samedi 11 juillet 2020

Les feux tricolores inactifs à Ouagadougou : ces « jeux de lumières » qui aggravent le calvaire des usagers

feuA Ouagadougou, la circulation est dense compte tenu de plusieurs facteurs. Entre la forte densité de la population et l’étroitesse des voies publiques les Ouagalais se retrouvent dans une impasse en circulation créant ainsi un désordre aboutant à des accidents souvent mortels. Lors d’une conférence de presse en mai 2016, le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité, Souleymane SOULAMA affirmait qu’entre 2010 et 2015 il y a eu 84 117 cas d’accidents de circulation ayant fait 5 046 mort et 73 536 blessés. Ces chiffres dénotent de l’ampleur importante des accidents de la circulation dont les causes sont entre autres l’insuffisance des feux tricolores, et le mauvais état de ceux qui existent.

 


Ouagadougou la capitale du Burkina Faso est connue pour avoir une circulation très dense, d’où la nécessité des feux tricolores pour réglementer la circulation et diminuer les risques d’accident. Ainsi, compte de nombreux bouchons et saturations en circulation des voies les plus fréquentées, les feux tricolores ont été installés pour réguler voire décongestionner la circulation. Cependant on déplore un nombre important de feux tricolores en panne. Circuler sur certaines voies à Ouagadougou aux heures de pointe est devenue un casse-tête chinois pour les habitants de la ville.


L’embouteillage est devenu le quotidien de certains Ouagalais en ce sens que les voies menant aux lieux de travail et aux domiciles de ces derniers ne disposent pas de feux tricolores ou s’il en existe, ils ne fonctionnent pas, d’où un calvaire pour ces derniers. « Je loge à gounghin et régulièrement sur le tronçon que j’emprunte, les feux sont en panne, ce qui rend la circulation difficile par moment. Les gens circulent au hasard, surtout quand tu veux traverser, c’est un parcours de combattant. Cela fait qu’aux heures de pointe ce sont des angoisses », déplore Nina BATIONO, enseignante.


feu« Rien que ce matin j’ai failli me faire cogner, parce qu’il n’y a pas de feux. C’est vraiment déplorable. Surtout avec cette rentrée, on prie que Dieu protège nos enfants qui vont vouloir traverser dans ces conditions pour se rendre à l’école », confie Moussa ZOMBRE.


Une réalité bien triste que l’on constate dans la capitale du Burkina Faso. Face à ce problème sérieux certains riverains se transforment en volontaires pour réguler la circulation. « Certains volontaires interviennent pour réglementer la circulation. Vraiment à défaut des feux, si l’Etat pouvait mettre l’accent sur les volontaires pour réglementer la circulation, ce serait beaucoup mieux, parce qu’en cas de panne, on ne sent jamais la municipalité qui a en charge l’entretien des feux tricolores », propose Nina BATIONO.

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