samedi 22 juin 2024

FESPACO 2019 : Après la sélection officielle, l’heure est à la promotion

fesp uneAprès plusieurs mois de délibération, la sélection officielle du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou FESPACO est maintenant connue. Pour cette 26édition de la biennale du cinéma africain, 165 films seront en compétition dans 7 catégories. Les réalisateurs burkinabè sont assez bien représentés à ce cinquantenaire. Actuellement, ils mettent les petits plats dans les grands pour la promotion de leurs « bébés » sélectionnés.

L’édition 2019, qui marque le cinquantième anniversaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), est un réel défi pour les réalisateurs burkinabè. Les cinéastes burkinabè sont bien représentés à cette édition. Il faut noter que trois films burkinabè sont parmi les 20 en lice pour la conquête de l’Etalon d’or de Yennenga. Il s’agit de « Desrances » de la réalisatrice Apolline Traoré, de « Duga ou les charognards » des réalisateurs Abdoulaye Dao et Eric Lingani et enfin de « Hakilitan ou mémoire en fuite » d’Issiaka Konaté.

De l’avis de certains réalisateurs dont les films ont été retenus, avoir franchi cette étape est une fierté. « C’est un sentiment de fierté qui m’anime. Être dans la sélection officielle d'un grand festival comme le FESPACO est un réel plaisir. Cela permet au film de commencer sa carrière ici au Burkina et de s'étendre par la suite aux autres festivals. Je pense que c'est une victoire d'étape », souligne Oumar Dagnon, réalisateur de « A bout de souffle », qui a été retenu dans la sélection officielle catégorie panorama long métrage. Même son de cloche du côté de Kady Traoré, réalisatrice dont la série « Femme au foyer » a été retenue dans la catégorie série télévisuelle. «  Je suis très heureuse. On a bossé dur sur cette série et c'est un honneur de pouvoir la faire voir aux professionnels du monde et surtout au public qui nous soutient depuis fort longtemps », se réjouit-elle.

fesp2Même si leurs films ont été sélectionnés, ce n’est guère le moment pour ces réalisateurs de verser dans l’autosatisfaction et de dormir sur leurs lauriers. En effet, cette sélection n’est que le début d’un long travail qui devra être fait afin de promouvoir au maximum les films retenus. Selon Oumar Dagnon, tout commence maintenant. « Nous travaillons à mettre en place une stratégie de communication qui nous permettra de ne pas passer inaperçus durant le festival. Il s’agit de la confection d’affiches, de visuels, de cartes de visite et de gadgets ». Idem pour Kady Traoré. « On se prépare, on profitera à fond de cette sélection pour mettre en lumière nos autres projets de film. Il s’agira de rencontrer le maximum de personnes, le maximum de professionnels, d’étoffer son carnet d'adresses », confie-t-elle.

Afin que ces films soient vus dans de meilleures conditions, neuf salles de cinéma ont été identifiées. Il s’agit du Ciné Neerwaya, du Ciné Burkina, du CENASA, des deux salles de l’Institut français, des deux salles Canal Olympia, de la salle de théâtre de Jean Pierre Guingané et du centre de conférences du CBC.

Pour ce cinquantenaire, le comité a décidé de revenir aux fondamentaux pour amener le cinéma et les cinéastes dans les zones périphériques de la ville de Ouagadougou.

En rappel, cette année la biennale du cinéma africain se tiendra du 23 février au 2 mars sous le thème « Confronter notre mémoire et forger l’avenir d’un cinéma panafricain dans son essence, son économie et sa diversité ». 

Edwige Sanou

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