lundi 8 août 2022

Liquidation de vivres de la SONAGESS à prix social : L’informatisation des ventes semble ne pas être au rendez-vous

ges uneUne des mesures d’accompagnement prise par le Président du Faso lors de son discours à la Nation le 02 avril 2020 est la réactivation des boutiques témoins de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). Les vivres (maïs, riz) y sont vendus à prix social. Quelques jours après l’entrée en vigueur de ladite mesure, la rédaction de radarsburkina est allée constater son effectivité.

Au rang des mesures sociales d’accompagnement pour le mois d’avril à juin 2020, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors de son adresse à la Nation le 2 avril dernier, a décidé de la réactivation des boutiques témoins de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS). Le sac de 50 kg de maïs sera cédé à 6000 francs CFA, et celui de riz du même poids à 7500 francs CFA. Selon le ministre de la Communication, Remis Fulgance Dandjinou, près de 250 boutiques témoins seront fonctionnelles sur toute l’étendue du territoire. Pour la seule ville de Ouagadougou, 150 boutiques témoins seront ouvertes. A Karpala, un quartier de Ouagadougou, une boutique témoin de la SONAGES est située aux abords d’une rue principale. La boutique est malheureusement vide. « Tout est fini », nous informe Hamado Ouédraogo, l’agent chargé de la vente. ges 2« Nous attendons impatiemment que la SONAGESS nous ravitaille », a-t-il déclaré. A la question de savoir s’ils viendront, M. Ouédraogo est formel. « Ils viendront car depuis que l’opération a commencé, ils ne nous ont jamais fait faux bond », a-t-il assuré. Selon cet agent de vente, le ravitaillement se fait tous les matins pour les boutiques dont le stock est épuisé. Un tour à la SONAGESS nous permet de constater effectivement que des camions sont en train d’être chargés pour aller approvisionner les boutiques témoins. Un des chauffeurs nous le confirme. Le risque de rupture est donc écarté. A la mairie de Bogodogo (arrondissement 5), la boutique n°1 a été ravitaillée. ges 3L’agent de vente, Oussene Bérehoundougou, soutient qu’il a reçu ce jour même son ravitaillement. « Ma boutique a eu 10 tonnes de maïs de 50 kg. Nous vendons le sac de 50 kg à 6000 francs CFA », a-t-il précisé. Pour l’instant, il dit n’avoir pas de sac de riz. « J’espère que d’ici la fin de la journée, j’aurai mon stock ». A l’en croire, par jour, il peut vendre près de 200 sacs. Le seul bémol, a-t-on remarqué, c’est que l’informatisation des boutiques témoins pour éviter que certaines personnes se ravitaillent plusieurs fois n’est pas effective partout. C’est le cas à la boutique de M. Bérehoundougou. D’après lui, cela se fait par programmation. « L’informaticien m’avait promis de passer hier mais je ne l’ai pas encore vu. Je suppose qu’il est débordé. En tout cas jusque-là, je n’ai toujours pas eu d’ordinateur», a-t-il dit. Qu’à cela ne tienne, il affirme tout de même avoir un bloc-notes dans lequel tout est noté en attendant de recevoir un ordinateur.

Obissa

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