samedi 11 juillet 2020

Pandémie de coronavirus : Une gestion de la crise jugée chaotique par l'opposition politique

opposiLe rendez-vous hebdomadaire de l’institution Chef de file de l'opposition politique (CFOP) avec les hommes de médias de ce jour 14 avril a été conjointement animé par Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), et Yumanli Lompo, président du PNDS. Au menu des échanges, la gestion du coronavirus, les crises en lien avec le COVID-19 et les attaques terroristes.

La gestion de la pandémie de coronavirus au Burkina Faso par les gouvernants n'est pas du goût de l'opposition politique. Elle note avec désolation, une certaine « cacophonie » et des contradictions flagrantes au sommet de l'État. En outre, dès les premiers instants, elle avait désavoué le budget du plan de riposte qui prévoyait 121 milliards de FCFA pour l'hébergement des malades et leur restauration. Un budget qui a été réaménagé face à la contestation et ramené à 58 milliards. Mais ce nouveau budget, le CFOP le rejette également car il n'aurait, selon lui, pour finalité que de « distribuer des milliards à un groupe d'amis au pouvoir ». Il ajoute qu'avec ce montant, il est possible de construire un autre centre hospitalier universitaire à l'image de celui de Tengandogo qui avait coûté 45 milliards et que si on procédait ainsi, il resterait même des ressources pour équiper convenablement les autres CHU afin de faire efficacement face à la pandémie. Autre point de la gestion de la pandémie qui révolte l'opposition, le traitement inhumain, voire cruel, qui serait réservé aux malades admis à l'hôpital de Tengandogo et relayé par leurs proches. Pour en avoir le cœur net, Eddie Komboïgo et ses camarades demandent au président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, d'engager une enquête parlementaire sur le traitement des malades à Tengandogo.

Pour la reprise des activités pédagogiques, annoncée pour le 28 avril, l'opposition politique ne trouve pas judicieuse cette décision, qu’elle qualifie d'unilatérale. « Il faut éviter de sauter dans l'inconnu avec l'avenir des enfants. Rouvrir les écoles requiert des garanties suffisantes en matière de sécurité des enseignants et des élèves. En tout état de cause, s'il y a reprise, il faudra privilégier les classes d'examen où il y a plus d'urgence ». En ce qui concerne les marchés, il faudra, selon le CFOP, les rouvrir avec comme préalable des mesures strictes de sécurité sanitaire comme le filtrage des entrées, le lavage obligatoire des mains et le port de masques, car notre pays n'a pas les moyens d'une fermeture prolongée des marchés, la plupart des citoyens vivant au jour le jour.

Dans la lutte contre l'insécurité, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) jouent un rôle considérable. Ce qui fait malheureusement d'eux des cibles privilégiées des terroristes. L'opposition politique demande donc une meilleure protection pour eux de la part de l'État central et des collectivités territoriales. Elle appelle également à une solution diplomatique par la négociation plutôt que de continuer dans des « errements orgueilleux qui endeuille chaque jour nos compatriotes ».

Armelle Ouédraogo

 

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