lundi 8 août 2022

Analyse du respect des mesures de prévention du Covid-19 : Les citoyens burkinabè baissent la garde

preju uneDans le cadre de la lutte contre le Covid-19, des gestes barrières ont été instaurés et des mesures prises par les autorités. Beaucoup de citoyens burkinabè, dès l’apparition de la pandémie, ont pris les choses à la légère. Ce n’est qu’au vu du nombre croissant des personnes atteintes de la pandémie, de la fermeture des marchés et yaars et de la mise en quarantaine des villes touchées que nombre de compatriotes ont commencé à respecter les gestes barrières. De l’apparition des premiers cas à nos jours, les Burkinabè continuent-ils de respecter les mesures de prévention du Covid-19 ? Des réponses dans cet article.

D’une manière générale, nombre de Burkinabè ont baissé la garde dans la lutte contre le Covid-19. A l’annonce des premiers cas de coronavirus au Burkina, certains disaient que c’était une maladie de personnes aisées. De ce fait, ils ont négligé le respect des gestes barrières. C’est au regard du nombre croissant des cas que la population burkinabè a pris conscience que la maladie est réelle. Les populations se sont alors ruées vers les articles entrant dans la lutte du coronavirus, provoquant la flambée de leurs prix et même des ruptures de stocks. On pouvait remarquer que partout même dans les ménages, des dispositions ont été prises pour contrer la maladie. Cependant, nous observons une baisse de vigilance de façon globale. A l’heure du couvre-feu, les individus ne sont plus pressés de rejoindre leurs domiciles comme au début de son instauration. Selon M. Kafando, certains contournent les postes de contrôle d’entrée et de sortie des villes mises en quarantaine tout en oubliant les conséquences que peuvent avoir leurs actes. « Les gens qui fraudent pour sortir et entrer dans les villes mises en quarantaine ignorent qu’ils peuvent aller contaminer ces zones qui n’ont pas d’appareils sophistiqués de soins dans leurs centres de santé ». Il renchérit que les individus ne respectent plus les mesures du gouvernement. Ce n’est pas Mme Ouédraogo qui dira le contraire. « Avant, presque chaque individu se déplaçait avec son gel hydro-alcoolique mais ce n’est plus le cas. Les Burkinabè ont repris plus ou moins leurs vieilles habitudes. Les gens n’ont plus peur de cette maladie». Le gouvernement a peut-être fait la remarque de cette baisse de vigilance, ce qui l’a poussé à instaurer le port obligatoire des masques sur toute l’étendue du territoire. Qu’est-ce qui expliquerait ce changement de comportement ?

preju 2Selon Mme Ouédraogo, les Burkinabè ont cette mauvaise habitude de toujours prendre les choses à la légère. « Tant que les citoyens ne voient pas un de leur proche atteint, ils ne croient pas ». La population se dit que la maladie a été maîtrisée, raison pour laquelle elle a repris ses vieilles habitudes, ajoute-elle. Un de nos interlocuteurs qui a voulu garder l’anonymat déclare que la population n’a pas baissé sa vigilance mais elle n’arrive pas à se procurer les articles entrant dans la lutte du coronavirus parce qu’ils sont hors de prix. « Les prix des cache-nez ont doublé. Avant, les masques coûtaient deux cent cinquante francs CFA l’unité mais actuellement ils sont à cinq cents francs CFA ». Le port obligatoire des masques de protection ravit beaucoup de citoyens parce que cette mesure va empêcher les contaminations, d’autant plus que certains individus continuent de cracher en pleine circulation.

Elza Nongana (Stagiaire)

                                                                                        

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