lundi 4 juillet 2022

Impraticabilité des voies de Karpala : Les habitants à bout de force s’en remettent aux autorités

dameC’est un secret de Polichinelle, aller à Karpala relève d’un parcours de titan. Cela, car les voies de Karpala se résument en une capitalisation de trous, de nids de poules, de crevasses, de poussière et de petits lacs en saison pluvieuse. Dans cette partie de la capitale, les habitants attendent le coup de pelle des autorités qui viendrait les sortir de ce calvaire qu’ils vivent depuis des années. Mais en attendant cette initiative salvatrice du gouvernement, comment les riverains arrivent-ils à vivre avec cette grosse épine dans le pied ? Certains nous ont confié avoir développé des initiatives individuelles ou collectives afin de désenclaver Karpala et de soulager les usagers, mais cela s’est avéré inefficace.

 

Martin TIEMTORE, commerçant : « Il y a beaucoup de trous et pendant la saison pluvieuse les routes sont inondées d’eau. Ce qui nous empêche de vaquer normalement à nos occupations, car à chaque pluie, il faut attendre que le niveau de l’eau baisse avant d’aller travailler.  Des autorités sont venues voir l’état de la route, on a eu beaucoup de promesses, mais aucune ne s’est transformée en acte concret. Maintes fois, certains riverains ont essayé d’arranger la voie en mettent du sable et des cailloux, mais quand les eaux de pluies ramasse tout. Ce qui fait qu’on est toujours au statu quo.  C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement qui a la solution pérenne de venir nous soulager ».martin

Bintou TAPSOBA : « Notre préoccupation c’est la voie, parce que nous faisons vraiment pitié. Si tu empruntes les voies de Karpala, les secousses font que tu es tout le temps fatigué. Ce qui fait qu’on ne peut pas être très productif au travail. Quand il pleut, on ne peut pas passer, car les voies sont remplies d’eau. Si tu ne prends pas garde,  les eaux de pluie emportent toutes tes marchandises. Vous voyez le sable et les cailloux devant mon magasin, c’est moi qui les ai mis afin que les gens puissent passer. Ce que je demande, c’est qu’une solution puisse être trouvée pour permettre aux gens d’accéder facilement à Karpala ».

alainAlain BILGO, riverain : « En temps de pluies à Karpala,  il est difficile de travailler. Pendant la saison sèche, on avale tous les jours la poussière.  L’état chaotique de la voie entraine même souvent des accidents. Quand on essaie aussi d’arranger la voie nous-mêmes, tout le monde ne participe pas. On se retrouve juste quelques uns à refaire la voie.  Et ce travail que l’on fait n’est pas efficace, car très vite, le calvaire reprend place. J’ai déjà essayé d’arranger devant ma porte en mettant du sable, mais les eaux de pluie ont tout ramassé. Il faut que le gouvernement nous aide, sinon, il nous sera difficile d’avoir une bonne voie ».

Un riverain : « En temps de pluie l’eau s’écoule difficilement et inonde nos maisons. Egalement, on ne peut pas emprunter certaines voies, car il y a trop de trous, la boue, les nids de poule, « de petits lacs », et une abondance  de poussière en saison sèche à cause de la dégradation avancée des voies. On a déjà essayé d’arranger les voies en mettant des ralentisseurs pour notamment empêcher la poussière de beaucoup s’élever. Nous voulons que l’on vienne bitumer la voie de Karpala, sinon nous allons fermer la route ».

soudeurHyacinthe OUEDRAOGO, soudeur : « Les trous et la poussière  nous fatiguent ici à Karpala. En temps de pluies, on ne peut pas aussi travailler, car les routes sont impraticables à cause de l’eau et de la boue qui s’y trouvent. On a déjà essayé d’arranger à maintes reprises. Vous voyez le sable et les cailloux, c’est nous qui les avons mis afin de soulager les usagers.  Notre principale difficulté ici à Karpala, c’est la route et nous demandons au gouvernement de venir enlever cette grosse épine de notre pied ».

Djelil OUEDRAOGO, commerçant : « Le jour qu’il pleut beaucoup, il faut qu’on attende un peu avant de sortir, car la hauteur des eaux sur les voies fait qu’il est difficile de circuler. Le problème de karpala c’est la route. Personnellement, je n’ai jamais essayé d’arranger la voie, mais je demande aux autorités de réhabiliter la voie, car l’état de la voie empêche le développement socioéconomique de ce quartier et de ses habitants ».

Propos recueillis par Edwige SANOU et Alexiane YAMEOGO (stagiaire)

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