lundi 4 juillet 2022

Code électoral: « le MPP a multiplié les pièges pour empêcher nos compatriotes à l’extérieur de pouvoir voter », Moussa ZERBO porte-parole en chef de l’UPC

20180811 091533L’union  pour le progrès et le changement (UPC) a tenu une conférence de presse ce samedi 11 Août 2018, au siège du parti. Cette conférence était présidée par le deuxième vice-président du parti Adama SOSSO, assisté du quatrième vice-président chargé de la stratégie électorale, Amadou DICKO, du porte-parole en chef du parti Moussa ZERBO, et du secrétaire général national Habib YAMEOGO. Cette rencontre avec les hommes et femmes de médias a porté sur la situation nationale dominée par la question du code électoral.

 

L’UPC rejette le nouveau code électoral voté le 30 juillet 2018. Il considère ce texte a été tripatouillé par le pouvoir du MPP et ses alliés pour plusieurs raisons. La première étant l’arrimage du fichier électoral de la CENI au fichier de l’Office national d’identification (ONI). En effet, pour Adama SOSSO et ses paires, le fait que ce nouveau code électoral supprime les cartes d’électeurs pour imposer la CNIB et le Passeport comme document de votation est une fraude électronique. Cela, dans le mesure où il n’y aura plus d’enrôlement  physique,  mais des envois de SMS  et des appels téléphoniques à partir d’une liste que va fournir l’ONI et comportant de « soit disant nouveaux électeurs ». « En clair, le MPP peut donner deux, trois, cinq, et même dix CNIB à la même personne, avec des noms différents, pour qu’elle vote plusieurs fois dans des bureaux de vote différents », explique Moussa ZERBO, le porte-parole en chef de l’UPC. Aussi pour ce qui concerne  l’envoi des SMS, l’UPC trouve cela est suspect et inopportun, en ce sens que tous les Burkinabè n’ont pas forcement de téléphones portables. En plus, pour le parti du lion, le fort taux d’analphabétisme étant estimé à plus de 70% selon le dernier recensement datant de 2006 ne permet pas l’opérationnalisation d’une telle mesure. «  Le MPP peut faire en sorte que les SMS soient envoyés à telles catégories de nouveaux électeurs favorables au MPP, à tels électeurs de telles zones favorables au MPP, et n’envoyer qu’à quelques personnes dans les milieux où le MPP est défavorisé », ajoute Moussa ZERBO.20180811 091528

La deuxième raison a trait au vote de la diaspora Burkinabè. En effet, selon l’UPC,  l’ancien code adopté sous la transition stipulait que parmi les documents de vote figurent la CNIB, le passeport et la carte consulaire, qui est toujours délivré.  « Le rapport adopté en conseil des ministres le 31 juillet 2013 sur l’opérationnalisation de la carte consulaire biométrique, ajouté aux différents rapport de la CENI à ce propos, indique clairement que la carte consulaire biométrique est conçue non seulement pour servir de CNIB  à nos compatriotes en Côte d’Ivoire et au Gabon, mais aussi pour servir au fichier électoral », expliquent les conférenciers du jour. Pour l’UPC donc, le fait de dire que la carte consulaire n’est pas faite pour voter est un mensonge gouvernemental. En outre pour elle, remettre en cause la légalité des cartes consulaires, c’est livrer une fois de plus les Burkinabè vivant à l’extérieur à des dangers incalculables, compte de la souffrance qu’ils ont déjà vécue avec la carte de séjour. Le parti du lion déplore également les contradictions flagrantes dont ont fait montre les ministres dans les différents medias.

L’autre point  de discorde est relatif aux bureaux de vote. En effet, selon l’UPC « le MPP a multiplié les pièges pour empêcher nos compatriotes à l’extérieur de pouvoir voter », dans la mesures où jusqu’à ce  jour, le MPP n’a  retenu  que les ambassades et consulats comme lieu de votation.  « Comment  par exemple en Côte d’Ivoire, un potentiel corps électoral d’environ 1 million 500 mille personnes pourrait voter dans quatre petits endroits » s’insurge Moussa ZERBO.20180811 091554

Pour sa part, l’UPC invite ses structures de l’intérieur  et de la diaspora, ses militants et ses sympathisants à respecter les directives du CFOP et à se tenir prêt pour les manifestations qui auront lieu bientôt.

En guise de réponse à M. Simon COMPAORE, président par intérim du MPP, qui dit que l’Opposition sert un film western de mauvaise qualité, l’UPC répond en ces termes : « si le FESPACO devait primer le film le plus médiocre, le nul et le plus ridicule, le lauréat serait sans doute Simon COMPAORE pour son court métrage « Tranquilos » ».

Edwige SANOU

Alexiane YAMEOGO (stagiaire)

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