurs. Il va plus loin en affirmant que ce problème de vente de qualité douteuse de carburant ne date pas d’aujourd’hui et que beaucoup de consommateurs s’en plaignent continuellement. essenc 2« Nous sommes persuadés qu’il y a vente de carburant de mauvaise qualité dans certaines stations. Vous savez, il y a toujours des brebis galeuses qui se jouent du système mis en place », a-t-il reconnu.

Qui serait donc à la base de cette pratique peu orthodoxe et que fait l’autorité face à ce problème qui ne fait que prendre de l’ampleur ? La Ligue, conformément à sa mission de protection des consommateurs, dit avoir dénoncé plusieurs de ces cas et même interpellé qui de droit. « Il y a des structures qui ont été mises en place par l’Etat pour prendre à bras-le-corps ce problème. Et nous attendons qu’elles réagissent. Si nous constatons un manque d’intérêt desdites structures pour cette situation, nous allons prendre nos responsabilités. Les consommateurs se plaignent en permanence de se voir servir de la mauvaise essence dans des stations réputées pourtant être sérieuses. C’est vraiment dommage », a-t-il déploré.

La mauvaise qualité du carburant vendu aux consommateurs, à entendre la Ligue des consommateurs, pourrait s’expliquer par plusieurs astuces, notamment le mélange de l’essence avec du pétrole, après vérification, pour en accroître la quantité et le fait que les conducteurs de certains camions supposés être seulement en transit au Burkina vendent le contenu de leurs citernes à des propriétaires d’essenceries peu scrupuleux sur place ici. La Ligue exhorte donc les consommateurs à être exigeants sur la qualité des produits qui leur sont vendus et à dénoncer les pratiques peu catholiques aux autorités compétentes. Elle informe par ailleurs qu’une conférence de presse sera organisée dans les semaines à venir pour dénoncer certaines pratiques malveillantes sur lesquelles elle dispose de preuves.

Bruno Bayala

cpure Suite à des fuites survenues sur des conduites de grands diamètres à Pissy, les quartiers Pissy, Zagtouli et Cissin connaîtront des baisses de pression, voire des coupures d’eau.

Les équipes techniques de l’ONEA sont à pied d’œuvre pour remettre lesdites conduites en service. La situation se rétablira progressivement au cours de la soirée du 05 février 2021.

L’ONEA s’excuse auprès de son aimable clientèle pour les désagréments causés.

L'ONEA à votre service.

 

 

Département Communication 220, Avenue de l’ONEA, Pissy

Centre d’appels ONEA VENEGRE : 80 00 11 11

relatOn constate de plus en plus que des enseignants entretiennent des relations amoureuses avec leurs élèves. La relation peut être sérieuse et aboutir au mariage, comme elle peut juste être basée sur des intérêts personnels. Radars Info  Burkina s’est intéressé au sujet.

Les relations amoureuses entre enseignants et élèves sont malsaines, n’aboutissant à rien de concret ni de sérieux dans la plupart des cas. Au vu de cette situation, le Code pénal burkinabè prévoit la tolérance zéro pour les enseignants entretenant des relations sexuelles avec leurs élèves. S’il résulte de cette relation la grossesse de l’élève, la peine d’emprisonnement est de 7 à 10 ans et l’amende de 3 000 000 à 6 000 000 de FCFA.

relat 2Le cas le plus récent fait état d’un professeur qui a réussi le tour de force d’enceinter plusieurs filles de la même localité. Ce genre de cas n’est pas rarissime ; seulement certains d’entre eux se passent dans l’anonymat. Certains Burkinabè sont contre cette forme de relation. Pour la sociologue Suzanne Coulibaly, par exemple, cette pratique va à l’encontre des mœurs. « Ce n’est pas bien qu’un professeur ait une relation amoureuse avec son élève », affirme-t-elle. De son point de vue, le cadre scolaire n’est pas propice à de telles choses. « Le professeur ne devrait pas avoir de relations amoureuses avec son élève pendant qu’il lui donne cours ; ce n’est pas le bon cadre pour ce genre de chose. Il peut attendre que l’élève termine d'abord ses études », déclare-t-elle. relat 3Selon elle, cette situation peut conduire l’élève autant à la paresse qu’à compromettre son avenir. « L’élève peut décider de ne plus bosser parce qu’il/elle sait que le professeur lui donnera de bonnes notes lors des évaluations », a-t-elle indiqué. Elle termine en disant que même s’il y a des professeurs qui épousent leurs élèves, cette pratique n’est pas à encourager.

De l’avis de l’enseignant Barry, cette situation peut être vue sous deux angles : « Si cette relation est juste un jeu, je suis contre cela mais si le professeur a de bonnes intentions envers son élève, cela peut passer ». Il poursuit : « Il faut aussi voir le bon côté des choses parce que l’enseignant est un être humain, ce qui veut dire qu’il a aussi des sentiments et vu son cet angle, on ne devrait pas le condamner ». Pour lui, si l’enseignant est de bonne foi, il peut entretenir une relation amoureuse avec son élève.

Toutefois l’enseignant doit toujours jouer son rôle d’éducateur envers ses élèves.

Stéphanie W. Lallogo

accd uneDe nombreux élèves sont victimes d’accidents de la route, lesquels surviennent très souvent lors des entrées  et sorties des apprenants de leurs établissements. Et le moins qu’on puisse dire est que le risque est plus accru pour les élèves des lycées et collèges situés aux abords des voies très passantes.

Nombre d’établissements sont situés aux bords de voies bitumées et c’est le cas du lycée privé du Réveil, sis aux 1200 logements. Selon le censeur dudit établissement d’enseignement, Mme Habi Kabré, un dispositif a été mis en place pour protéger leurs élèves des accidents. « Un vigile nous aide à cet effet chaque matin en interrompant momentanément la circulation dans un sens afin de permettre à nos élèves de passer. Le soir, ce sont les agents de sécurité qui s’en chargent », nous a-t-elle confié.accd 2Dame Kabré ajoute que s’agissant des tout-petits de la maternelle, une porte a été prévue de sorte que ceux-ci n’aient pas à traverser la voie goudronnée ; ce sont les parents eux-mêmes qui se rendent jusqu'à ladite porte pour les déposer ou les reprendre. Néanmoins, nous précise-t-elle, « nous avons eu à enregistrer plusieurs cas d’accidents graves malgré toutes ces mesures ». Et notre interlocutrice du jour d’ajouter : « Lorsqu’un de nos élèves est victime d’accident, un agent de l’établissement le conduit au centre hospitalier le plus proche pour les premiers soins en attendant que ses parents arrivent. Et même quand l’accident ne s’est pas produit près de l’établissement, vu que l’élève est en tenue, dès qu’on nous appelle nous nous rendons sur les lieux. En plus de cela, une infirmerie est présente au sein de notre établissement pour assurer les premiers soins sanitaires si l’accident n’est pas grave, et au cas où la situation serait grave, l’accidenté est immédiatement conduit dans un centre hospitalier. » accd 3Elle a terminé en nous informant que son établissement contacte souvent les agents de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), qui viennent s’entretenir avec les élèves sur le Code de la route, d’autant plus que de nombreux élèves circulent sans permis de conduire.

Latifatou Nabolé, élève en classe de 4e au lycée privé du Réveil, nous confie que traverser matin et soir la voie goudronnée qui passe devant leur lycée n’est pas chose aisée.  Elle ajoute qu’il y a certains usagers de la route qui roulent à vive allure, ignorant royalement le fait qu’ils passent devant une école et que, conformément au Code de la route, ils doivent ralentir. « Tu peux être en train de traverser la voie et tu vois quelqu’un dévaler à vive allure la rue dans ton sens. En pareille situation, tu es obligé de prendre tes jambes à ton cou pour éviter de te faire écraser», nous raconte-t-elle. Toutefois, elle s’empresse d’ajouter qu’à son avis, leur établissement fait de son mieux pour leur éviter les accidents : « Par exemple, il y a un vigile qui nous aide à traverser la voie ». Elle dit avoir été témoin de plusieurs accidents dont ont été victimes certains de ses camarades d’école.  Latifatou souhaite que devant chaque établissement, des agents de sécurité soient placés pour aider les élèves et aussi les enseignants.

Vivement que des mesures soient prises par l’Etat et aussi par les établissements concernés pour protéger leurs élèves, car la vie humaine est précieuse.

Stéphanie W. Lallogo

 

hum uneAbdoul Kéré, connu sous le nom Général Tchoutchoubatchou, est le web comédien du Burkina Faso qui, en moins de trois ans, est devenu très célèbre. Un métier pour lequel il avait de la passion depuis l’université. Aujourd’hui, il comptabilise plus d’un million de vues sur sa page Facebook. Cette popularité qu’il doit aux vidéos drôles diffusées sur les réseaux sociaux lui a permis d’avoir plusieurs sponsors et de signer des contrats avec des entreprises.

Depuis des années, une nouvelle forme de comédie est en pleine propagation sur les réseaux sociaux. La web comédie, dont plusieurs acteurs ont fait un métier, a le vent en poupe. Au Burkina Faso, face au problème de chômage, Abdoul Kéré, 26 ans, connu sous le pseudonyme de Général Tchoutchoubatchou, en a fait une profession. L’idée de ses vidéos était de faire rire les internautes tout en faisant connaître le pays des hommes intègres au reste du monde. Elles l’ont révélé au public. hum 2« Au départ, je ne pensais pas à l’argent, mon intention était de faire rire les gens et qu’on parle du Burkina Faso. Quand j’étais au campus, je mettais de côté le peu d’argent que j’avais pour faire ces vidéos. Dieu merci, aujourd’hui les gens apprécient mes vidéos et je suis même payé pour en réaliser pour mes partenaires. J’avoue que j’ignorais qu’elles auraient une telle portée  », a-t-il expliqué.

Ayant à ses côtés une équipe de 4 acteurs avec qui il fait ce boulot, ce web comédien burkinabè dit s’inspirer des faits d’actualité et sociaux. Des faits mis en scène dans un style humoristique. Le Général Tchoutchoubatchou, à travers ces vidéos drôles, veut aussi sensibiliser les populations à certains maux qui minent la société tels la covid-19 et l’instauration du couvre-feu. hum 3« Dans mes vidéos, je parle des choses qui reflètent nos réalités. Je fais ces vidéos pour sensibiliser le plus souvent à des faits qui semblent insignifiants aux yeux de tous. Il y a aussi des vidéos à caractère commercial qui sont faites à la demande de mes partenaires », a-t-il souligné. Et ces vidéos commerciales aujourd’hui ont amené plusieurs autres partenaires à collaborer avec lui. « Souvent même je suis obligé de refuser certains partenariats», a-t-il affirmé.

Avec plus de 500 vidéos enregistrées et diffusées sur les réseaux sociaux dont Facebook et YouTube, aujourd’hui ce célèbre comédien diffuse 3 vidéos par semaine. A ce jour, il totalise un million d’abonnés sur le réseau Tik-tok. Sur cette plateforme, il publie une vidéo de moins d’une minute par jour. Une performance qui le classe premier en Afrique francophone.  Abdoul Kéré, connu sous le nom Général Tchoutchoubatchou, ambitionne de représenter le Burkina Faso sur la scène internationale ; par exemple au Parlement du rire.

Bruno Bayala  

  

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