samedi 22 juin 2024

Lutte contre le Covid-19 : Les Burkinabè préfèrent les produits importés

maask uneMasques de protection, gants, gel hydro-alcoolique et lave-mains sont des dispositifs utilisés dans  la prévention du Covid-19. Très prisés, certains de ces produits ont connu une surenchère, ce qui a conduit le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat à prendre le 25 mars 2020 un arrêtés  fixant des prix plafond du gel hydro-alcoolique et des masques de protection respiratoire au Burkina Faso. Qu’en est-il exactement sur le terrain ? Lisez plutôt.

Ibrahim Bonkoungou vend plusieurs types de masques.  Les prix vont de 200 à 500 francs CFA.  Il commercialise aussi des masques fabriqués ici au Burkina Faso. « La qualité des masques made in Burkina est meilleure que celle des masques importés, qui sont beaucoup  plus chers et moins résistants ». A la question de savoir si les normes d’hygiène des masques produits localement sont satisfaisantes, notre interlocuteur répond que les mesures d’hygiène sont respectées dans la chaîne de fabrication. « Les prix des masques importés, pour le moment, n’ont pas connu de baisse », affirme-t-il. Il renchérit que lui et les clients se chamaillent parfois en raison des prix des masques. maask 2« Nous prenons les masques avec des commerçants. Si les prix ne baissent pas à leur niveau, nous, les petits commerçants, ne pouvons pas non plus les baisser car nous les payons très cher. Personnellement, je ne vais plus commercialiser les masques importés parce qu’ils coûtent très cher et il m’est difficile de les vendre et d’en tirer profit ».

C’est le même discours chez les marchands de gel hydro-alcoolique. Alassane Ouédraogo affirme qu’il achète le gel avec des grossistes et que les prix n’ont pas connu de baisse pour le moment (gel importé). « Je vends du gel made in Côte d’Ivoire et made in Burkina Faso. Le gel importé de 475 ml, je le vends à 5000 francs CFA mais il s’achète comme de petits pains ». Il ajoute qu’il est un revendeur et qu’il veut bien baisser les prix mais n’a d’autre choix que de vendre cher le gel.

Certaines entreprises et certains services locaux fabriquent du gel hydro-alcoolique et des masques de protection respiratoire afin de permettre à chaque citoyen de se les procurer à petit prix. Les commerçants déplorent cependant le fait que les Burkinabè n’achètent pas les masques et gel fabriqué sur place. Pour eux, les clients ne consomment pas burkinabè parce qu’ils doutent de la qualité des produits, chose qui n’est peut-être pas vérifiée. Le souhait de ces commerçants, c’est l’éradication du Covid-19 afin qu’ils puissent reprendre leur commerce normal (certains se sont lancés dans ce commerce pour ne pas se retrouver au chômage).

Elza Nongana (Stagiaire)

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