samedi 22 février 2020

« Le ministre a dit de faire autre chose si ça ne marche pas mais moi, je ne ferai pas autre chose parce que la musique, ça me va », Agozo

agozC’est une figure bien connue dans le milieu du showbiz burkinabè. Boubié Bazié, plus connu sous le nom d’artiste Agozo était à l’origine coiffeur. C’est en 2007 qu’il a fait irruption sur la scène musicale avec son premier album. Aujourd’hui, il a plusieurs casquettes : artiste, humoriste, promoteur de spectacles et même animateur télé. Dans cet entretien qu’il a accordé à Radars Info Burkina, Agozo évoque sa carrière et ses projets.

Radars Info Burkina (RIB) : Comment se porte la carrière d’Agozo ?

Agozo : Elle se porte bien ; je suis en permanence sollicité pour des animations. Depuis la sortie de mon premier album en 2007, je rends grâce à Dieu.

RIB : Comment es-tu venu à la musique ?

Agozo : J’ai toujours aimé la musique, même quand j’étais tout petit. Après l’obtention de mon Certificat d’études primaires (CEP), j’ai dû arrêter mes études pour me consacrer à la garde du bétail familial. Plus tard, je me suis inscrit en cours du soir mais là encore j’ai dû arrêter pour me rendre à l’aventure en terre ivoirienne. C’est de là-bas que je suis revenu à Ouagadougou, où j’ai ouvert un salon de coiffure en 2005. En 2007,  je me suis lancé dans la musique en sortant mon premier album.

RIB : Quelles surprises ton prochain album réserve-t-il aux mélomanes ?

Agozo : C’est un album de 6 titres et il paraîtra le 15 septembre prochain. Dans cet opus, j’ai eu une collaboration avec Habibou Sawadogo sur un titre. Cet album parle du pardon et encourage les gens au travail. J’évoque également la parenté à plaisanterie comme solution pour résoudre les crises dans la société.

agoz 2RIB : En tant qu’artiste, comment apprécies-tu la musique burkinabè ?

Agozo : La musique burkinabè se porte très bien. Le ministre de la Culture a dit que si la musique ne marche pas il faut faire autre chose mais moi, je ne ferai pas autre chose parce que la musique me va bien. Grâce à cette musique, j’ai pu avoir mon propre toit, j’arrive à subvenir à mes besoins, à venir en aide à mes amis et même à envoyer de l’argent à mes proches au village. C’est donc dire que la musique est tout pour moi.

RIB : Comment tu apprécies la collaboration entre artistes burkinabè ?

Agozo : En ce qui me concerne, j’ai une bonne collaboration avec tous les autres artistes burkinabè. Je m’entends bien aussi avec  plusieurs autres artistes qui ne sont pas Burkinabè.

Pema Neya (Stagiaire)

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