samedi 22 juin 2024

Situation nationale : Le M/PRSCA exige « l’extradition de l’ancien président Blaise COMPAORE »

20180307 101909Le Mouvement plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA) était face à la presse dans la matinée du 07 mars 2018. Quelques jours après l’attaque terroriste simultanée menée à Ouagadougou, les membres du M/PRSCA  ont tenu à livrer leur lecture de la situation nationale. Parmi les questions qui se sont invitées à la conférence de presse ont fuguré  l’attaque terroriste, le procès du coup d’Etat manqué et l’arrestation du colonel Denise Auguste BARRY.

 

Avant de livrer la substance de son message à la presse, les membres du Mouvement plus rien ne sera comme avant (M/PRSCA) ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attaque terroriste du 02 mars dernier. Ils ont ensuite salué la bravoure des Forces de défense et de sécurité (FDS) face à  la barbarie des terroristes, avant de condamner avec véhémence l’acte criminel. « Le M/PRSCA est choqué, très meurtri par cette attaque simultanée lâche et barbare des hommes sans loi ni foi contre l’Etat-major général des armées et l’Ambassade de France. Le M/PRSCA condamne avec la dernière énergie cette attaque barbare qui a pour but de démobiliser, de déstabiliser, de saper et de saboter les institutions de la république », a fait savoir le Claude OUEDRAOGO, Coordonateur national du mouvement.

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Dans la même veine, le M/PRSCA a exigé une poursuite judicaire contre Blaise COMPAORE, Gilbert DIENDERE et Djibrill BASSOLE, qu’il considère de mèche avec les groupes terroristes. « Le M/PRSCA prend acte de la revendication de l’attaque simultanée de l’Etat-major général des armées et sur l’ambassade de France par la coalition des groupes terroristes, dirigée par Iyad ag Ghaly, proches collaborateurs de l’ex président Blaise COMPAORE, de son chef d’état major à la Présidence du Faso, le général Gilbert DIENDERE, et de son Ministre des affaires étrangères Djibril BASSOLE, et exige au nom de l'état de droit, du gouvernement, que l'ex président du Burkina Faso Blaise COMPAORE, Djibril BASSOLE et Gilbert DIENDERE soient poursuivis pour haute trahison, pour collusion avec les groupes terroristes, et pour déstabilisation du Burkina Faso et de la sous-région », a signifié le Coordonateur du M/PRSCA. Le mouvement exige par conséquent « l’extradition de l’ancien président Blaise COMPAORE, et par la même occasion invite les autorités judiciaires françaises à accélérer le dossier d’extradition de François COMPAORE ».

S’agissant toujours de la situation sécuritaire, le M/PRSCA a proposé quelques solutions afin de prévenir une éventuelle attaque terroriste. Il s’agit de  « la délocalisation de tous les camps militaires de l'intérieur à l'extérieur des villes, l'interdiction ferme de la circulation de tout véhicule et engin non immatriculé identifié et autorisé sur notre sol , l’interdiction du port par les civils de la tenue militaire et l'utilisation d'engins militaires, et le renforcement et l'application effective de l'instruction civique dans toutes les écoles du Burkina et institutions ».

A propos du procès sur le coup d’Etat manqué

Sur la question du procès du coup d’Etat manqué de 2015, le M/PRSCA s’est dit indigné par le comportement de certains Burkinabè dans la salle de jugement à l’arrivée du Gilbert DIENDERE. « Nous sommes indignés qu’à notre époque les citoyens ovationnent à l’ouverture du procès des putschistes des présumés coupables alliés aux groupes terroriste, a martelé le Coordonateur du M/PRSCA.

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Les membres du mouvement ont par ailleurs dénoncé l’interdiction des journalistes dans la salle de jugement avec leur matériel de travail. « Le tribunal militaire a pris le procès du peuple, le procès du peuple insurgé, le procès de nos martyrs en otage et nous le dénonçons. Nous dénonçons le fait que le tribunal militaire refuse l’accès aux journalistes et méprise les médias dans l’exercice de leur fonction, quelles que soient les raisons pour un procès qui s’est voulu public et s’est délocalisé pour la circonstance », a déclaré le porte-parole du M/PRSCA.

L’arrestation du colonel Auguste Denise BARRY s’est aussi invitée à la discussion. « Le M/PRSCA voudrait savoir à l’étape actuelle des événements sécuritaires, à qui profite l’arrestation du colonel Denise Auguste BARRY ? On se rappelle qu’il a été interpellé en fin décembre sur des mobiles de déstabiliser les institutions de la république, par la suite déféré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA). Le M/PRSCA invite le Ministre de la sécurité à nous situer sur l’évolution du dossier », a souhaité Claude OUEDRAOGO.

La conférence de presse s’est achevée sur un cri du cœur du M/PRSCA, à l’attention du Conseil supérieur de la communication (CSC), pour une meilleure régulation des médias sociaux et des informations qui y sont relayées en période de crise.

 

RGB

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