vendredi 3 avril 2020

Point de presse du CFOP : Eddie Komboïgo dénonce des « idées antivotes distillées par des officines politiques proches du pouvoir»

edd uneLe Chef de file de l’opposition politique (CFOP) burkinabè a tenu à son siège son hebdomadaire point de presse, ce 19 novembre 2019. Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), et Yumali Lompo du PNDS ont abordé la situation sécuritaire du pays, la corruption selon eux dans le secteur de la défense, les échéances électorales de 2020 et plusieurs autres points qui ont marqué l’actualité ces derniers jours. Radars Info Burkina y était.

C’est à son siège, au quartier Zogona de la capitale burkinabè, que le CFOP a tenu son point presse. Eddie Komboïgo, l’un des conférenciers du jour, a déploré la situation sécuritaire qui continue de se dégrader avec les morts et les déplacées qui en découlent. Le président du CDP a également félicité  le succès des Forces de défense et de sécurité ces derniers jours.

Par ailleurs, les conférenciers ont dénoncé une corruption au sein de l’armée. « Pour gagner la guerre, nous devons lever le tabou de la corruption dans le secteur de la défense », a déclaré le président du CDP. Faisant référence à une source de presse qui évoque une « opacité dans la gestion des fonds de l’armée », il a, au nom du CFOP, exigé du gouvernement « la levée du  secret-défense sur le contrôle du budget de l’armée.»

Le CFOP a également dénoncé ce qu’il a qualifié « d’idées antivotes ». « Alors que nous nous approchons de 2020, des idées antivotes sont distillées par des proches du  pouvoir en place », a lancé Eddie Komboïgo. Et de poursuivre : « De soi-disant organisations de la société diffusent des idées selon lesquelles il ne faut pas penser à une élection tant que le pays est attaqué.» Une idée dangereuse, selon le président du CDP, qui estime que la guerre ne doit pas empêcher une élection de se tenir mais elle doit plutôt empêcher un régime de piller son peuple.

eddd 2Autre point qui a fait l’objet de ce point de presse, c’est la sortie médiatique de Simon Compaoré qui a affirmé connaître l’identité de ceux qui attaquent le Burkina Faso ainsi que leurs complices à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pour le CFOP, c’est une raison suffisante pour que le président par intérim du MPP soit entendu par le procureur du Faso pour détention de preuves en situation de guerre.

Le CFOP estime que ces propos de Simon Compaoré rejoignent ceux du président du Faso qui a affirmé avoir reçu au palais de Kosyam les leaders des terroristes qui attaquent le pays. Ce qui laisse croire aux conférenciers que les autorités du MPP connaissent l’identité de ceux qui s’en prennent au pays des Hommes intègres. Le CFOP va jusqu’à se demander si le parti au pouvoir n’est pas complice des ennemis de la nation.

Le CFOP a par ailleurs réitéré son appel à une justice pour les victimes de Yirgou et son appel à la réconciliation et à l’unité nationale. Eddie Komboïgo et Yumali Lompo ont dénoncé, au nom du CFOP, l’arrestation de l’activiste Naïm Touré et la suspension du Front patriotique pour le renouveau (FPR) sur la base d’arguments qui, selon eux, ne tiennent pas.

Péma Néya

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